Zabladowski.org


 26/09/2006
 vincent

Zabladowski (24/07/2002 - 18/09/2006)

Après plus de 4 ans de bons et mauvais services, Zabladowski s’arrête pour mieux renaître. Dans 2 ou 3 semaines, une toute nouvelle version verra le jour, qui, à défaut de faire peau neuve, fera table rase du passé et proposera une toute nouvelle formule qui poussera le format "lu ailleurs" plus loin. Cette nouvelle version sera guidée par l’envie de proposer un truc différent et complémentaire à tout ce qui se fait déjà dans ce petit microcosme qu’est l’univers des webzines, blogs et Cie. Nous signalons d’ores et déjà que nous ne sommes pas Google et que si cela ne vous plaît pas d’être cité dans nos colonnes, envoyez-nous un e-mail et nous nous ferons un plaisir de vous rayer de nos références. J’espère juste que vous aurez juste un peu plus de clairvoyance que la confrérie des quotidiens belges et comprendrez qu’être lié sur Internet n’est généralement pas dommageable. Cela dit, je profite tout de même de l’occasion pour dire que cela m’amuse quand même fortement de voir cet ogre sans vision qu’est devenu Google égratigné par ces intercommunales que sont les quotidiens de la presse belge.

En attendant que cette nouvelle version voie le jour, la rubrique "lu ailleurs" continuera à être mise à jour avec tous ces articles que nous trouvons intéressants ou qui nous débectent.

 18/09/2006
 fabrice

La Jeune Fille de l'eau

de M. Night Shyamalan

L’auteur de ces lignes confesse ici sa perplexité devant l’engouement suscité par les films de M. Night Shyamalan, désigné par certains comme un des plus importants réalisateurs américains apparus ces dernières années. Son nouveau film, La Jeune fille de l’eau, un conte pour enfants écrit par le cinéaste, d’une niaiserie assez affligeante, a encore une fois donné lieu, sous la plume de certains, à des commentaires enflammés.

Pour preuve l’engouement de l’excellent Jean-Philippe Tessé qui, non content d’encenser le film dans les colonnes de Chronic’art, en a remis une couche dans celles des Cahiers du cinéma. D’après lui, Shyamalan serait le cinéaste de l’"étonnement" et du "ravissement", son œuvre fantastique rendrait compte comme jamais d’un monde révélé comme une énigme à déchiffrer, et dans ce déchiffrement, comme dans le renversement qu’il opère sur les personnages et la réalité perçue, se logerait toute la singularité de son regard.

Soit, on accordera à Tessé que Shyamalan est un auteur, au sens fort du terme - c’est-à-dire au sens des Cahiers -, dont la pensée répond à une rhétorique reproduite de film en film. Laquelle est mise particulièrement en exergue dans La Jeune fille de l’eau, du fait de la dimension réflexive et théorique du film (sous le conte se cache en réalité une réflexion stérile sur la création). En outre, on conviendra que Shyamalan maîtrise parfaitement la grammaire cinématographique, qu’il a même su inventer son propre langage (on ne s’étendra pas là, mais on pourrait gloser sur l’importance, par exemple, du hors-champ et la frontière avec l’invisible qu’il sous-tend).

Reste que cette œuvre en général, et La Jeune fille de l’eau en particulier, malgré des qualités indéniables, demeure problématique en raison du discours qui se déploie en filigrane : la peur de l’étranger. Dans Le Village, son précédent film, celle-ci amenait toute une communauté à se réfugier dans le mensonge pour fuir un réel soi-disant destructeur, vicié. L’Autre y était banni selon la sacro-sainte loi de la survie collective, sans la moindre perspective critique (alors que l’on pouvait s’attendre à ce que la fin du film, justement, dans un élan politique salutaire, renverse les valeurs), refus qui dans le contexte de l’Amérique bushiste, ultra-conservatrice et protectionniste, laissait songeur… La Jeune fille de l’eau, sous couvert de naïveté et d’un humanisme béat ne dit pas autre chose : l’étranger (en l’occurrence une nymphe) est ce dont il faut se débarrasser prestement, l’erreur de la nature à renvoyer dans son monde. Il aura beau révéler à chacun un (son) rôle, cette nouvelle condition n’en précipitera que plus vite son départ.

Ce propos pourrait paraître déplacé, tant les films de Shyamalan regorgent de figures insolites, marginales, étrangères au monde qui les entoure. Mais, il se trouve qu’à l’épaisseur et la possible altérité de ces figures, le cinéaste préfère trop souvent le manque de profondeur de caricatures sans caractère, de figurines puritaines trônant dans la vitrine d’un imaginaire infantile. Dans La Jeune fille de l’eau, Black, Hindou, Noir et Asiatique peuplent le même immeuble, sans discrimination, mais leur trajet à l’intérieur du film se résume à un choix réducteur entre intégration ridicule (chaque personnage renvoie aux poncifs de sa communauté, à une typologie qui vise à minimiser les différences et rendre l’étranger étrangement exotique) ou disparition (trop l’ouvrir, comme le personnage du critique, ferme des portes et conduit à la mort). Choix réducteur ? en fait, plutôt crétin. Car Shyamalan a beau être doué pour filmer et écrire ses scénarii (moins cette fois-ci, sa narration étant répétitive et laborieuse), sa vision du monde, pour le moins angélique, et sa croyance (en les hommes et la puissance mystique du médium cinématographique) témoignent d’une perception simpliste et édulcorée des choses, qui relève plus du sermon new age, de l’utopie lénifiante ou de la générosité ébahie, que d’une métaphysique digne de ce nom. Quand un réalisateur se transforme en prophète de pacotille, capable de dénouer la complexité du monde en regardant un paquet de Corn Flakes, le cinéma en sort rarement grandi.

 15/09/2006
 vincent

Rubrique nécrologique

C’est avec tristesse que nous vous annonçons que la 25ème édition du Festival du Film Fantastique de Bruxelles aura lieu du 5 au 17 avril sur le site de Tour & Taxis.

 15/09/2006
 émilie

The wind that shakes the barley

de Ken Loach

Cette année, on a la chance de pouvoir dire que la palme d’or était méritée. Le dernier Ken Loach est un grand film. Mêlant les aspects historiques à la fiction, "Quand le vent se lève " est intéressant, émouvant, très dur et esthétiquement très beau. On est touché, choqué, on apprend, on comprend et en même temps, on se pose plein de questions.

Ken Loach nous plonge dans un village irlandais, début 1900, et nous propose de suivre un groupe de résistants à la domination anglaise, une véritable guerre est engagée. S’y ajoutent des liens familiaux, une histoire d’amour, des signes de tradition forte. Les décors, les personnages, le déroulement du récit, le rythme du film sont d’une cohérence rare. Tout est en tension. Cilian Murphy joue Damien, le personnage central. Excellent, comme à son habitude. Les paysages d’Irlande sont impressionnants.

Ce film a certainement des défauts, mais je manque de discernement et de nuance. Je n’ai pas regardé "Quand le vent se lève", je l’ai vécu.

 14/09/2006
 vincent

Fair Play

de Lionel Bailliu

Disons-le tout de suite, je n’ai pas tenu jusqu’à la fin. Donc, je ne sais pas si Lionel Bailliu est parvenu à corriger le tir dans la dernière demi-heure de ce film absolument ridicule sur les soi-disant dérives de notre société où garder son travail équivaut à se livrer à des compétitions acharnées où tous les coups sont permis. C’est affligeant tellement c’est petit esprit. Avant d’essayer de décrire une entreprise où des commerciaux carnassiers doivent parvenir à conclure des "contrats-millions" avec des clients dont les noms reflètent à merveille le manque d’imagination du scénario, Lionel Bailliu devrait peut-être s’informer sur le sujet. Enfin, ce serait déjà bien s’il apprenait ne fût-ce qu’à diriger des acteurs. Benoit Magimel et Marion Cotillard se rabaissent sans cesse au niveau de Jeremie Renier et adoptent un jeu rappelant la grande époque des sitcoms d’AB Production. Le film est d’autant plus crétin que certaines situations montrées ressemblent à s’y méprendre à de mauvais sketches des Nuls. L’improbable look de Benoit Magimel (photo) va dans ce sens. Reste que le plus débectant avec ce genre de film est qu’il pourrait conforter tous les bas de plafond qui vont aller le voir dans leur sentiment qu’ils vivent dans une société profondément insécurisante. Bref, encore un nom à rajouter sur la longue liste des cinéastes français à euthanasier.

 11/09/2006
 fabrice

Wong Kar-Wai de Thierry Jousse

Ed. Cahiers du cinéma/les petits cahiers - 2006

Depuis qu’il a été découvert en France, avec Chunking Express (1994), le cinéaste Wong Kar-Wai divise les spectateurs comme la critique : trop maniéristes et superficiels pour certains, ses films sont pour d’autres de précieux objets visuels et sonores dont l’incontestable inventivité formelle en fait des pierres angulaires du cinéma contemporain. Thierry Jousse, ancien rédacteur en chef des Cahiers du cinéma, devenu à son tour réalisateur (Les Invisibles), et qui, occasionnellement, écrit encore sur le cinéma dans l’excellente revue Panic, appartient manifestement à cette seconde catégorie, celle des thuriféraires du réalisateur chinois. En témoigne un livre concis (90 pages) et passionnant, sorti dans la collection "Les petits cahiers". Dans un premier chapitre consacré aux six premiers films du réalisateur, Jousse montre comment Wong Kar-Wai a peaufiné son regard et imposé sa logique de fabrication au fil de projets souvent chaotiques, tout en dégageant certaines constantes stylistiques (narration ouverte, goût pour l’inachevé, prolifération des registres d’images, collages musicaux), décelables dès ses premiers pas en tant que scénariste, jusqu’à l’œuvre mature qu’est Happy Together. Il s’arrête ensuite plus longuement sur In the Mood for Love et 2046, un diptyque analysé à l’aune de critères spatiaux, temporels et référentiels. Jousse parvient de manière limpide, sans exégèse forcenée, à pénétrer le labyrinthe d’images et de sons offert avec ces deux films jumeaux, et révèle quelques pistes cruciales pour mieux comprendre le cinéma de Wong Kar-Wai. La nostalgie des années 60, l’incarnation des personnages, le cinéma comme décor, les lieus clos, le déracinement, le fétichisme exacerbé sont parmi les points importants abordés. Malgré quelques lourdeurs de style, inhabituelles de la part de Thierry Jousse, et une place réduite accordée au rôle essentiel de la musique dans ce cinéma sensoriel (Jousse fut  d’ailleurs chroniqueur musical aux Inrockuptibles), ces courtes études thématiques s’avèrent être une porte d’entrée idéale pour découvrir ou approfondir l’oeuvre du grand Wong Kar-Wai. Au-delà, elles laissent deviner la fragile ligne de partage entre main mise absolue et lâcher prise : deux notions indissociables de la mise en scène de Wong Kar-Wai, qui communiquent à tous ses films ce sentiment de forme mouvante, "donnant la sensation de s’inventer devant nous".  Pour finir, une dernière partie riche en documents et propos variés achève ce livre destiné à tous les lecteurs curieux qui se passionnent pour le cinéma en général (et pas seulement pour celui de WKW).

 07/09/2006
 vincent

Bubble

de Steven Soderbergh

Steven Soderbergh, l’homme qui enchaîne les projets plus vite que son ombre, revient avec un film d’auteur naturaliste loin des très accessibles Ocean’s 11, 12 et 13 auxquels il nous a désormais habitués. Adoptant un ton très documentaire, Bubble illustre très justement le désert affectif et social que peuvent être certaines bourgades des Etats-Unis.  L’intelligence du film est de prendre comme protagonistes des ouvriers travaillant dans une usine qui fabrique des poupées à la chaîne. Si ce milieu n’est finalement guère différent de celui d’ouvriers empilant des lasagnes sur des chariots, il a cependant le mérite de donner un aspect plus "artistique" et de faciliter l’empathie des spectateurs envers ces personnages qui d’habitude n’auraient strictement rien inspiré ou alors, le mépris chez certains.

 05/09/2006
 vincent

Paris, je t'aime

de 20 réalisateurs différents

20 courts-métrages différents réalisés par 20 réalisateurs confirmés. Les deux seules constantes sont la durée imposée de 5 minutes et le thème de l’amour- au sens large du terme -à Paris.

C’est vraiment sans surprise. Tout le monde se contente sagement de confirmer les espoirs ou les craintes qu’on avait. Les 15 réalisateurs dont on n’attendait rien prouvent qu’on avait raison de rien espérer d’eux. Isolons parmi eux un Gus Van Sant ennuyeux (comme à l’accoutumée, diront certains), un Oliver Assayas affichant son côté jet-set décadent et un court à la gloire de Dieu avec Juliette Binoche. Les 12 autres ne sont pas franchement mauvais, mais n’arrivent pas à dépasser le niveau d’un enième court-métrage sans intérêt. Dans les 5 bons, on trouve Walter Salles qui s’est fait connaître avec Central  Do Brasil, Diarios De Motocicleta et en produisant Cidade de Deus et qui fait ici démonstration de son sens de la vision.  Comme espéré, Joel & Ethan Coen (qui sortent tout de même de la grosse bouse puante qu’est The Ladykillers) profitent de l’occasion pour se refaire une santé avec un court-métrage arborant un désopilant Steve Buscemi. Tom Tykwer retrouve l’énergie de Lola Rennt. Sylvain Chomet et Alexander Payne  qui nous avaient éblouis avec respectivement Les Triplettes de Belleville et Sideways confirment qu’on avait eu raison de miser plein d’argent sur eux.

Au final, la question qu’on se pose après la vision d’un tel exercice est celle-ci : qui a eu la prétention de mettre des réalisateurs moyens au même niveau que des réalisateurs qu’on savait doué? C’est comme si en Belgique, quelqu’un osait sortir des compilations musicales mêlant nos désespoirs locaux à la crème de la scène internationale.

 01/09/2006
 vincent

Pub

 29/08/2006
 vincent

Pour en finir avec Daft Punk

Le jour où Daft Punk s’affichera avec un show pareil, on rediscutera de leur potentiel scénique.

 25/08/2006
 laurent

Selon Charlie (II)

de Nicole Garcia

Désolé, mais je ne partage pas du tout, mais alors là pas du tout l’avis plutôt enthousiaste d’Ivan sur ce film recevant par ailleurs une couverture médiatique impressionnante. Je m’y suis ennuyé comme un rat mort. A entendre les commentaires à la sortie, et à en juger aussi par ceux qui ont quitté la salle pendant le film, je ne semble pas être un cas isolé.

 23/08/2006
 ivan

Selon Charlie

de Nicole Garcia

Si certains pensent que le cinéma français ne peut uniquement engendrer que de mièvres comédies plates et truffées de comiques télévisés et one man show-esques, c’est peut-être une nouvelle fois l’occasion de changer de point de vue.

Selon Charlie est un film touchant. Il est ambitieux, trop ambitieux même, et cela le rend quelque peu inégal: Nicole Garcia aborde un nombre de sujets mêlés et liés qui pourraientt chacun un à un faire l’objet d’un film, et elle ne parvient pas à tout raconter de front avec la même qualité. Et pour cause, elle traite de l’homme, du masculin. Elle met en parallèle la vie de quelques hommes adultes, et d’enfants. des personnages principaux qui ont chacun leur vie, leur faiblesse, leurs soucis, leurs trahisons. Et pour incarner ces hommes, elle rassemble quelques fleurons parmi les acteurs français: Vincent Lindon en père foireux, Jean-Pierre Bacri en maire blasé, Benoit Poelvoode (touchant) en homme perdu, et Benoit Magimel (parfait) en homme incapable d’accepter ce qu’il est et ce qu’il a, rongé par le souvenir d’une pseudo vocation ratée. Chacun joue son rôle, sans réellement renouveler son jeu, on les voit, tel qu’on les connaît, mais ils sont juste dans la représentation d’un "type" d’homme. On est promené de l’un à l’autre, et au gré des morceaux de vies, chaque personnage se construit (ou se déconstruit). Selon Charlie est fort de cette impeccable caractérisation des personnages. Et on se laisse agréablement porter.

Ce qui déçoit, c’est que l’ampleur du propos est telle, que lorsque le film s’arrête, on aurait encore envie de savoir ce qu’il advient de ces hommes. La musique du film passe de Nick Cave à Sidsel Endresen. On peut reprocher à Nicole Garcia de tomber parfois légèrement dans l’esthétisme facile, certains plans à deux francs cinquante sont superflus face à la vérité du jeu. Et puis certains personnages sont clairement inutiles, et ne trouvent pas leur juste raison d’exister face au charisme des autres, ils passent au second plan, voir ne parraissent que pour du remplissage (je pense à ce jeune sportif par exemple dont l’intérêt m’a complètement échappé). Mais le film est réussi, c’est juste qu’on en voudrait plus, sur un peu moins. Nicole Garcia a le ton juste, jamais trop noir, teinté d’humour, touchant.

 20/08/2006
 vincent

Pukkelpop 2006

Rien à dire. Le Pukkelpop écrase la concurrence à plate couture: un modèle d’organisation, une affiche pertinente, un public réceptif qui accueille les petits groupes comme s’ils étaient des grands, un son souvent  bon voire carrément irréprochable, des scènes et des chapiteaux aux dimensions bien étudiées et bien répartis...  

Bref, aucun festival n’arrive à sa cheville. C’est d’ailleurs le seul endroit qui peut se permettre de pisser sur Sufjan Stevens.

 16/08/2006
 vincent

United 93

de Paul Greengrass

Paul Greengrass est un irlandais qui s’était distingué en 99 en signant Bloody Sunday qui, comme son nom l’indique, s’attardait sur le fameux  dimanche immortalisé par U2 et sa célèbre chanson qu’on ne présente plus. Bloody Sunday  tenait déjà plus de la reconstitution que du film et faisait déjà l’effet d’une jolie claque dans la figure. Ensuite, comme tout réalisateur non américain fraîchement distingué, Hollywood lui a signé un joli chèque afin de le motiver à traverser l’atlantique pour exercer son talent au pays de l’oncle Sam. Le voilà donc aux commandes de The Bourne Supremacy, suite de The Bourne Identity, sorte de sous-James Bond crépusculaire avec Matt Damon. A nouveau, Paul Greengrass parvient à faire la différence en marquant un retour aux styles des polars sec et nerveux des années 70.

Avec United 93, Paul Greengrass revient au style de Bloody Sunday et s’attache à reconstituer comment le 11 septembre a été vécu à l’intérieur des différentes tours de contrôle et d’un des vols qui a été détourné (celui qui s’est écrasé en plein milieu de nulle part). Le résultat est un tour de force incroyable et fait l’effet d’une démonstration par A+B qui anéantie toutes les théories de conspiration qui ont été associées au 11 septembre.  A l’image de ces contrôleurs dépassés devant soudainement rentrer en  contact avec 4200 avions pour vérifier s’ils n’ont pas été détournés ou de ce haut gradé se demandant jusqu’où il doit remonter dans sa hiérarchie pour avoir l’autorisation d’abattre un avion en plein vol au cas où il devrait le faire, ce qui ressort avant tout après la vision d’un tel film est que personne ne sera jamais prêt pour gérer une telle crise.

Si à l’exception du final qui vous laissera littéralement sans voix, le film n’est finalement qu’un montage ahurissant de plans de gens qui regardent des écrans de contrôle et de personnes qui se téléphonent cherchant à comprendre ce qui se passe et, surtout, ce qu’ils doivent faire dans de telles conditions, le résultat est bluffant et on est réellement passionné par cette histoire que l’on croyait connaître.

 11/08/2006
 laurent

DVD: Super size me

de Morgan Spurlock

Reportage en "live" agrémenté de pas mal de "facts and figures" qui démontre, à ceux qui y croient encore, que la junk food de Mc Do (il s’agit surtout d’une attaque contre cette chaîne) est de la m..... Etonné? Reste que Super Size Me se laisse voir comme un film de Michael Moore, l’exagération en moins et de l’objectivité en plus. Reste aussi que pour se faire, le réalisateur-protagoniste a vraiment joué avec sa santé pour le faire (le but du film est de manger Mc Do matin midi et soir), et ce, dès le treizième jour déjà! Impressionnant!

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