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02/09/2002
vincent
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The Big One
de Michael Moore
The Big One est un documentaire de/sur Michael Moore, une des icônes de la lutte contre la dictature du profit.
La grande force de Michael Moore est d’avoir digéré les leçons des échecs de ses tontons spirituels à savoir: une absence totale de stratégie de communication. (extrait de Grabuge). La stratégie de Michael Moore? Attaquer avec humour. Il n’hésitera donc pas, par exemple, à offrir un chèque de 0.80 dollar au P.D.G. d’une société qui vient de fermer une usine pour délocaliser au Mexique afin qu’il puisse payer la première heure de travail d’un de ses nouveaux employés mexicains.
Pour ceux qui croient en un activisme intelligent...
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04/09/2002
vincent
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Ocean's Eleven
de Steven Soderbergh
Avec Ocean’s Eleven, Steven Soderbergh, le Woody Allen du cinéma hollywoodien, prouve qu’on peut réaliser un film d’action foutrement bien rythmé, sans une goutte de sang et une once de violence. Le tout est orchestré sur une délicieuse bande originale très jazzy assemblée par l’excellent David Holmes.
Note: Je ne cherche pas à offenser les défenseurs de Woody Allen, la comparaison avec Steven Soderbergh est juste liée à sa manière de mettre en chantier des films à un rythme effrayant. Jugez plutôt sa filmographie des 5 dernières années: Out Of Sight (1998),The Limey (1999), Erin Brockovich (2000), Traffic (2000), Ocean’s Eleven (2001), Full Frontal (2002), Solaris (2002).
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14/09/2002
vincent
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Battle Royale
de Kinji Fukasaku
Il y a deux manières de voir Battle Royale.
On peut le voir comme un film révolté et dénonciateur. Exemple: "Au-delà du second degré, ce film brillant, mettant en scène la violence avec réalisme plutôt qu’esthétisme, crée le trouble, effraie. On peut y voir une initiation à la vie d’adulte, une dérive du système éducatif, la jungle sociale des pays industrialisés, la soif du spectacle à tout prix gangrénant les jeux télés. Seul petit point rassurant: c’est encore de la fiction." Fabienne Bradfer, Le soir
On peut aussi le voir comme une version grandeur nature d’un jeu vidéo répétitif, raté et ennuyeux. Exemple: "J’ai l’impression de regarder Bioman." Laurence, Bruxelles.
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19/09/2002
vincent
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Einstürzende Neubauten a tout compris (II)
Non content d’avoir trouvé un système ingénieux pour inciter ses fans à acheter de manière indirecte ses CDs, Einstürzende Neubauten vend des MP3s intelligemment. Premièrement, ils ne vendent pas uniquement des albums, mais ils offrent des raretés comme des exercices solos des membres du groupe ou des concerts. Deuxièmement, on peut acheter chaque morceau individuellement. Enfin, le système de prix est tout simplement remarquable. On paie 0,25 Eur. par minute téléchargée. Ce qui signifie qu’une chanson de 49 secondes coûte 0,25 EUR. et qu’un morceau de 4 minutes 58 secondes revient à 1 EUR...
Je tiens à préciser qu’Einstürzende Neubauten n’est pas sur un petit label indépendant obscur. Il n’est ni plus ni moins sur Mute, le label de, entre autres, Moby ou Depeche Mode.
Vous pouvez obtenir plus d’informations sur le site officiel d’Einstürzende Neubauten: http://www.neubauten.org/.
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24/09/2002
ivan
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One hour photo
de Mark Romanek
Le sujet -un employé de grande surface qui s’occupe du développement en une heure et qui connaît ses clients et leur vie par le biais de leurs photos- laissait présager quelque chose de bien. Malheureusement, le sujet n’est pas très approfondi, et One hour photo tend finalement vers une petite intrigue assez bien menée certes, par un splendide Robin Williams (he oui), mais qui n’évite pas de sombrer dans les clichés et la caricature un peu grossière, en laissant de côté ce qui, pour moi, aurait du être plus central dans le film, à savoir: la vie des gens vue par le biais de leurs photos. Le film est très "belles images", et ces plans trop étudiés l’aseptisent. On sent très fort cet univers "clip" d’où le réalisateur, Mark Romanek est issu.
Maintenant, il faut noter la belle performance de Robin Williams, qui s’écarte ici de son parcours de comique; ce qui va me permettre de faire ce que j’appellerai un "rapprochement de personnes". Ce qui m’amuse beaucoup, mais qui n’a pas grand intérêt et qui ne parlera, sans doute, pas à grand monde: Robin Williams est un peu le Henri Salvador du cinéma, c’est-à-dire que c’est un très bon acteur, mais qui a su choisir ce qui rapportait de l’argent... Maintenant il peut s’amuser.
La preuve, ce film-ci, un rien en marge, n’est déjà presque plus en salle.
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30/09/2002
ivan
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Dom Juan de Molière
Vu au Théatre des Martyrs. Moi, je dis que parfois, rien ne vaut une bonne pièce classique. Pour l’occasion, j’ai été gâté, puisque -et je ne vous apprendrai rien- ce Dom Juan est issu du patrimoine théâtral classique. Le théâtre des Martyrs (des quelques pièces que j’ai pu y voir) sait y faire avec ces classiques; scénographie dépouillée et mise en scène épurée, seuls les costumes rendent l’époque, et puis le texte bien entendu; texte qui déclamé -entre autres - par un Philippe Résimont encore une fois excellent, ici en Dom Juan vil et écoeurant, est (le texte) mis en relief par rapport au reste et prend toute son ampleur. J’adore ces répliques dites avec emphase, ce parlé qui confère à celui qui l’utilise une classe, une grandeur, où même le plus simple valet en guenilles semble appartenir à une caste plus instruite et plus distinguée que n’importe laquelle d’aujourd’hui. J’adore.
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30/09/2002
Xavier
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September 11
Le concept de 11’09’’01 - September 11 était des plus intéressant : à savoir offrir une tribune de 11 minutes 9 secondes et 1 image à des réalisateurs du monde entier pour traiter à leur manière des événements du 11 septembre. Comme je le craignais, la plupart de ces réalisateurs (dont Danis Tanovic) sont tombés dans le panneau de la revendication misérabiliste ("regardez, nous aussi on souffre ici!"), seul le cinéaste Burkinabe s’en sort grâce à son approche naïve et humoristique. A l’instar d’un film indien plutôt bien, la livraison de Lelouch ne manque pas d’intérêt, mais reste assez moyenne. Le film mexicain est totalement dénué du moindre soupçon d’inspiration et ne loupe aucun cliché de l’oeuvre contemporaine pour installation vidéo. Alors que Ken Loach nous propose une leçon d’histoire Chilienne nécessaire, mais inutilement moralisatrice sur laquelle Amos Gitai fait cruellement l’impasse dans la panique d’une rue Israélienne, Chahine s’embourbe. Shoei Imamura quant a lui semble passer complètement à côté du sujet, on dirait même qu’il a ressorti un vieux court auquel il a ajouté une petite morale textuelle à la fin en guise de prétexte... Bref, ces deux heures de projection ne sont pas des plus passionnantes... Mention spéciale toutefois au film de Sean Penn qui propose un court très esthétique et poétique sur la chute des tours avec une excellente performance d’Ernest Borgnine, qui n’est autre que l’ex-copilote de Supercopter.
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