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08/10/2002
laurence
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Blush de Wim Vandekeybus
Samedi soir, bravant la pluie, je me suis dirigé gentiment vers le bottelarij, pour voir le "nouveau" spectacle de notre ami Wim.
Force est de constater, que de nouveau spectacle, point je n’en n’ai vu.
Un spectacle de Wim, c’est mathématique. Un brin de corps nus transpirants, un chouia de langues européennes (dites en même temps c’est mieux), un peu de vidéos, un peu de chorégraphie (pas beaucoup) et à un moment,des danseurs alignés nous faisant face, voilà, à quelques points près, les incontournables.
Notons quand même les costumes splendides, certains éléments de décors intéressants, quoiqu’ils deviennent, à force, lassants, et quelques beaux petits culs.
Bref, on s’ennuie, de 2 heures de spectacles, on peut en tirer 20 minutes brillantes et comme j’ai pu entendre à la sortie: "Ce qui est bien avec un spectacle de Wim Vandekeybus, c’est qu’on se croit dans Jeux sans frontières avec des gens plongeant dans des écrans pleins de dauphins et construisant des murs avec des sacs de voyage" Vincent, Bruxelles.
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14/10/2002
laurence
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Carmen par le Toneelgroep Amsterdam
D’un mot d’un seul, je pose ma critique sur Carmen:
juste.
Carmen, ou l’histoire à l’eau de rose d’une jeune femme, libre et belle, vulgaire et violente. Voilà.
Et c’est très justement que Ivo van Hove se réapproprie cette histoire. En faisant appel à Stef Kamil Carlens (Zita Swoon) pour la musique, qui lui donne des airs de pop-rock flamboyant, kitch au possible, mais tellement juste par rapport au concept. Tout nous renvoie au concert de rock, ses lumières, son jeu d’acteur et ses costumes (petit côté madonnien pour Carmen).
Bref, du tout bon théâtre de répertoire réactualisé, qui ne tombe pas dans le misérabilisme du théâtre francophone, qui ose et n’a pas peur du too much.
Splendide.
Pour ceux qui seraient intéressés, il y a encore 2 dates au Vooruit de Gand le 18 et 19 octobre.
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25/10/2002
ivan
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Intervention Divine
d'Elia Suleiman
A croire que la guerre a au moins le mérite d’engendrer de bons cinéastes! Ceux qui ont vu sur les écrans, il y a quelque temps, le magnifique No man’s land de Danis Tatovic me comprendront. De fait, face à la douleur et à l’horreur quotidienne que doivent vivre les populations de contrées belliqueuses, l’humour semble être une (la seule?) réponse possible. Si on prend un peu de recul et qu’on s’arrête pour observer les gens, même ceux d’un même camp, on s’aperçoit qu’une foule de comportements absurde naissent de cet état de siège, à l’image de deux vieux d’une des saynètes du film qui tels les deux vieillards du Muppet Show regardent impassible ce qui se passe devant leurs yeux.
Elia Suleiman retranscrit dans Intervention Divine un ensemble de petits moments glanés à Nazareth et au Check point entre Rahmalah et Jérusalem. Souvent absurdes, burlesques et parfois inattendues (une scène est digne d’un John Woo), les saynètes se suivent et racontent le quotidien. Même si le fil conducteur n’est pas prépondérant et que parfois les plans se suivent sans véritable lien direct, c’est la globalité qui l’emporte. Si on peut y trouver les bribes d’une histoire d’amour entre deux amants issus de part et d’autre du check point, avec tout ce que ça peut entraîner, je pense que c’est accessoire, et un peu "too much", par rapport au reste. Pour vous donner une idée, j’ai lu dans plusieurs articles, qu’on rapprochait ce film d’oeuvres de Tatie et de Keaton.
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28/10/2002
vincent
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Minority report
de Steven Spielberg
Comme A.I., Minory Report aurait pu donner un bon film si et seulement si Steven Spielberg n’avait pas rajouté une demi-heure de trop uniquement pour coller un happy-end typiquement hollywoodien.
Comme A.I., Minory Report aurait pu être un film de science-fiction visuellement impressionnant si et seulement si Steven Spielberg n’avait pas une vision grotesque du futur où tout doit être vraiment révolutionnaire.
Comme A.I., Minory Report aurait pû donner un bon suspense si et seulement si Steven Spielberg savait s’entourer d’acteurs aux passés moins encombrants (qui pourrait gober une seule seconde que Tom Cruise pourrait préméditer un meurtre?).
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31/10/2002
ivan
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François Spi
Mercredi soir, perdu dans une soirée un peu "hyperpeople-bruxellois" -organisée par le "magazine des bruxellois turbulents"- sorte de remise des prix au gratin (?) bruxellois où les VIP étaient sûrement plus nombreux que le commun des mortels dont je fais partie (il devait y avoir plus de monde dans les (la) salle(s) VIP parce qu’où nous étions, c’était assez vide...) , je me suis retrouvé dans la rotonde du Botanique, à écouter et regarder un jeune homme fort intéressant (je ne regretterai donc pas d’être venu): François Spi. Un garçon seul, qui, accompagné de son clavier, chantonne de légères ritournelles aux textes burlesques et absurdes, tout en plongeant la scène dans une atmosphère très "psychiatrique". Il est, je pense, un des finalistes de la Biennale de la Chanson Française et si je vois un jour qu’il fait un concert quelque part, j’y retourne, c’est certain.
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31/10/2002
ivan
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Austin Powers in Goldmember
de Jay Roach
Pour ce troisième épisode de Austin Powers, je m’attendais au pire, et bien j’ai été positivement étonné. Le réalisateur s’en tire assez habilement, il aurait pu se perdre dans un "traditionnel" troisième épisode d’une série au cahier des charges bien établi; au lieu de cela, il introduit un nouvel élément majeur (que je ne peux divulguer ici sans gâcher la surprise) qui vient modifier l’ensemble du contenu dudit cahier des charges et ça fonctionne plutôt bien, j’ai même tendance à trouver que ce Goldmember fonctionne mieux que les deux autres. Bien sûr, il y a dans le film de l’humour pour toutes les bourses, la finesse n’en est pas la principale caractéristique, et même s’il y a quelques longueurs, c’est pour moi un assez bon divertissement (ce n’est pas du cinéma d’Auteur non plus, soyons bien d’accord...).
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