Zabladowski.org


 04/11/2002
 vincent

Kiss of the Dragon

de Chris Nahon

Kiss of the Dragon est un de ces films français écrits, produits et (sûrement) coréalisés par Luc Besson et par conséquent, on tombe en plein dans le label "con comme un Besson" (merci à Hughes Dayez). Comme à son habitude, Luc Besson essaie de faire du film américain avec des moyens français. Pour faire encore plus américain, il fait appel à une has-been d’outre-Atlantique (Bridget Fonda) ou à un futur has-been (Jet Li). Le plus risible de l’histoire est que le film est joué en anglais par des acteurs français... On est proche d’un sketch de Canal plus, l’humour en moins.

 04/11/2002
 vincent

Vertical Limit

de Martin Campbell

L’histoire à couper le souffle (en fait, on s’ennuie tellement qu’on s’amuse à retenir sa respiration le plus longtemps possible) de six hommes qui vont tenter l’ascension impossible de la plus haute montagne du monde pour sauver deux personnes qui sont tombées dans une crevasse quelques jours plutôt. Bien entendu, pour corser l’affaire, ils doivent escalader la montagne avec des explosifs ultra-sensibles. Un film comme seuls les américains peuvent en faire.

 07/11/2002
 ivan

Jaga Jazzist à l'Ancienne Belgique

Alors que dans la grande salle se produisaient des stars MTV, les Manic Street Preachers (2 camions, 1 camion vidéo et un autocar), dans le club, on pouvait voir Jaga Jazzist, sorte de big band des temps modernes. Les 10 musiciens avec leurs multiples instruments, très à l’étroit sur la petite scène du club (on ne pouvait pas échanger les scènes?), jouent un jazz énergique, à la rythmique syncopée qui tend parfois presque vers un semblant de drum’n bass. Si certains morceaux manquent de finesse et passent très rapidement au paroxysme rythmique et mélodique, là où vous sentez tout vibrer, d’autres, plus "évolutifs", combinent envolées sonores et plages plus retenues. Il y a eu notamment quelques passages à la trompette sur une rythmique légère - très électro - des plus heureux.

Encore une chose à noter: comme le faisait remarquer Vincent, c’est rare de voir des musiciens qui, comme Jaga Jazzist, sont vraiment heureux de jouer, sorte de bonheur communicatif, parce que le public aussi semblait heureux.

 08/11/2002
 Xavier

Daan aux Halles de Schaerbeek

Hier soir, Daan a entamé son triptyque aux Halles de Schaerbeek de fort belle manière. Devant une audience assez clairsemée, c’est un Daan de très bonne humeur et même blagueur (quel rire idiot!) qui a joué des titres de Bridge Burner et de Profools, n’hésitant pas un seul instant à interpréter un titre en semi-play-back en manipulant lui-même une platine CD se trouvant sur la scène! Dans les semaines à venir, Daan occupera encore à deux reprises les Halles pour un concert acoustique et un autre où il interprétera ses musiques de film.

 12/11/2002
 vincent

Signs

de M. Night Shyamalan

Signs aurait pû être un excellent film s’il n’y avait pas cette morale chiatique du pasteur ayant perdu la foi et qui la retrouve lors du pire happy-end de l’histoire des films Hollywodiens. Pour le reste, Signs est un suspense digne de The Others. On trouve les mêmes ingrédients de base : la peur de l’inconnu et surtout, une utilisation magistrale du son THX. Signs a également le grand mérite d’être un des premiers films à montrer quelle sera la véritable réaction du monde face une invasion extra-terreste : rester chez soi et regarder la télévision.

 17/11/2002
 vincent

Insomnia

de Christopher Nolan

Christopher- Memento -Nolan propose avec Insomnia un thriller très sombre (malgré le fait que l’action se déroule en plein jour, Alaska oblige) et efficace, mais sans plus. L’histoire (déjà vue) est celle du vieux flic- Al Pacino -traquant un tueur- Robin Williams -qui, pour une fois, ne procède pas en série. Le film a le grand mérite de briser la frontière entre le bien et le mal (sauf à la fin... bien entendu... les producteurs n’auraient pas laissé faire). On est très loin du brillantissime Memento qui doit être un des meilleurs films de ces dernières années (cela n’engage que moi).

On notera aussi une blague (volontaire ?) digne d’un Austin Powers le vieux flic qui s’appelle l’inspecteur Dormer (prononcez Dormeur) souffre d’insomnie (d’où le titre). Je ne sais pas comment ils ont réglé le problème dans le doublage français. Ils l’ont peut-être baptisé inspecteur Slip (prononcez Sleep).

 17/11/2002
 vincent

Tickets à -50% (Acte I)

Pour ceux qui ne le savaient pas, durant le mois d’octobre, l’Ancienne Belgique offrait 50% de réduction sur tous les tickets achetés par des clients titulaires d’un compte Axion chez Dexia (un peu de pub n’a jamais fait de tort). Il ne m’en a pas fallu plus pour acheter des places pour des concerts que je n’aurais pas été voir dans un autre cas. Le premier de cette série, est celui de John Parish, l’homme qui est derrière To Bring You My Love, le chef d’oeuvre absolu de PJ Harvey et qui a collaboré avec des artistes comme 16 Horsepower, Goldfrapp, Howe Gelb. Le concert était moyen ou plutôt inégal. La raison est simple. John Parish avait choisi d’interpréter des morceaux de How Animals move, son excellent dernier album et de la bande originale du film belge Rosie. Je n’avais jamais entendu cette bande originale, mais en tout cas, les morceaux joués durant le concert ne m’ont guère donné envie de l’écouter.

 17/11/2002
 vincent

Tickets à -50% (Acte II)

Dans la série "Je n’aurais pas été voir ce concert s’il avait coûté plus de 5 Euros" : J. Mascis. Pour rappel, J. Mascis était le leader de Dinosaur Jr., un cultissime groupe de rock alternatif (pour ne pas employer grunge). C’était un concert très frustrant parce que les gens qui vont voir des concerts de J. Mascis sont grands (serait-ce la ligue des joueurs de basketball de Bruxelles?) et que comme J. Mascis avait eu l’excellente idée de jouer assis, je n’ai vu que quelques cheveux qui m’avaient l’air bien propre (l’époque grunge est bien loin). Pour le reste, le très nonchalant J. Mascis s’est amusé à survoler son répertoire en allant de Dinosaur Jr. à ses récents exercices solos et le tout, avec une guitare électro-acoustique au son particulièrement crade. Ouf, on respire... les bases n’ont donc pas changé.

 17/11/2002
 vincent

Tickets à -50% (Acte III)

On termine le premier volet de cette série avec Girls Against Boys qui était suivi par l’Enfance Rouge. Le concert se déroulait dans l’ABBox, la nouvelle salle de l’Ancienne Belgique. Comme je m’y attendais, on ne peut pas vraiment parler de nouvelle salle. ABBox est le nom scientifique trouvé pour désigner la grande salle de l’Ancienne Belgique lorsqu’elle est divisée en deux par des rideaux. Girls Against Boys s’est contenté de jouer son rock noisy en enchaînant ses "succès" et en n’oubliant pas de remercier le public entre chaque morceau (genre: "Thank you, the next song is ..."). Un peu plus de motivation n’aurait tué personne.

L’Enfance Rouge peut être vu comme une sorte de croisement expérimental entre Sonic Youth, Tanger et Noir désir. C’est excellent. Vous pouvez télécharger leur dernier album (en toute légalité) ici.

 18/11/2002
 ivan

Changing lanes

de Roger Michell

Je me permets d’empiéter sur le terrain de Vincent, et d’écrire quelques lignes sur Changing lanes, une production américaine. Disons que cela lui évitera de devoir aller le voir ... Cela faisait un bon moment que je ne m’étais plus déplacé pour une bonne grosse production comme celle-ci et dans un bon gros cinéma (en l’occurrence Imagibraine (faut choisir le contexte en fonction du film)). Et bien, disons qu’il n’y a rien à dire. C’est vide. C’est plein de personnages clichés sans consistance : un noir alcoolique anonyme qui perd tout, un jeune avocat blanc dynamique et riche... C’est un scénario sans surprises avec une morale à deux sous qui "dénonce" : tout est pourri, faut être plus pourri pour réussir (genre: lors d’un entretien d’embauche, on voit un jeune avocat diplômé de peu et plein de bonnes intentions sur la justice et le jeune avocat blanc dynamique se marre des propos bien propres du prétendant au poste et il lui dit : "vous avez le poste, rien que pour voir l’idée de la justice que vous aurez dans 2 mois..."). Et bien sûr, cela termine sur un happy end à la con. Dommage, j’ai oublié d’acheter des popcorns.

 18/11/2002
 vincent

Derrière Constellation

Les Inrockuptibles proposent un interview des deux irréductibles indépendants qui sont derrière le label Constellation qui produit des groupes comme Godspeed You! Black Emperor ou Do Make Say Think. En voici un extrait: "Peut-être faisons-nous moins de choses pour Godspeed que pour les autres groupes du label ... Aujourd’hui Godspeed est entré dans un processus. 80% de notre travail et celui du groupe consiste à demeurer vigilant quant à la représentation du groupe. Nombreux sont les gens qui souhaitent utiliser la musique du groupe pour leur film, quel qu’il soit, et qui en plus croient nous offrir des opportunités incroyables!".

 21/11/2002
 ivan

Ten

d'Abbas KIAROSTAMI

Abbas KIAROSTAMI prouve qu’on peut faire bien avec peu. Peu, parce que l’entièreté de Ten se passe dans un espace unique - une voiture - et il y a en tout et pour tout 2 plans fixes (deux caméras) qui alternent tout au long du film: un plan sur la conductrice et un autre sur le (ou la) passager, successivement enfant, vieille femme, jeune fille et prostituée. Le film se passe en Iran, une femme conduit une voiture à travers une ville, et interviewe son passager. Le propos - le statut de la femme en Iran (pour faire bref) - peut sembler un peu rébarbatif, mais le procédé utilisé pour présenter ledit propos est tout à fait intéressant. Tout se joue sur le jeu restreint des acteurs, sur la façon dont ils rendent leur personnage, tantôt tyrannique, tantôt gêné, triste ou heureux ... Les expressions construisent le film. Ce dispositif qui recourt à des moyens très en vogue aujourd’hui - la caméra de surveillance et l’effacement du metteur en scène - a quelque chose d’original (certains parlent même d’un côté novateur) et est proche de l’installation artistique. Chose amusante: ce lieu unique où se trame son histoire et qui est filmé de l’intérieur, se déplace dans l’espace; on ne perçoit ce déplacement que par les mouvements de la conductrice et les morceaux de ville qui passent derrière la vitre, derrière les acteurs; le hors-champ est bien réel, et on en aperçoit quelques bribes.

Le découpage des différentes scènes, marqué par un gros chiffre issu du décompte de 10 à 1 est un peu lourd, mais peut-être cela rend-il les transitions compréhensibles au spectateur. Ce procédé des saynètes - sorte de moments volés aux acteurs - qui s’enchaîne est aussi très dans l’air du temps: je me lance ici dans une comparaison hasardeuse (sur la forme, pas sur le fond) mais ce découpage fait fort penser au découpage "loftien": d’ailleurs là aussi, le hors champ est continu.

C’est parfois un peu long, mais cela vaut vraiment la peine d’être vu.

 22/11/2002
 vincent

Derrière Godspeed You! Black Emperor

" ... non, nous ne sommes pas des squatteurs végétariens du Mile End ; nous sommes plutôt des musiciens perdus, confus, saouls. ..." Godspeed You! Black Emperor

Vous pouvez lire une interview (vraisemblablement exclusive) que Godspeed You! Black Emperor a donné aux Inrockuptibles ici et ici.

Pour la petite histoire, les Inrockuptibles avait lancé parallèlement à cette interview un concours Godspeed permettant de gagner un exemplaire de Yanqui U.X.O.. Histoire de rappeler que ce n’est pas parce qu’ils ont accordé une interview qu’on peut faire n’importe quoi avec leur image, GY!BE ou Constellation ont demandé aux Inrockuptibles d’annuler le concours. Longue vie à Godspeed You! Black Emperor ...

NOTE du 30/11: Je viens de recevoir ce message des Inrockuptibles : "nous n’avons jamais cherché à utiliser Godspeed... nous avions convenu avec le distributeur Chronowax de faire gagner 30 disques, et Godspeed a finalement décidé de ne pas les faire gagner, pour des raisons qui les regardent... c’est un choix que nous avons respecté, c’est tout... donc pas d’"utilisation" dans tout ça...".

 26/11/2002
 laurence

De koopman van Venetië par le Toneelgroep Amsterdam

Ah, ces Hollandais! Au plus, j’ai l’occasion de voir des pièces néerlandophones, au plus j’apprécie et au plus je me morfonds de n’être qu’une misérable francophone, devant me farcir des pièces de merde, sans réappropriations du texte, sans inventivité, bref je ferai peut-être aussi bien de me casser une jambe quand je décide d’aller au Théâââââtrre (francophone, s’entend).

Donc,Le marchand de Venise, du Shakespeare, genre 1594-1598, et avec ça extraordinairement vivant, univers branché années 80, tripot et cuir. Une Portia (la gentille), non pas jouée par une ado blonde aux yeux bleus, mais bien par une femme, la quarantaine(?), frustrée et vulgaire, un Shylock (le méchant) drôle et un peu à coté de la plaque doté d’une fille de seize ans ne jurant que par Britney Spears (ah, le fossé des générations!), et du coup tout ça prend sens, un autre sens, ou une autre vision que celle jouée et rejouée par la Comédie Française et autre Théâtre National.

 26/11/2002
 laurence

Intermezzo au théatre de la vie

Cassez-vous la jambe...ou les deux, pour être sûr de ne pas subir ce que j’ai pu endurer durant 2h30, sans compter l’entracte...

2002   2003   2004   2005   2006  


juillet 2002

août 2002

septembre 2002

octobre 2002

novembre 2002

Kiss of the Dragon
Vertical Limit
Jaga Jazzist à l'Ancienne Belgique
Daan aux Halles de Schaerbeek
Signs
Insomnia
Tickets à -50% (Acte I)
Tickets à -50% (Acte II)
Tickets à -50% (Acte III)
Changing lanes
Derrière Constellation
Ten
Derrière Godspeed You! Black Emperor
De koopman van Venetië par le Toneelgroep Amsterdam
Intermezzo au théatre de la vie


décembre 2002