Zabladowski.org


 01/12/2002
 vincent

Ma femme est une actrice

d'Yvan Attal

Yvan Attal signe une excellente comédie doucement grinçante sur la complexité des rapports entre l’homme -grand public- et l’artiste (ici, une actrice) et tout simplement, entre personnes de cultures différentes.

 02/12/2002
 vincent

Following

de Christopher Nolan

Avant le brillantissime Memento, Christopher Nolan signait Following, un film noir utilisant toutes les ficelles du genre, qui annonçait clairement Memento par une utilisation d’une narration légèrement retournée. Il me semble utile de préciser que le film souffre du syndrome "du premier film tourné en noir en blanc pour faire plus arty, mais sûrement justifié par le manque de moyens".

 06/12/2002
 laurence

Opal-D dans le cadre de la Nordic Scene (PBA)

 Opal - D est une chorégraphie abstraite de Arja Raatikainen.
Je m’interrogeais sur la signification du terme abstrait appliqué à la danse...disons que cela doit faire référence aux peintres du début du siècle qui partaient de la nature pour la styliser...on se retrouve donc devant 2 corps animés de mouvements robotiques qui se répètent.
  Elle fait merveilleusement évoluer la danse contemporaine dans un décor multimédia du vidéaste Kimmo Koskela.
Danse contemporaine...Hmmm, disons que c’est presque aussi chiant que "Fase, Four Movements to the Music of Steve Reich" d’Anne Teresa De Keersmaeker.
décor multimédia... Ouais, une projection-vidéo digne d’un étudiant en première année de La Cambre.
  La pièce nous touche au plus profond de nous et nous interroge sur notre destinée.
A savoir que, putain, j’ai encore perdu 70 minutes de ma petite vie...

 06/12/2002
 ivan

Bart Defoort quartet

Le BBIS (lire Beursschouwburg Bis) continue de nous offrir ses soirées Jazz gratuites le mercredi. Bart Defoort quartet Quartet (Bart defoort ,Bart de Nolf, Jan de Haas et Hans van Oost) joue un jazz issu du Jazz moderne des années 60-70. Assez classique, simplement, je retiendrai le jeu très précis du guitariste qui hors des parties solos -qui pour moi étaient un peu trop démonstratives- dosait sa musique avec parcimonie en jouant sur des sons précis et des silences qui donnaient du relief à l’ensemble. Et je noterais le jeu subtil et varié du batteur. La basse quant à elle manquait un peu de volume; je pense qu’un rien plus en avant, elle aurait pu donner plus de force à la rythmique de l’ensemble et rassembler les éléments. Ces soirées sont à chaque fois suivies d’une Jam Session ouverte à tous.

 12/12/2002
 ivan

charte EVENEMENT

Voici un concept qui m’a bien plu, je me suis permis de "copier-coller"(c’est dans l’esprit) la charte de ce concept, qui se passe de commentaires:

charte EVENEMENT.
Musiques de non-droit.

Les disques EVENEMENT sont créés, pressés et emballés de façon autonome sans faire appel à aucun moment aux moyens de production de l’industrie discographique.

Les oeuvres musicales fixées sur disque compact par le label EVENEMENT sont évidemment libres de droits et, par conséquent, peuvent être reproduites et diffusées par qui voudra bien s’en donner la peine, même sans autorisation. Jamais plus de 99 exemplaires d’un même événement ne seront fabriqués par le label.

Les disques EVENEMENT sont envoyés gratuitement à des adresses choisies et mis à la disposition de chacun au prix de 25 FF dans certains endroits sélectionnés. Les productions du label sont téléchargeables gratuitement sur le site http://www.evenement0.net

Toute personne désirant se procurer un disque labellisé EVENEMENT ou proposer une oeuvre pour publication peut contacter le label à l’adresse suivante : evenement0@club-internet.fr

EVENEMENT n’est pas rentable.

 14/12/2002
 vincent

Homelife à l'Ancienne Belgique

Homelife est une des dernières signatures de l’excellent label Ninja Tune. Ils étaient en concert dans la petite salle de l’Ancienne Belgique, dimanche dernier. C’était frais et efficace même si les terroristes que sont les ingénieurs du son de l’Ancienne Belgique ont (comme d’habitude) eu tendance à mettre la console en mode Gorgoroth. Homelife a réussi l’exploit de faire monter douze personnes sur la petite du scène du Club (il y avait malheureusement presque plus de membres du groupe que de spectateurs dans la salle) et pour le reste, je me permets de reprendre une excellente description du phénomène extraite d’un article du Monde : "... les douze multi-instrumentistes de ce groupe inclassable dessinent des rencontres euphoriques entre quatuor à cordes, percussions, claviers, flûte, guitares rock, sampler, contrebasse, section de saxophones barytons, chanteur pop et cantatrice. Inévitablement, ces tentatives peuvent virer au brouillon, mais, le plus souvent, l’emporte la fraîcheur de ces désirs d’invention à mi-chemin entre mosaïque électronique et richesse orchestrale ...".

Vous pouvez écouter des extraits de Flying wonders, son dernier album, ici.

 15/12/2002
 vincent

Bowling for Columbine

de Michael Moore

Après s’être attaqué à l’ultra-libéralisme et la mondialisation avec des films comme The Big One et Roger & Me, Michael Moore essaie, avec Bowling For Columbine, de convaincre ses compatriotes américains que l’on peut vivre sans armes à feu ou plutôt, sans avoir peur. Pour faire passer son message, Michael Moore tourne un film documentaire qui tient plus à un épisode de South Park (les auteurs ont d’ailleurs contribué au film) qu’à une partie d’une soirée THEMA d’Arte. L’anti-américain moyen en a pour son argent, les Etats-Unis en prennent vraiment pour leur grade. Cela donne un des films les plus drôles de l’année, reste à se demander si le message passe vraiment ...

 15/12/2002
 vincent

Die Another Day

de Lee Tamahori

Il existe un monde où l’Angleterre joue le rôle de gendarme du monde.
Il existe un monde où les Etats-unis ne sont que de la main-d’oeuvre.
Il existe un monde où la menace est communiste et non pas islamiste.
Il existe un monde où le réchauffement climatique de la planète n’est pas lié à la pollution, mais est causé par des terroristes mégalomaniaques.
Il existe un monde où 40 ans de consommation de Martini comme boisson principale ne laissent que des traces légères au foie.
Il existe un monde où les secrétaires rêvent de faire l’amour à leurs patrons.
Il existe un monde où les MMS servent vraiment à quelque chose.
Il existe un monde où on ne parle pas d’Internet malgré l’avalanche de gadgets technologiques présents.
Il existe un monde où les diamants sont éternels.
 Ce monde merveilleux a été décrit dans une série de 20 documentaires dont ce Die Another Day.

 24/12/2002
 ivan

Die Another Day II

de Lee Tamahori

Je n’ai que peu de chose à rajouter après la très juste critique de Vincent. J’agrée à tout. Pour moi on est ici devant un film très lourd, qui utilise la "trame" 007, mais sans finesse, tout est grossier, sans aucune surprise. Où sont les gadgets, la profusion des personnages à se perdre, les retournements de situation magistraux,... il ne me semblait pas que les filles étaient aussi faciles dans les épisodes précédents.

Il reste encore un point et non des moindres : ce James Bond a quand même le pire générique aussi bien graphiquement que musicalement de toute la série.

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