Zabladowski.org


 02/02/2003
 vincent

Nick Cave and The Bad Seeds - Bring It On

"J’en avais marre de faire toujours les mêmes vidéos, intègres et jolies puisque finalement personne ne les programmait. Je ne sais absolument pas ce qui se passe dans de petit monde là , alors, j’ai demandé au réalisateur (du clip de Bring It On) ce qui était à la mode aujourd’hui sur MTV. Il m’a dit "Des filles presque nues avec des gros seins". Et c’est ce qu’on a fait." Nick Cave dans des propos recueillis par le Télé Moustique.

Le résultat est assez surprenant. La vidéo débute comme un clip de Nick Cave et termine comme un clip de Kylie Minogue (quel hasard!). Vous pouvez regarder un extrait sur le site officiel de Nick Cave.

 04/02/2003
 vincent

Beth Gibbons and Rustin' Man au Cirque Royal

Plus que jamais crispants, ces fauteuils rouges du Cirque Royal; coincé entre un mangeur de pop-corns et deux garçons évaluant le physique des spectatrices arrivant dans la salle, je me croyais plutôt à l’avant-première d’un film à la gloire des fesses de Monica Bellucci plutôt qu’à un concert de Beth Gibbons & Rustin’ Man. En s’éloignant de Portishead le temps d’une petite aventure solo, Beth Gibbons prouve que le phénomène Portishead ne tient qu’à sa personne. Même si les ingrédients sont les mêmes: des influences morriconiènes / barryènes prononcées, un goût certain pour les envolées transcendantes du guitariste Adrian Utley (déjà présent dans Portishead et qu’on peut entendre chez Alain Bashung ou John Parish); Beth Gibbons se distingue par sa volonté de privilégier les ambiances intimes et les mélodies plus posées. On oublie rapidement l’absence de samplers et on se met vite à espérer que Beth Gibbons reviendra rapidement sur scène avec ou sans Geoff Barrow. Longue vie à Beth Gibbons.

 06/02/2003
 vincent

The Animatrix

"La Warner a eu l’excellente idée d’offrir 4 des 9 épisodes d’Animatrix sur http://www.theanimatrix.com" Gilles D., Abonné du soir.

Pour ceux qui ne le savent pas, The Animatrix est une série de dix courts métrages d’animation développés par divers artistes, issus de la crème du cinéma d’animation japonais, autour de l’univers de la trilogie Matrix.

 08/02/2003
 vincent

Jimi Tenor - Higher Planes

Kitty Yo (2003)

Lors d’un récent passage à Bruxelles, le cinéaste Jean Rollin déclarait qu’il n’avait jamais eu la prétention de devenir un grand réalisateur. A force de décliner ses influences sans aucune originalité, mais avec honnêteté, Jimi Tenor pourrait bien être considéré comme une espèce de Jean Rollin de l’electro-free-jazz car pour l’avoir vu sur scène, Jimi Tenor est loin de se prendre au sérieux et enrobe sa musique -qu’il est loin d’avoir inventée- dans une mise en scène diaboliquement kitsch et complètement givrée qui lui excuse tout. Avec Higher Planes, Jimi Tenor plagie le jazz electro-cosmique de Sun Ra et beaucoup d’autres ... Des titres comme Cosmic Dive ou Nuclear Fusion annoncent clairement la couleur et la volonté de Jimi Tenor de ne pas cacher son jeu ...

 10/02/2003
 vincent

Des nouvelles du Front

Longtemps annoncé puis repoussé (voir annulé), le nouvel album de Front 242 est prévu pour avril et il sera précédé par un maxi intitulé Still & Raw. La probabilité que l’album soit bon doit être très faible, car même si Front 242 a sans conteste été un grand précurseur de la scène électronique, il n’est plus qu’un médiocre suiveur aujourd’hui. Mais bon, je connais quelques adeptes qui ne se formaliseront pas pour un si petit détail...

 13/02/2003
 ivan

La Beuze

de François Desagnat & Thomas Sorriaux

Ni bon ni mauvais, gentil... Ce film n’a aucune ambition, si ce n’est celle - comme on pouvait le lire sous l’intitulé "à vous de voir" du Mad du 5/02/03- de présenter dans son nouveau boulot Monsieur Youn alias ex-"Mr j’aime-courir-à-poil" de M6.

Pourtant, il y a au long du film plein d’idées qui, abouties, auraient pu mener à quelque chose de mieux. On est ici, entre autres, dans une sorte de sous Las Vegas Parano fauché. Evidement faire rire avec des délires éthyliques ou "cannabiques" quand on ne sait pas quoi dire ça vient toujours à point, sauf que c’est déjà vu et revu et que ça tient plus du récit du crétin qui ne peut s’empêcher de vous raconter sa dernière soirée où il était "complètement déchiré"...

Dommage, on aurait pu bien se marrer.

 13/02/2003
 ivan

Woven Hand à l'Ancienne Belgique (Il y a peu)

David Eugène Edwards prêcheur folk-rock sait captiver son auditoire. Personnage réservé assis au centre de la scène, au milieu des discrets mais efficaces Woven Hand, il maintient du début à la fin du concert une agréable tension avec ses complaintes soutenues par sa voix incisive (une voix qui est aussi celle des 16 Horsepower). Sobre, mais vivant, son jeu de scène impressionne ; tel un prédicateur haranguant la foule, il déclame ses textes sur sa musique précise et envoûtante. Ici pas de fioriture, rien n’est gratuit, tout est savamment dosé et joué avec adresse, et le public ne peut qu’en sortir heureux. J’ai d’ailleurs rarement vu une salle (assise) aussi convaincue et motivée.

En fin de concert, après un unique morceau pour rappel, un signe de croix en guise de remerciement, ultime expression de son côté vaguement mystique.

 14/02/2003
 vincent

24 Heures - Saison 1

de Joel Surnow & Robert Cochran

Le concept de la cultissime série 24 Heures est simple. Vous prenez 24 heures de la vie d’un homme qui mène une vie propice aux rebondissements et vous découpez le tout en une série de 24 épisodes. En l’occurrence, l’homme est Jack Bauer, chef d’une unité devant déjouer un attentat visant le (probable) futur premier président noir des Etats-Unis. Il faut voir 24 Heures comme un film découpé en 24 épisodes et non comme une série de 24 épisodes. A partir du troisième épisode, vous comprendrez vite que vous devrez renoncer à toute activité sociale le jour de la diffusion d’un épisode de 24 Heures car il sera hors de question pour vous d’attendre plus longtemps pour mettre fin au suspense insoutenable du précédent épisode.

24 Heures est une série iconoclaste: sa structure ne permet pas aux spectateurs de prendre la série en cours de route et son montage vous rappelle sans cesse que beaucoup de choses se passent / se sont passées (fréquemment, l’écran se divise en 4 afin de montrer ce que font les différents protagonistes / antagonistes à un moment donné de la journée); elle passe son temps à redéfinir les frontières entre le bien et le mal; elle vous malmène à force de vous faire croire qu’une issue positive est possible.

Hier, le dernier épisode passé sur Canal Plus (Belgique) clôturait mes six mois de dépendance maladive à ce film de 24 heures et maintenant je me demande bien ce que je vais pouvoir faire de mes jeudis ...

Note: Pour les personnes voulant découvrir le phénomène, TF1 et RTL-TVI ont acheté les droits et devraient commencer la diffusion en mars. Pour ceux qui ont déjà vu la première saison, BBC 2 commence la diffusion de la deuxième saison ce dimanche 16 février.

 22/02/2003
 vincent

Panic

de Henry Bromell

Panic est aux tueurs à gage ce que la série de The Sopranos est aux parrains de la mafia : une démystification des personnages de hors-la-loi vivant à l’écart de la société et des valeurs familiales qui ont finalement les mêmes problèmes que beaucoup d’hommes honnêtes: la vie de famille, la vie de couple et l’incapacité à trouver une bonne raison pour se lever le matin, ... La seule chose qui les sépare est la légalité de leur statut dans le monde du travail. Le tout est enrobé dans un suspens de très bonne facture et est brillamment interprété par Willian H. Macy (que l’on ne voit pas assez souvent dans des premiers rôles) et Donald Sutherland.

 22/02/2003
 vincent

Mary Timony au Botanique (Il y a peu)

Mary Timony pourrait bien devenir l’équivalent féminin des défunts Pavement (brillantissime exemple du courant lo-fi) mais le psychédélisme en plus et le succès en moins. Comme Pavement, Mary Timony se distingue sur scène par une nonchalance caractéristique des bons compositeurs qui est excusée par un délicieux répertoire savamment électrifié et une volonté manifeste d’échanger des mots avec son maigre public.

 24/02/2003
 ivan

Greetings from Mercury au BBis

Des quelques fois que j’ai pu voir les Greetings from Mercury, c’est, pour moi, une de leurs meilleures prestations. En tout cas au niveau de l’ambiance survoltée qu’ils ont mis dans la salle du café du poste reculé du Beursschouwburg. Steven Segers acteur de la scène bruxelloise dont j’apprécie beaucoup la façon de mêler ses influences, ici, au Jazz commence à réellement trouver sa place au sein du groupe, et sa voix qui auparavant semblait parfois comme un élément rapporté devient partie intégrante des compositions. Tout ça c’est puissant, entraînant et je défie quiconque de rester impassible devant une telle énergie. Je crois que plus que jamais c’est un groupe à voir en concert. J’ai été voir le concert avec une personne qui habituellement est plutôt tournée vers la pop et même si c’est -de ses mots- : "... moins linéaire que ce qu’il a l’habitude d’aller voir et d’écouter ..." il a rapidement été captivé par l’énergie des morceaux (s’il n’est pas d’accord, il me le fera sûrement savoir, je sais qu’il lit Zabladowski). Loin d’une musique réservée à un public d’initiés, c’est accessible à quiconque aime la musique pour l’énergie qu’elle développe et pour son côté magique qui donne à un concert un air de fête.

 24/02/2003
 ivan

Gustave Marcel : It's good to be a king! par Benoît Maljean

Vu au Centre Culturel des Riches Claires. Touchant ce Gustave Marcel, seul en scène, entre théâtre, clown et spectacle de rue, il s’adonne à construire un petit spectacle basé sur un échange, avec un public malheureusement clairsemé. Mais cela fonctionne bien, beaucoup de spectateurs se prennent au jeu les enfants comme les autres.

La configuration d’une salle classique gradins / scène n’est pas, à vrai dire, la plus appropriée à un tel spectacle,Gustave trouverait sa vraie grandeur au coeur de la ville, dans la rue, près des gens.

J’aime bien ce cirque théâtralisé.

 25/02/2003
 vincent

21ème Festival du Film Fantastique de Bruxelles (BIFFF 2003)

Le programme du 21ème Festival du Film Fantastique de Bruxelles est en ligne sur le site officiel du festival (qui a subi, pour l’occasion, un excellent lifting). Du côté du Passage 44, on pourra voir entre autres : 28 Days Later de Danny Boyle, My Little Eye (un successeur potentiel du jouissif Contenders Series 7) , Body Jumper (un slasher thailandais), It’s All About Love (le nouveau film de Thomas- Festen -Vinterberg), Beyond Re-Animator, House of 1000 Corpses de Rob (White) Zombie, Cypher de Vincenzo- Cube -Natali, Cabin Fever (le (paraît-il) successeur de The Texas Chainsaw Massacre produit par David Lynch ni plus ni moins), Killer Tattoo, Zombie Plague : Mutant Zone (suite de l’apothéose du cinéma gore argentin), ...

Chez les inspirés du Cinéma Nova, on pourra se satisfaire (moyennant, dans certains cas, une bonne connaissance de l’espagnol) avec notamment : Samson vs. the Vampire Women, Santo Versus the Martian Invasion, Neutron Vs. the Death Robots, Enquête sur le Monde Invisible, El Vampiro, Suicide Club (Sono Sion, poète et pornographe, s’inquiète malgré tout de l’état de la société japonaise), ...

 27/02/2003
 vincent

Rapport d'inactivité

Dominique A, un des parrains de la "la nouvelle chanson française chochotte" (lisez jusqu’au bout l’article dont je parle et vous comprendrez) a eu la bonne idée de commencer à livrer son rapport d’inactivité mensuel où il parle de tout, du nouvel album d’Enrico Macias au nouveau film de Philippe - Sombre - Grandrieux en passant par les polémiques qu’il a le chic de lancer à l’insu de son plein gré ... Vous pouvez lire le résultat de son inactivité du mois de janvier ici.

 28/02/2003
 vincent

The White Stripes - Elephant

XL (2003)

Merci aux Inrockuptibles d’avoir annoncé que l’on pouvait écouter sur le site officiel de The White Stripes des extraits de leur prochain album et que surtout, il était d’ores et déjà disponible chez vos marchands de fichiers MP3 favoris. Avec Elephant, le duo Jack et Meg White n’évolue pas d’un pouce. On est toujours face un rock n’roll primitif et brutal furieusement mélodique. Il suffit d’une seule écoute pour avoir leurs riffs en tête et commencer à taper du pied (ou danser des pouces pour les joueurs de Britney’s Dance Beat, c’est selon). Pour la première fois (je pense), Meg White pousse la chansonnette sur l’intégralité d’un morceau et le résultat est délicieux.

On ne change donc rien à une formule qui gagne. Vivement la tournée!

2002   2003   2004   2005   2006  


janvier 2003

février 2003

Nick Cave and The Bad Seeds - Bring It On
Beth Gibbons and Rustin' Man au Cirque Royal
The Animatrix
Jimi Tenor - Higher Planes
Des nouvelles du Front
La Beuze
Woven Hand à l'Ancienne Belgique (Il y a peu)
24 Heures - Saison 1
Panic
Mary Timony au Botanique (Il y a peu)
Greetings from Mercury au BBis
Gustave Marcel : It's good to be a king! par Benoît Maljean
21ème Festival du Film Fantastique de Bruxelles (BIFFF 2003)
Rapport d'inactivité
The White Stripes - Elephant


mars 2003

avril 2003

mai 2003

juin 2003

juillet 2003

août 2003

septembre 2003

octobre 2003

novembre 2003

décembre 2003