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02/03/2003
ivan
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Taxandria
de Raoul Servais
Festival du dessin animé oblige, pardon, Anima 2003, La Deux nous présente quelques films et courts pour l’occasion. Mercredi soir c’était Taxandria, réalisé par Raoul Servais. Pour ce film, il recourt à une technique qu’il a inventée : "la Servaisgraphie". Ladite technique permet d’intégrer des acteurs "réels" dans un environnement dessiné (merci F. Schuiten pour les décors). C’est assez intrigant, le dessin permettant énormément de choses et l’intégration des personnages filmés comme unique référence à notre monde, c’est comme un tableau vivant. Et visuellement ça donne quelque chose qui a une matière particulière, un aspect de collage, de recherche continue d’intégration de notre réalité au rêve dans un tableau sans fond, jamais figé, dans lequel on pourrait ouvrir les portes, et entrer dans les constructions.
Le film, quant à lui, manque peut-être un peu de fond, on a du mal à se détacher de l’aspect "prouesse graphique" et on a la vague impression d’être devant une carte de visite vantant les mérites de cette Servaisgraphie.
N’empêche que pareille technique mélangeant réalité et rêve permet de construire un univers graphique onirique, intemporel, sans contraintes, parfait pour rendre l’ambiance d’un conte fantastique.
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27/03/2003
vincent
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BIFFF 2003: Cypher
de Vincenzo Natali
Vincenzo Natali a un talent rare : transformer avec un budget minimaliste un scénario qui tient en une ligne et qui ne vaut pas tripette en un film qui tient relativement bien la route.
Dans son premier film, le déjà culte Cube, il filmait les veines tentatives d’évasions de personnes enfermées dans un enchaînement de cubes machiavéliquement futuristes. Avec Cypher, Vincenzo Natali filme les mésaventures de Morgan Sullivan, un espion engagé par une société nommée DigiCorp (le nom dit tout). Au final, Morgan Sullivan s’avérera plus infiltré qu’infiltreur.
Cypher est une réalisation honnête qui souffre cependant de deux gros défauts: 1. Le visuel reflète l’étroitesse du budget, il semble par moment avoir été signé par un lecteur de PC Fun ayant mangé trop de Matrix et de vibromasseurs (pour les formes des ascenseurs) au petit déjeuner. 2. Il manque à Cypher la puissance de la dialectique orwellienne et la perfection hitchcockienne dans l’enchaînement des scènes (dixit le Mad Movies numéro 151).
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30/03/2003
vincent
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BIFFF 2003: Zombie Plage Mutante Zone
de Pablo Pares & Hernán Sáez
Des neufs films que j’ai pu voir au 21ème du Festival du Film Fanstatique de Bruxelles, Zombie Plague Mutante Zone fait partie avec Cabin Fever et 28 Days Later, des films que je retiendrai de cette édition. Zombie Plague Mutante Zone est l’équivalent argentin de Bad Taste et Braindead, les deux meilleurs films de Peter Jackson plus connu actuellement pour être le réalisateur de la trilogie du Seigneur des Anneaux.
Les points communs avec ces deux films cultes sont multiples. L’histoire d’aliens zombifiant les habitants d’une petite ville d’un pays à déterminer rappelle celle de Bad Taste. L’humour ravagé (un des héros est un catcheur / chanteur de country nommé John West) est proche de celui de Peter Jackson. En prime pour quelques dollars de plus, il aurait pu convoiter le titre très envié de film le plus gore de tous les temps (actuellement possédé par Braindead, justement).
Une grosse différence avec Peter Jackson est que Pablo Pares et Hernán Sáez, les réalisateurs, ne savent pas tenir une caméra. Ils tiennent plus des frères Dardenne que de Peter Jackson.
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