Zabladowski.org


 02/03/2003
 ivan

Taxandria

de Raoul Servais

Festival du dessin animé oblige, pardon, Anima 2003, La Deux nous présente quelques films et courts pour l’occasion. Mercredi soir c’était Taxandria, réalisé par Raoul Servais. Pour ce film, il recourt à une technique qu’il a inventée : "la Servaisgraphie". Ladite technique permet d’intégrer des acteurs "réels" dans un environnement dessiné (merci F. Schuiten pour les décors). C’est assez intrigant, le dessin permettant énormément de choses et l’intégration des personnages filmés comme unique référence à notre monde, c’est comme un tableau vivant. Et visuellement ça donne quelque chose qui a une matière particulière, un aspect de collage, de recherche continue d’intégration de notre réalité au rêve dans un tableau sans fond, jamais figé, dans lequel on pourrait ouvrir les portes, et entrer dans les constructions.

Le film, quant à lui, manque peut-être un peu de fond, on a du mal à se détacher de l’aspect "prouesse graphique" et on a la vague impression d’être devant une carte de visite vantant les mérites de cette Servaisgraphie.

N’empêche que pareille technique mélangeant réalité et rêve permet de construire un univers graphique onirique, intemporel, sans contraintes, parfait pour rendre l’ambiance d’un conte fantastique.

 10/03/2003
 vincent

Toute sortie est définitive

http://www.justconcerts.com

Dans le cadre de mes recherches perpétuelles de sources de musique sur la toile, je viens de découvrir Just Concerts, un merveilleux site canadien qui vous permet d’écouter des concerts passés de groupes comme Sonic Youth (ni plus ni moins), Mogwai, Jon Spencer Blues Explosion, Add N to X, Sigur Ros. Précisons que la qualité des enregistrements est excellente.

 11/03/2003
 vincent

The ring

de Gore Verbinski

The Ring est un remake de Ringu, un film japonais paru en 1998 qui permit à Hideo Nakata, son réalisateur, d’être considéré comme l’un des meilleurs réalisateurs de films d’horreur / épouvante de ces dix dernières années. Ringu (et The Ring par conséquent) conte l’histoire d’une cassette vidéo maudite qui laisse morts ses spectateurs 7 jours après la vision. Le grand mérite de la version américaine est d’avoir adapté fidèlement l’original sans le transformer en vulgaire sous-Scream pour adolescent attardé fan de Marylin Manson (même si les acteurs s’y prêtaient bien). Il se permet même par instant de dépasser l’original en empruntant le style phobique de Honogurai mizu no soko kara (Dark Water en anglais), un des derniers films de Hideo Nakata.

 15/03/2003
 vincent

BIFFF 2003: 28 days later

Danny Boyle

Danny- Trainspotting -Boyle réussit là où tant de réalisateurs se sont cassés les dents : ressusciter le film de zombies. N’ayons pas peur des mots, 28 days Later est une réussite absolue. C’est vraisemblablement le meilleur film du genre depuis le fameux Zombie: Dawn of the Dead de Georges A. Romero (de nombreuses scènes font d’ailleurs délibérément référence à ce chef d’oeuvre). Les clés de ce succès sont multiples: un scénario qui pour la première fois de l’histoire des films de zombies est ultra-réaliste, un montage nerveux et une utilisation magistrale de la DV qui donnent un nouveau souffle au genre et par dessus tout, des excellents comédiens dont le magnifique Brendan- The General -Gleeson. En prime, Godspeed You! Black Emperor figure au générique de la bande originale.

 16/03/2003
 vincent

BIFFF 2003: Three

Rares sont les films à sketches qui tiennent la route sur la longueur. C’est encore le cas de Three, qui comprend trois moyens métrages: un coréen, un chinois et un thaïlandais... De quoi se faire un bonne idée de la santé du cinéma fantastique asiatique. Pour faire court, disons que la contribution coréenne est chiante, la contribution chinoise est à chier et quant à la partie thaïlandaise qui conte l’histoire d’un veuf qui ne retrouve plus son fils qui croise son voisin qui entretient le corps de sa femme, morte depuis près de trois ans, elle justifie à elle seule la vision du film.

 16/03/2003
 vincent

BIFFF 2003: My little eye

de Marc Evans

"Une semaine. Plus qu’une semaine à tenir et Matt, Rex, Danny, Emma et Charlie pourront sortir et empocher leur million de dollars. Sauf que la production du jeu télé qui les a enfermés là depuis six mois compte bien finir la saison en apothéose et a planifié quelques sérieux rebondissements à même de mettre à l’épreuve la détermination de leurs participants. Car la règle du jeu est simple : qu’un seul candidat sorte avant le terme et ce sont tous ses collègues qui perdent avec lui." Telle est l’histoire de My little Eye qui s’attaque au thème peu prisé (du moins au cinéma) de la télé-réalité. Le jeu mis en scène dans My Little eye tient plus à une expérience digne de celle filmée dans Das Experiment que celle du Loft. Ici, pas de défis à la con, pas de présentateur télévisé niais, on place juste des gens dans une maison coupée du monde digne d’Amytiville et on voit combien de temps il peuvent tenir.

Cela tient admirablement bien la route et le fait que tout soit filmé avec des pseudo-caméras de surveillance, permet d’échapper à un style sous-Scream dans lequel le film aurait pû tomber à de multiples reprises.

 23/03/2003
 vincent

BIFFF 2003: Macario

de Roberto Gavaldón

Macario conte l’histoire d’un pauvre bûcheron qui veut manger une dinde tout seul dans son coin mais qui n’y arrivera jamais parce qu’il sera tour à tour dérangé par un vaniteux aux éperons d’or, Dieu et la Mort. Même si l’histoire - présentée comme cela - peut éveiller la curiosité de certains, je précise tout de suite que Macario est un film mexicain de 1960 et que c’est classique et poussiéreux sous tous les angles.

 27/03/2003
 vincent

BIFFF 2003: Cypher

de Vincenzo Natali

Vincenzo Natali a un talent rare : transformer avec un budget minimaliste un scénario qui tient en une ligne et qui ne vaut pas tripette en un film qui tient relativement bien la route.

Dans son premier film, le déjà culte Cube, il filmait les veines tentatives d’évasions de personnes enfermées dans un enchaînement de cubes machiavéliquement futuristes. Avec Cypher, Vincenzo Natali filme les mésaventures de Morgan Sullivan, un espion engagé par une société nommée DigiCorp (le nom dit tout). Au final, Morgan Sullivan s’avérera plus infiltré qu’infiltreur.

Cypher est une réalisation honnête qui souffre cependant de deux gros défauts: 1. Le visuel reflète l’étroitesse du budget, il semble par moment avoir été signé par un lecteur de PC Fun ayant mangé trop de Matrix et de vibromasseurs (pour les formes des ascenseurs) au petit déjeuner.
2. Il manque à Cypher la puissance de la dialectique orwellienne et la perfection hitchcockienne dans l’enchaînement des scènes (dixit le Mad Movies numéro 151).

 27/03/2003
 vincent

BIFFF 2003: Cabin Fever

d'Eli Roth

Avec Cabin Fever, Eli Roth (grand copain à David Lynch qu’il imite admirablement bien) voulait redonner au film d’horreur ses lettres de noblesse en tournant quelque chose qui pourrait être le digne successeur de The Texas Chainsaw Massacre et Evil Dead. Si l’histoire est là (de vrais jeunes se font un petit week-end dans les bois et se retrouvent menacés par une maladie de la peau particulièrement dégradante et une famille de tarés légèrement belliqueux); si le style est là (le grain de la pellicule, les plans et le cadrage sont dans la veine de The Texas Chainsaw Massacre) et si la bande originale est, pour la première fois depuis bien longtemps dans un film d’horreur, bien malsaine (avec une contribution d'Angelo Badalamenti), le ton est totalement à côté de la plaque. On frise carrément la parodie (involontaire ?) du film gore. Reste que c’est bien là la force de Cabin Fever. Par sa multitude de scènes grotesques d’anthologie (un homme se retrouve avec un harmonica en guise de pomme d’Adam, une fille à la peau en lambeaux a subitement envie de s’épiler, ...), Cabin Fever risque bien de devenir aussi culte que les films auxquels Eli Roth voulait rendre hommage.

 30/03/2003
 vincent

BIFFF 2003: DeathWatch

de Michael Basset

DeathWatch est un film d’horreur prenant place dans une tranchée de la première guerre mondiale. Comme si le contexte des tranchées pourries de la guerre 14-18 n’était déjà pas assez une donnée horrifique en soi, Michael Basset, le réalisateur, foire complètement son film en intégrant un élément fantastique du plus mauvais effet: la tranchée s’avère plus vivante et plus tuante que l’enemi.

 30/03/2003
 vincent

BIFFF 2003: Ju-On (The Grudge)

de Takashi Shimizu

A force de raconter toujours les mêmes histoires de filles aux longs cheveux noirs qui sont mortes dans des circonstances plus que tragiques et qui par la suite, maudissent le monde entier ad vitam eternam, le cinéma d’épouvante japonais risque de s’essouffler plus vite qu’un diable rouge (entendez par là: un joueur de l’équipe nationale de football belge). Après notamment Ringu (The Ring), Ringu 2 (The Ring 2), Ringu 0: Baasudei (The Ring 0 (?)) et Honogurai mizu no soko kara (Dark Water), voici Ju-On (The Grudge) et c’est prévisible à souhait tellement c’est dans la lignée de ses illustres prédécesseurs ...

 30/03/2003
 vincent

BIFFF 2003: Zombie Plage Mutante Zone

de Pablo Pares & Hernán Sáez

Des neufs films que j’ai pu voir au 21ème du Festival du Film Fanstatique de Bruxelles, Zombie Plague Mutante Zone fait partie avec Cabin Fever et 28 Days Later, des films que je retiendrai de cette édition. Zombie Plague Mutante Zone est l’équivalent argentin de Bad Taste et Braindead, les deux meilleurs films de Peter Jackson plus connu actuellement pour être le réalisateur de la trilogie du Seigneur des Anneaux.

Les points communs avec ces deux films cultes sont multiples. L’histoire d’aliens zombifiant les habitants d’une petite ville d’un pays à déterminer rappelle celle de Bad Taste. L’humour ravagé (un des héros est un catcheur / chanteur de country nommé John West) est proche de celui de Peter Jackson. En prime pour quelques dollars de plus, il aurait pu convoiter le titre très envié de film le plus gore de tous les temps (actuellement possédé par Braindead, justement).

Une grosse différence avec Peter Jackson est que Pablo Pares et Hernán Sáez, les réalisateurs, ne savent pas tenir une caméra. Ils tiennent plus des frères Dardenne que de Peter Jackson.

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Taxandria
Toute sortie est définitive
The ring
BIFFF 2003: 28 days later
BIFFF 2003: Three
BIFFF 2003: My little eye
BIFFF 2003: Macario
BIFFF 2003: Cypher
BIFFF 2003: Cabin Fever
BIFFF 2003: DeathWatch
BIFFF 2003: Ju-On (The Grudge)
BIFFF 2003: Zombie Plage Mutante Zone


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