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02/04/2003
ivan
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Mon BIFFF 2003
Ma sélection était de trois séances: Three, Macario et Ju-On (The Grudge). Dans l’ensemble, je suis assez content de ce que j’ai vu. Je serai moins sévère que Vincent, et serai plus positif.
Three est un film avec une très belle photographie, les plans paraissent étudiés consciencieusement. Des trois moyens métrages que reprenait le film et qui avaient comme thème central une vision de la mort, le premier m’est apparu comme le plus réussi visuellement, même si parfois certains plans sont un peu gratuits et non avenus, le deuxième ne m’a pas accroché, trop imprégné d’une culture asiatique que je ne connais pas, et le troisième était le plus réussi au point de vue du scénario même si on pouvait relever quelques incohérences; tandis que la photographie était également fort jolie. Globalement, j’ai trouvé dans l’ensemble des trois moyens métrages une approche quelque peu poétique du thème qui m’a séduite. Le public était en forme et assez bien participatif.
Macario, film mexicain de 1959. Ca se laisse regarder, même si ça a vieilli. C’est un vrai conte un peu enfantin. Il faut voir les expressions faciales des acteurs qui surjouent comme des mimes. Dommage que le Nova ne soit pas investi de la même ambiance qu’au passage 44.
Ju-On (the Grudge), un film d’épouvante bien ficelé, même si le réalisateur se contente de mettre les unes derrière les autres toutes des petites séquences autour à chaque fois d’un des protagonistes de l’histoire sans parfois se soucier d’une cohérence globale; en tout cas, je ne suis pas sûr d’avoir tout compris, mais y a-t’il réellement quelque chose à comprendre ?. Le seul but -me semble-t’il -de ce film est de faire peur, et ça fonctionne, si on se prend au jeu, c’est effrayant, un peu comme une attraction de parc récréatif (comme on dit). Et parfois, il m’arrive encore d’espérer ne jamais croiser le regard effrayant de ce petit garçon qui traîne tout le long du film... Cette séance fut pour moi la plus festive, le public étant en grande forme; il y avait dans la salle quelques petits comiques bien remontés.
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26/04/2003
vincent
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Et alors que la guerre est finie ...
... Madonna commence une guerre plus vaine que celle menée contre le terrorisme. Madonna (ou du moins son département juridique) a décidé de s’attaquer aux consommateurs de fichiers MP3.
Les premières frappes ont déjà commencé. Les forces armées de Madonna ont décidé d’inonder les réseaux d’échange de fichiers MP3 de fausses versions de son dernier album. La riposte ne s’est pas fait attendre. Des pirates ont attaqué le site officiel de Madonna et ont permis pendant quelques heures aux visiteurs du site de télécharger la bonne version du nouvel album de Madonna.
Vous trouverez tous les détails et les analyses de ce début de conflit ici (c’est en anglais).
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27/04/2003
vincent
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Half Past Dead (Mission Alcatraz)
de Don Michael Paul
Fan de Steven Seagal? Réjouissez-vous !
Alors qu’on le croyait devenu pacifiste pour des raisons religieuses, Steven Seagal - Monsieur "je vous casse le bras si vous me cassez les couilles" - est de retour en grande forme si l’on en croit la critique de Half Past Dead (Mission Alcatraz) parue dans le dernier numéro du Mad Movies. "Après "Steven Seagal dans un train" (Piège à grande vitesse), "Steven Seagal chez les verts" (Terrain Miné), "Steven Seagal chez les ritals" (Justice Sauvage), Hors limites nous avait gratifié d’un "Steven Seagal chez les rappeurs" qui a tellement plus à son réalisateur que ce dernier a décidé d’en reprendre l’idée et et d’y ajouter sa petite touche perso. Résultat: Mission Alcatraz s’apparente à un "Steven Seagal chez les prisonniers rappeurs" preuve s’il en était besoin, que le Steven Seagal à beau être déclinable à toutes les sauces, c’est toujours aussi bon ! Ici pour le bonheur de ses plus grands fans, le Steven Seagal a décidé de prendre du poids au point de ressembler à un gros panda vigoureux dont les coups de patte foutent encore le boxon bien comme il faut. ... Un casseur de bras attirant forcément les bras cassés, personne ne sera surpris d’apprendre que les qualités du réalisateur sont toutes relatives. Cadrages mous et montage hach(i)é sont donc au rendez-vous, mais les fans purs et durs savent bien que ce n’est pas ce qui les arrêtent quand ils se rendent religieusement en salles pour les nouvelles aventures de leur Saumon Agile / Panda Vigoureux préféré. Et bien que le film soit classé PG-13, autant dire qu’ils sont servis de ce coté-là, surtout quand Steven Seagal s’empare de la "Black Attitude" pour se fondre dans l’environnement carcéral ou qu’il se jette dans les airs pour sauver une demoiselle sans parachute. ... Tout ça sans paumer son bandana en plus ! Un mec bien ce Steven !"
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29/04/2003
ivan
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Mon FESTIVAL DOMINO 2003 à l'Ancienne Belgique
J’ai pu y voir Radian, ou ce qu’on pourrait appeler l’Ancienne
Belgique featuring l’inénarrable Sonic
Square du Kaaitheater. C’est-à-dire que c’est de la musique qui se cherche (...?), sorte "d’avant-garde" (...?) qui mélange matériel électronique et instruments classiques. C’est très bien, c’est très expérimental, j’aime beaucoup, mais c’est un peu pénible à regarder, c’est très statique et chaque fois qu’on a l’impression que ça va démarrer, inévitablement ça retombe et finalement rien ne se passe. C’est à écouter chez soi, tranquille dans son fauteuil.
Le même soir, sur la même scène du Club, on pouvait voir Hangedup, énième groupe issu de la grande famille Constellation (GY!BE, Do make say think, A Silver Mount Zion,...). De prime abord, un duo violon-batterie peut laisser croire qu’après 3 morceaux, on
aura fait le tour, et bien non, ils s’en sortent vraiment pas mal, effaçant rapidement cet à priori, par des compositions inventives et, Ancienne Belgique oblige, bruyantes. Jamais je n’aurais pu imaginer la puissance que peut développer un simple violon. Le batteur, avait complété sa batterie par des éléments aussi divers et étonnants qu’une planche de skateboard transformée en sorte de guitare à jouer avec des baguettes, des cloches métalliques ou encore une grille d’aération amplifiée... bref, si Radian avait eu quelque peu un effet soporifique, Hangedup pêchait d’une puissance et d’une présence scénique bien plus relevées.
Le lendemain, c’est Stephen Malkmus qui montait sur scène, ou plutôt qui roulait sur scène -lisez par là qu’il est arrivé sur scène en faisant la roue ... et le reste du groupe
aussi ...- le personnage est quelque peu clownesque, il ponctue son set de réflexions diverses sur son état de fatigue ou autres sujets tout aussi intéressants. Sa musique reste égale à elle-même, du Pavement un peu propret.
Pour terminer, un concert assez déconcertant (drôle ça...) avec une soirée qui commence bien avec Friends of Dean Martinez, devient surréaliste avec Jackie-O-Motherfucker et termine en parodie avec Songs: OHIA.
Friends of Dean Martinez avec une musique teintée de jazz et de blues un rien surf-rock, c’est un peu désordonné par moments et le principe est classique, chacun à son tour y va de sa petite intervention en soliste, mais ça
marche bien, la slide guitare vous prend aux tripes et la rythmique vous fait vibrer. Ils se sont entre autres permis une reprise du standard Summertime avec la slide guitare pour voix, une version assez personnelle.
Jackie-O-Motherfucker, si avec GY!BE (de qui on les rapproche souvent apparemment) on peut parfois se demander s’il ont conscience de ce qu’ils créent, avec JOM l’inconscience est presque une certitude, tellement,
c’est surréaliste (pour reprendre les propos de Vincent). On est littéralement immergé dans quelque chose d’indéfinissable, sorte de déconstructivisme musical, où toutes les notions musicales qu’on pourrait avoir se trouvent mises sens dessus dessous. C’est très lent, chacun s’applique dans son coin, ajoutant ses
sons à l’ensemble et tout prend cette forme mystérieuse qui fait qu’on se demande constamment si c’est contrôlé ou non...Très étrange.
Songs:OHIA très mauvais (ça n’engage que moi). On retiendra quand même le guitariste qui ne chante pas, sorte de clown coiffé à la Cypress Hill, cigarette au bec et éclair dessiné sur la courroie de la guitare qui bouge son corps et sa tête en s’appliquant sur des solos de guitare complètement nuls ... du grand show! Pour
le reste du groupe, le chanteur à la voix sans intérêts aucuns, avec un look et une dégaine entre Bryan Adams et Bon Jovi, qui tente le retour du jean coupé sous le genou, un bassiste quelconque et un batteur avec un chapeau de cow-boy. Et ce petit monde de donner lieu à une musique folk country qui devient vite énervant, tant c’est stéréotypé et sans surprise.
Reste une question récurrente (déjà lors de l’édition précédente on se l’était posée): lors d’un des concerts de cette année nous avons pu assister à un set "compositeur avec un ordinateur" en l’occurrence Four Tet. Est-ce vraiment intéressant à regarder un gars debout derrière un écran qui dodeline de la tête en déplaçant une souris ? J’avoue ne pas saisir le réel intérêt ; peut-être ne suis-je pas prêt pour la musique contemporaine sur scène ou simplement suis-je déjà trop vieux ?
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30/04/2003
ivan
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Thomas Fersen - La pièce montée des grands jours
En tant que rare défenseur de la chanson française sur Zabladowski, je me dois de présenter ici ce bel album d’un auteur compositeur talentueux. Plus électrique que les albums précédents, Thomas Fersen s’écarte un peu de ses compositions acoustiques pour une plus forte présence guitare/basse/batterie. S’il traite de sujets semblant de prime abord plus durs et plus crus du quotidien (les borborygmes, le chat botté), ses textes racontent toujours un univers propre à Fersen, un peu fou, ludique, emprunt d’une poésie qu’il a su s’approprier.
Ici, la nourriture a souvent remplacé les animaux, même si sur la pochette il pose avec un cochon sur les genoux; partout le manger ressurgit, Fersen semble avoir suffisamment mis les animaux à toutes les sauces que pour passer à table (Croque, la pièce montée des grands jours).
Plus je l’écoute et plus je m’y attache. J’attends impatient son retour sur scène, parce que je sais, pour l’avoir vu lors de sa précédente tournée, que son univers se prolonge dans ses concerts.
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