Zabladowski.org


 06/06/2003
 laurence

Dogville

de Lars Von Trier

Ou comment Lars von Trier arrive, de manière on ne peut plus intelligente, a riposté à une critique de Dancer in the dark ("comment avez-vous pu faire un film sur un pays dans lequel vous n’avez jamais mis les pieds?").

Conclusions:
- 2 lignes de scénario.
- pas de décor "réaliste".(histoire que l’on comprenne bien que l’important est les 2 lignes de scénario)
- jeu de mauvais acteurs de théâtre.
- grosses ficelles (ou devrais-je dire "cordes"?) pour actionner nos sentiments primaires d’humains sentimentalistes. ("hou, les méchants!")

Bref, ce film n’est qu’une grosse provoc’ à deux balles de 3 heures.
J’adore.
Ce gars est un génie...

 06/06/2003
 laurence

Matrix reloaded

d'Andy & Larry Wachowski

Nickel pour un après-midi de grande chaleur où l’on n’a rien à foutre. Et surtout pour la soirée qui suivra où l’on passera 3 heures à refaire le film de A à Z, des effets spéciaux datant de 1998, aux décors post-apocalyptiques dignes de tout décor post-apocalyptique en passant par les costumes (dites-leur que les chaussures à gros bouts en fer sont loin d’être sexy) et les combats dans lesquels personne ne mourra.

Bref, je veux du sang, des gars sexy habillés en Gucci et d’autres coupes de cheveux! Et pas du jeu vidéo avec des prêtres à lunettes de nazes.

...Je ne suis qu’une fille après tout...

 11/06/2003
 vincent

The Kills à l'Ancienne Belgique

The Kills en concert : un rock n’roll sexy et animal (rempli de bonnes vibrations) qui transpire bien !

 14/06/2003
 vincent

Jason X

de James Isaac

J’ai enfin vu ce fameux dixième épisode des aventures de Jason Voorhees, le tueur au masque de hockey et au cerveau de moineau déshydraté le plus célèbre du monde. Pour ce volet, Jason Voorhees se voit propulsé en 2400 et des poussières, histoire de s’offrir un sérieux lifting. Comme il en est arrivé là ? En 2010, les autorités se sont enfin rendues compte qu’il était vain d’essayer de tuer Jason et décident de le cryogéniser en se disant que dans le futur, il y aura bien un petit malin qui inventera un truc pour venir à bout des tueurs en série qui se relèvent tout le temps. 400 ans plus tard, la Terre n’est plus source de vie. Les humains se sont installés sur Terre 2 (ne rigolez pas, cela crève d’originalité, mais vous ne vous en rendez pas compte!). De temps en temps, des équipes d’archéologues/scientifiques ressemblant à s’y méprendre aux nymphettes et aux baiseurs qui se faisaient éventrer 4 siècles plus tôt, visitent la Terre et tombent sur le Jason réfrigéré. Ils décident de le ramener (ah si seulement ils avaient vu les 9 premiers épisodes!).

La suite est simple. Jason revient la vie ; reprend son boulot comme si rien n’avait changé; prouve que c’est aussi facile de tuer des androïdes et& des simulations virtuelles que des êtres humains ; s’offre un nouveau costume (je ne vous dirais pas comment!) et fait même parfois preuve d’intelligence en comprenant très vite qu’il très facile d’éclater un visage cryogénisé.

Côté action, cela saigne bien et comme de coutume, Jason meurt plus d’une fois sauf ici, ses décès sont vraiment d’anthologie. Côté technique, Jason X est digne d’une bonne série B de science-fiction : des séquences en images de synthèse à chier; des décors sentant le GI-JOE à dix kilomètres. Bref, un must, peut-être même le meilleur de la série !

 14/06/2003
 vincent

Jeepers Creepers

de Victor Salva

Ce film aurait pu donner un nouveau souffle aux films d’horreur "gros budgets". Produit par Francis Ford Copolla, Jeepers Creepers réussit en partie ce que le récent Cabin Fever a échoué : un retour aux films du genre des années 70 en utilisant un grain rendant l’image moins lisse et moins propre et en privilégiant les ambiances malsaines plutôt que les scènes d’horreur/action pure.

Le problème est qu’une fois la première moitié du film passé, Jeepers Creepers donne un visage au malsain et une fois, ce visage découvert, on déchante rapidement. Pour vous donnez une idée et surtout, pour ceux qui s’en souviennent, je crois que les monstres mis en avant dans certains sketches de la série des Tales From The Crypt étaient moins navrants !

Note: Etant donné qu’un deuxième volet est en préparation, il semble que je suis la seule personne à avoir été navrée par la deuxième moitié du film ...

 16/06/2003
 vincent

Cidade de Deus

de Fernando Meirelles & Kátia Lund

Un film coup de poing qui a la pêche sur un bidonville brésilien où le seul moyen de s’élever est de truander quelque soit son âge. Cidade de Deus peut être vu comme une sorte de version brésilienne d’un Scarface des milieux moins fastes.

Sans conteste, le film de l’année. A voir absolument !

 20/06/2003
 vincent

Goldfrapp à l'Ancienne Belgique

Sur Black Cherry, leur dernier album, Goldfrapp délaissait les ambiances farouchement solitaires s’inspirant librement des visions panoramiques d’Ennio Morricone ou de John Barry(*) au profit d’une artillerie sonore nettement plus clinquante barbotant dans les eaux du revival eighties(*). Certains ont trouvé ce changement de cap complètement foireux tandis que d’autres (comme moi) se sont délectés et attendaient la venue de Goldfrapp avec impatience, histoire de voir s’il pouvait offrir un concert flamboyant à la mesure de l’énergie dégagée par Black Cherry.

Musicalement parlant, Goldfrapp assure et est une machine bien huilée. Scéniquement parlant, Goldfrapp est à chier. On pouvait espérer que, revival eighties oblige, on allait avoir droit à une Alison Goldfrapp transformée en vamp offrant une belle tranche de bonne humeur à son public et non à la limite de l’équivalent féminin de Liam Gallagher (OK, j’exagère). Comment peut-on jouer une musique plus provocatrice qu’audacieuse(*) en étant si premier degré ? C’est navrant...

* dixit Les Inrockuptibles

 20/06/2003
 ivan

Moon Invaders + King Prawn au Botanique (il y a quelque temps)

Moon Invaders, bien festif avec un ska qui a fait danser mes pieds.

King Prawn, c’est plus punk que ska, c’est incisif et énergique, mais il faut bien avouer qu’on a vite fait le tour même si ça se laisse regarder un moment. Ce qu’on retient surtout de King Prawn, c’est le bassiste crane rasé, pieds nus, barbe et djellaba, sorte de gourou qui ponctue chacune des entre-chansons de "pensées philosophiques" (peut-être est-ce lui le "roi des crevettes"... ?).

Question: N’est-ce pas frustrant pour un groupe de n’avoir lors de ces concerts que des adolescents de 16 ans? L’avantage, c’est que ce public-là est encore motivé et n’hésite pas à pogoter (mais oui!) voir à tenter quelques stage diving (évidement la scène de la rotonde ce n’est pas vertigineux) jusqu’à déchirer son beau t-shirt de NO-FX... (Bon, je dois y aller, j’ai la permission de minuit...)

 20/06/2003
 ivan

Dogville (II)

de Lars von Trier

Lars von Trier a décidé que toutes les actions de ses prochains films se passeraient effectivement sur le continent américain. Ici, c’est juste par principe. Pour moi, Lars von Trier; qu’on apprécie ou pas ses films, fait preuve d’une motivation honorable à chercher à faire avancer quelque peu les choses. Si sa recherche actuelle a trait à la "fusion" du cinéma, du théâtre et de la littérature (de ses mots, lire à ce sujet "Les cahiers du cinéma"), c’est effectivement ce qui m’a plu dans ce film. Ce concept, de donner au spectateur les éléments basiques qui lui permettent de construire lui-même le visuel de l’histoire, a quelque chose d’un retour aux sources. En effet, alors que la tendance actuelle est semble-t-il de tout montrer sans que le spectateur n’ait plus à fournir le moindre effort ( ce qui est assez réducteur, puisque tout le monde en définitive en arrive à penser la même chose), ici pour entrer dans le film, le spectateur doit s’investir, il doit s’imaginer les choses, la ville, l’environnement; exactement comme avec la littérature, et le théâtre. Toute une symbolique établit les bases du récit, et grâce à ces éléments, chacun se représente la même histoire, mais dans un environnement dont l’image est teintée d’expérience personnelle. Le récit devient universel, mais non réducteur, puisque chaque individu qui accepte le principe fait la démarche d’intégrer ses propres images à la trame générale.

Pour le reste, Lars Von Trier joue avec des grosses ficelles qu’il aime à utiliser: les sentiments, la méchanceté prononcée, le "martyr" de ses héros ... et il ne peut pas s’empêcher d’en faire trop. Est-ce voulu ou non? Peu importe, le film dure trois heures que je n’ai pas senti passer.

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Dogville (II)


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