Zabladowski.org


 01/09/2003
 vincent

Peaches - Fatherfucker

Beggars XL (2003)

Est-ce une surprise si, avec Fatherfucker, Peaches passe d’un hip-hop old school/electro féministe à un electro-punk féministe? Non, c’est l’époque qui le veut et quelque part, cela colle mieux à son personnage. Il suffit de voir la vidéo de Rock n’Roll, son nouveau single pour s’en convaincre. C’est basique à souhait mais on s’en fout, chez Peaches, c’est le personnage qui amuse... On regarde d’abord et on écoute ensuite... C’est très paradoxal de définir de cette manière quelqu’un qui se veut féministe , non?

Fatherfucker ne sortira que mi-septembre mais comme d’habitude, il est d’ores et déjà disponible chez tout "bon marchand" de fichiers MP3!

 02/09/2003
 vincent

Je suis plus osée que toi! (II)

Il semble que Britney Spears (du moins, son équipe marketing) est vraiment décidée à sortir les grands moyens pour écraser Christina Aguilera. Selon cette nouvelle du NME, elle aurait demandé à Peaches de lui écrire des chansons. Pas de chance pour elle, Peaches a déjà accepté une offre similaire venant de Pink.

 02/09/2003
 vincent

Longue vie à eMusic

J’ai la naïveté de chercher à télécharger de la musique légalement. Je ne fais appel aux solutions "communistes" que lorsque j’essaie de trouver un album qui n’est pas encore paru ou qui est tout simplement introuvable via les chemins légaux. Contrairement à ce qu’une partie de la presse a laissé penser, les sites de vente de musique en ligne existaient bien avant le désormais célèbre Apple Music Store et sont bien plus nombreux qu’on le pense. Jetez un oeil sur cette liste non exhaustive pour vous donner une idée.
En tant qu’européen, le grand problème est que la majorité de ces services vise uniquement une clientèle américaine et pour cette raison, ils ont seulement négocié les droits de distribution sur le continent américain. Les possibilités sur le marché européen sont très limitées. A ma connaissance, il existe seulement 4 services:
- Liquid.com,
- Les sites OD2 (Digifnac, MSN Music Club, Skynet Music Club, ...),
- WebListen.com,
- eMusic.com.

Liquid est un service américain qui rend accessible une maigre partie de son catalogue aux européens mais il est excessivement cher.

OD2 est le seul réel fournisseur de musique en ligne européen. Il n’a pas de site propre mais il est accessible via des sites de marques traditionnelles (des sortes de revendeurs) comme Fnac, MSN, Skynet,... OD2 a l’avantage ou l’inconvénient (c’est selon) de proposer beaucoup d’albums provenant de majors. Son système de tarification a de quoi effrayer les plus motivés et dépendant votre utilisation, il peut également s’avérer très cher.

WebListen est un service espagnol qui propose un catalogue très varié mais je n’ai jamais eu l’occasion de l’essayer.

eMusic est mon préféré et le seul qui vaut vraiment la peine d’être utilisé. C’est un service américain mais une bonne partie du catalogue est accessible par le reste du monde. eMusic est un fabuleux vecteur de découvertes. Pour moins de 10 Euros par mois (enfin, c’est selon le cours du dollars), vous pouvez télécharger autant de morceaux que vous le désirez dans leur catalogue alimenté par plus de 900 labels indépendants dont SYR, 4AD, Matador, XL Records, Epitaph, Smells Like Records, Cryptogramophone, Atavistic, Mille Plateaux, Road Cone, Mute... eMusic n’est pas fait pour vous si vous cherchez des trucs extrêmement connus ou récents.

La grande force d’eMusic est sa faculté à vous faire découvrir des choses. En fonction de vos téléchargements ou de vos recherches, il vous proposera fréquemment des choses susceptibles de vous intéresser.

Cela fait bientôt un an que je suis abonné à eMusic. J’ai dû télécharger plus de 4000 morceaux de trucs allant de Sonic Youth à Sun Ra en passant par Gotan Project.

 04/09/2003
 vincent

24 Heures - Saison 2

de Joel Surnow

"Ne cherchez pas à l’extérieur, car la menace vient de l’intérieur". Tel est (en résumé) le message envoyé aux Etats-Unis au terme de cette deuxième saison de 24 Heures. Sous ses allures de traque aux terroristes nucléaires, les scénaristes de 24 Heures ne proposent rien d’autre qu’une relecture coup de poing du 11 septembre et ses suites. C’est très culotté de la part d’une série produite par une chaîne acquise à la cause de Georges W. Bush. Rien que pour cette raison, cette deuxième saison mérite le respect. Pourtant, à la vision des deux premiers épisodes, rien ne laissait suggérer un tel dénouement. Les méchants sont musulmans et les gentils sont généralement blonds et plus patriotiques que Tom Hanks. Bref, les clichés foisonnent et on ne serait vraiment pas surpris d’entendre claironner les trompettes et d’apprendre que Steven Spielberg est derrière la caméra. Heureusement, un Jack Bauer- n’ayant plus vraiment envie de rigoler -transformé en héros punitif et expéditif, nous rappelle que 24 Heures est une série qui peut sortir à tout moment des sentiers de l’Amérique complaisante.

Une fois le troisième épisode, on en a pour notre argent et là, c’est parti pour 22 heures d’une course où se sacrifieront ceux que l’on n’attendait pas et où beaucoup s’amuseront à retourner leurs vestes sans sourciller. Cela tient bien en haleine. Certains épisodes seront plus éprouvants que la première saison à elle seule, mais tout est loin d’être parfait...

Cette deuxième saison souffre de sa volonté à être plus haletante que la précédente. Les scénaristes n’ont par moment pas hésité à mettre trois cliffhangers pour le prix d’un. C’est trop. Parfois, on frise même le grotesque. On finit par se dire que nos héros n’ont vraiment pas de chance pour avoir tant de tuiles qui leur tombent dessus... Kim Bauer en est l’exemple agaçant. Déjà que dans la première saison, elle n’a pas vraiment de bol, mais là, c’est pathétique ! Où qu’elle aille, elle sera face un problème. Elle marche dans la nature : elle se retrouve coincée dans un piège à couguar. Elle rentre dans une épicerie: celle-ci se fait braquer. Elle rencontre quelqu’un : il s’avère détraqué. J’en passe et des meilleures.

Cela nuit à la crédibilité de l’action et c’est dommage, car on finit par complètement se lasser de cette multiplication de rebondissements et une fois le 14ème épisode passé (comme dans la première saison, la série se divise en deux parties relativement distinctes avec un faux happy-end en guise de transition), on ne fait plus qu’attendre le dénouement final qui, sans être décevant, ne vaut vraiment pas celui de la première saison.

Maintenant, il ne faut pas bouder son plaisir. 24 Heures reste une série largement supérieure à la moyenne et certains ne se formaliseront de ses gros défauts typiquement hollywoodiens. J’en connais même qui ont pleuré à la vue du 14ème épisode.

 04/09/2003
 ivan

Noi Albinoi

de Dagur Kári

Un film islandais qui a tout pour vous saper le moral. Un scénario très simple, pour ne pas dire simpliste, une lumière rare, et des événements plutôt absents...

Un adolescent, albinos, génie, islandais qui rêve de s’évader de sa bourgade perdue. On assiste à une série de moments sans grand intérêt glanés au long des journées de cet adolescent en mal d’une autre vie.

 05/09/2003
 laurent

Dusminguet au Quartier Midi (PleinOPENAir 2003)

C’est dans une atmosphère plutôt surréaliste que j’ai pû assister, presque ’par hasard’, au concert gratuit donné par Dusminguet près de la gare du Midi vendredi dernier. Arrivé sur place à l’heure, quelle ne fût (pas) ma surprise de voir qu’il y avait un retard de circonstance pour le concert du groupe catalan. Parmi un parterre d’altermondialistes sous-vitaminés, votre serviteur a pris son mal en patience en sirotant une première bière "bio". Et une pensée m’a traversé l’esprit (grâce à la bière) : Pourquoi les concerts de musique dite du monde, et in extenso de rock et de tous ses dérivatifs, n’attirent-ils que des gens de gauche? (!!!). Ce n’est qu’en entamant une troisième bière que le concert a enfin commencé, et avec lui une fine pluie bien crachante, de la vraie pisse de nonnette. Et le pur bonheur est venu immerger la plaine boueuse, entourée de grues et de bâtiments délabrés ou en construction. Avec pour commencer un titre reggae dont la basse assourdissante et les samples de chants bulgares ont chauffé comme il se doit un public très hétéroclite. Et puis c’est un vallenato, musique à base d’accordéon et de percussions originaire de la côte nord de Colombie, qui a enflammé le terrain vague, avec une première image surréaliste : des femmes voilées aux fenêtres de certaines maisons vétustes, en face de quelques fonctionnaires du centre postal de Bruxelles se laissant distraire . Puis la troupe Dusminguet (une guitare, une basse, une batterie, deux percussionnistes, un accordéon et un synthé-sampler) a joué des ’cumbias’, des ’son’, des ’tex-mex’, des ’rumbas’, des ’ska’, de ’samba’, de ’rock’ , de flamenco, de musique grecque ou gitane, et encore d’autres ’vallenatos’, d’autres ’reggae’ qui sont venus éclaircir cette soirée pluvieuse, voire frisquette.

"No llores, que la vida es un carnaval" (cesse de pleurer car la vie est un carnaval) clamait sans cesse l’un des trois chanteurs du groupe. Cette phrase tombait à pic : non seulement parce que leur musique épiçait contextuellement cette expression, mais surtout parce que cette ambiance surréaliste donnait tout son sens à cette absurdité qu’est si souvent la vie...

Je vous conseille plus que fortement cette musique prouvant que la globalisation peut aussi nous rendre heureux.

 09/09/2003
 laurent

Le 11 septembre et le rock

Selon le site de Billboard, de nombreux musiciens en tournée ont décidé de ne pas jouer le 11 septembre par respect pour les victimes des attaques terroristes. Parmi eux, sont cités les noms de Bruce Springsteen, Cher, Steely Dan, Fleetwood Mac, Aerosmith et Kiss. Le Billboard relève cependant que d’autres artistes n’ont pas annulé leurs concerts à cette date, dont R.E.M. Leur agent estime en effet qu’il "est très important de ne pas céder à la pression des terroristes". Bien vu.

Heureusement que Primal Scream n’est pas en tournée aux USA pour chanter Bomb the pentagon...

 09/09/2003
 vincent

Découvrez les symboles...

... derrière les chansons de Peaches avec ce site pas très subtil mais aussi éducatif qu’un épisode de Il était une fois la vie.

 10/09/2003
 laurent

Ecce Homo: Jah! Ever living Gainsbarre

Mercury (1981)

C’est un petit bijou qui vient de sortir en double CD. Mauvaises nouvelles des étoiles, titre prémonitoire, fût pour Gainsbourg un album qui révéla ses souffrances au public. Le titre fut emprunté au tableau de Paul Klee, autre artiste ayant traduit son mal-être en art. Nous sommes en 1979. Le jusqu’alors dandy Serge Gainsbourg, plus connu pour ses origines judéo-russes et pour ses collaborations si souvent amoureuses avec Brigitte ou Jane, vient d’être quitté par la Birkin. Cet événement surviendra en même temps que la mort de Bob Marley, et décidera Gainsbourg, et ce contre l’avis de son directeur artistique Philippe Lerichomme, à aller enregistrer son deuxième album reggae (le premier étant l’excellent Aux armes et caetera) à New Providence, une île aux Bahamas. La veuve Rita Marley, ainsi que les choristes mythiques de Bob Marley, Judy Mowatt et Marcia Griffiths, et surtout l’implacable rythmique de Sly & Robbie (bien meilleurs à mon avis comme collaborateurs que sous leur nom propre) l’y attendent pour enregistrer un album qui sera, on s’en rend bien compte aujourd’hui, trop en avance sur son temps. Mis à part le titre Ecce homo (se traduit par ’voici l’homme’), l’album ne connaîtra pas le succès d’Aux armes et caetera. On semble attribuer aujourd’hui ce relatif non-succès à la lourdeur de la basse et de la batterie, d’où le remixage réalisé ici par Soljie Hamilton (connu entre autres pour ses mixs de Yellowman), qui met en relief le piano et l’orgue, trop effacés à l’époque. Le résultat est un son plus clean, plus rond comme diraient les vendeurs d’Hi-Fi de luxe. En parlant de nettoyage, les bruitages de pétomanes ont été annexés, et ce n’est franchement pas plus mal car ces bruits de gaz n’avaient d’autre raison d’exister que leur capacité à choquer, ce qui après la première écoute lassait...

Les textes des chansons sont véritablement à l’image du désormais Gainsbarre, devenu le provocateur à la rock’n roll attitude dangereuse pour sa santé, allant de la politique à la religion ("Croire c’est aussi fumeux que le ganja, tire sur ton joint pauvre rasta"), en passant par un humour bukowskien ("J’ai un Mickey maousse et quand tu le secousses il mousse") et une poésie qui font aujourd’hui de Gainsbarre la référence ultime outre-Manche ainsi qu’outre-Atlantique.

Le deuxième CD comporte les mêmes titres en version dub mais surtout des versions DJ et chantées très réussies qui remettent un Gainsbarre royal d’avant-garde au milieu d’un reggae actuel en perte d’inspiration.

Respect!

 10/09/2003
 laurent

Papas Fritas - Pop has freed us

Minty Fresh (2003)

Une sorte de Best of comportant 8 classiques mais également 9 titres inédits et trois clips en dvd (enhanced probablement) est annoncé sur le site des french fries. Une bonne occasion pour ceux qui ne connaissent pas le goût des patates d’y goûter leurs bonnes recettes festives.

 11/09/2003
 laurent

Nicolaï Dunger - Tranquil Isolation

Overcoat (2003)

Pour ceux qui aiment Sparklehorse ou Howe Gelb, ce disque devrait vous plaire. Il s’agit du bien nommé Tranquil Isolation de Nicolaï Dunger, un chanteur suédois qui est allé enregistrer ce disque dans le fin fond du Kentucky (USA), chez Will Oldham (Palace). Sa voix rappelle autant Jeff Buckley ou Van Morrison que Billy Corgan. Passées les premières écoutes, ce disque prend peu à peu toute sa (ses) dimension(s). La musique est calme, digne d’un country-blues-folk reposant et mélodieux, sans fioritures inutiles, et en même temps bien crasseux et poussiéreux. Très intime. Excellent pour les longues soirées d’automne qui nous attendent!

 11/09/2003
 laurent

Damon Albarn: Sa vie, son oeuvre

Le chanteur de Blur, depuis son très réussi side-poject virtuel hip-hop Gorillaz, ne cesse de s’intéresser à ce que d’aucuns appellent la world music. Déjà alors la collaboration du cubain Ibrahim Ferrer pouvait nous mettre la puce à l’oreille sur la métamorphose future de Damon Albarn. Il y a un an est sorti l’album Mali Music, disque tentant de faire découvrir la musique malienne, et ce avec des références telles qu’Afel Bocoum ou Toumani Diabaté. C’est muni de son melodica, instrument entre l’orgue et l’harmonica (joué à outrance par le reggaeman Augustus Pablo), que Damon débarque au Mali pour un projet caritatif mené par Oxfam. Il enregistre alors plus de 40 heures de musique sur son DAT qui serviront de base au mixage et à la finition du disque. Albarn déclare depuis que cette expérience lui a ouvert l’esprit.

On s’en félicite d’ailleurs en écoutant le dernier Blur, Think Tank (se traduit par réservoir d’idées), dont certaines sonorités marocaines (surtout sur le titre Out of Time) ou autres sont un pur délice, et ce malgré les critiques sur l’égo "arty" gonflé d’Albarn, dont celles de son ex-guitariste Graham Coxon.

Et puis voilà maintenant que Damon Albarn apparaît sur le disque très étrange de Terry Hall and Mushtaq (respectivement membre des Specials et de Fun Boy Three pour le premier, et de Fun-Da-Mental pour le deuxième), Hour of two lights. Il y joue de la melodica, encore, et chante sur le titre ten eleven. Le disque comporte des styles très hétéroclites et pas toujours évidents, souvent arabisants, voire parfois lassants ou agaçants, mais le fait est que Damon Albarn ouvre en effet de plus en plus son esprit, et ceci laisse espérer, à l’image du dernier Blur, que de nouveaux sons tirés de fusions feront leur apparition à l’avenir.

A part Blur et Gorillaz, tous ses projets (et d’autres à venir) émanent de la modeste HONEST JON’S, qui était pour la petite histoire un magasin de disques de Portobello à Londres, et que Damon a poussé à devenir une maison de disques. A suivre si on veut se faire une petite idée de comment Damon Albarn ouvre son esprit!

 12/09/2003
 vincent

Ecoutez vos films préférés

Merci à Tanguy de signaler l'existence de ce site qui a l'étrange ambition de vous offrir la possibilité d'écouter des films. Cela de va Gladiator à Army Of Darkness en passant par Scarface. Et cerise sur le gâteau, vous devez simplement avoir Flash installé pour profiter de ces séances de cinéma sans projections.

 15/09/2003
 vincent

Ativin, Explosion in the sky, Yume Bitsu

Je ne m’étais pas rendu compte que Mogwai avait fait école. Pourtant à l’écoute de Ativin, Explosion in the sky et Yume Bitsu, il n’y a aucun doute: il existe des suiveurs et copieurs de Mogwai. Quel est l’intérêt? Je n’en ai aucune idée. Certains fans purs et durs aimeront sans doute et avec un titre comme Those Who Tell the Truth Shall Die, Those Who Tell the Truth Shall Live Forever", Explosion in the sky pourraient viser la clientèle de Godspeed You! Black Emperor.

D’ailleurs, Explosion in the sky est le seul groupe qui soutienne vraiment la comparaison. Il a un son similaire à Mogwai mais avec un beaucoup d’entraînement, il pourrait atteindre la grandiloquence mélodique de GY!BE. Il n’y est pas encore mais ce Those Who Tell the Truth Shall Die, Those Who Tell the Truth Shall Live Forever est prometteur. A suivre...

 15/09/2003
 vincent

Japancakes - If I could see Dallas

Kindercore (1999)

Bien que pouvant être attaché à la musique de Tortoise (pour son côté instrumental particulièrement neutre) ou de Stereolab (pour son côté élastique et bubblegum), If I could see Dallas de Japancakes échappe aux comparaisons faciles tant il est varié. La seule constante est une musique construite en couches mélant basse-batterie-guitare, synthétiseur analogique, sitar, vocoder, cordes et guitare steel Hawaïenne. C’est très riche et par moment, vraiment majestueux. Je recommande.

 15/09/2003
 laurent

Les pensées du jour

Réflexions du vieux sage David Bowie qui se livre au journal Le Monde. "A mon âge, déplore-t-il, je ne peux pas espérer beaucoup de passages radio. La cible de la plupart des FM étant l’argent de poche des 15-25 ans, toute leur programmation est axée dans ce sens. Cela se révèle très cruel pour les artistes de ma génération." Je vois bien plus de groupes, et appartenant à des générations bien plus jeunes, qui passent encore moins que lui...

"Nous partageons avec les gamins tout un patrimoine musical commun, mais leur mode de consommation et la valeur donnée à la musique ont changé. Pour nous, le rock était un symbole, l’interface par laquelle nous interprétions le monde. Aujourd’hui, la musique n’est qu’un élément d’un style de vie. Elle est devenue l’esclave de la culture des jeunes et non plus son leader. Les ordinateurs, les jeux vidéo, Internet sont plus proches de leur univers. La preuve, l’industrie du single est dépassée par celle des sonneries de téléphone." C’est bizarre, je trouve que David a pris un sacré coup de vieux. De mon temps c’était bien mieux...

"Notre vie privée est de plus en plus menacée. Oubliez tous les autres problèmes concernant Internet, y compris ceux de la distribution de la musique. Inquiétez-vous d’abord des moyens que mettent en place les autorités pour se brancher sur votre compte en banque, vos dossiers de santé, vos antécédents familiaux." Merci David, j’ai noté tes conseils. Mais que puis-je faire exactement?

"Pour les gamins, la musique ne vaut pas l’argent qu’on exige d’eux. Ils ont appris à la consommer comme on boit de l’eau du robinet. Tous les arts deviennent un flux accessible. Et pour toute parade au piratage trouvée par la corporation, il y aura un petit malin qui trouvera l’antidote. Je ne vois pas l’industrie survivre à cela." C’est la raison pour laquelle tu fais des pubs David?

"L’utilisation de mes chansons dans une publicité leur donne plus d’exposition que la diffusion à la radio de l’intégralité de mon nouvel album. Certains m’accusent de vendre mon âme ? Un titre comme Heroes a été utilisé pour cinq produits différents. Peu de gens peuvent me citer ces produits, mais tous se rappellent la chanson." Et en plus il crache dans la soupe... De là à ce qu’il nous explique qu’il a participé à la Star Academy parce que c’est la seule façon de diffuser sa musique... A quand la Star Academy ?

 15/09/2003
 laurent

Sting à la Star Academy : Killing Joke!

En parlant de Star Academy, quelle n’a pas été ma surprise en zappant samedi soir, et avant de me rabattre sur l’écoute du dernier Killing Joke>, de tomber sur Sting ! Message in a bottle... Pour revenir à Killing Joke, dont on nous a annoncé le retour à tambours battants avec le batteur (sic) de feu Nirvana, Dave Grohl, alors que le même Killing Joke attaquait Nirvana en 1991 pour avoir plagié Eighties dans la chanson Come as you are... Celà commence très fort, c’est pas mauvais mais peu à peu on a l’impression sur certaines chansons que Jaz Coleman aboie ses paroles, un peu à la Max Cavalera. Le disque peut facilement vous tomber des mains. C’est dommage. Ceux qui nous avaient arrosé d’un Love like Blood magistral, ou encore d’un Democracy qui tenait la route, semblent tout de même un peu en bout d’inspiration. A vérifier tout de même lors des Nuits Botanique le 27 septembre si le live ne vend pas mieux la chose...

 23/09/2003
 laurent

Dot Allison - We are science

Mantra (2002)

Qui a dit que New Order n’avait pas laissé de traces? La sirène des Death in Vegas nous livre un deuxième album mêlant anciens et nouveaux sons qui étonnera par sa fraîcheur et son dynamisme. Pour ceux qui ne connaissent pas Dot Allison, une brève bio s’impose. Cette écossaise a fait ses premiers pas dans le monde du rock, ou plutôt de la dance, au sein du groupe One Dove, produit par le DJ Andrew Weatherhall (connu pour ses Sabres of Paradise ou pour ses nombreuses productions de mix, de New Order aux Happy Mondays en passant par Primal Scream) et de leur unique album Morning Dove White en 1993. Elle se fera oublier jusqu’en 1999, où sa voix illustre la chanson enivrante Dirge du deuxième album The Contino Sessions de Death in Vegas, le groupe qui va , avec les Chemical Brothers, réconcilier les fans de techno et de rock.

Forte de cette expérience, elle décide de se lancer seule. L’album trip-hop Afterglow montrera timidement ses aptitudes à chanter sur des morceaux proches des Cocteau Twins ou des Siouxsie and the Banshees. Sa voix suave y brille parmi la basse.

Et, un peu comme si elle se lâchait enfin, nous arrive We are Science, qui change totalement de cap. C’est sur un rythme syncopé rappelant Kraftwerk que démarre cet album fourni en sonorités techno-rock. Nous avons droit ici à quelques titres honorant les modèles allemands période Computer World, comme le titre éponyme ou Substance. Mais figurent dans cet album également des titres qui pourraient faire partie d’un album de Death in Vegas, comme le très crasseux Strung out ou le plus planant Hex, bourrés de sons saturés dont la dépendance est jouissive. Cet album se livre petit à petit, révélant ses influences tantôt techno, tantôt new wave, ou enfin tout simplement rock. Il remet à l’ordre du jour la possibilité de faire vivre côte à côte le rock et la techno, les boîtes à rythmes et la batterie, les synthés et la guitare, pourvu que le tout soit enrobé d’une sauce à la basse. Elle se permet même d’y inclure deux titres intimistes, l’un -Performance- aux sonorités lynchéennes qui se termine comme un ouragan, l’autre -Wishing Stone- plus simple, à la guitare sèche. (qui a d’ailleurs inspiré la sortie d’une édition limités de titres acoustiques)

Non seulement la musique prend du relief, mais également sa voix qui sur I think I love you ou sur You can be replaced font diablement penser à une Shirley Manson (Garbage) qui aurait eu la bonne idée de prêter sa voix à des productions moins "commerciales", donc plus intéressantes. Deux remix très dance de Felix Da Housecat et de Slam clôturent cet album plus qu’attachant et rappellent étrangement les us et coutumes des successeurs de Joy Division.

Dot Allison a mûri. Elle ose et bien lui en a pris car elle nourrit le feu allumé dans les années 80-90 par les New Order, Human League et autres Depeche Mode.

Massive Attack l’a d’ailleurs bien compris puisqu’elle "supporte" leur tournée en première partie et serait conviée à participer à leur prochain album...

 23/09/2003
 laurent

Spiritualized, Guided By Voices, ... aux Nuits Botanique

Les Nuits du Botanique ont commencé, et ce qu’ils appellent les Grandes Serres ont en quelque sorte été déplacées, et pas pour le mieux puisque l’on doit véritablement improviser pour atteindre la salle. En effet, les marches du Botanique sont littéralement envahies par des curieux de tous âges et de toutes origines, souvent accompagnés de bouteilles et canettes diverses, et frayer son chemin dans cette masse humaine n’est pas une mince affaire... Après un groupe modeste mais pas mauvais, The Sights, dans la lignée des Who, c’est un groupe danois, Mew, qui nous a livré un concert étrangement nul. A part de petits films sur grand écran qui permettaient de se distraire, leur musique, sorte de mélange plus qu’indigeste entre A-Ha, Sigur Ross et Clawfinger, n’a peut-être convaincu que des boutonneux ignares...

Les Guided by Voices ont fait un show dynamique mais aussi très lassant car très répétitif et prévisible.

Enfin, le grand retour des Spiritualized a ravi les amateurs de My Bloody Valentine ou de Mogwai, en un mot ceux qui aiment les murs de guitares qui font du bruit une mélodie.

 24/09/2003
 vincent

Nuit pitoyable

Une chose qui m’épate toujours avec ce Centre Culturel de la Communauté Wallonie-Bruxelles qu’est Le Botanique, c’est cette capacité à proposer des affiches défiant toute logique artistique.

Durant l’année, cela donne généralement droit à des bonnes têtes d’affiche obligatoirement précédées par une série de désespoirs européens que l’on fuit en ne lésinant pas sur les consommations aux bars (c’est sûrement voulu par les organisateurs). Quelques exemples mémorables: l’electro-pop-disco virvelotante de Vive La Fête et un groupe de ska-punk minable nommé La Ruda Salska (mars 2000), le folk imbibé de Cat Power et le chiantissime désespoir local qu’est Marthajane (mai 2003) ou encore Sandy Dillon, la version féminine de Tom Waits et Yuppie Flu, un croisement italien entre EMF et Oasis (2001).

En septembre, avec les Nuits Botanique, c’est un peu plus ambitieux. On associe que des petites têtes d’affiches en évitant soigneusement toute cohérence. Cela donnes des choses comme l’électronique prodigienne de Front 242 contre l’univers minimaliste d’un Ozark Henri (1997), le rock décalé de The Little Rabbits contre la jungle de foire agricole de Badmarsh & Shri (2001), Francoiz Breut, l’ancien côté féminin de Dominique A contre l’inclassable déjantée de Brigitte Fontaine (2001), Dominique A contre Pierre Surquin, un mauvais remake français d’American Music Club (2002) ou encore Zita Swoon contre Millionaire, un groupe belge à enterrer (2001).

Cette année, les organisateurs m’ont offert une perle du genre: l’électro-rock-morriconien posé de Broadcast contre l’électro-de-femmes-avec-des-couilles de Peaches. A nouveau cela défie toute logique humaine, si ce n’est que Broadcast a le malheur d’être diffusé (Ah!Ah! Le jeu de mots!) par Warp ce qui doit lui valoir pas mal de propositions du genre. Histoire de corser le tout, les organisateurs font jouer les antagonistes dans un chapiteau aux allures de Grande Serre tellement éclairée par les lumières extérieures que cela crée inévitablement une distance entre le public et la scène. Un light show aussi misérabiliste que possible enfonce le clou et anéantit tout enthousiasme. Et comme si cela n’était pas suffisant, le son est ignoble. C’est digne d’un enregistrement pirate. Toute la richesse des mélodies multi-couches de Broadcast est passée pour un vulgaire rock informe. Heureusement pour eux, la scène n’était pas éclairée. Broadcast jouait dans l’obscurité ... Histoire, sans doute, qu’on ne puisse pas associer les membres du groupe à un tel merdier.

Peaches a eu moins de problèmes et pour cause, sa musique est informe à la base et vu qu’elle joue sur des bandes pré-enregistrées, les architectes sonores du Botanique, ne sont pas parvenus à rendre le son plus approximatif qu’il était. Enfin... les seules fois où Peaches enfourchait une vraie guitare, on ne comprenait rien à ce qui se passait.

Quant au concert en lui-même, Peaches a plus de succès que la dernière fois que je l’avais vue. Elle sait maintenant se payer deux danseuses/gesticuleuses qui portent les fausses bites à sa place, simulent des fausses poursuite à la Benny Hill et apportent les accessoires à leur chef. En guise d’apothéose, on a eu droit à un duo avec le DVD de la participation d’Iggy Pop à Fatherfucker, le dernier album de Peaches. On n’arrête pas le progrès... Et enfin, un final Rock n’roll où Peaches s’est même littéralement saignée pour faire plaisir à son public!

En guise de conclusion "méthaphorique" (triplez les guillemets), j’accompagne cette article d’une photo bien pourrie à l’image des conditions offertes par le Botanique...

 24/09/2003
 vincent

The Cramps à l'Ancienne Belgique

Il y a un peu plus d’une semaine, histoire de ne pas mettre la barre trop haut, j’ai décidé de débuter cette nouvelle saison de concerts par un truc absolument con... Rien de tel que pour se remettre en selle. Me voilà donc à l’Ancienne Belgique au milieu d’une volée de personnes ayant ressorti leurs blousons en cuir et (re)fait leurs bananes pour assister au concert des "mythiques" The Cramps. En plus, il faut avouer que dans l’univers impertinent du revival garage rock, The Cramps pourrait s’offrir une seconde jeunesse et bon, j’en ai eu pour mon argent... Une bonne dose de rock n’roll série Z où l’on voit un Luxor quarantenaire (ou cinquantaire?) courir dans tous les sens, bouffer des micros, escalader des amplis, secouer une batterie et tout çà dans un déguisement Grand-Guignol digne du Club des Monstres... Que demander de plus pour se divertir?

 26/09/2003
 ivan

Bérurier Noir

Le cruel besoin d'argent ? Des nouveaux idéaux alter-mondialistes ? Avec "spécial guest" José Bové ? En tout cas Bérurier Noir revient...

 26/09/2003
 laurence

Meg Stuart-Damaged Goods: Visitors Only

Pour moi, c’est toujours une joie d’aller voir un spectacle de Meg Stuart. Effectivement, j’adore voir des danseurs révulser leurs yeux et être pris de convulsions. Dès l’entrée en salle, le ton est donné, tremblements et volume au maximum, dans un splendide décor faisant penser aux maisons "hantées" des séries B américaines des années 70.

Durant 20 minutes, l’imagination joue à fond. Puis, petit à petit on perd l’attention (ben, oui, je n’aurais jamais cru pouvoir dire ça , mais je me suis ennuyée), pour la retrouver dans quelques moments magiques, malheureusement trop courts.

Peut-être était-ce un peu présomptueux de faire un spectacle de 2 heures, avec si peu de "matière". Par matière, j’entends chorégraphique.

Le mélange des genres marche, on le sait, mais peut-être faudrait-il alors y ajouter un texte "théâtral", pour donner une cohésion à la forme, et pas seulement des bouts d’idées ou d’images collées les unes à la suite des autres.

Malgré tout, Visitors Only reste un régal d’un point de vue esthétique.

Le genre de théâtre que j’aimerais voir plus souvent...

 27/09/2003
 laurence

Hamlet au Martyrs par le théâtre en liberté

Amateurs de théâtre contemporain, passez votre chemin, Hamlet mis en scène par Daniel Scahaise n’est pas pour vous.

Sauf si vous découvrez le texte pour la première fois, alors l’intrigue est assez forte pour maintenir l’attention durant 2h30.

Je perçois Scahaise comme un artisan de théâtre, quelqu’un qui ne cherche pas le contemporain à tout prix, et qui se contente de mettre en scène gentillement un texte dit classique.

Aucune prise de risque mais un travail honnête qui montre à quel point Shakespeare peut encore être proche de nous dans sa manière de raconter une histoire.

De plus, pour la première fois, j’ai vu un combat à l’épée et de la pluie sur scène. Manque juste la fille toute nue et ça aurait été parfait...

 27/09/2003
 laurence

Pina Bausch: Masurca Fogo

Quand l'occasion se présente de voir un spectacle de Pina Bausch, icône de la danse contemporaine, peu importe le prix, et la place à laquelle on sera, c'est un devoir d'enfin découvrir le travail de cette grande dame.

Mais quelle déception, quand après avoir payé 12 euros et s'être retrouvé à la dernière rangée du pigeonnier de La Monnaie, on assiste à une suite de sketches dansés, sensés être drôles, montrant la bêtise de la séduction et le rapport de pouvoir hommes-femmes, entrecoupés de solos de danses chiants, fades et sans énergie, sur fond de musique pop et"latino".

Malgré l'ennui, j'ai quand même découvert que pour avoir des scènes émouvantes où le mouvement prend une dimension réellement intéressante, rien de tel qu'un bon petit bout de musique un peu plus profonde, un peu plus "Godspeedienne".

Comme quoi, la musique fait tout...

 29/09/2003
 laurent

Nuit grandiose

On nous avait annoncé le retour de Killing Joke tambours battants, notamment grâce à la présence de Dave Grohl, l’ancien batteur de feu Nirvana, l’actuel fer de lance des Foo Fighters ou plus récemment collaborateur des Queens of the Stone Age. Accusé en d’autres temps par Killing Joke d’avoir plagié Eighties dans le fameux Come as you are, Dave Grohl, fan de la première heure, se rachète...

J’avais du coup pris leur dernier CD plus pour une vaste blague bien marketée que pour l’oeuvre passionnante d’un schizophrène.

J’avais d’ailleurs précipitamment lancé, plutôt incrédule, que le concert au Botanique relèverait peut-être le niveau... Je dois donc faire mes plus plates excuses, et ce pour deux raisons :
1/ Leur dernier album, au fil des écoutes, s’avère être excellent.
2/ Le concert n’a rien relevé (qu’avait-il à relever d’ailleurs?), il a par contre permis à votre serviteur d’assister à un des meilleurs concerts de son existence, et je pèse mes mots. (Je tiens aussi à préciser que j’ai dû en voir autant qu’il y a de jours en un an... mais je ne suis plus tout jeune non plus). Quelle claque mes amis! Qu’il est bon d’être -positivement- étonné de nos jours!

Jaz Coleman, son chanteur, y est apparu habillé tel un druide implorant le ciel de pardonner aux pauvres pêcheurs que nous sommes d’écouter sa musique mortelle. Maquillé à l’image d’Alice Cooper, une araignée grise sur fond noir sur le torse, un capuchon Ku-Klux-Klanesque, on avait vraiment l’impression d’être au meeting d’un de ses illuminés d’une quelconque secte. (ça donnera peut-être des idées à certains...). Jaz ne s’est pas perdu en commentaires entre les chansons, et ce malgré des opinions moins que nuancées sur notre monde, (en 1982, en pleine guerre froide, Jaz pète une case et se casse en Islande, persuadé de la fin imminente du monde...) mais n’a pu s’empêcher en plein milieu de leur set de lancer "I’m happy we’re all together tonight to witness the failure of the american empire". Chauffé par les sons ivresques de ses compatriotes, j’ai applaudi, enthousiaste, mais j’ai vite été étonné par le peu d’approbation... Peut-être n’ont-ils pas compris ce que Jaz vient de dire. Quelqu’un m’a d’ailleurs confié plus tard que son accent à couper au couteau (suisse) n’y était peut-être pas pour rien.

La section rythmique était plus que synchro et révélait un professionnalisme qu’il m’a rarement été donné d’assister en concert. La puissance sonore du quintette était à la hauteur de leur âge. Le son était plutôt bon, comme quoi il dépend certainement encore plus des ingénieurs du son qui accompagnent le groupe que de la salle elle-même. Je suis sorti de ce concert littéralement décoiffé, persuadé que le groupe suivant, Rhinocérose, ne pouvait que gâcher mon plaisir. Je suis donc parti tel un homme heureux d’avoir eu la chance d’assister au concert purement jouissif d’un des grands noms du rock.

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