Zabladowski.org



Source: L’IDEOLOGIE SOCIALE DE LA BAGNOLE

Et que vive le vélo!

... Paradoxe de la voiture automobile : en apparence, elle conférait à ses propriétaires une indépendance illimitée, leur permettant de se déplacer aux heures et sur les itinéraires de leur choix à une vitesse égale ou supérieure à celle du chemin de fer. Mais, en réalité, cette autonomie apparente avait pour envers une dépendance radicale : à la différence du cavalier, du charretier ou du cycliste, l’automobiliste allait dépendre pour son alimentation en énergie, comme d’ailleurs pour la réparation de la moindre avarie, des marchands et spécialistes de la carburation, de la lubrification, de l’allumage et de l’échange de pièces standard. A la différence de tous les propriétaires passés de moyens de locomotion, l’automobiliste allait avoir un rapport d’usager et de consommateur — et non pas de possesseur et de maître — au véhicule dont, formellement, il était le propriétaire. Ce véhicule, autrement dit, allait l’obliger à consommer et à utiliser une foule de services marchands et de produits industriels que seuls des tiers pourraient lui fournir. L’autonomie apparente du propriétaire d’une automobile recouvrait sa radicale dépendance.
Les magnats du pétrole perçurent les premiers le parti que l’on pourrait tirer d’une large diffusion de l’automobile : si le peuple pouvait être amené à rouler en voiture à moteur, on pourrait lui vendre l’énergie nécessaire à sa propulsion. Pour la première fois dans l’histoire, les hommes deviendraient tributaires pour leur locomotion d’une source d’énergie marchande. Il y aurait autant de clients de l’industrie pétrolière que d’automobilistes — et comme il y aurait autant d’automobilistes que de familles, le peuple tout entier allait devenir client des pétroliers. La situation dont rêve tout capitaliste allait se réaliser : tous les hommes allaient dépendre pour leurs besoins quotidiens d’une marchandise dont une seule industrie détiendrait le monopole.

 07/10/2003
 vincent

Veronica Guerin

de Joel Schumacher

Ce film retraçant l’histoire vraie de Veronica Guerin, une journaliste qui a eu le tort d’enquêter sur le milieu de la drogue irlandais, a le malheur d’être produit par Jerry- Armageddon/Bad Boys 2 -Bruckheimer et d’être réalisé par Joel Schumacher, qui avec son précédent Phone Booth, semblait pourtant enfin s’orienter vers une carrière d’honnête artisan (souvenez-vous). De fait, Veronica Guerin a plus l’allure d’une pâle copie de Erin Brockovich qu’un témoignage sur l’enquête tragique d’une journaliste d’investigation. Celle-ci est tellement dépeinte comme une héroïne sans peurs et sans reproches que l’on peine à croire que le film est inspiré par des faits réels.

L’utilisation d’images chocs naïves comme celle d’un enfant simulant l’injection de drogues donne vraiment un côté malhonnête. Ajouter à cela, des effets de styles ratés comme cette utilisation abusive de la camera à l’épaule (histoire de faire plus journaliste, sans doute) et une musique tellement irlandaise que cela semble inévitablement cliché, vous aurez compris que Veronica Guerin est un film à ne pas voir.

 07/10/2003
 vincent

DVD: The Rules Of Attraction

de Roger Avary

Il y a deux manières de voir cette adaptation des Lois de l’attraction de Bret Easton Ellis. Soit on la voit comme une version trash des films de campus américains. Soit on la voit comme un film très représentatif des livres de Ellis qui narrent sans cesse ces mêmes histoires de gens obsédés par leur image, qui baisent tous ce qui bougent et qui se repoudrent le nez à longueur de temps.

Dans les deux cas, cette réalisation de Roger Avary, qui a réalisé le tonitruant Killing Zoe et, accessoirement, co-scénarisé Pulp Fiction, ne présente pas beaucoup d’intérêts, mais a le grand mérite de ne jamais tomber dans la gratuité.

 07/10/2003
 vincent

Nostalgie, quand tu nous tiens

Voilà une petite nouvelle qui rendra nostalgiques les fans de Kurt Cobain (s'il en reste encore): Courtney Love a fait un overdose. Rassurez-vous, elle n'est pas morte... Un petit lavage d'estomac et c'est reparti pour dix ans!

 09/10/2003
 ivan

Les Girls in Hawaii sur la bonne voie

Ce samedi 27 septembre dans la rotonde du Botanique, alors qu’au dehors on percevait un intrigant vrombissement, j’ai eu une excellente surprise.

J’admets qu’on pourrait suspecter l’objectivité de mon avis sur la prestation du groupe, mais je me fais fort de ne pas me rabaisser à du vulgaire copinage.

En effet, cette fois-ci, plus qu’un concert de copains, c’est à un réel concert digne de ce nom auquel j’ai assisté. Le groupe semble plus mature; le set était dans son ensemble assez calme et posé, et ceci donnait plus de relief à la prestation, les morceaux prennant toute leur ampleur. Parties acoustiques, morceaux électriques, voix juxtaposées mélodies accrocheuses et arrangements intelligents, pour moi, tout est là pour plaire, et ce que j’ai vu ce soir-là me conforte dans l’idée que Girls in Hawaii pourrait bien entrer au panthéon des fièretés de notre petit pays. Mais faut pas s’arrêter en bonne voie...

 11/10/2003
 laurent

Gnawa Diffusion - Souk System

Warner Music France (2003)

Alors qu’il semblerait que la feuille de route n’aura été qu’une expression à la mode ne signifiant pas grand-chose mais utilisée à tort et à travers, il reste quelques artistes pour le dénoncer de manière originale. C’est le cas de Amazigh Yacine, le chanteur algérien de Gnawa Diffusion, qui vient de sortir son cinquièmme album, Souk System (Warner Jazz). Fils de l’écrivain Kateb Yacine, Amazigh crache sa rage contre l’Amérique de Bush et l’Israël de Sharon, mais aussi contre tous les "charlatans" arabes, dans des textes crus mais jamais vulgaires, sur une musique qui contraste, puisqu’elle est plutôt joyeuse et festive. C’est la fin qui justifie les moyens…

Ce Manu Chao à l’orientale nous convie à un album qui allie les musiques arabes en général, le raï, le reggae, le ragga et le funk, mais aussi le rock. C’est le disque qui pourra tout à fait trôner entre Fun-Da-Mental et autres Asian Dub Foundation et Dusminguet et autres Mano Negra.

 11/10/2003
 laurent

Shaun Ryder - Amateur Night in the Big Top

OWS (2003)

Shaun Ryder se faisait allégrement oublier. Les nostalgiques des Happy Mondays et peut-être de Black Grape dont il fut le chanteur bourré et drogué de Madchester (Manchester revu et visité par les weekenders) peuvent se réjouir, notre Bukowski du rock est de retour. Avec son accent bien anglais, rappelant la prose urbaine des Streets ou des Audio Bullys, Shaun Ryder nous crache sa poésie sur des rythmes déhanchants à la Stereo Mc’s, à savoir une bonne grosse basse crasseuse sur des percussions ou des boîtes à rythmes déjantées. Etonnant.


Source: Eric Leser dans Le Monde

Quand la science fiction rejoint la réalité...

Certains se demandent maintenant où s’arrêtera Arnold Schwarzenegger. La réponse se trouve peut-être dans un film, Demolition Man. Il est sorti le 8 octobre 1993, très exactement dix ans moins un jour avant la date du scrutin pour révoquer ou non le gouverneur de Californie Gray Davis. Sylvester Stallone joue le rôle principal. Le long métrage ne laissera pas une grande trace dans l’histoire du cinéma, si ce n’est peut-être pour un clin d’oeil prémonitoire.
Sylvester Stallone est un policier de Los Angeles mis en hibernation et réveillé en 2032. A un moment, sa partenaire, Sandra Bullock, évoque la "librairie présidentielle Schwarzenegger". Elle explique que l’acteur est devenu si populaire que le peuple a décidé de supprimer l’article de la Constitution qui interdit à quelqu’un n’étant pas né américain de devenir président.
Ce n’est pas forcément de la science-fiction. Le sénateur républicain Orrin Hatch a déposé il y a quelques semaines un amendement autorisant un citoyen naturalisé depuis vingt ans à être candidat à la présidentielle. Arnold Schwarzenegger est devenu citoyen américain en 1983. S’il est élu gouverneur et l’amendement voté, tout est possible. "De toute façon, explique George Butler, le cinéaste qui a relaté son ascension, si vous croyez qu’Arnold peut être arrêté par quelques mots sur un parchemin quand il a décidé quelque chose, vous ne le connaissez pas."

 14/10/2003
 laurent

La TVA et le disque

Très intéressant le débat que j'ai vu chez Guillaume Durand dans son émission littéraire bi-mensuelle Campus, sur France 2. Sur le thème de Culture : effervescence ou déclin?, on y a apprit pas mal de choses, mais surtout, en gros, et pour faire court, que le fric est ce qui mène le monde... Rien de bien nouveau jusque là. Et puis Jean-Michel Jarre est arrivé tel un cavalier à la mission ardue, puisqu'il défend en gros les musiciens et plus particulièrement le principe de la baisse de la TVA sur le disque devant la commission européenne. Après avoir expliqué que la question a été débattue avec lui en 10 minutes, entre les agriculteurs irlandais et les marins portugais, il leur a demandé pourquoi le livre bénéficie-t-il d'une TVA souvent sinon toujours proche des 5% alors que le disque "bénéficie" d'un joli 20%. Victor Hugo, Marcel Proust et Molière ont-ils plus de valeur qu'un Mozart, un Beethoven ou un Beatles?

Il a ensuite démenti que l'industrie du disque aille mal à cause du piratage exclusivement. Pour lui, la déconfiture trouve son explication dans trois phénomènes bien plus profonds :
1/ Apparition du CD. Le support artistique devient secondaire (par rapport au vinyl), pour ne pas dire merdique (qualité matérielle, mais aussi son plus "aigu")... A ce propos, l'industrie du cinéma (salles des grands complexes formatées pour un certain type de films, arrivée du DVD...) n'est pas loin de rejoindre le triste sort que connaît l'industrie du disque.
2/ Arrivée dans les postes de dirigeant des boîtes de disques de gros patrons provenant du monde des finances, du cosmétique, de l'agro-alimentaire etc. qui n'ont de la musique qu'une image...mercantile. Ceci se voit en effet dans la grande qualité artistique des petits labels (qui n'ont pas, à l'origine, le même but que les majors) et qui finissent par être mangés quand ils connaissent le succès... et donc à rentrer dans ce formatage.
3/ Enfin, les deux phénomènes précédents ont peu à peu tué les petits disquaires au profit d'une formatisation marketing du disque, qui ira malheureusement de pair très souvent avec nivellement par le bas (voir Star Academy par exemple, où l'image, où l'entertainement priment sur la musique). Le côté culturel du disque est devenu souvent secondaire. Le petit disquaire n'existe plus (a contrario du libraire). Le cd est devenu un produit d'appel dans les supermarchés. Il ne reste plus beaucoup d'alternatives aux grandes surfaces…

En fait, tout ça pour dire que le web permet à quelques chanceux de profiter de la mondialisation et d'échapper à la globalisation du disque en tant que produit. N'en déplaise à l'industrie du disque en général et à la commission européenne en particulier, il me semble en effet que si on ne change rien en la matière (TVA, support etc...), c'est internet qui prendra le relais. En fait il l'a déjà pris...

 14/10/2003
 vincent

The Italian Job

de F. Gary Gray

Divertissement sans prétention, mais sans aucune originalité non plus, The Italian Job évoque Ocean’s Eleven dans sa volonté de décrire des gangsters dynamiques sans armes et sans reproches et essaie de rendre hommage au films de poursuites d’antan. Le plus grand reproche que l’on peut formuler à l’égard de The Italian Job est son casting des plus artificiels dans lequel on retrouve Mark Wahlberg, toujours aussi expressif qu’un lapin mort, et Jason Statham qui ferait mieux de retourner avec Guy Ritchie.

 17/10/2003
 laurent

Frank Black and The Catholics - Show me your tears

SpinART (2003)

Ça commence très fort. On se dit que l’on retrouve dès le premier titre (Nadine) le Frank Black du dynamité Devil’s workshop, dernière livraison avec l’album Black Letter Days, sorti en même temps, du chanteur des Pixies. Avec Everything is new on garde cette même impression.

Et puis, changement radical. On retrouve le Frank Black qui plaira moins aux nostalgiques des Pixies. Il est temps du coup d’ouvrir La Parenthèse The Pixies. Les nombreux amateurs des Pixies se sont normalement déjà fait une raison. Je sais qu’on se met à espérer, certaines rumeurs circulant d’ailleurs encore à ce propos, que les Pixies se reformeront. Que les Breeders d’un côté (dont l’album Title TK est excellent) et Frank Black de l’autre fermeront cette parenthèse devenue pour beaucoup que trop longue. Voilà pour la partie incontournable concernant les Pixies. On n’en parle plus, promis !

C’est la country qui fait son apparition dans My Favorite Kiss. Si on ne connaît pas bien sa carrière solo, on jurerait presque qu’il est ironique. Non, Frank Black l’a déjà prouvé avec l’album Dog in the sand, sorti déjà en 2001, il aime le country rock.

Même si des titres comme Jaina Blues montrent que Frank Black peut aussi donner dans la grandiloquence (piano, harmonica, guitares sèches etc…) d’un Bruce Springsteen and the E-Street Band, on reste cependant sur cette impression que le gaillard s’est à nouveau quelque peu assagi. C’est oublier que Black est un artiste entier. Que les Pixies font partie chez lui du passé, et qu’il trouve dans la country une manière propice à exprimer ses pensées noires (sa femme l’a quitté). Si on écoute cet album en faisant abstraction des Pixies (ce qui, vous l’avouerez, au vu du nombre de fois que je les ai cités, est difficile - Where is my mind?), il faut reconnaître qu’il est bon.

Les compositions sont de qualité, et si le mot country vous fait hérisser les cheveux de la tête, il serait peut-être bon d’écouter cet album en guise de thérapie réparatrice. Le country rock d’un regretté Johnny Cash, d’un prolixe Ryan Adams, d’un Bruce Springsteen ou d’un Giant Sand sont autant de facettes avec Frank Black de ce genre appréciable. Frank Black est à Dolly Parton ce que David Bowie est à Céline Dion.

 20/10/2003
 ivan

Tais-toi!

de Francis Veber

Une comédie sans surprises, et qui ne marquera pas l’histoire du cinéma, tant Tais-toi! est l’application d’une recette éculée du duo improbable "crétin gentil et brute insensible" chère à Weber. La seule nouveauté et surprise: la prestation clownesque étonnante de Depardieu, qui, ici, a pris la place que Pierre Richard occupait jadis dans les innombrables duos avec lesquels Weber s’est fait un nom (La Chèvre, Les Compères,...) et pour lesquels Depardieu, lui-même, jouait l’autre face (le méchant sans coeur). Depardieu est plutôt au sommet de sa forme dans ce rôle d’imbécile heureux et je l’ai trouvé rajeuni et même agréable à regarder. Je reconnais avoir ri à plus d’une reprise. La brute épaisse, qui d’autre pourrait mieux l’interpréter que Jean Reno? Egal à lui-même, il excelle dans les longs silences immobiles, et, comme de coutume, perd toute crédibilité (s’il en est?) dès qu’il aligne trois mots.

Ce film offre aussi une nouvelle occasion à Ticky Holgado de montrer qu’il est toujours en vie et ainsi compléter la liste des innombrables seconds rôles dont il a fait religion.

Weber s’adonne à un exercice de style sans autre prétention que de faire rire, et qui, si on se laisse aller (et qu’on ne commence pas à démonter tout ce qui est démontable) fonctionne assez bien.

Je tiens tout de même à rapporter ceci: Il y avait dans ma rangée, une dame, qui a manifestement été émue par ce qu’elle a vu; quand "la brute" maltraitait "le gentil", elle émettait des "hooooooo" qui m’ont ému... Aaaaaah! Ce que j’aime les gens!

 25/10/2003
 laurence

Le roi Arthus à la Monnaie

Selon moi, cette production présente tous les clichés de l'opéra, du jeu de scène (chiant et risible) au décor (lourd et cher), sans oublier l'opéra en lui-même qui est loin d'être un bon exemple du genre.

("Luuuuuuuuiiiiiii, Vivaaaaaaaaant?").

La scénographie et les costumes puisent allègrement dans l'univers des préraphaélites et tombent dans du symbolisme à deux balles. Un décor très "épuré", d'où surgissent des paons mécanisés, dignes des automates du 18ème siècle, un peu de vidéo, histoire de dire, que, quand même c'est moderne, le tout baigné de tons bleutés.

"La dimension mystique de l'oeuvre la rattache au courant symboliste alors en vogue à l'époque.(Fernand Khnopff réalisa les costumes pour la création de l'oeuvre à la Monnaie!)..."

Est-ce une raison pour en faire une pâle copie "historique" de ce qui pouvait éventuellement se faire à l'époque?
Créée en 1903 et très rarement jouée depuis, ce "Roi Arthus" de Chausson SENT tellement l'opéra, qu'il en devient indigeste.

 25/10/2003
 vincent

The Strokes - Room On Fire

RCA (2003)

Que pouvait-on espérer du deuxième album de The Strokes, la belle gueule du revival garage rock? Piégé dans l’obligation de faire aussi déhanchant que Is this it?, The Strokes est contraint de ne livrer qu’une nouvelle déclinaison de son premier album et malgré des mélodies toujours efficaces, Room On Fire souffre d’une désagréable impression de déjà-vu. On est loin des déclarations de Fabrizio Moretti à NME qui promettait un nouveau son inspiré du Billy Jean de Michael Jackson. Certes, même si certains rythmes sont ouvertement piqués à la pop des années 80, on est loin de la richesse d’un Radio 4...

 25/10/2003
 vincent

Mystic River

de Clint Eastwood

Histoire de ne pas trop me fatiguer, en guise de critique de Mystic River, je vais juste me contenter de reprendre cette conclusion admirable de Stéphane Moïssakis du Mad Movies.
"Mystic River est un chef d’oeuvre de la trempe de Josey Wales, Un monde parfait et autres Sur la route de Madison. Un chef d’oeuvre qui reste, depuis sa présentation au dernier Festival de Cannes et à ce jour, le film le plus remuant, le plus direct, le plus sombre, le plus violent, le plus beau, le plus désespérément tragique de l’année, n’hésitant jamais pour l’occasion à entraîner le spectateur dans les recoins les plus sombres de son âme pour lui faire subir tous les outrages émotionnels possibles. Et Eastwood de nous rappeler ainsi, sans ménagement, qu’après les disparitions émouvantes de James Coburn et Charles Bronson, il reste peut-être le dernier vrai dur sa génération. Chérissons-le du plus profond de notre coeur, nom de Dieu".

 27/10/2003
 ivan

JL Murat version "guitarautiste" à l'Ancienne Belgique

Murat, l’Auvergnat bourru deviendrait-il un véritable cliché, une espèce d’artiste qui aimerait tellement être incompris?

Une prestation baclée, un air de dédain vis à vis du public (public déçu, mais trop bon, l’excusant déjà, à peine le concert passé), un unique merci à moitié mangé comme la plupart de ses fins de phrases, et quelques rares morceaux joués en groupe -Murat à vite fait de virer ses 2 collègues, 2 chansons à peine après le début du concert pour ne les rappeler qu’à 2 morceaux de la fin- morceaux baclés comme pour se donner un air "rock’n roll attitude".

Non, Murat n’a pas été à la hauteur, s’il est amusant de voir ses quelques apparitions médiatiques qui constituent souvent une tâche ardue pour son intervieweur qui tente de lui arracher quelques réponses dont manifestement Murat n’a que faire, sur scène ce l’est beaucoup moins: il semble aujourd’hui ne plus faire la distinction entre son public et un journaliste, il adopte la même attitude qu’envers les médias: il s’emmerde, il râle, il ne cherche plus l’échange, et son art perd toute humanité, à l’image d’un véritable "guitarautiste"(© Zabladowski). Pourtant, il serait faux de dire que le concert dans son intégralité fut décevant, Murat a la carrure nécessaire pour accompagner seul avec sa guitare ou au piano les sonorités envoûtantes de sa voix chantant ses mélopées. Et il nous a offert quelques bon moments, malheureusement noyés dans ses insupportables simagrées. Pourquoi cette attitude?. Je suis déçu, mais je garde espoir, parce que là il a une dette envers nous...

 27/10/2003
 ivan

Que demande le peuple?

Je me suis sacrifié pour que vous n’ayez pas à le faire.

Peuple réveille-toi, on te sert des spectacles "fourre-tout", pendant que dans les méandres feutrées des hautes sphères se décide le futur de ton existence... Du pain et des jeux ou les Nights of the Proms au Sportpaleis d’Anvers. Affligeant!

 27/10/2003
 laurent

Extended Copy Protection

Le dernier Basement Jaxx. Le dernier Radiohead. Le dernier The Fire Theft. Trois CD qui n’ont en commun qu’une chose : une nouvelle panoplie de systèmes de protection contre la copie (l’un porte le nom Exterminator d’Extended Copy Protection (XCP) -puisque la copy protection ne suffit plus- reconnaissable par un grand X -comme le porno- sur le support CD).

Grâce à ce nouveau procédé, le CD ne peut être lu sur PC et pour certains pas non plus sur l’Autoradio, voire le lecteur DVD… Et la petite notice est écrite en tout petit (comme les médicaments ou les contrats d’assurance) peut-être parce qu’elle est à l’intention des méchants contrevenants à la loi...

Franchement, l’industrie du disque va pouvoir donner l’exemple dans la série "comment se tirer une balle dans le pied". Que je sache la copie privée est permise. Mieux, on ponctionne une taxe sur les supports vierges sensée couvrir les pertes en termes de droits d’auteur. Hors, ici, je ne vois pas en quoi on combat la copie considérée comme pirate. Surtout qu’il est possible de copier la chose sur un graveur dit audio ou de salon pour que le procédé soit ensuite rendu caduque (sur la copie seulement !).

Tous ces nouveaux systèmes de protection punissent en premier lieu le consommateur privé. Le consommateur tout court. La chose semble tellement absurde que l’on se demande vraiment qui
1/ prend ces décisions
2/ trouve un quelconque intérêt à les prendre.

Car on se dit que ce ne sont « normallement » pas des stooges (pantins) qui prennent ce genre de décision... Quoique...

What’s next ? Super Extended copy protection ? Même votre lecteur audio ne pourra pas les lire, comme ça, on est certain que plus personne ne les achètera!

 28/10/2003
 laurent

Basement Jaxx - Kish Kash (Basse Manoeuvre)

Astralwerks (2003)

Ayant lu ici et là (surtout dans le magazine cul-cul Les Inrockptibles - dont les articles me semblent toujours aussi insupportablement snobs) que le dernier disque de Basement Jaxx, Kish Kash, était la preuve de la nouvelle maturité de Simon Ratcliffe et Felix Buxton. La dance c’est fini qu’ils disaient... J’aurais dû me méfier et regarder à deux fois la source... Il y a toujours, et ce malgré le fait que la dance n’est plus d’actualité dixit nos deux éclaireurs de piste, (sans s parce qu’ils n’en éclairent pas plus qu’une...), des titres très dance, qui ressemblent comme deux gouttes d’eau aux titres de leurs précédents albums, Remedy et Rooty. Et pourtant ils déclarent qu’ils exècrent les CD qui comportent deux singles entourés de daube... C’est exactement ce à quoi ressemble ce CD... Ils revisitent, maladroitement, les contrées de la trip-hop d’un Thievery Corporation ou s’incrustent vulgairement dans la fusion des Chemical Brothers...

Un des seuls titres à sortir du lot est le titre éponyme, avec Siouxsie Sioux en "guest voice". On se dit "ouais, ce titre est pas mal...". Plus j’y pense plus je me dis que s’il s’agissait de "illustre inconnu" on trouverait ce titre accablant. Et si on adore la voix de Siouxsie mieux vaut se reporter à sa longue discographie d’avec les Banshees ou à son successeur et groupe actuel (ça c’était de la revue), The Creatures.

Je m’en vais écouter Night of the living Baseheads des Public Enemy...

 30/10/2003
 vincent

Kill Bill Volume 1

de Quentin Tarantino

Kill Bill doit être le jeu de massacre le plus classe jamais réalisé. Si vous allez le voir, ne cherchez rien d’autre qu’un plantureux et tonitruant hommage à 40 ans de film de genres (du western-spaghetti au manga en passant le cinéma gore) au sinon vous serez déçu... Vous voilà prévenu!

Le petit détail qui tue, Quentin Tarantino a poussé le vice jusqu’à engager Kenji- X-OR -Ohba dans une petite scène insignifiante.

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Quand la science fiction rejoint la réalité...
La TVA et le disque
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Frank Black and The Catholics - Show me your tears
Tais-toi!
Le roi Arthus à la Monnaie
The Strokes - Room On Fire
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JL Murat version "guitarautiste" à l'Ancienne Belgique
Que demande le peuple?
Extended Copy Protection
Basement Jaxx - Kish Kash (Basse Manoeuvre)
Kill Bill Volume 1


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