Zabladowski.org


 03/11/2003
 vincent

Haute Tension

d'Alexandre Aja

Ce film de genre français est excessivement maladroit. Pourtant, les moyens semblaient être là vu que le réalisateur de Haute Tension pouvait compter sur Cécile- L’auberge espagnole -De France et surtout Philippe- Seul contre tous -Nahon. Le problème est simple. Il essaie d’être à la fois un film d’horreur qui fait peur et un film gore qui défoule.

Cela donne donc un film qui, avec sa bande originale crispante ouvertement pompée sur Silent Hill 2, un des jeux vidéos le plus terrifiant de tous les temps et avec ses décors isolés inspirés par les chefs d’oeuvre du genre comme The Texas Chainsaw Massacre, essaie vainement de placer le spectateur dans une ambiance inconfortable. Je dis "vainement" parce que des effets gores excessivement lourds comme cette tête coupée avec une armoire ou cette fellation par une tête coupée viennent sans cesse replacer le film au rang de la simple série Z divertissante.

 03/11/2003
 vincent

Intolerable Cruelty

de Joel & Ethan Cohen

Avec cette commande des studios Universal, les frères Coen s’essaient à la comédie romantique. Sans être un essai raté, on peut quand même se demander si notre plaisir de spectateur aurait été le même si Intolerable Cruelty avait été réalisé un par Gary- Pretty Woman -Marshall ou une Nora- Nuit Blanche à Seattle -Ephron. De fait, une volée de scènes est tellement typique du genre qu’on les prend avec second degré, car on imagine mal les frères Coen les filmer sérieusement, mais qu’en aurait-il été si le film avait été par un gros pontife du genre ? On aurait vraisemblablement tout pris au premier degré et on serait sorti de la salle en pensant qu’Intolerable Cruelty n’est qu’une nouvelle romantique de plus avec, par moment, ses petits personnages décalés qui n’auraient pas fait tâche dans un film des frères Coen.

 03/11/2003
 vincent

Underworld

de Len Wiseman

Je n’ai jamais bien compris pourquoi la critique spécialisée a encensé une ineptie comme Blade 2. Certes, c’est techniquement un bon film d’action. Certes, son histoire de vampires -qui à force d’être immortels, ont eu le temps d’amasser une fortune et de construire des sociétés secrètes influentes dans notre monde d’aujourd’hui- peut éveiller un soupçon de curiosité. Mais pour le reste, quand on ne pense rien qu’au premier rôle de Blade 2 tenu par ce gros crapaud antipathique de Wesley Snipes, on comprend vite qu’il est humainement impossible d’aimer Blade 2. Tout çà pour dire, qu’en résumé, Underworld peut-être vu comme une version réussie de Blade 2.

Dans Underworld, la face de crapaud Wesley Snipes est remplacée par une délicieuse héroïne que l’on aurait envie de croquer. Notre société secrète de vampires livre une lutte sans merci à une société secrète de loups-garous. Le tout est livré sur fond très shakespearien où complots, trahisons et amours impossibles seront légion.

Cela marche admirablement bien, mais c’est à réserver aux fans du genre.

 04/11/2003
 ivan

Melt Banana à l'Ancienne Belgique (Il y a peu)

J’ai eu droit à ce que j’attendais: une bonne dose d’énergie et de son tonitruant. Soyons honnête, Melt Banana n’a pas un catalogue qui se renouvelle énormément, les compositions sont une sorte d’exercice de style croisant un style noise core et une rythmique assez proche du free jazz qui fonctionne à merveille. Ce qui est vraiment drôle (ce qui va suivre est clairement dénué d’intérêt tellement c’est basé sur des a prioris superficiels... mais ç m’a amusé) c’est la marge entre ce que l’on a à voir sur scène et ce qui sort des amplis... Melt Banana c’est, entre-autres, 2 petites japonnaises tout droit sorties d’un dessin animé l’une à la basse et l’autre au chant qui nous assènent sans relâche des coups féroces aux tympans qui, par résonnance, provoquent une ondulation des cervicales et qui chez certain se muait en une perte de contrôle total de leur corps... Il faisait chaud dans le club de l’AB; le pogo a refait surface. Le guitariste, masque anti-pollution sur le visage, maintenait la tension, torturant son instrument et la batterie -double pédale- syncopée continuait imperturbablement à faire perler quelques gouttes de sueurs sur les fronts échauffés (endoloris pour certain) des spectateurs qui ne tenaient plus en place. Je reviendrai.

 08/11/2003
 laurence

Lolita au Grand manège de Namur

Rares sont les spectacles où, en sortant, la question "Pourquoi avoir choisi de monter cette pièce" se pose.

"Lolita, le scénario" fait partie de ces spectacles où le fond pose plus de problèmes que la forme. Adapté du célèbre roman de Nabokov, cette mise en scène de Dominique Serron se perd dans une froide mécanique.
Mécanique du processus qui poussera Humbert Humbert au crime, mécanique du décor, qui par un jeu de pans verticaux et horizontaux découpe l'image en "flashs", mécanique du son, où la voix est amplifiée et transmise par haut-parleurs, mécanique du jeu, où l'acteur passe de personnages en personnages, changements de costumes compris en moins de 5 minutes.

Bref, "Lolita, le scénario" est malheureusement une création trop intelligente qui s'enferme dans une froideur, dans laquelle, en tant que spectateur, je n'ai pas eu envie de rentrer.

 11/11/2003
 laurent

Damon Albarn en solitaire

Le chanteur de Blur et Gorillaz va sortir un album solo, Democrazy, le 23 Novembre. Il est destiné à devenir un objet de collection (seulement 5000 copies) édité que sur disque vinyl, sur son propre label Honest Jon Records. Le chanteur y a assemblé des démos (d'où le nom de l'album) et autres bouts de chansons trafiquotés dans les différentes chambres d'hôtel américaines pendant la tournée de Think Tank. Damon Albarn assure que ce disque est le summum du genre Lo-Fi...

Pourvu, pourvu, pourvu qu'il nous épargne son amour immodéré pour le mélodica!

 13/11/2003
 vincent

Bad Boys 2

de Michael Bay

Je ne me souviens pas avoir vu un film pété de tunes où cela pétait tant... Bad Boys 2, c’est 2h30 où tout est explosable, trouable ou défoncable. Accrochez vos pop-corns!

 13/11/2003
 vincent

Do Make Say Think à l'Ancienne Belgique

Il est facile de comparer Do Make Say Think à Godspeed You! Black Emperor: même maison de disque, même musique instrumentale joyeusement sombre et même penchant vers ces déflagrations électriques résonnant comme un hymne à la survie. Seuls les bases et le format sont différents. Là où GY!BE fait jouer des cordes, Do Make Say Think s’appuie sur des cuivres. Chez GY!BE, un morceau tourne autour des 15 minutes tandis que Do Make Say Think se veut plus standard et dépasse rarement les 7 minutes.

Sur scène, Do Make Say Think arrive à se distancier complètement de GY!BE en mettant les cuivres et la basse en avant et en jouant sur une rythmique (assurée par deux batteurs) diablement communicative. Do Make Say Think adopte des sonorités nettement plus jazzy et évoque plus un Tortoise. Une envie visible d’échanger quelque chose avec son public renforce ce sentiment. Un public qui, d’ailleurs, n’en finissait plus de réclamer des rappels.

 13/11/2003
 vincent

The Matrix Revolutions

de Andy & Larry Wachowski

En voulant péter plus haut que leurs derrières, les frères Wachowski ont transformé une trilogie qui aurait pu devenir culte en une vulgaire farce marketing. Après le décevant The Matrix Reloaded, on espérait que The Matrix Revolutions allait sauver la mise en redonnant de l’inventivité et de la rigueur à un univers qui devenait complètement abracadabrant. Il n’en est rien. Dans The Matrix Revolutions, l’univers imaginé par les frères Wachowski prend l’eau. Tout n’est plus que devinettes et intuitions jamais dévoilées aux spectateurs. Le spectateur réalise même que les histoires philosophico-religieuses micro-ondées de The Matrix Reloaded ne servaient à rien. On nage en pleine supercherie. Il ne reste plus que la technique pour sauver les Wachowski, car là, il n’y a rien à dire, ils ont toujours des mois d’avance sur la concurrence.

C’est vraiment du gâchis, car lorsque l’on voit les courts-métrages d’animation issus du DVD d’Animatrix, on se dit qu’il y a avait encore moyen de pondre de excellents films autour de cette Matrice. Mais non, les Wachowski ont tellement eu la prétention de réaliser le premier film multi-support qu’ils semblent s’être totalement perdus dans leurs produits.

 14/11/2003
 laurent

Ligeti : The Soundtrack of Kubrick

L’Académie du disque Charles-Cros a décerné son prix du président de la République au compositeur hongrois György Ligeti. Si ce nom ne vous dit probablement rien, figurez-vous que vous connaissez pourtant sa musique. Les films 2001 L’odyssée de l’espace, The Shining et Eyes Wide Shut, trois des chefs d’oeuvre du maître Stanley Kubrick ont utilisé sa musique, ce qui a fortement joué dans la perception de certaines scènes desdits films.

Pour 2001, la musique illustre le début comme la fin, souvenez-vous ces choueurs plus que dérangeants de la fin du film, où l’on traverse plusieurs tableaux de l’univers pour se retrouver dans une pièce macabre habitée par des vieillards...

Pour Eyes Wide Shut, il s’agit de la musique qui illustre le bon quart d’heure où Tom Cruise se retrouve à une soirée masquée des plus étranges, où le sexe et le SM sont de la partie... Shining l’a utilisé également, (dans la scène du labyrinthe je crois).

Tout ça pour dire que Kubrick n’a pas eu besoin de demander à quelqu’un de coller une musique à ses images, mais est allé chercher la musique d’un compositeur de musique classique contemporaine né en 1923. Mais dans quel état Ligeti a-t-il composé ces musiques qui nous mettent si mal à l’aise?

 19/11/2003
 laurent

DVD: Final Destination 1 & 2

de James Wong & David R. Ellis

Quelle n’a pas été ma très bonne surprise en voyant le deuxième opus de cette très bonne idée, inépuisable, de gens qui échappent à la mort à un moment précis, et qui se retrouvent littérallement traqués par celle-ci tout au long du film. Là où le réalisateur David R.Ellis a fait très fort, c’est que les morts ne sont jamais celles auxquelles on s’attend, et les moments trash (entendez par là les moments où vous vous surprenez la main sur votre bouche, étouffant un dégoût honteux - car ce ne sont -enfin quoi!- que des images) sont assez exquis.

Les effets spéciaux valent le détour (la scène du carambollage est impressionante... et somme toute très "parlante" en ces temps de sécurité routière...). La scène de la vitre plexiglass vaut le détour également...

Ce film est, tout comme le premier, un très bon divertissement (très bon passe-temps si vous préférez), et j’imagine que le chanceux, qui n’a vu ni le premier (de James Wong) ni le deuxième du genre, peut s’attendre à passer une bonne soirée en louant les deux DVD.

 20/11/2003
 vincent

Dead Meadow - Shivering King and Others

Matador (2003)

La dernière en date est ce Shivering King and Others de Dead Meadow. Je ne connaissais rien de Dead Meadow et je n’avais jamais rien entendu de tel. Shivering King and Others a un des sons les plus pesants (je pourrais même utiliser le mot "lourd") qu’il m’ait été donné d’entendre mais il est aussi un des albums les plus éthérés que je connaisse. Cet alliage impressionnant est réellement hypnotisant.

J’ai lu qu’on parlait de néo-psychédélisme, post-metal ou encore de doom spatial(!) pour le qualifier. Pour ma part, je me contenterai de placer Dead Meadow quelque part entre Spacemen 3, Black Sabbath, Black Rebel Motorcycle Club et Lift To Experience. Toute comparaison est futile mais une chose est sûre: Shivering King and Others est un des albums de l’année.

 20/11/2003
 vincent

Radiohead - music planet 2nite

Alors que le roi de la pop se retrouve derrière les barreaux, le roi du rock était lui sur arte...

Pour sa dernière émission, music planet 2nite s’est offert une prestation semi-acoustique d’un Radiohead réduit, pour l’occasion, à un duo formé par Thom Yorke (au micro et à la guitare ou au piano) et Jonny Greenwood (à la guitare et à la boite à rythme).

Sans transcender, Radiohead a fasciné par la facilité avec laquelle il a su garder toute l’intensité de son répertoire. La voix de chien battu de Thom Yorke est vraiment trop redoutable. Je regrette cependant qu’à l’exception d’un Everything In Its Right Place au piano sur rythme binaire, Radiohead a choisi les minimalisations les plus aisées.

Au sinon l’enseignement important de cette soirée, c’est que contrairement à ce que l’on pourrait penser de prime abord, Radiohead a de l’humour. Jugez plutôt: A la question "Vous êtes l’un des plus grands groupes du monde. Ca a un sens pour vous?", Thom Yorke répond "Oui quand je change les couches de mon fils. Je touche pas à sa merde. Je suis bien trop important!".

 22/11/2003
 vincent

Freddy VS Jason

de Ronny Yu

Contrairement à ce que laissait entendre une partie de la presse, le choc des titans de l’année n’était pas ce combat confus entre Neo et l’Agent Smith dans The Matrix Revolutions mais bien cet inespéré Freddy VS Jason. Même si le combat pouvait paraître démesuré (Freddy Krueger et ses 27 victimes peut aller se rhabiller face à Jason Voorhess et ses 123 trépassés), il semble que le public ne se soit pas formalisé pour autant vu que ce Freddy VS Jason a été un des cartons de l’été aux Etats-Unis. Freddy VS Jason à le grand mérite de ne pas décevoir. Pourtant, la première moitié du film ne vaut pas grand chose. On est plus dans un Freddy mâtiné de Scream qu’un chapitre de Vendredi 13. Les jeunes sont excessivement bavards et comme l’a si bien décrit le Mad Movies : "... On n’a pas attendu 15 ans pour suivre les aventures soporifiques d’une bande de blaireaux ...". Jason lui se contente d’assener mollement quelques coups de machette. Seul l’achèvement d’une victime au lit pliable porte sa marque de fabrique. Heureusement, l’idée derrière cette rencontre a la force de faire sourire...

Freddy n’a plus vraiment la cote. Les pisseurs et les pisseuses d’Elm Street n’ont plus peur de lui et par conséquent, ne rêvent plus de lui. Histoire de leur redonner la notion de peur, Freddy décide de sortir Jason des enfers et de le balancer en plein Elm Street. Très vite, nos petits jeunes se sentent moins l’aise et commencent à connaître la définition d’une nuit agitée... Freddy peut faire son come-back! Hélas pour lui, Jason a la machette bien trop facile et dégomme les jeunes avant lui. Freddy se voit donc dans l’obligation d’essayer de renvoyer Jason en enfer. Ce fameux "versus" sauve vraiment le film.

Ce combat "bande-dessinéesque" de plus d’une demi-heure vaut vraiment son pesant de cacahouètes. La comparaison initiale avec l’affrontement entre Neo et l’Agent Smith n’était (pour une fois) pas fortuite Si dans The Matrix Revolutions, l’utilisation d’un visuel BD ne marchait absolument pas (et pour cause, l’univers prétentieux et pompeux des frères Wachowski ne s’y prête pas), Freddy Krueger et Jason Voorhees, personnages graphiques par excellence, étaient vraiment prédestinés à ce traitement. On en a vraiment pour notre argent!

Bien entendu, c’est à réserver aux amateurs du genre mais vous le saviez déjà!

 22/11/2003
 vincent

Sandy Dillon - Nobody's Sweetheart

One Little Indian (2003)

Avec Nobody’s Sweetheart, Sandy Dillon semble vouloir se débarrasser à tout prix de cette étiquette de "version féminine de Tom Waits" qu’on lui a collé avec Electric Chair et East Overshoe, ses deux premiers albums. Sandy Dillon adapte un ton plus pop et s’offre un même un duo avec Heather Nova. Les compositions sont nettement plus formatées et seule la voix doucement "cassée" permet à l’auditeur de se rappeler qu’il écoute un disque de Sandy Dillon. Nobody’s Sweetheart est donc un disque forcément agréable mais qui va en dérouter plus d’un.

 23/11/2003
 vincent

Elephant

de Gus Van Sant

On parle trop d’Elephant. S’il était sorti avant Bowling For Columbine, Elephant n’aurait vraisemblablement pas eu la portée médiatique qu’il a aujourd’hui. On ne polémiquerait pas sur le fait qu’il est "Enfants Non Admis" car on le verrait pour ce qu’il est vraiment. A savoir, un exercice de style (peu accessible) d’un cinéaste qui n’en est pas à son premier coup d’essai. Visionnez des films comme Even Cowgirls Get the Blues, Psycho ou Gerry et vous cernerez tout de suite la personnalité de Gus Van Sant, plus connu pour avoir réalisé les très hollywoodiens Good Will Hunting et Finding Forrester. Le concept d’Elephant est simple : filmer des personnages qui évoluent dans l’espace selon leur point de vision. Il n’y a pas d’histoire. Les personnages sont dans leur train-train quotidien. L’intérêt du film est dans sa réalisation. La caméra y est vraiment un personnage à part entière et est plus mobile que les personnages eux-mêmes (on ne compte plus les sublimes plans-séquences).

Si on parle tant d’Elephant, c’est parce que cette caméra filme l’évolution des étudiants du lycée de Columbine la vielle et pendant le fameux massacre popularisé par le film de Michael Moore. Ne soyons pas naïfs : Si Gus Van Sant avait filmé des gens faisant leurs courses dans un supermarché juste avant un hold-up, cela aurait produit le même film.

 24/11/2003
 laurence

La paix d'Aristophane par la compagnie Biloxi 48

Monté par Christine Delmotte au Théâtre des Martyrs, cette pièce d’Aristophane ne laissera pas de grands souvenirs dans les esprits.
Trop d’ingrédients, pas encore mélangés, sont jetés en vrac à la tête du spectateur. Des chants (soit musique du monde, soit chorale "pop"), de la danse ("jazz, niveau moyen de 12 à 16 ans"), plusieurs types de jeu, dont deux ressortent particulièrement, celui de Bruce Ellison (divine "star" déjantée) et de Eric De Staercke (fermier lourdeau et potache), les autres acteurs laissés au rang de figurants, des costumes (font-ils tous partie du même spectacle?) et un décor "d’accessoires" dans une esthétique rouille-madmaxienne du pauvre.

Face à ce melting-pot surgit une question: "Mais où se cache la mise en scène?"

De plus, à ne vouloir que survoler ces influences, sans prendre la peine de creuser un peu plus ne fut-ce que dans une seule, on en arrive à une sorte de divertissement sans plus de fond qu’un "Sacrée Soirée", les pantoufles en moins.

 25/11/2003
 vincent

Enfin!

Warp Records, le label derrière des gens insignifiants comme Aphex Twin, Broadcast ou Squarepusher, a annoncé qu’il comptait lancer bleep.com, un site qui mettra en ligne l’intégralité de leur catalogue présent et à venir. Les morceaux vendus seront au format MP3. Les prix n’ont pas encore été dévoilés. Cela pourrait être le début d’une vraie révolution dans le marché de la musique en ligne car il faut savoir que les sites existants comme ITunes Music Store, OD2 ou Napster 2 (pour un résumé, lisez ceci) souffrent de deux problèmes:

1. Ces sites ne valent pas plus qu’un magasin FNAC. Ils ont certes beaucoup de choix mais il n’y en aura jamais assez pour vous contenter à moins bien sûr que vous ne carbureriez qu’au top 50.

2. Ils ont été pensés selon les diktats des majors. Ces sites ne vendent pas des morceaux au format MP3. Chacun utilise un format vous empêchant de faire ce que vous voulez avec ce que vous avez acheté! Vous ne pouvez, par exemple, pas écouter votre achat sur un autre ordinateur que celui que vous avez utilisé pour l’acquérir. Pourquoi, me direz vous? Parce que les majors ont peur de la diffusion sur Internet et traitent tout le monde de vulgaires pirates!

bleep.com pourrait donc marquer le début d’une nouvelle ère où les maisons de disques seraient elles-mêmes responsables de la distribution en ligne de leur catalogue. Elles pourraient se passer de ces intermédiaires soumis aux lois des majors trop paranoïaques.

 29/11/2003
 vincent

Britta Phillips And Dean Wareham - L'Aventura

Jetset (2003)

Sentant poindre l’inévitable fin d’année, je me sens pousser des ailes et je me permets d’abuser du label "album de l’année" que je donne volontiers à L’Aventura  de Britta Phillips And Dean Wareham.

Histoire de vous donner un peu l’eau à la bouche, je me permets de situer un peu le personnage de Britta Phillips. Lorsque vous entendiez Jem et les Hologrammes chanter dans le dessin animé du même nom, vous écoutiez en fait Britta Phillips. Pour ceux qui ne connaissent pas ce dessin animé des années 80, en extrapolant un peu, on peut écrire que Jem était une critique acerbe du monde de la musique commerciale. En gros, on y voyait une fille (Jerrica Benton) qui ne savait pas chanter mais qui, grâce au miracle de la technologie (des boucles d’oreilles électroniques), pouvait se transformer en reine de la chanson.

Depuis lors, pas mal d’eau a coulé sous les ponts et Britta Phillips est devenue la bassiste de Luna et a pondu L’Aventura avec son complice Dean Wareham, également membre de Luna. Cette perle de toute grande classe produite par Tony Visconti, qu’on ne présente plus, est un mélange de compositions originales et des reprises allant de Madonna à Doors en passant par Opal et Angel Corpus Christi! Il en ressort un album glamour sonnant comme une sorte d’hommage à Lee Hazlewood et Nancy Sinatra aux arrangements somptueux.

Ne connaissant pas Luna avant cet album, je n’ai pas pu être touché par le travail d’orfèvre accompli par Dean Wareham car j’étais trop pendu aux lèvres de Britta Phillips. La voix de Britta Phillips est aussi vénéneuse qu’Hope Sandoval, l’ex-déesse de Mazzy Star. Elle a ce don de faire rêver et de sonner comme une invitation au bonheur...

 29/11/2003
 vincent

Maurice G. Dantec par Mathieu Kassovitz

Voilà une nouvelle qui risque d’enthousiasmer les fans de Maurice G. Dantec, Mathieu Kassovitz se lance dans l’adaptation de Babylon Babies.

 29/11/2003
 vincent

Muggs - Dust

Anti (2003)

Si Massive Attack continue à s’embourber dans leurs prétentions paranoïaques, Muggs pourrait leur damer le pion. Avec Dust, Muggs, par ailleurs membre de Cypress Hill, livre un electro-rock magistral sachant varier les tons et les ambiances. Bref, il signe un album de la trempe de Mezzanine et une des toutes grosses surprises de cette année.

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Haute Tension
Intolerable Cruelty
Underworld
Melt Banana à l'Ancienne Belgique (Il y a peu)
Lolita au Grand manège de Namur
Damon Albarn en solitaire
Bad Boys 2
Do Make Say Think à l'Ancienne Belgique
The Matrix Revolutions
Ligeti : The Soundtrack of Kubrick
DVD: Final Destination 1 & 2
Dead Meadow - Shivering King and Others
Radiohead - music planet 2nite
Freddy VS Jason
Sandy Dillon - Nobody's Sweetheart
Elephant
La paix d'Aristophane par la compagnie Biloxi 48
Enfin!
Britta Phillips And Dean Wareham - L'Aventura
Maurice G. Dantec par Mathieu Kassovitz
Muggs - Dust


décembre 2003