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01/03/2004
laurent
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Led Zeppelin DVD : Patrimoine rock!
La première fois que j’ai écouté -découvert- Led Zeppelin,
c’était avec mon meilleur ami, Stéphane, sur le siège arrière d’une
OldMobile, sur les routes de Dallas/Texas -si, si-, complètement, mais
je dis bien complètement pété à l’herbe (il y a prescription je crois
et puis juré craché c’est fini tout ça...). Vous comprendrez que l’on
ne peut qu’être séduit par les longs morceaux épiques de la bande qui
comprend Jimmy Page à la guitare (en pull à losanges !), Robert
Plant au chant, John Paul Jones à la basse et John Bonham à la
batterie. Tous cheveux longs.
Ce double DVD est un petit bijou. Il reprend des concerts entiers ou
des extraits de concert qui illustrent de leur grandeur. Surtout le
premier, qui comporte le concert enregistré au Royal Albert Hall en
1970, à savoir à l’orée de leur succès (ils sont nés en 1969), c’est à
dire là où ils ont encore tout à prouver. On s’imagine la claque que ça
devait être, un concert de Led Zep il y a 34 ans! Enfin, non, pas
besoin de l’imaginer, ce DVDocumentaire en témoigne. Dazed & Confused est gigantesque, dans tous les sens du terme. Et que dire du solo de batterie de Bonham dans Moby Dick, que l’on voit s’énerver prodigieusement sur ses fûts ?
Leur musique n’a pas pris une ride. Beaucoup de groupes actuels,
tous genres confondus (le rap lui doit lui aussi sa part de
responsabilité - Ecoutez -ou réécoutez- Licence to Ill des Beastie Boys et sa reprise de The Ocean dans She’s Crafty) y
sont allés chercher, pour la plupart inconsciemment, la source de leur
rock. Premier groupe de hard de l’histoire, ce mot ne doit pas en
effrayer certains, car il s’agit bien de symphonie.
Un document que l’on déguste comme un très bon vin, bien reposé, bien zen.
Pour ceux qui n’ont pas de DVD (il paraît que ceratins refusent de
s’y laisser prendre, un peu comlme ceux qui ne croyaient point à
l’internet sous prétexte que le minitel existait déjà...), le document
musical existe également en triple CD et s’intitule How the west was won.
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11/03/2004
vincent
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Open Range
de Kevin Costner
Kevin Costner est un grand naïf. Avec Waterwold, il avait réalisé la série B d’anticipation la plus années 80 et la plus coûteuse des années 90. Avec The Postman, il nous avait fait rire avec une histoire de facteur idéaliste dans un monde post-apocalyptique. Avec Open Range, il nous fait avaler un western où il est question d’une ville qui s’entretue pour un troupeau de vaches et d’un mariage conclu en deux regards. Certains vont peut-être dire que je suis insensible et que je ne vois pas les métaphores mais bon j’assume...
A ce titre, je trouve que certains journalistes ont la comparaison facile et font beaucoup trop d’honneur à Kevin Costner en comparant son film au Unforgiven de Clint Eastwood. Kevin Costner n’a pas la capacité d’Eastwood à rendre un film quasi intemporel par ses choix de thèmes universels. Open Range vient à peine de sortir qu’il semble déjà être sorti d’une autre époque. S’il y a du Eastwood dans Open Range, c’est du Dirty Harry ! Comme l’a si bien souligné le Mad Movies, on a plus entendu pareil coups de feu depuis les fameuses détonations du Magnum 44 de Harry Callahan. Open Range peut donc être vu plutôt comme un croisement entre La petite maison dans la prairie et, dans sa dernière demi-heure, Dirty Harry. Si avec ça, je ne vous donne pas envie d’aller le voir…
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15/03/2004
vincent
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Stereolab – Margerine Eclipse
Elektra (2004)
Sans le vouloir, cet hebdomadaire complètement schizophrène qu’est le Télémoustique a bien résumé le problème de ce dernier album de Stereolab : "Laetitia Sadier continue son chant bilingue mais les infusions Jazz et les structures étranges d’hier sont remplacées par une pop plus classique où l’électro se mélange toutefois encore au moog et à des guitares limpides. Entre lounge de qualité et électro pop réveuse.". En retirant les petites infusions et autres étrangetés de sa musique, Stereolab semble rentrer dans le moule et signe avec Margerine Eclipse son premier album insipide. L’album n’en est pas désagréable pour autant, c’est juste une pièce sans originalité et vu que c’est déjà le neuvième album de Stereolab, c’est quelque peu pardonable.
Heureusement, en concert, Stereolab n’a rien perdu de sa créativité. Son récent passage au Botanique l’a prouvé : Un concert d’une variété inouïe qui nous a joyeusement fait vibrer. Vivement le prochain album qu’on oublie ce petit faux pas.
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18/03/2004
laurent
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Erik Truffaz à l'Ancienne Belgique : Lamentable
J’ai longtemps hésité avant de poster ceci, mais quelque chose me pousse... allez savoir quoi... Le concert d’Erik Truffaz à l’Ancienne Belgique était, soyons diplomates, lamentable. N’ayons pas peur des mots. Ce n’était ni du jazz, ni du rock, c’était un truc hybride : de la soupe, oui, c’était de la soupe! Peut-être est-ce dû au fait que Monsieur Truffaz (car Monsieur semble se prendre pour Monsieur jazz) passait après un film -extraordinaire- sur Miles Davis... car passer après ze master c’est comme un concert de Jean-Pascal après un documentaire sur U2... Peut-être était-ce moi... Peut-être sûrment était-ce tout simplement nul... Nullissime. Sans explication. Sans justification. Nul. Pouah! Je n’écouterais plus jamais, na!
J’ai longtemps hésité avant d’aller le voir...Il faut que je m’écoute moins souvent, surtout quand j’hésite, c’est un signe.
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30/03/2004
ivan
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Mon BIFFF 2004
Dans l’ensemble je suis fort content de mon festival cette année: bons films, bonne ambiance et final en beauté par le bal des vampires...
Dans l’ordre... Green Butchers: un film danois qui avec une ambiance typique de film nordique; entendez qui présente une photo impeccable, mais dont l’aspect reste assez froid, un peu clinique. Basé sur une sorte de légende urbaine, l’histoire est simple, mais bien menée et bien jouée. Le rythme est lent, parfois trop, mais cela laisse le temps aux protagonistes de développer leur caractère propre. Un beau petit film qui se laisse regarder.
A tale of two sisters, film coréen, du réalisateur d’un des courts de Three présenté l’année dernière lors du même BIFFF. L’ambiance et les tons y sont plus chauds. On est dans une typologie typiquement asiatique du film fantastique; le film s’appuie sur un conte coréen (dont il est la 5ème adaptation). Tout tourne autour de la mort et de son refus par l’un des personnages. S’en suit une série d’hallucinations et rêves étranges ou l’on a du mal (le personnage autant que le spectateur) a discerner le réel du rêve, et pour cause, l’auteur sème la confusion à l’envi. Détail récurent du cinéma fantastique asiatique: les filles méchantes ont systématiquement la tête penchée en avant, les cheveux longs noir devant le visage. Pour le reste, c’est très classique: les protagonistes vont toujours voir d’où vient le bruit, et les portes grincent... Sans grande nouveauté, mais bien ficelé. Un peu tiré en longueur peut-être.
Visitors, film bateau (Ndla: comprendra qui aura vu ce film...).
Dead end run, de Sogo Ishii , film à l’allure de film expérimental pauvre en narration. Sorte d’exercice de style visuel. De belles matières, une musique omniprésente. Ce film rassemble trois courts métrages qui ont en commun un homme en fuite qui échoue dans une impasse s’en suit à chaque fois un délire compréhensible ou non, c’est selon.
Nothing, de Vincenzo Natali, déjà remarqué avec Cube il y a quelques années. Ce film est à nouveau un exercice de style; Attali garde notre attention pendant toute la durée du film tout en explorant le "rien"; je peux difficilement être plus explicite, au rique d’en dire trop. Audacieux, comme pour Cube, on perçoit que le budget est une contrainte évidente qui s’impose à lui; mais il ne semble pas s’en formaliser et accepte cette contrainte pour en faire un élément constructif de son film. Et visiblement il s’amuse, rien que l’introduction du film en est une preuve, et tout au long du film on sent à travers une pléthore de détails que l’équipe a du prendre du bon temps. A voir rien que pour l’idée d’avoir vu "rien" tout en étant persuadé d’avoir vu quelque chose...
Le bal de Vampires: très chouette, même si l’endroit se prête assez mal aux soirées qui se déroulent dans pusieurs salles, c’est-à-dire que les circulations entre les salles étaient blindées de monde, tandis que finalement les salles étaient plutôt vides. J’ai pu y croiser quelques monstres remarquables, mais dans l’ensemble, je pensais être plus surpris par les déguisements. Mais ça reste une toute bonne idée que cette soirée et quel plaisir de se rendre là-bas déguisé et de croiser des gens en rue; et puis dans un périmètre de 500m autour du Botanique, on pouvait rencontrer une faune de vampires et autres monstres... drôle.
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