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01/06/2004
ivan
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Incubus pour fillettes / Think of One pour la fête
Incubus, au Brabanthal de Leuven: Pas grand chose à dire sur ce groupe de rock pour fillettes de 16 ans aux tatouages décalcomanie. Le Brabanthal avait un air de grande garderie où les parents attendaient dehors dans la voiture pour les plus soucieux de l’état de leurs tympans (musique dans un hall industriel oblige), voir dans la salle même pour les plus courageux. C’est là que je me suis mis à espérer que le jour où j’ai des enfants, ils n’éprouveront pas le besoin de se donner cet air de faux rebelles nonchalants parce qu’ils écouteraient du pseudo rock de dur... A part ça, Incubus c’est assez mauvais, même si souvent il y a un bon riff qui -on sait ce qu’on va voir- est accrocheur, il ne faut pas longtemps pour que ça vire à la mélodie insipide. Et puis on attends (impatient?) la balade "Jackpot" passage obligé d’un groupe du genre... Déplorable. Chose rare, je suis parti avant la fin.
Je suis parti parce que je savais que non loin de là, dans un parc de Leuven jouait Think of One à l’occasion d’un festival contre la guerre ou un truc du genre. Rien à regretter: les Think of One ont le sens de la fête. Ils jouent avec leurs tripes et transmettent une énergie à mille lieues des fades platitudes du précédent. C’est spontané, partagé et de bon coeur. Accompagnés d’une chanteuse et de 2 choristes toutes trois brésiliennes, ils associent et conjuguent leur musique aux allures de fanfare avec le chant et les percussions d’amérique du sud. C’est gai, c’est vrai et ça rend heureux.
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16/06/2004
ivan
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Jean-Louis Murat - A Bird on a Poire
Labels (2004)
Le nouvel album du prolifique Jean-Louis Murat devrait sortir le 31 août prochain. Un an à peine après la sortie de Lilith, son précédent album, il revient avec A Bird on a Poire un opus pour lequel la chanteuse de Elysian Fields, Jennifer Charles, a prêté sa voix.
C’est Fred Jimenez qui signe toutes les compositions de cet album qui sera apparement pop.
Et qui dit album dit tournée... en espérant qu’il sera mieux luné que l’année passée.
Notons qu’il y a peu sortait un DVD live : Parfum d’acacia au jardin, moments capturés lors de répétitions de morceaux. Je ne l’ai pas vu.
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17/06/2004
ivan
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Fantomas à l'Ancienne Belgique (Il y a quelques temps)
Avec son quartet Fantomas, Mike Patton emmène la musique quelque part entre métal et dessin animé; un peu à l’image d’un "Comic strip" de Gainsbourg pour lequel il mêlait chanson et extrait de phylactères de Comics américains.
Surprenant, Fantomas a la puissance d’une course poursuite d’un Tex Avery où Mike Patton tel un Diable de Tazmanie croisé au Capitaine Caverne, explose et gesticule. Sa voix attaque à puissance au moins égale à la batterie, la basse ou une guitare, et découpe les compositions comme un scalpel. Il tranche les morceaux avec une précision chirurgicale et d’autre part n’hésite pas, en confrontation avec ses cris, à placer çà et là une mélodie gentillette qu’il tranchera de plus belle en une fraction de seconde. Il semble maîtriser parfaitement la tension de ses morceaux qu’il dirige avec un air de petit chef d’orchestre nerveux. A voir, pour l’étonnement et la démarche; reste à savoir si c’est vraiment écoutable sur la longueur et ça c’est à chacun de connaître son seuil de tolérance.
En première partie on a pu voir FES ou Flat Earth Society, un big band belge prometteur avec si je ne me trompe pas des ex-membre de feu X-Legged Sally (fanfaro-hard-jazz..). Je les avais déjà vus en première partie de John Zorn et son Electric Masada (Note de Vincent: le bassiste de Fantomas joue dans Electric Massada) au Blue Note à Gand (souvenez-vous) et ça tendait beaucoup plus vers un concert de big band "classique" assis en rangée, bien organisé et posé. Ici ils jouaient sur une structure moins classique, plus spontannée, tendant fortement vers la fanfare déjantée. Ils envahissaient la scène comme une prise d’assaut, et transmettaient une énergie comme on l’aime, qui prend bien aux tripes et nous fait onduler de la tête aux pieds.
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28/06/2004
ivan
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Ghinzu au Café Central
Jeudi soir, là-bas, tout au fond du Café Central, tout près des Halles St Géry, Ghinzu accueillait son public un peu comme à la maison, car, paraît-il, mais ça reste à vérifier, on peut souvent les-y croiser (super fans et autres groupies à vous de procéder à une petite descente sur le terrain). Le café est bien rempli, la chaleur ne cesse de croître et chacun se faufile pour essayer d’être bien placé afin de voir quelques épis au sommet du crâne d’un des Ghinzu. Parce que c’est un peu le défaut majeur (unique?) du Café Cenral, c’est que la scène est en bout de café, peu surélevée et faiblement éclairée, ce qui réduit fortement les chances d’être bien placé et de voir vraiment quelque chose. Et pour la cause, Ghinzu est quand même un groupe aux prestations scéniques un rien visuelles, le chanteur enchaînant pas de danse effréné et autre solo debout sur clavier. Dommage donc pour le visuel, cette fois-ci on se contentera du son (très bon) et de l’ambiance surchauffée de la salle. Ghinzu aligne ses titres avec décontraction, s’offrant même pour rappel une reprise très personnelle de Purple rain de Prince qui doit en avoir des frissons sans comprendre ce qu’il se passe, comme si son lecteur CD s’amusait avec un titre trop entendu (si si!). Ils avaient la soirée pour eux et même si la technique a eu quelques difficultés avec le clavier, on a eu ce qu’on attendait, du bon rock de bon goût qui remue les tripes, on a même eu un peu plus, la décontraction ouvrant les portes de l’expérimentation. Morceaux "classiques" de Ghinzu côtoyaient morceaux plus expérimentaux (parfois même on avait l’impression qu’ils s’égaraient vaguement, mais sans réelle gravité), s’écartant par là-même de la playlist "d’usage". C’est gai quand même parfois de retrouver une échelle humaine à un concert, aujourd’hui ou en un an avec un peu de bon vouloir et beaucoup de chance, on peut se retrouver sur la scène démesurée d’un Werchter... alors peut-être que c’est ça la reconnaissance, mais moi je trouve que rien ne vaut un petit concert dans une petite salle, où la musique se vit et ne se consomme pas comme un quelconque autre produit. Merci pour le show (chaud..?).
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