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 01/07/2004
 vincent

Kill Me Tomorrow - Garbageman and the Prostitute

Gold Standard (2004)

Kill Me Tomorrow doit faire partie de ces groupes qui n’ont jamais vu la lumière du soleil. Cela ne l’empêche d’être lumineux en dynamitant complètement les frontières entre la musique industriel, la no-wave, la dance, le rock garage, le mouvement noisy et le bidouillage électronique (rien que ça !). Même si ce Garbageman and the Prostitute peut s’avérer parfois complètement approximatif, l’ensemble n’en demeure pas moins excitant et par moment, on à la même l’impression d’assister à l’éclosion d’un nouveau genre.

 01/07/2004
 vincent

The Day After Tomorrow

de Roland Emmerich

Vous l’auriez deviné, The Day After Tomorrow vaut uniquement le détour pour ses scènes de destructions énormes qui renvoient 40 ans de films catastrophe à la poubelle. Les techniciens se sont visiblement amusés comme des gosses et le résultat à l’écran est vraiment impressionnant. Pour le reste, The Day After Tomorrow  a le mérite d’être le moins mauvais  film de Roland Emmerich. Il semble enfin avoir compris que pour mieux s’exporter, il  devait ranger son Amérique héroïque au placard. Ici, l’Amérique est vulnérable (bien trop même) et au lieu de suivre des soit-disant sauveurs de l’humanité,  Roland Emmerich se contente de suivre un père voulant juste sauver son fils. Il y a toujours plein de solidaires extrêmement naïfs mais le tout paraît plus crédible. Rassurez-vous, l’action, elle, ne l’est absolument pas mais cela fait partie du charme de ce genre de production.
A première vue, le message du film semble taillé sur mesure pour des écolos convaincus. Durant la période électorale, certains militants n’avaient même pas hésité à récupérer le film à coup de tracts distribué à l’entrée des cinémas… Or si ils avaient vu le film, ils auraient appris que les changements climatique, ce n’est pas si dramatique : Il suffit de courir plus vite qu’eux !

 12/07/2004
 vincent

The Punisher

de Jonathan Hensleigh

Comment peut-on faire un film de vengeance aussi primaire après ce magnifique ballet qu’était Kill Bill ? Un flic (Thomas Janes, le Christophe Lambert américain) tue le fils d’un banquier véreux (John Travolta, mauvais comme à l’accoutumé). Ce dernier, légèrement fâché, massacre le flic et toute sa petite famille. Le flic survit et à son tour, massacre le banquier véreux et ses complices. Il y aura sûrement une suite où le fils caché du banquier véreux cherchera  à se venger à son tour. A voir si vous êtes vraiment en manque de déflagrations…

 12/07/2004
 vincent

The Ladykillers

de Joel & Ethan Coen

Les frères Coen ne connaissent pas Maurice Noël et par conséquent, ne savent pas que lorsqu’on a besoin d’argent il n’est pas nécessaire de tourner n’importe quoi. Alors que l’on croyait qu’avec le fastidieux Intolerable Cruelty (souvenez-vous), ils avaient signé leur plus mauvais film, voilà qu’ils arrivent à faire pire avec ce désastreux The Ladykillers.

The Ladykillers est une comédie - soi-disant noire - qui aurait pu être réalisée par n’importe quel quidam tellement c’est insipide. Tous les personnages sont si clichés que par moment, on se croirait dans une production Besson. Du faux intello au benêt plein de muscle en passant par le rappeur agaçant : Où sont passés ces tronches qui font tant le charme des productions Coen ? C’est nul et ennuyeux… A éviter absolument!

 13/07/2004
 vincent

Fahrenheit 9/11

de Michael Moore

Quentin Tarantino m’a déçu. Prétendre que la palme d’or de Fahrenheit 9/11 n’est pas politique, c’est faux-cul. Je m’attendais à voir un bon film et non un long zapping fastidieux. Michael Moore se contente d’agglutiner une collection d’images télévisées, qui supportent mal la projection sur un écran de 3 étages, et des petits sketches tournés à l’emporte-pièce. On est bien loin des véritables enquêtes joyeusement satiriques qu’étaient Roger & Me, The Big One ou Bowling From Columbine. C’est d’autant plus fastidieux que le message de  Fahrenheit 9/11 n’a aucun intérêt pour un européen qui sait très bien que Georges W. Bush Jr. est un con. Si vous avez regardé quelque peu des émissions comme Le Vrai Journal  ou voir même certains Envoyé Spécial, vous sortirez de la salle en n’ayant rien appris de neuf. 

Finalement,  je trouve Le Zapping de Canal+ bien mieux rythmé que Fahrenheit 9/11. J’arrive à regarder leur best-of de plus de 4 heures d’une traite sans me lasser. Avec Fahrenheit 9/11, au bout d’une heure, je commençais à regarder ma montre. Donnez la palme d’or à l’équipe du Zapping, eux, ils la méritent amplement.

 16/07/2004
 laurent

George Michael : Patience (tu parles!)

Sony Music (2004)

Cela commence par une ballade... Rappelez-vous Careless Whisper. Aïe Aïe Aïe ! Sa carrière solo a été ponctuée de chansons doucereuses, utilisées à tort et à travers par les Roméo d’un jour, sûrs qu’à l’écoute du barbu la mademoiselle répondrait à la question de devenir madame par un OUI. Le problème c’est qu’ici c’est plutôt d’un NON que Roméo écoperait…

Qui n’a pas déjà dansé sur I want your sex ? J’en connais même un qui l’écoutait en boucle sur sa chaîne, tentant dans ses rêveries de mettre un visage sur ce sex. Listen Without Prejudice, Vol. 1 le propulsera dans la cour des grands (George, pas mon pote), avec Freedom, son clip, où il brûle sa veste comme pour mettre fin à son image, vue, revue et corrigée depuis Wham, mais qui, à partir ce cet instant précis, va disparaître pour laisser la place aux mannequins. En effet, c’était l ’époque où il avait décidé de ne plus se montrer dans ses clips (et personne ne s’en plaignait d’ailleurs). Remarquez que ses clips sont bien, souvent des simulacres de défilés de mode, avec des mannequins arpentant une scène, ou se cachant, faiblement vêtues, tout en s’affairant dans des occupations bien anodines (qui de prendre un bain, qui de faire un café etc...).

Plus tard, star adulée, le grec (Yorgos Kyriatou Panayioutou est son vrai nom) a décidé de faire de certaines de ses chansons des pamphlets plus "engagés". Mais si, rappelez-vous, on a parlé de lui parce que sur un clip il dansait déguisé en flic homo américain (shocking !) et encore plus tard il a même écopé du triste persona non grata aux Etats-Unis pour son clip singeant Bush et Blair, pendant que Powell s’évertuait à montrer à l’ONU des petits camions qui transportaient des trucs interdits et dangereux, qu’il montrait par le détail, une fiole à la main.

On parlera de lui également pour la gue-guerre qu’il entamera avec sa maison de disques, leur reprochant en gros de ne pas assez le promouvoir. C’est un rebelle le George!

Bon, tout ça c’est le passé. Qu’en est-il du présent album ? Et puis d’abord, comment a-t-il atterri dans mes mains ce disque ? Ma femme a cette faiblesse qui est celle d’aimer autant les comédies romantiques (ah, Bridget Jones quand tu tiens nos femmes !) que la musique qui va avec (en gros, de Michael Jackson à George Michael). Ayant connu les boums à l’époque des Wham, elle a encore cette nostalgie qui relègue la raison on ne sait trop où : le voyant invité à la table de Tout le monde en parle, elle me demande si je peux me procurer la galette. Bizarrement, je n’ai eu aucun mal à le faire... Dans un moment d’égarement, j’ai même proposé de mettre ledit CD (gravé, mais ne le dites à personne...) dans le lecteur de ma voiture.

Passés les deux premiers titres (dont le single, pas mal), nous sommes rentrés dans un maelström que l’on pourrait qualifier de guimauve, le ton est monté, la dispute a pointé le bout de son nez, les mots qui dépassent la pensée ont fait leur apparition, les noms d’oiseaux ont fusé, j’ai évité de justesse plusieurs accidents, voire même de prendre l’autoroute en contresens... jusqu’à ce que l’on comprenne que c’était notre énergumène, qui, de son chant plaintif, nous tapait littéralement et viscéralement sur les nerfs. Le calme est revenu, et le CD a retrouvé son étui pour l’éternité... Et dire qu’il a osé appeler son disque patience...

 22/07/2004
 vincent

Dawn Of The Dead

de Zack Snyder

Un film simplement gore qui déménage et qui décape produit par un gros studio hollywoodien … Oui vous avez bien lu, après le remake impossible mais pourtant réussi de The Texas Chainsaw Massacre (souvenez-vous), le doute n’est plus permis : nous devons être au début d’une nouvelle ère où les argentiers d’Hollywood n’ont plus peur de mettre leurs deniers dans des productions logiquement réservées au monde de la série B ou Z.

Ce remake de Dawn Of The Dead est une véritable bombe dans le sens où l’on se demande vraiment comment Universal a osé mettre des millions sur un film qui échappe tant aux références hollywoodiennes du genre. Impossible de le comparer à Scream, il n’est pas question ici d’appâter le public avec une bande de joli(e)s étudiant(e)s terrorisé(e)s. Impossible de justifier l’action car comme  dans l’original, on ne sait pas trop pourquoi le monde devient une armée de morts-vivants voulant juste vous dévorer tout cru. Impossible de coller un happy-end car comment survivre dans un monde déjà mort ?  Dawn Of The Dead a comme seul objectif d’être un spectacle particulièrement jouissif pour les fans de cinéma de genre. Les autres, passez votre chemin.

C’est simple, on avait plus vu pareille effusion de violences gratuites depuis le gargantuesque Braindead... Mais voilà la raison de cette nouvelle ère! Hollywood a remarqué que les deux plus gros succès de ces dernières années sont le fruit de réalisateurs venant du cinéma de genre, à savoir :  Peter – Braindead / Lord Of The Rings - Jackson et Sam – Evil Dead / Spiderman – Raimi. Nous sommes simplement entrés dans une ère de recherches et développements dont la finalité est de trouver les prochains Sam Raimi et Peter Jackson.

 24/07/2004
 vincent

Honnêteté inattendue

Vous l’avez sûrement déjà lu quelque part tellement cet extrait à fait le tour du monde mais au cas où vous ne seriez pas au courant, voici la perle de la prochaine décenie...

"Il y a beaucoup de façons de parler de la télévision. Mais dans une perspective  plus business, soyons réaliste: à la base, le métier de TF1, c’est d’aider Coca-Cola, par exemple, à vendre son produit. Or pour qu’un message publicitaire soit perçu, il faut que le cerveau du téléspectateur soit disponible. Nos émissions ont pour vocation de le rendre disponible: c’est-à-dire de le divertir, de le détendre pour le préparer entre deux messages. Ce que nous vendons à Coca-Cola, c’est du temps de cerveau humain disponible."  Patrick Lelay, PDG de TF1, interrogé dans le livre Les dirigeants face au changement

 28/07/2004
 vincent

Aaltra

de Benoît Delépine & Gustave de Kervern

Il est bien loin le temps de ce balourd Michaël Kael contre la World Company. Benoît Delepine (pour ceux qui n’auraient pas suivi, la personne derrière Michaël Kael) et son compère Gustave Kerven étonnent en signant un véritable film d’auteur décalé.

Aaltra conte le voyage de deux personnes (Benoît Delepine et Gustave Kerven) devenues paraplégiques suite à un accident de tracteur. L’un veut parcourir le monde pour suivre les grand-prix de moto-cross. L’autre veut se rendre en Finlande pour réclamer des indemnités au fabricant du tracteur. Cela donne un film aux allures de road-movie sans prétention, drôle et, par moment, véritablement touchant. Une belle surprise.

 29/07/2004
 vincent

Atomik Circus, Le Retour de James Bataille

de Thierry & Didier Poiraud

"Notre film sera juste, et encore j’en suis pas certain, un tout petit peu plus poli qu’un truc fauché dans lequel tu peux te permettre de montrer des quéquettes et de faire des trucs vraiment dégueulasses… On a accepté cette contrainte, donc, mais on a tenu le pari de faire quand même une vraie série B à l’intérieur de ce système… Ceci étant dit, c’est vrai que c’est étonnant que ce soit TF1 qui nous ait produit. Ca demeure pour nous un mystère qu’on n’arrive pas à s’expliquer" Thierry et Didier Poiraud, réalisateurs de Atomik Circus, Le Retour de James Bataille, dans les colonnes du Mad Movies.

C’est avec cette interview, d’une fraîcheur désarmante pour le cinéma français, que j’ai découvert, il y a quelques mois, le concept derrière Atomik Circus. Hélas, entre cette interview réalisée en pleine post-production et la sortie officielle du film, il semble que les pontes de TF1 aient paniqué devant l’objet qu’ils avaient financé et ont cherché à le revendre comme une vulgaire comédie française et non comme ce qui aurait pu être le Mars Attacks français. Le public ne s’attend donc pas à voir une série Z décomplexée et désopilante où il est question d’extra-terrestres belliqueux envahissant un bled paumé, sorti d’une compilation de 50 ans de cinéma de genre, où évolue Vanessa Paradis, Benoît Poelvoorde et Jean-Pierre Marielle . Par conséquent, les  "c’est quoi cette connerie" ne tardent pas à fuser à la vue du premier extra-terrestre suceur de têtes.

Atomik Circus, Le Retour de James Bataille aurait pourtant pu être considéré comme un petit chef d’œuvre si on lui avait laissé la chance d’être accueilli pour ce qu’il est. Cela fait tellement plaisir à voir une œuvre si généreuse et si spontanée qui tranche tellement avec les productions françaises habituelles.

Atomik Circus n’épate pas que par sa fraîcheur. Il réussit ce qu’aucun film français n’est parvenu à faire jusqu’à présent : digérer les influences américaines. Arriver à imposer, sans ridicule, un humour belgo-français décalé dans des décors qui n’auraient pas fait tâche dans des productions comme The Texas Chainsaw Massacre ou Wrong Turn (souvenez-vous), c’est épatant et c’est du jamais vu. Regardez les productions Besson ou les films de Kad et Oliver ou Eric et Ramzy, pour vous en convaincre. Toutes cherchent à faire du français dans des univers américains. Aucune ne parvient à être crédible. Seul Atomik Circus a réussi ce pari jusqu’à présent.  Il manque juste un truc pour que ce premier film des frères Poiraud ait vraiment l’allure d’un bien bel hommage aux films B ou Z américains. Un côté gore plus assumé aurait rendu le film bien plus cohérent et mieux balancé. L’attaque finale du film semble avoir été tournée en deux minutes. Mais bon, visiblement, les producteurs ont eu le dernier mot… Vivement une version "director’s cut" !

 29/07/2004
 vincent

bleep

Si vous ne le saviez pas encore, Warp a lancé, il y a quelques mois, Bleep son propre site de vente de musique en ligne. Lisez ceci et ceci pour vous rafraichir la mémoire. Bleep risque bien de devenir incontournable car Warp a l’intelligence d’ouvrir son service à d’autres labels. Depuis peu, vous pouvez télécharger des albums provenant du catalogue de labels comme Nina Tune, F-COM, Lex et prochainement Domino, excusez du peu.  

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