Zabladowski.org



Source: fluctuat.net

Life Is A Miracle

Bien sûr il y a la belle énergie de ce Life Is A Miracle qui va à 2000 à l'heure à grand renfort de fanfare. Cependant au bout d'un certain temps, on se surprend à se demander à quoi servent tous ces gestes désordonnés. Que dit finalement le réalisateur?

Fidèle à sa poésie excentrique et facile, le réalisateur en rajoute. Ici nous sommes dans la surenchère de situations excentriques, ce qui donnent aux protagonistes "l'occasion de perdre la tête" comme le déclarait le cinéaste.... Pourtant la situation restait suffisante et l'artifice semblait inutile. A trop vouloir nous séduire et nous emmener dans le tourbillon de ses envolées slaves, Emir Kusturica rate son but premier et finit par nous fatiguer. Dommage.


Source: Ecran Noir

The Cooler

Cette improbable histoire d’amour est la première grande surprise de The Cooler. Plébiscitant nerveusement mais avec un certain talent les filons du film noir, le jeune débutant Wayne Kramer s’aventure à dresser un portrait touchant et saisissant de deux âmes en peine en quête d’un peu de répit. Jamais héroïques ou stylisés, ses deux anti-héros parviennent à émouvoir grâce à leur naïveté et leur simplicité.

Wayne Kramer adopte un ton léger et décalé qui épouse à merveille l’univers oppressant du casino et de Las Vegas. Les gags et les situations, délibérément répétitifs, entraînent parfois The Cooler à mille lieux des sentiers habituellement empruntés par le polar et frôle avec la magie du film d’auteur. Le plaisir charnel comme la violence la plus insoutenable n’acquièrent jamais ici la fonction voyeuriste si chère à Hollywood.

 12/09/2004
 vincent

Sonic Youth à la Feest in het park

Je ne parlerai pas du festival qui doit être un des plus affligeant de l’année: affiche incohérente (Sonic Youth en tête d’affiche d’une journée principalement dub, cherchez à comprendre), site exécrable, ...

J’ai lu à droite et à gauche que Sonic Youth se surpassait. Le paradoxe est que toutes les personnes ayant écrit cela, avouaient qu’ils les voyaient pour la première fois. Sonic n’étant plus très Youth, ces néophytes croyaient sans doute qu’ils allaient assister à la prestation de vieux grabataires. La gifle semble donc telle, que ce genre de spectateurs utilise le terme "surpasser" pour parle d’une prestation qui les a étonnamment surpris. Or Sonic Youth ne se surpasse pas, il reste égal à lui-même.

Je dois avouer que cela faisait quelques années que je n’avais plus vu Sonic Youth. J’avais misérablement fait l’impasse sur leur passage a Werchter, il y a deux ans. Bien mal m’en a pris parce qu’il parait que cela a été une de leurs meilleures prestations sur le sol belge. Donc, tout ça pour dire que j’avais également quelque peu oublié à quel point Sonic Youth est vraiment une catégorie au-dessus de tous ces groupes qui utilisent l’électricité comme exutoire. Ce concert m’a rafraîchi la mémoire: Sonic Youth est simplement inégalable. Tous ces Mogwai, GY!BE et cie ont encore pas mal de chemin à accomplir avant d’atteindre l’excellence scénique d’un Sonic Youth. Longue vie à eux!

 12/09/2004
 vincent

TV on the Radio à l'Ancienne Belgique

Incroyable! Non content d’être les auteurs d’un des premiers albums réellement transcendant de ces dernières années, voila que TV on the Radio s’avère être composé de bêtes de scènes. Auteurs d’un set intense qui, faute de pouvoir reproduire les différentes influences de l’album, joue à fond la carte électrique (My Bloody Valentine n’est pas loin). Le tout est emmené par un chanteur énergique. Un concert sans temps morts, d’une puissance extraordinaire et même si toute cette électricité rend la musique  moins originale, les morceaux gagnent tellement en volume qu’il est difficile de ne pas succomber.

S’ils arrivent au stade fatidique du deuxième album, TV on the Radio risque bien de devenir un des grands groupes de la prochaine décennie. Il est un des premiers de ces dernières années à être construit sur des bases évolutives. Leur brassage soul / noisy / jazz est vraiment ingénieux et ne risque pas de les enfermer dans un genre (on est bien loin de cet univers à bout d’idées qu’est le revival garage rock). Et si leurs prestations scéniques font le reste, je vois mal ce qui pourrait les arrêter.

 15/09/2004
 vincent

Ils se marièrent et eurent beaucoup d'enfants

d'Yvan Attal

En deux films, Yvan Attal s’impose comme le digne successeur de la paire Jaoui / Bacri (pas qu’il faille leur succéder...). Il fait désormais partie de ces rares auteurs français qui donnent envie de voir des comédies françaises.  La recette? Un parfait dosage entre humour, fantaisie et réalisme. 

Ses deux films, Ma femme est une actrice et Ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants, sont des comédies sentimentales qui échappent aux stéréotypes du genre. Ils ne tendent jamais vers ce côté auteur nombriliste qui ruine tant de films français et ne tombent jamais dans ce côté populaire simpliste qui peut tant nous exaspérer. Yvan Attal a le bon ton et en parlant avant tout d’usures et déchirements, il aborde un sujet qui nous parle. Il est impossible de ne pas se reconnaître dans un des personnages d’Yvan Attal.   Rajouter à cela cette capacité à s’entourer par de bonnes tronches (Alain Chabat et lui-même en tête) et à sublimer l’image de sa femme (Charlotte Gainsbourg), vous n’avez plus n’excuses pour ne pas aller voir ses films.

 29/09/2004
 ivan

Comme une image

d'Agnès Jaoui

Sur fond de musique classique et de chants, le couple Jaoui – Bacri nous livre un échange de dialogues bien piquants, pratique pour laquelle ils sont passés maîtres. Avec des sujets plus épars que dans leurs précédents films, on a peut-être parfois l’impression qu’ils s’égarent un peu, mais ça n’enlève rien à la qualité des échanges verbaux qui fleurissent le film. Bacri, cynique et blasé n’est plus le seul à lancer des phrases assassines d’autres ont aussi cette faculté (notament l’acteur qui joue le mari d’Agnès Jaoui dont je ne connais pas le nom, m’a bien fait rire par moment) et on en est que plus heureux, pour peu qu’on soit friand comme moi de ce genre de cinéma où fusent les dialogues acérés.

 29/09/2004
 ivan

Smog au Botanique

En première partie, Sweek, des belges qui ont du mal à dissimuler leurs influences –à savoir GY!BE- à un tel point qu’on se demande si c’est permis... Ceci dit la jeunesse excuse tout et je leur souhaite de trouver leur propre musique (ou alors d’aller proposer leur service à Constellation comme doublure...) , car sur scène ils tiennent la route (même si ceux qui ont vu le concert, ont pu se rendre compte que la gauche de la scène y croyait beaucoup plus que la droite...). Il est peu courant de voir un jeune groupe avec autant d’aisance et d’assurance./

 

Smog réussit en partie là où beaucoup échouent ; un concert avec un gars seul sur scène avec pour unique instrument une guitare, ce n’est pas forcément certain que ça va tenir mon attention pendant toute la durée de la prestation, et pour cause, c’est souvent vite lassant. Smog a un avantage, c’est sa voix particulière et apaisante qui nourrit ses compositions, et c’est ce qui, ici, le sauve en partie. Mais malgré ça, on a bien vite l’impression que tout est dit ou du moins de cette façon. Dommage, parce que le personnage est doté d’un certain charisme, et sur CD ses compositions sont loin d’être ennuyeuses.

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