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13/10/2004
ivan
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Old Boy
de Chan-wook Park
Old Boy c’est du grand Cinéma coréen qui aurait pour moi pu largement recevoir la Palme d’Or à Cannes à la place du bateau Fahrenheit 9/11 ( Old Boy n’a reçu que le prix du Jury et apparemment, à 2 votes du Moore selon Tarantino). Ici on est dans du cinéma, du vrai, avec une réelle intrigue, une mise en scène, un vrai chef-d’oeuvre. On ne peut pas rester indifférent face à ce film. Très asiatique dans la forme comme dans le fond, dur, violent, mais où rien n’est gratuit, tout s’enchaîne et prend son sens au fur et à mesure que la trame se déploie. Tout va dans le sens du film tout se tient et se soutient, la musique, les plans, le montage,... Un travail fini jusque dans les détails, où rien n’est laissé au hasard. La fin va très vite, mais finalement pourquoi pas, de toute façon tout était dit, il ne fallait rien ajouter.
Soufflant donc, mais soyez prêt à être remué.
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19/10/2004
vincent
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Clean
d’Olivier Assayas
Je dois avoir un problème avec les prix du dernier festival de Cannes. Déjà que la palme d’or décernée à Fahrenheit 9/11 était plus que douteuse (souvenez-vous), voilà qu’arrive sur nos écrans Clean et son prix d’interprétation féminine qui me fait vraiment supposer que le jury devait être trop imbibé.
S’il y a bien une faiblesse au film d’Olivier Assayas, c’est sa direction d’acteurs. Pourtant, ce n’est pas le talent qui faisait défaut. Jugez plutôt: Nick Nolte, Maggie Cheung, Jeanne Balibar, ... Mais rien n’y fait, un bon quart des scènes est gâché par des acteurs à côté de leurs pompes.
Le film, lui, a le grand mérite de pas être le téléfilm que lui destinait son scénario (une histoire d’ex-junkie cherchant à se racheter une conduite pour obtenir la garde de son fils). Olivier Assayas transforme avec justesse et réalisme cette histoire en un parcours du combattant où l’happy end est quasi impossible.
A noter pour les amateurs du genre, que l’action se situe dans le milieu musical "indie" ou l’on croise dans leurs propres rôles : The Metric (sous Yeah Yeah Yeahs), Tricky et David Brokeback (Mazzy Star). Olivier Assayas a d’ailleurs une manière très immersive et prenante de filmer un concert..
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Source:
FILMDECULTE
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Man On Fire
Tandis que son frère se faisait définitivement un nom en enchaînant deux chefs-d’œuvre de la science-fiction (Alien et Blade Runner), Tony Scott, dans l’ombre de son aîné, émergeait tout juste dans les années 80, berceau du cinéma de divertissement tel qu’on le connaît aujourd’hui. Premier poulain de l’écurie Jerry Bruckheimer, le cinéaste accumulait alors les commandes, véritables fleurons typiquement eighties (Top Gun, Le Flic de Beverly Hills II). A l’aube de la décennie suivante, Scott va s’éloigner des horizons lisses de ses débuts pour un cinéma plus sombre. Se dissociant un moment de ses producteurs fétiches et s’associant aux meilleurs scénaristes de l’époque, il signe certains de ses meilleurs films (True Romance écrit par Quentin Tarantino). Si la suite de sa carrière est plus inégale, elle témoigne cependant d’une évolution constante vers une esthétique moins léchée et plus chaotique. Man on fire est l’aboutissement de ce parcours. La belle lumière filtrée au travers de stores et le montage millimétré laissent ici place à une photo granuleuse et à un découpage frénétique, voire épileptique. Le réalisateur délaisse donc le beau pour l’utile et enrichit son vocabulaire cinématographique (réduction de la vitesse d’obturateur, superpositions, accélérés, ralentis, 16mm, etc.) jusqu’à atteindre un côté expérimental.
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