Alien VS Predator
de Paul W.S. Anderson
Faisons table rase du passé. Tel est l’objectif de ce Alien VS Predator qui se permet de nier complètement les films qui lui ont permis d’exister. Le but n’est donc pas de contenter les fans mais de démarrer une nouvelle franchise visant un nouveau public moins exigeant, celui des ados amoureux de Lara Croft (Hélas, vu que l’action se situe sur le continent polaire, l’héroïne n’est même pas en tenue moulante!). La rencontre de ces deux monstres sacrés du cinéma tient donc plus à un Tomber Raider 3 que à un Alien 5 ou un Predator 3. Une seul référence aux six films précédents: le personnage de Lance Henriksen qui joue un maigre fil conducteur pendant quelques plans. Pas un mot sur le Major Dutch Schaeffer et le Lieutenant Mike Harrigan qui en connaissaient pourtant un rayon sur les Predators.
S’il n’y avait que cette absence de références passe encore mais l’histoire de Paul W.S. Anderson (le manchot derrière ce film) ne se montre même pas respectueuse envers ses parents (Sale gamin!). Les Aliens qui ont été décrits comme la race parfaite pendant 4 longs épisodes sont ici le vulgaire gibier des Predators. Ces Predators qui, pendant deux films, n’avaient pas fort l’air de raffoler des humains, copinent avec l’héroïne. Oh désolé, je vous devoile les seuls éléments clés du film!
Enfin, le jeune public avait l’air d’aimer... Il y en a même qui ont applaudi...