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 09/11/2004
 ivan

Suite Habana

de Fernando Pérez

Au 12ème festival du film d’Espagne et d’Amérique Latine de Bruxelles. Un film présenté comme marquant: le présentateur a introduit le film comme fédérateur d’un avant Suite Habana et d’un après Suite Habana, élément incontournable du cinéma cubain. Si le film présente Cuba sous un vrai jour, et on peut le croire, je n’y ai quand même pas trouvé une qualité si exceptionnelle. Le réalisateur a pris pour parti de monter un film uniquement sur base des images et des bruits de la vie de la ville; pas de dialogues. On va suivre quelques habitants de Cuba de tous âges pendant 24h, prétexte pour tenir l’attention du spectateur d’un film qui tient plus du documentaire que d’une fiction. Le film est parfois un peu redondant: on fixe éternellement la peau ridée d’une vieille femme,... Parfois superflu: on voit les protagonistes manger pendant de longues minutes,... Parfois énervant: les bruits et le montage syncopé de plans découpés, souvent mélo à outrance: la musique. Mais le film reste une vision originale et attrayante de la ville. Reste à voir si ce film sera distribué chez nous?

 14/11/2004
 vincent

Un long dimanche de fiançailles

de Jean-Pierre Jeunet

Coincé entre son obligation de donner à manger aux millions de personnes qui l’ont découvert avec Le fabuleux destin de Amélie Poulain et son envie de faire quelque chose de nouveau qui démontrerait qu’il est toujours l’homme derrière Delicatessen et La Cité des Enfants Perdus, Jean-Pierre Jeunet s’en est pas trop mal sorti avec Un long dimanche de fiançailles,  une sorte de compromis à la belge où tout le monde en a pour son argent.

Un long dimanche de fiançailles est une nouvelle quête d’Amélie Poulain (renommée pour l’occasion en Mathilde) situé en pleine première guerre mondiale.  La nouveauté de Jeunet est donc de s’attaquer au film de guerre. Pari réussi, car les scènes et les histoires qui en découlent sont de toute grande beauté. Jeunet arrive à s’éloigner du réalisme cru imposé par l’indispensable Saving Private Ryan grâce à sa narration sans pareille et  à un fort joli travail sur les couleurs des plans. Il n’empêche qu’Un long dimanche de fiançailles peut se montrer très violent et en retournera certainement plus d’un. C’est d’ailleurs marrant de penser que Jeunet parvient à imposer un film de guerre qui dégomme bien  à un public qui veut voir un conte enchanteur.  On est à limite de la performance artistique, non? 

Quant à la quête de la prénommée Mathilde Poulain, on verse complètement dans l’Amélie Poulain 2 et ces scènes sont totalement dispensables pour le public qui attendait autre chose qu’une suite mais Jeunet ne voulait certainement pas froisser son nouveau public.

Un film de transition...

 14/11/2004
 vincent

Alias – Saison 3

de J.J. Abrams

Je viens de m’apercevoir que RTL passe le jeudi soir la saison 3 de Alias. L’ayant vu il y a quelques mois (Ah! Le bien fait des torrents… Les connaisseurs comprendront), je vous donne sa recette, histoire de vous donner envie d’y goutter.
- La vengeance est un plat qui se mange froid.
- Prenez James Bond pour les gadgets et le côté agent secret devant contrer des plans plus machiavéliques les uns que les autres.
- Prenez Indiana Jones pour le côté archéologues devant chercher des objets fantastiquement aberrants aux quatre coins du monde.
- Prenez Star Wars pour le côté Force du mal contre Force du Bien.
- Prenez Scoobidoo car chaque visage peut être un masque (un alias pour ceux qui auraient compris).
- Prenez Kill Bill pour le côté héroïne pouvant exploser avec grâce et avec formes (dans les deux sens du terme) un régiment de lourdauds issus de 50 ans de cinéma d’action.
- Déversez une louche de sang histoire de montrer qu’on ne rigole pas.
- Rajoutez une pincée d’histoire d’amour pour lier le tout.
- Saupoudrez de quelques invités vedettes afin de crédibiliser le tout. Exemples : David Cronenberg, Christian Slater, Isabella Rossellini, Quentin Tarantino, David Carradine, Vivica A. Fox (cherchez le lien entre ces trois dernières références).
- Mélangez-le tout avec rythme en gardant en tête que le spectateur qui va regarder cette série n’est pas si con que cela. Entendez par là : Il doit avoir vu 24 heures et être capable de se souvenir de détails s’éparpillant sur 24 épisodes.

 16/11/2004
 ivan

She hate me!

de Spike Lee

She hate me est un film avec parfois des relents de morale de feuilletons américains ("je t’aime tu sais papa...!" etc...). Si la forme est assez heureuse (le rendu de l’imaginaire du personnage principal est assez réussi ), le fond est plutot nébuleux. Spike Lee nous livre un scénario qui se perd un peu dans des détours pas toujours utiles. Et c’est la faiblesse de ce film qui pourtant contient de bonnes idées. Spike Lee mélange les genres, ou plutôt il ne sait pas trop lequel choisir ou du moins, il n’arrive pas à se positionner par rapport à son propos. On s’y perd. Le film devient long par moment. Mais il y a heureusement tout au long du film une bonne dose d’humour qui sauve la donne. Je retiens notamment la merveilleuse prestation de John Turturo en parrain de la mafia qui tient du grand art... (Sortie Mercredi 17/11)

 21/11/2004
 vincent

Open Water

de Chris Kentis

C’est sans conteste une des plus grosses surprises de cette année. Je n’en dirais pas grand chose car cela nuirait à l’effet de surprise. Open Water n’est pas le "Jaws 5" annoncé mais seulement l’histoire d’un couple à la dérive. C’est plus proche d’un docu-fiction que d’une série B avec des méchants requins.

C’est tout simplement bon et c’est à voir sans hésiter.

 24/11/2004
 vincent

Alien VS Predator

de Paul W.S. Anderson

Faisons table rase du passé. Tel est l’objectif de ce Alien VS Predator qui se permet de nier complètement les films qui lui ont permis d’exister. Le but n’est donc pas de contenter les fans mais de démarrer une nouvelle franchise visant un nouveau public moins exigeant, celui des ados amoureux de Lara Croft (Hélas, vu que l’action se situe sur le continent polaire, l’héroïne n’est même pas en tenue moulante!). La rencontre de ces deux monstres sacrés du cinéma tient donc plus à un Tomber Raider 3 que à un Alien 5 ou un Predator 3. Une seul référence aux six films précédents: le personnage de Lance Henriksen qui joue un maigre fil conducteur pendant quelques plans. Pas un mot sur le Major Dutch Schaeffer et le Lieutenant Mike Harrigan qui en connaissaient pourtant un rayon sur les Predators.

 

S’il n’y avait que cette absence de références passe encore mais l’histoire de Paul W.S. Anderson (le manchot derrière ce film) ne se montre même pas respectueuse envers ses parents (Sale gamin!). Les Aliens qui ont été décrits comme la race parfaite pendant 4 longs épisodes sont ici le vulgaire gibier des Predators. Ces Predators qui, pendant deux films, n’avaient pas fort l’air de raffoler des humains, copinent avec l’héroïne. Oh désolé, je vous devoile les seuls éléments clés du film!

Enfin, le jeune public avait l’air d’aimer... Il y en a même qui ont applaudi...

 

 29/11/2004
 laurent

Cocorosie à l'Ancienne Belgique

C’est un concert magique que nous ont offert les deux soeurs américaines, Bianca et Sierra. La première partie valait le détour également, avec Antony & the Johnsons, un homosexuel bien assumé à la voix d’ange (les Johnsons demeurent quant à eux un véritable mystère, puisqu’il était seul...). Il sera rejoint par Cocorosie pour quelques titres, il fera de même pendant leur prestation. Elles feront venir également une indienne (amérindienne pour être tout à fait précis). Il est très difficile de mettre par écrit ce que l’on a ressenti pendant le concert. On peut tenter de conclure en disant que c’était magique, une sorte d’opéra à la Tom Waits (...) tout simplement (!!!). Plusieurs nouveaux titres égrainaient le répertoire proposé. ça promet. leur représentant de label m’informait qu’un nouveau disque est attendu pour mai 2005. Miam miam. On pourra à coup sûr compter parmi les collaborateurs ce cher Antony.

En parlant de Tom Waits, son dernier opus est un bijou de chef d’oeuvre.

 29/11/2004
 vincent

Eurokids

Selon La Dernière Heure, des anciens écoliers londoniens, choristes en 1979 sur "Another Brick In The Wall" du groupe Pink Floyd, réclament aujourd’hui des royalties.

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Cocorosie à l'Ancienne Belgique
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