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01/03/2005
vincent
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The Grudge
de Takashi Shimizu
Depuis quelques années, les argentiers d’Hollywood semblent à nouveau motivés à mettre leurs deniers sur des films de genre bien tranchant. Le seul pas qu’ils ne sont pas encore prêts à franchir, c’est de miser sur du neuf. Après les remakes réussis de The Texas Chainsaw Massacre, de Dawn Of The Dead (souvenez-vous : ici et ici) et bientôt, de The Amityville Horror, voici venir les remakes des films de fantômes japonais. Il y a quelques années, il y avait déjà eu The Ring mais, maintenant, on passe à la vitesse supérieure avec Dark Water, The Grudge et The Ring 2. Avec ces deux derniers, on atteint même un sommet de fainéantise: la réalisation a été confiée à leurs auteurs japonais respectifs. Parlons de The Grudge, The Ring 2 n’étant pas encore sorti.
Si vous ne connaissez pas les films de fantômes japonais, il faut juste savoir que tout est question de filles pâlottes aux longs cheveux noirs qui rampent vers d’innocentes victimes. Décrit comme cela, cela peut paraître un peuridicule,e mais bien filmé et avec labande-sonn adéquate, c’est efficace. The Grudge, à l’origine, est un film de fantômes japonais raté, donc, ridicule. En confiant sa réalisation au même réalisateur, le résultat est le même. La seule différence majeure est son casting américain avec en vedette Sarah Michelle Gellar.
Sarah Michelle Gellar … Une nouvelle étoile du genre est née. Chaque fois qu’elle mime la peur, elle donne l’impression de lire des horaires de trains. Certes, cela peut être effrayant dans certaines gares.
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11/03/2005
vincent
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Calvaire
de Fabrice Du Welz
Faut-il dire du bien de Calvaire sous prétexte que ce genre d’essai est rare dans le paysage cinématographique franco-belge? Je ne le pense pas. Ce serait rendre un mauvais service au spectateur vierge du genre qui prendrait Calvaire comme exemple du film d’horreur "survival".
Un film d’horreur "survival" est un film à la The Texas Chainsaw Massacre où une innocente victime (ici, Laurent– Harry un ami qui vous veut du bien -Lucas) se retrouve, bien malgré elle, prise au piège de barges (ici, principalement Jackie– Nulle Part Ailleurs -Berroyer) ne lui voulant pas que du bien. L’enjeu du film est la survie de l’innocente victime et quand c’est bien mené, cela vous prend aux tripes. Hélas, Calvaire n’est pas un bon exemple. Il contient bien trop d’approximations et de défauts.
Le gros problème de Calvaire, c’est qu’il a le cul entre deux chaises. C’est entre premier degré à souhait et décalé à souhait. Le mélange ne fonctionne pas. L’un décrédibilise toujours l’autre et inversement. Par conséquent, Calvaire ne fonctionne que par à-coup.
Le deuxième problème de Calvaire, c’est sa volonté d’en faire trop. On a l’impression que Fabrice Du Welz, le réalisateur, trop content de pouvoir réaliser un tel film dans le carcan du cinéma franco-belge, s’est dit qu’il se devait de tout montrer. Envoyez les paysans zoophiles et une petite scène de crucifixion! Il n’avait pas besoin de cela pour trancher. Ce genre de scène sonne toujours grotesque et, à nouveau, décrédibilise l’action.
Le dernier problème de Calvaire est son besoin de justifier les actes de nos barges. Ce qui est paradoxal vu que les bons exemples hollywoodiens du genre ne souffrent pourtant pas de ce problème. Ils ne cherchent pas à répondre à la question "Mais pourquoi sont-ils si méchants?". Ils laissent le spectateur dans ses doutes, ce qui renforce le côté malsain de ce type de film.
Reste à énumérer les quelques bonnes réussites : Jackie Berroyer en barge isolé, une scène de danse étrange qui mériterait bien un film à elle toute seule et enfin, nos Ardenne nationales transformées en paysage vraiment inquiétant.
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23/03/2005
ivan
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Les plus belles paroles du moment.
On les trouve sur le nouvel album de Jéronimo.
"J’ai les mains-ains qui tremblent, ce n’est pas la drogue, ce sont les couleurs de tes jolies robes que je n’oublie pas. J’ai les mains-ains qui tremblent, ce n’est pas l’alcool, ce sont les paillettes de tes yeux de braise qui ne s’effacent pas.."
Si ce n’est pas de la grande poésie tout ça.
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25/03/2005
ivan
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David Kitt - The black and red notebook
Rough Trade (2005)
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Très chouette album de cet Irlandais dont je viens de découvrir l’existence. Pour cet album, il s’est inspiré de morceaux existants à partir desquels il a fait sa propre musique (il explique son concept dans la pochette de l’album, et sur son site). Parmi les "sources" on retrouve notamment JJ Cale, Teenage Riot de Sonic Youth,...et même les Beatles (à tendance psychédélique sur la fin et c’est bien! sisi). Le bonhomme fait presque toute sa musique tout seul. On trouve de très beaux arrangements. C’est frais et délicieusement poppy par moment. Un bon album pour fêter le début du printemps. Même si en réalité il est sorti à l’automne 2004... Ça fait évidemment penser à plein de choses et pour cause, mais ça transcrit, je suppose, l’univers dans lequel il baigne. C’est une sorte d’exercice de style réussi. Je vais m’empresser de chercher ce qu’il a fait précédemment. Et je vous suggère d’essayer de le voir sur scène, ça vaut la peine d’être vu, pour la simplicité de la prestation, du personnage et pour le plaisir de voir un musicien qui ne s’emballe pas dans des airs intellos "lo-fi". C’est spontané, même si une partie de ses accompagnements sont joués par un iPod ( le meilleur "nouvel" ami de l’homme...?) et qu’il rejoue par dessus avec ses guitares. C’est là toute la simplicité de l’affaire. En ajoutant à ça un jeu de scène décontracté et légèrement "kitch", c’est savoureux.
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