Zabladowski.org


 03/05/2005
 émilie

Howl's moving castle (II)

de Hayao Miyazaki

Ce film est un conte. Un vrai conte avec tous les éléments constitutifs: de la féerie, de la magie, des secrets qu’on ne partage qu’avec un ou deux personnages, des mystères, de la tristesse, de la joie... Pour ceux qui s’en souviennent, la maman de Tao-Tao lui racontait souvent des histoires dans ce genre-là.

De plus, n’étant pas très fan du graphisme des dessins animés des grosses productions actuelles, je me suis délectée des traits harmonieux et des couleurs de celui-ci. Du rêve.

On peut quand même dire que certains moments du film restent un peu flous. On se demande d’où ils viennent. Mais cette réaction est sans doute due à notre esprit rationnel qui veut que toute chose ait une cause logique. Pour ce film, il ne faut pas être adulte, juste besoin de capacité d’émerveillement.

 03/05/2005
 émilie

DVD: Infernal Affairs

de Wai Keung Lau & Siu Fai Mak

L’idée du film est simple : 2 groupes (la police et les trafiquants de drogue), 2 chefs (quinquagénaires charismatiques), 2 taupes. Pourtant, le film est impressionnant. Le scénario tissé principalement autour des deux "taupes", ainsi que le questionnement suscité chez le spectateur rendent ce thriller surprenant. Ce qui est plus étonnant encore est qu’il suscite des questions différentes chez chacun ; comme celle de l’identité, de l’identification aux personnages, de la prise de partie du spectateur pour l’un ou l’autre, etc. D’y penser, mes yeux s’écarquillent encore.

Selon moi, certaines scènes souffrent un peu de leur réalisation. Par exemple : le film débute par une séquence sous forme de clip ; les scènes d’amour (enfin, d’amour) sont accompagnées d’une musique asiatique bien caricaturale… Aussi, avec le cinéma asiatique, il me faut toujours un certain temps pour différencier les personnages. Surtout, si on les voit jeunes puis adultes.

Mais cela apparaît un peu comme du détail. Ce film vaut vraiment la peine d’être vu et peut-être revu.

 03/05/2005
 vincent

Ultranova

de Bouli Lanners

Une galerie de jolies photos sans fins et sans fond, mais filmée avec style.

 04/05/2005
 émilie

Million Dollar Baby (II)

de Clint Eastwood

"Avant d’aller voir ce film, ne lis rien, ne te renseigne pas sur le film, vas-y sans aucune idée à priori, sinon tu risques d’être déçue."
"Quand on connaît l’histoire avant d’aller voir le film, on apprécie moins." 
"Ce film est super beau tu vas pleurer pendant 2 heures : pendant et après, c’est magnifique."

Voilà quelques commentaires entendus avant d’avoir l’occasion de m’asseoir devant Million Dollar Baby. Après la vision de ce film, je les partage en partie. Oui, c’est joli, tendre, inattendu, beau, bien fait, propre, blablablablablabla….

Mais, si ce film était réellement un chef d’œuvre, ne devrait-il pas résister à la connaissance préalable du scénario ? ? ?

En outre, au-delà de la surprise à la moitié du film, on peut quand même dire que la mise en scène reste classique, vraiment classique. A mon sens, la vraie qualité de ce drame réside dans le rôle de Morgan Freeman, le récit vécu en voix off au travers son œil et la relation qu’il entretient avec le personnage de Clint Eastwood. Mais à choisir, Mystic River me semble quand même plus percutant.


Source: emoragei magazine

Death From Above 1979 - You're A Woman, I'm A Machine

Ce n’est pas du garage rock, ce n’est pas du punk, ni du grunge, trop agressif pour être pop, mais n’empêche qu’elle fait du rock lourd dû à la basse distorsionnée et au rythme de batterie qui constitue leur petit orchestre. Des influences allant du stoner-rock au métal avec des bases indie rock et pop, des morceaux déconstruits, progressifs qui vont de tous bords tous côtés. Déroutant, il est dur de cerner et d’étiqueter Death From Above 1979. Par contre qui a dit que tout doit être étiqueté ? Derrière leur pochette rose nanane, se cache un groupe énergique qui ne contient que basse, batterie et voix, mais croyez-moi, c’est en masse pour déménager une foule sur une piste de danse !

 07/05/2005
 laurent

DVD: Metallica, some kind of monster

de Joe Berlinger & Bruce Sinofsky

Ce documentaire, résultat de 900 jours de tournage pour l’enregistrement de St Anger, porte bien son nom. Avec près de 100 millions d’albums vendus, Lars et James, après le départ du bassiste, ne s’entendent plus... Ils engagent une sorte de coach psy spécialisé dans les situations de crise de "groupe" ou de collectif sportif. Payé 40.000 dollars par mois, le quinquagénaire les pousse à se livrer et à se dire leurs quatre vérités, puis à recoller les morceaux. C’est très instructif...et édifiant. Ils se remettent en question, se découvrent, se demandent si ce n’est pas le début de la fin, s’engueulent, s’insultent, pleurent... C’est également instructif si on veut avoir une idée du comment ça se passe dans un studio, avec managers et autres crews...

Le "coming-out" en pleurs d’un Dave Mustaine (Megadeth) évincé du groupe il y a 20 ans qui dévoile sa frustration et son obsession de Metallica, dont il ne peut même pas écouter un titre à la radio tellement il n’arrive pas à avaler la chose. Il reproche également à son "meilleur" pote Lars de l’avoir lâchement laissé tomber. Lars, en face, est bien embarrassé face au désarroi de son vieil ami.

L’engagement d’un nouveau bassiste vaut le déplacement également, surtout lorsqu’on lui propose, en guise d’encouragement à l’essai, un million de dollars...

Le docu dure 2 heures 20 minutes, mais on ne les voit pas passer. A voir absolument, même si on n’est pas fou de leur musique. Il s’agit bien d’un docu sur les relations entre les membres et sur le rock-business.

 09/05/2005
 vincent

Mud Flow à EuroCiné 25

C’est bien Mud Flow mais avec le chanteur en retrait ou à la limite derrière l’écran, ce serait mieux...


Source: Tiny Mix Tapes

Nine Inch Nails - With Teeth

 10/05/2005
 vincent

Camille aux Nuits Botanique

Chanteuse jouette parfaitement dans son temps, parfois limite excentrique, mais toujours bon enfant... Camille est une chauffeuse de salle hors pair.

 10/05/2005
 vincent

Archive & Le Mons Orchestra aux Nuits Botanique

Avec ses chanteurs ratés sortis d’on ne sait où et son accompagnement orchestral à deux francs, ce concert avait un arrière-goût de prime-time de La Nouvelle Star... Néanmoins, j’ai bien ri!


Source: Le BLOG-TV

Après cinq minutes, on regrette...

Regarder Julien Courbet, c’est un peu comme engager un débat sur le referendum avec des amis. Après cinq minutes, on regrette.

 11/05/2005
 vincent

M. Ward aux Nuits Botanique

Ce véritable virtuose du country-desert-surf-folk-rock alternatif s’est visiblement bien éclaté... Cela fait vraiment plaisir à voir et à entendre!

 11/05/2005
 vincent

Archive Electric aux Nuits Botanique

Archive Electric s’était Archive sans Le Mons Orchestra sur une scène nettement plus exiguë réduisant la visibilité de leurs pitoyables chanteurs et avec un son plus carré mettant en retrait leurs navrantes voix... Le résultat est plus probant, mais limite quand même...

 12/05/2005
 laurent

Bright Eyes - I'm wide awake, it's morning & Digital ash in a digital urn

Saddle Creek (2005)

Voici le double album d’un prodige qui arrive à point pour alimenter la discothèque hybride du folk actuel, n’ayant pas peur de fouiller d’autres genres.

Désolé, pour Bright Eyes, je suis un novice. Non seulement j’arrive après tout le monde (on ne peut pas être à la fois au four et au moulin...), mais en plus je ne connaissais pas la chose, croyant d’ailleurs qu’il s’agissait d’un groupe. La première expérience avec Digital ash in a digital urn ne fut pas des plus réussies, et vous savez comment il en va dans ces cas-là : on est déjà mal barré, avec un préconçu plutôt négatif sur le reste de la discographie de l’artiste... Et puis, un de nos lecteurs m’a envoyé un fichier mp3. C’était "First day of my life", superbe chanson à la guitare sèche et aux paroles poignantes qui me propulsait directement dans le camp adverse, à savoir ceux qui veulent - du coup - tout savoir sur le prodige. Après quelques minces hésitations, c’est donc tout l’album I’m wide awake..., it’s morning que j’acquiers, et vais même jusqu’à réécouter Digital ash in a digital urn, histoire de reconnaître mes erreurs.

E-to-nnant. Cette voix si proche d’un jeune Robert Smith, ces chansons torchées comme au coin d’une table,  cette façon de chanter en dilettante : tout concourt à séduire. Sans parler du côté "je prends ma guitare et je vous raconte une histoire" qui caractérise le premier titre, At the bottom of everything. Et puis les textes, bien que très sombres, explorent, malgré son jeune âge, des thèmes qui nous sont tous chers, à commencer par la mort et l’amour, voire les deux (the love i sell you in the evening by the morning will be gone). Quand on apprend que Conor Oberst a démarré sa ’carrière’ à 13 ans et qu’il a seulement 24 ans, on se dit qu’on a affaire à un petit génie du même acabit que Ryan Adams, capable de pondre une chanson en deux coups de cuiller à pot. La comparaison ne s’arrête d’ailleurs pas là, car, en ce qui concerne les ballades en tout cas, ainsi que le côté country, nous sommes très proches de l’univers des deux premiers albums de Ryan Adams. (La suite est une autre histoire, en ce qui concerne Ryan Adams...). Pour revenir au génie d’Oberst, il n’est pas rare de le voir comparé à Bob Dylan, Bruce Springsteen ou d’autres grands noms du rock américain. Sa participation aux côtés du boss et de REM pour soutenir Kerry a fait le reste.

La présence de guests comme Emmylou Harris, et Jim James (My morning Jacket), la présence de Mike Mogis (le label Saddle Creek, c’est lui et Robb Nansel, et Bright Eyes c’est un peu leur première signature prometteuse) derrière les manettes (et jouant plusieurs instruments), mais aussi la collaboration de membres de formations aussi diverses et douées que The Faint, Now It’s Overhead, Yeah Yeah Yeah’s, Azure Ray, The Postal Service ou Rilo Kiley témoignent de l’effervescence autour de Bright Eyes, ainsi que de la qualité de l’oeuvre. Ils représentent la cerise qui manquait au gâteau.

Connu -donc- pour être un travailleur forcené, enfermé dans sa tête avec ses mélodies et ses paroles (qui ne riment pas et qui n’obéissent à aucune règle - mais qu’est-ce qu’on s’en fout-), la critique que j’ai le plus souvent lue à son égard est qu’il ne jetterait pas assez, offrant à ses fans tout ce qu’il écrit et enregistre (la preuve, ces deux albums qu’il a sortis, l’un Digital ash..., plutôt électro, l’autre, Wide awake..., plutôt folk country. Du coup, c’est vrai, et assez flagrant lors des premières écoutes de {Digital ash in a digital urn}, le très bon côtoie le moins bon... mais on se demande au bout d’un moment si le très bon n’est pas tellement bon qu’il ternit forcément le reste. Et que comme un bon vin, il gagne à être apprécié avec patience.

On peut clairement scinder Wide awake... en trois : d’un côté, les ballades, superbes, comportant très peu d’instruments (guitare sèche pour tout dire), comme Lua et First day of my life. D’un autre, des chansons de facture plutôt classique (malgré la présence d’une trompette ou de deux batteries), que l’on pourrait qualifier de country (piano, pedal steel, mandoline, harmonica), comme Train under water et Old soul song. Enfin, une country alternative qui s’emballe et qui rappelle les débuts des Violent Femmes, comme At the bottom of everything et Another travellin’ song. Road to joy clôt on ne peut mieux cette première salve, dans un feu d’artifice revigorant.

Digital Ash...est tout à fait différent : il ferait plutôt office d’aparté. Très électro (exit la guitare and co au premier plan), les titres peuvent désarçonner (ce qui ne veut pas dire déplaire), avec leurs beats entêtants et les bruitages en tous sens. Les nappes synthétiques nous donnent à voir l’autre côté de Bright Eyes, plus expérimental, plus à même peut-être de décrire l’ambiance sombre dans son mental. Les mauvaises langues diront : N’aurait-il pas tout simplement agi en enfant gâté par son label? Bien lui a pris, bande de jaloux. Et d’ajouter : A quand le grand orchestre? Quelques titres se démarquent du reste : Gold mine gutted, Hit the switch ou Down in a rabbit hole en font partie. Même I believe in Symmetry, dont l’intro semble calquée sur 99 Luft ballons d’une certaine Nena... La ressemblance avec le chanteur de The Cure est ici assez évidente.

Parfois toutefois, on peut se demander s’il n’aurait pas mieux fait de compiler l’ensemble sur le même album, quitte à en faire un 70 minutes, les meilleurs titres des deux albums afin d’en faire un chef d’oeuvre. Mais écouter  Wide awake puis digital ash s’avère être une expérience intéressante, sorte de voyage dans le passé, le présent et le futur d’une âme tourmentée en ce début de troisième millénaire.

Une chose est claire : alors que nous vivons une véritable mode du folk et de la country, mettant en exergue des songwriters aussi doués les uns que les autres (Iron & Wine, M.Ward ou Devendra Banhart etc...), Bright Eyes arrive à point nommé pour briller. Aux Etats-Unis, il casse d’ailleurs la baraque, aux côtés de Britney Spears. Qui l’eut cru?

 12/05/2005
 ivan

Keren Ann & Le Mons Orchestra aux Nuits Botanique

La soirée commençait mal: on va pour s’asseoir (Cirque Royal oblige) et quel n’est pas notre étonnement de voir que nos places sont situées juste derrière la -monstrueuse- table de mixage (±5m de long...). je ne sais pas si vous avez déjà passé un concert assis derrière un tableau de bord d’avion, avec en arrière plan, si vous vous dressez bien sur votre siège, des musiciens qui jouent, mais que vous avez du mal à discerner vu que vous avez les lampes de la table qui clignotent devant vous...? (Nouveau au Cirque Royal , l’achat de votre place vous donne droit à un stage comme ingénieur du son... ). Point positif, c’est vrai que c’est là que le son est le meilleur... mais bon. Donc le premier groupe de la soirée, Bazbaz, je ne sais pas trop quoi en dire, vu que je n’ai rien vu, j’étais énervé et je n’ai rien écouté. Petit message à caractère hostile envers la tournure pour le moins déplaisante que prennent les choses de la vie: Je suis quand même sidéré de voir comment on nous prend pour des cons! On nous vend des places (dont le prix ne cesse d’augmenter) où n’importe quel débile aurait pu remarquer qu’on ne voit rien, et on nous laisse nous y installer, voir même une ouvreuse nous y conduit, sans d’office nous proposer une autre place. Si on ne se plaint pas, on a payé pour ne rien voir, mais ce n’est pas grave. On est de vulgaires consommateurs envers qui les organisateurs n’ont aucun respect, des pigeons qui remplissent les poches de commerçants irrespectueux. La doctrine du "client est roi" est bel et bien passée aux oubliettes et si on est pas content, on a qu’à se plaindre. Et si on ne se plaint pas, tant pis pour nous, le commerçant, lui, il a son argent, le reste, c’est accessoire. Après une visite au bureau des réclamations (aussi vendus avec la place de concert, le droit et la joie d’aller réclamer. Chouette non? quelle variété de plaisirs), nous voici replacés ailleurs, où plus rien ne clignote devant nos yeux. Notez que la dame qui vendait les places était tout à fait au courant du fait que d’où nous étions, on ne voyait rien... preuve en est qu’ils n’en ont rien à foutre! (J’insiste, mais ça m’énerve vraiment) malheureusement, c’est pour suivre un concert de Mr JP Nataf (le père de Malaury?) alias Les Innocents, concert un rien pathétique - "je ne suis pas un vrai musicien, ceux qui suivent sont meilleurs, mais j’ai joué dans un groupe connu, mais je suis un homme comme vous" - d’un chanteur atteint du syndrome du "j’ai un micro et j’en profite" c.-à-d. que les instants de respiration sans voix sont très rares. Bref, il chante, il chante, il chante et quand il ne chante pas, il pousse des cris larmoyants. C’est sans faire allusion aux paroles illusoires qui sont là pour remplir. Du texte à rime quand même, de la Poésie s’il vous-plaît...et vas-y que je te fais rimer flûte avec parachute... . Il termine par un très poli "à bientôt!"...auquel je me permets ici de répondre:".non, merci, je ne crois pas!".

Puis vient Keren Ann, on est un peu apeuré au vu de ce qui a précédé, mais on tient bon. Et là, enfin quelqu’un qui a quelque chose à montrer. Mëme si c’est assez inégal, et que ça reste très propret, elle a une voix agréable et musicalement il y a quelques bons morceaux. Avec même une utilisation intelligente -comprenez subtile- de l’orchestre de Mons, qui ne sert pas qu’à remplir les morceaux de nappes mélancoliques. Non, ici l’orchestre faisait partie intégrante des compositions. Je ne connaissais pas les morceaux originaux, mais cette version est tout à fait convaincante. Seul petit bemol à mon en enthousiasme, les quelques mots de Keren An entre les morceaux: elle prend un air emprunté de pseudo-artiste qui sussure et passé les 40 secondes où c’est drôle, sur la durée du concert, c’est un rien saoûlant. Mais sa prestation reste quand même appréciable, la dame, elle (j’insiste...), faisant en sorte que le public prenne plaisir à l’écouter, même lorsque la technique devient capricieuse. Et voilà, heureusement que Keren An et ses musiciens on su relever le niveau et sauver une soirée qui avait tout pour finir dans le top des flops. Le Botanique, ou l’organisation qui... (j’arrête là).

 13/05/2005
 laurent

I Am Kloot, The National & Bacon Caravan Creek aux Nuits Botanique

Oui, je sais, j’ai eu un bol de cocu de pouvoir assister à des concerts dans deux salles différentes. I have my connections comme dirait l’autre...

Je démarre donc par Bacon Caravan Creek, groupe belge qui peut s’apparenter à Radiohead dans ce méli-mélo rock-électro. Par rapport à leur excellent - premier - album, je suis quelque peu déçu. Musicallement, ça se tient, mais la voix du chanteur c’est pas tout à fait ça. Il a l’air tellement excité d’être là qu’il s’excite un peu trop eu en fait... trop. Dommage pour la voix, mais concert valable pour le reste.

Je passe ensuite à la Rotonde, pour The National. Drôle de groupe que celui-ci : ils doivent être 7/8 sur scène, avec un violon en prime, et on pense vraiment aux Tindersticks pour les ambiances, tantôt électriques trash, tantôt très calmes et bourrées de mélancolie. Très très bonne surprise donc que ce groupe américain.

Enfin, I Am Kloot donnera un concert magistral. A eux trois (seulement), ils parviennent à chauffer la salle de leurs morceaux superbes, aux paroles si intéressantes. C’est super bien joué, et une véritable complicité se lit sur leurs visages et s’entend sur leurs accords. Un concert parfait. 1 heure 40 en plus. ça faisait longtemps que l’on avait plus eu droit à une telle générosité. Et puis la Rotonde a vraiment une chouette acoustique.

 14/05/2005
 vincent

Panico aux Nuits Botanique

Des !!! chiliens sans complexes et nettement plus rock n’roll.

 14/05/2005
 vincent

The Go!Team aux Nuits Botanique

Leur incroyable groove western-psychédelique prend une tournure joyeusement électrique... C’est limite soniquien à l’image du guitariste qui semble avoir mangé du Thurston Moore au petit déjeuner... Dommage qu’une rappeuse-yorkshire gâche la fête...

 16/05/2005
 vincent

Arcade Fire aux Nuits Botanique

Il n’y a pas grand-chose, voir rien, à redire. C’est limite parfait... Rarement l’expression "Ne faire qu’un sur scène" n’a semblé aussi appropriée... Sans mauvais jeux de mots faciles, ils ont mis le feu... Je me suis même surpris à frapper dans les mains... Très grand!

 16/05/2005
 vincent

Layer Cake

de Matthew Vaughn

Un sous-Snatch qui termine comme un sous-Scarface qui aurait été réalisé par un sous-Michael Mann... Largement en dessous de la moyenne!

 17/05/2005
 vincent

Kingdom of Heaven

de Ridley Scott

Un film qui semble vouloir faire passer un semblant d’historique avant l’épique. La mise en place est vraiment fastidieuse (On est cependant loin du sinistre Alexandre). Heureusement, le final monstrueux et flamboyant vous permet d’amortir l’investissement en temps et en argent que vous avez daigné concéder.


Source: 404 Brain Not Found

Aujourd'hui, pour faire hype, parler de constitution suffit.

Et alors que les arguments du oui (si non c’est la mort) sont aussi puissants que les arguments du non (si oui, c’est la mort), le collectif Attac se distingue par une campagne de publicité du meilleur effet.

Sous un grand "non", on peut lire sur l’affiche le témoignage poignant comme une interview de Bataille et Fontaine d’Anna, jeune Slovaque et Européenne non convaincue.

"Chez moi, il y a 20% de chômage, alors je suis venue travailler ici dans un salon de massage. Mais je me suis retrouvée sur le trottoir, dans les mains de la mafia. L’Europe est une plaque tournante de la prostitution, pourtant la Constitution ne cherche pas à lutter contre. Alors, il faut voter non !"

On ne peut que féliciter Attac pour cette affiche de bon goût. Aucun cliché (Anna, Slovaque, massage), aucun amalgame débilisant (Slovaque, prostitution, mafia), aucun protectionnisme (chez moi, 20% de chômage alors je suis venue travailler en France). Bref, aucune démagogie.

Attac fait apparemment aussi partie des gens qui pensent que la constitution doit apporter une solution à tous les problèmes européens et que si en 20 pages, on ne parle pas des problèmes des conchyliculteurs polonais, le texte n’est pas valable.

 20/05/2005
 ivan

Tortoise à l'Ancienne Belgique

Pour ceux qui ne connaissent pas, c’est de l’électro-post-instrumental-rock joué avec l’élégance du jazz... Troisième fois que je les voyais et force de constater qu’ils bonifient vraiment... Les morceaux s’enchaînent avec une fluidité rare et maintenant -fait nouveau- ils prennent la liberté de donner un autre volume à leur répertoire. La grande classe!

 25/05/2005
 vincent

Star Wars Episode III: The Revenge Of The Sith

de George Lucas

Après au pire nous avoir habitués... Mieux, Georges Lucas a fait. Enfin quelque chose à l’univers Star Wars, l’épisode apporte. Loin du remplissage des deux opus précédents, on est. Hélas sabordé, le film est. La fin du tournage, les comédiens semblent attendre. Si encore des imbéciles pour attendre la sortie de l’épisode IV, il reste... A savoir reste?

 27/05/2005
 laurent

Kingdom of heaven (II)

de Ridley Scott

Le dernier film de Ridley Scott a largement atteint, voire dépassé, ce que j’attendais d’un tel film (bien que ce ne soit pas très clair ça...). L’histoire se tient (car à ce que j’ai lu, il y a, comme dans tout film hollywoodien de la sorte, deux-trois chipotages historiques ou anachronisme pouvant servir l’histoire du film), les acteurs y sont excellents (outre Liam Neeson et Jeremy Irons, on découvre - pour ma part - Orlando Bloom et la charmante Eva Green). La scène de la prise de Jérusalem par l’armée de Saladin vaut tous les déplacements.

 28/05/2005
 vincent

Gorillaz - Demon Days

Virgin (2005)

La bande originale parfaite pour la prochaine version du jeu vidéo Grand Theft Auto: Cela pioche tellement dans tous les genres que passer d’un morceau à l’autre produit le même effet que de passer d’une station de radio à l’autre dans GTA.

 28/05/2005
 vincent

House of Wax

de Jaume Serra

La première partie donne l’impression d’être un opus à l’ancienne de Vendredi 13, mais où les scénaristes auraient oublié de placer le tueur quelque part. La deuxième partie sauve l’honneur en proposant une version relativement efficace de Vendredi 13 rencontre le dernier remake de Massacre à la Tronçonneuse.

 29/05/2005
 vincent

Un peu de pub

Je vais récompenser les personnes qui font l’effort d’utiliser le formulaire de contact en faisant un peu leur pub.

Si vous êtes du côté de Toulouse entre le 1er et le 10 juillet, je vous invite à assister au festival  Les siestes électroniques. Derrière ce fort joli nom, se cache un festival consacré aux musiques nouvelles. Des concerts gratuits sont organisés en plein air, l’après-midi, sur les bords de la Garonne. L’objectif de ce festival est de mêler plaisir et avant-garde pour le bonheur du plus grand nombre.  Cette année, il y a un notamment Trapist, un groupe que je vous conseille tout particulièrement. L’année dernière, ils ont signé Ballroom, un magnifique album qualitativement très proche des grands noms du jazz norvégien. C’est  paru sur Thrill Jockey.

Toute autre chose, Halbopun petit label Parisien qui produit une musique naturelle et sans concessions,  a lancé son nouveau site: http://www.halbop.fr. Je vous invite à le visiter, car il est fort bien foutu. Vous pourrez y écouter pas mal de choses et, qui sait, en commander certaines. A  première écoute, c’est un label orienté électro-acid-jazz. A noter que le site vous permet de jouer aux apprentis remixeurs.

Pour terminer, Stillico, vient de faire un CD 4 titres. Selon eux,  le groupe rock Stillico viendra imposer son univers dansant et festif, dans une ambiance explosive et électrique. Je vous invite à vous rendre sur leur site (http://www.stillico.fr.fm/) pour vous y écouter quelques morceaux.

 29/05/2005
 vincent

What the bleep do we know

de William Arntz, Betsy Chasse & Mark Vicente

Essai filmique pathétique sur la physique quantique. Au lieu d’arriver à vulgariser un sujet fascinant, le film s’embourbe dans une réflexion métaphysique réellement sidérante. Le tout est livré avec un look de télévision scolaire des années 80 qui alterne des mises en situation incroyablement naïves ou complètement lourdingues.

 30/05/2005
 émilie

In good compagny

de Paul Weitz

In good compagny est une caricature permanente. Cette comédie américaine faussement sentimentale nous illustre le milieu des affaires, la famille idéale, l’amour, version USA. Le tout saupoudré d’une bonne couche de morale à la même sauce. Ce film n’est ni touchant, ni amusant, ni porteur de réflexion. En somme,  In good compagny est ennuyeux à mourir. Pas même une ou deux scènes de sexe pour faire plaisir à certains.

Scénario simpliste : un jeune cadre dynamique arrive dans la " Compagny " en tant que boss. En dehors du boulot, il n’a rien dans la vie. Il tombe en estime pour l’ancien boss, rêve d’une vie de famille comme la sienne, tombe amoureux de sa fille, etc.

L’emballage est tout à fait classique : des scènes au travail avec des collègues prototypiques, le repas familial, le règlement de compte au restaurant. Avec évidement des scènes de solitude sur fond de coucher de soleil où le spectateur est censé avoir une larme à l’œil.

Mais rien ne prend et on regarde tout cela de l’extérieur, plutôt avec un sourire dépité et en soupirant que submergé d’une vague d’émotions compatissantes.

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DVD: Metallica, some kind of monster
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Nine Inch Nails - With Teeth
Camille aux Nuits Botanique
Archive & Le Mons Orchestra aux Nuits Botanique
Après cinq minutes, on regrette...
M. Ward aux Nuits Botanique
Archive Electric aux Nuits Botanique
Bright Eyes - I'm wide awake, it's morning & Digital ash in a digital urn
Keren Ann & Le Mons Orchestra aux Nuits Botanique
I Am Kloot, The National & Bacon Caravan Creek aux Nuits Botanique
Panico aux Nuits Botanique
The Go!Team aux Nuits Botanique
Arcade Fire aux Nuits Botanique
Layer Cake
Kingdom of Heaven
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