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08/06/2005
émilie
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Elles étaient cinq
de Ghyslaine Côté
Et voilà ! Quand on traîne trop pour écrire quelques lignes sur un film qui vous a plu, il n’est plus à l’affiche. Quelle déception de ne pouvoir me dire que j’aurai pu, peut-être, contribuer à ce que certains choisissent Elles étaient cinq plutôt qu’In good compagny.
Peut-être que ma sensibilité féminine est un des facteurs influençant mon goût pour ce film… N’empêche, il dose admirablement le dévoilement de l’histoire, la mise en image des émotions des personnages, les processus d’identification, la tragédie et la comédie. Ce film est en équilibre sur tout. Avec un petit accent canadien plaisant pour certains, agaçant pour d’autres.
Elles étaient cinq est comme un livre dont on connaît la fin, mais qu’on a quand même envie de lire. Pour comprendre, pour savoir et parce que c’est bien écrit, simplement. Durant tout le film, on suit en parallèle la vie actuelle de Manon (32 ans) et les vacances annuelles de son groupe d’amies (5). On sait que l’une d’elle a été assassinée lors d’un de ces séjours, il y a une quinzaine d’années. Grâce aux flash back, on découvre peu à peu de nouveaux éléments qui nous permettent de comprendre les événements et les personnages dans ce qu’ils sont devenus.
C’est très fort, y repenser me serre la poitrine. Le rythme, les couleurs et l’intensité entre les deux époques sont quasiment antagonistes, j’étais submergée.
Je n’aurais pas assez de ces lignes pour développer tout ce qui fait que ce film était, à mon sens une réussite. Mais, en cas d’hésitation devant plusieurs DVD d’ici quelques mois, choisir Elles étaient cinq, surtout si on est une fille, ne sera pas perdu.
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15/06/2005
émilie
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The Interpreter (II)
de Sydney Pollack
The Interpreter pourrait vraiment être bien, très bien. L’histoire de fond est bien montée, le suspens est bien amené, le sujet m’a semblé assez pertinent. Malheureusement pour lui, ce film est américain. On n’échappe pas à une petite romance entre les personnages, aux dialogues dignes d’un roman photo et aux plans "cartes postales" sur fond musical. Avec évidemment la scène finale pathétiquement à l’eau de rose. Quant aux acteurs, et je déteste dire ça parce que j’aime énormément Sean Penn et Nicole Kidman (pardonnez-moi) mais ils sont lisses, trop beaux, trop gnangnan pour donner de la consistance au film.
Pourtant, il suffirait de peu pour être convaincu, juste quelques changements au niveau de l’emballage. Certaines scènes marchent vraiment bien et le propos du film est touchant.
The interpreter n’est donc pas un grand film, mais peut être à voir. C’est intéressant comme c’est inégal, c’est amusant.
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17/06/2005
émilie
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DVD: Or, mon trésor
de Keren Yedaya
Or, jeune fille de 17-18 ans partage sa vie entre des petits boulots, l’école, quelques mecs et surtout une mère prostituée en phase de reconversion. un combat perpétuel, un déchirement.
Avec ce récit et la mise en image de cette tranche de vie, Keren Yedaya, scénariste-réalisatrice israélienne, nous offre un film prenant, troublant, écœurant parfois. Le film n’est pas haletant, les images ne sont pas insoutenables ni véritablement choquantes. Il EST. Avec quasi constamment, le sentiment d’un déroulement inéluctable.
Et moi, à plein de moments, je mourrais d’envie de crier aux actrices "NOOON, NOOON, pas ça", mais pourtant…
La lumière, avec peu d’"extérieurs jours ", mais plutôt des "intérieurs" et des lumières de la nuit donne un côté intime qui a certainement renforcé encore ma participation au film. Dans certains plans, les personnages sont filmés pratiquement hors cadre. On sait, on devine, mais on reste impuissants, on ne maîtrise pas la scène. Cette perspective m’a vraiment charmée.
Et quand le lendemain, l’évocation d’un film me fait ressentir des sentiments identiques ou plus forts que ceux vécus durant la vision, je me dis qu’il faut absolument que j’en parle.
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22/06/2005
émilie
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Mon petit doigt m’a dit
de Pascal Thomas
Ce film est plat.
Il essaie d’être original sans y parvenir. Il tente d’être rocambolesque, mais ne l’est pas suffisamment pour qu’on soit emporté dans un autre univers. Il met en scène une enquête de façon légère, mais cela ne prend pas. Durant la projection, j’avais l’impression d’être devant une pièce de théâtre, un peu à la façon de "8 femmes" mais sans unité de lieu, de temps… Et ici le résultat n’est pas réellement probant.
Ce n’est pas vraiment désagréable à regarder, on sourit même parfois. Les acteurs adoptent un ton similaire au film, ils font leur travail correctement, mais... mais... mais...
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Source:
404 Brain Not Found
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C'est pas parce qu'on a été libéré de l'enfer qu'on a le droit d'être content
Nous, nos otages, on les aime bien déprimés. On aime bien quand ils se plaignent, quand ils gémissent, quand ils pleurent dans les bras des ministres. Quand ils font des heures et des heures de talk show pour dire à quel point c’était dur. Et quand ils sortent un livre. Pas quand ils sortent des vannes. Parce que du coup, on a l’impression qu’ils reviennent d’une semaine au club Fram et ça nous perturbe un peu.
Alors, mademoiselle Aubenas, un peu de décence que diable. Après 157 jours assise au fond d’une cave, rendez service à tout le monde, faites la gueule, allez gémir chez Pujadas, faites Drucker. Ca ferait bien plaisir à ceux qui trouvent que vous "en faites trop". Merci pour eux.
(De l’ironie s’est cachée dans cet article. Sauras-tu la retrouver ?)
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28/06/2005
émilie
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Batman begins VS Les poupées russes
de Christopher Nolan / de Cédric Klapisch
Non, il ne faut pas avoir vu L’auberge espagnole pour aller voir Les poupées russes. Par contre, aller voir Batman Begins sans connaître Bruce Wayne, Alfred et Gotham City est beaucoup plus problématique. Mais ne rien connaître sur Batman, c’est aussi beaucoup plus rare.
Alors que Batman nous entraîne dans un univers propre, le film de Klapisch nous renvoie exactement à notre monde quotidien. Alors que Batman nous emporte totalement et affectivement, Klapisch pose des questions et demande de réfléchir.
Alors que Batman…, Les pourpées…
Et on peut remplir les points de suspension par toute sorte d’ingrédients cinématographiques: les dialogues de Klapisch sont élaborés alors que ceux de Batman sont tout à fait ceux d’un film d’action, les explosifs sont fortement mis à contribution de Batman alors que ce sont plutôt les questions existentielles de Xavier qui volent en éclats dans Les poupées, etc.
Ces deux films dans un genre opposé réussissent assez bien ce qu’ils tentent d’être. Exception faite de la partie "Montagnes" dans Batman ainsi qu’un moment un peu creux au début des poupées russes. Il me reste des impressions de mouvement et de lumière des Poupées et d’obscurité et de statique de Batman.
Personnellement, je vais au cinéma pour changer d’univers, vivre des choses que je ne vivrais jamais autrement. Que cela soit extérieurement proche de mon monde ou non. Batman est donc mon favori dans le combat entre ces deux films, avec en plus un faible pour le personnage du Dr Crane. Même si le personnage de Wendy m’a vraiment touchée, trop peut-être.
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