Zabladowski.org



Source: Le Soir dans un article sur le livre "Everything bad is good for you" de Steven Johnson

La télé rend moins bête qu'avant.

Vous vous rappelez  Starsky & Hutch dans les années 70? Johnson décortique le feuilleton: dans chaque épisode, il y a deux personnages, une ligne narrative et une fin conclusive. Vours regardez  Les Sopranos, aujourd’hui? Johnson analyse: dans un seul épisode, il y a douze personnages, cinq lignes narratives qui tissent le scénario, et la fin n’est jamais conclusive. C’est la même chose dans 24 Heures Chrono au réseau narratif complexe, aux intrigues mêlées, aux écrans multiples.

 03/06/2005
 laurent

The Interpreter

de Sydney Pollack

Comme on pouvait s’y attendre, le dernier film de Sydney Pollack est bien réalisé. Nicole Kidman et Sean Penn y brillent par leur jeu. Le thriller est haletant. Pas un très grand film, mais un bon film tout de même (de bonne facture comme disent les journalistes à toutes les sauces...).

 06/06/2005
 vincent

Metric au Botanique

Un sous Yeah Yeah Yeahs canadien qui se donne sans donner l’impression d’y croire vraiment... Insipide... Cela donnait nettement mieux lorsque c’était filmé par Olivier Assayas dans Clean.

 06/06/2005
 vincent

Broken Social Scene au Botanique

Le groupe est canadien... Cela se voit et s’entend... Reste que c’est tellement fourre-tout (voir carrément n’importe quoi) que c’est fort inégal. A noter également que la logique mathématique de Broken Social Scene m’échappe complètement... Jouer des morceaux à 5 (parfois 6) guitaristes pour avoir un résultat inférieur à un Yo La Tengo qui ne compte qu’un seul guitariste... Faudrait leur expliquer que ce n’est pas parce qu’on est beaucoup sur scène qu’on est mieux payé!

 08/06/2005
 vincent

Mercury Rev au Cirque Royal

Le rock progressif contenu de Mercury Rev prend une dimension flamboyante et kitsch. C’est parfaitement maîtrisé et complètement irrésistible. Cerise sur le gâteau: Le tout est livré avec l’accompagnement vidéo le plus impeccable et le plus justifié que j’ai eu l’occasion de voir jusqu’à présent.

 08/06/2005
 émilie

Elles étaient cinq

de Ghyslaine Côté

Et voilà ! Quand on traîne trop pour écrire quelques lignes sur un film qui vous a plu, il n’est plus à l’affiche. Quelle déception de ne pouvoir me dire que j’aurai pu, peut-être, contribuer à ce que certains choisissent Elles étaient cinq plutôt qu’In good compagny.

Peut-être que ma sensibilité féminine est un des facteurs influençant mon goût pour ce film… N’empêche, il dose admirablement le dévoilement de l’histoire, la mise en image des émotions des personnages, les processus d’identification, la tragédie et la comédie. Ce film est en équilibre sur tout. Avec un petit accent canadien plaisant pour certains, agaçant pour d’autres.

Elles étaient cinq est comme un livre dont on connaît la fin, mais qu’on a quand même envie de lire. Pour comprendre, pour savoir et parce que c’est bien écrit, simplement. Durant tout le film, on suit en parallèle la vie actuelle de Manon (32 ans) et les vacances annuelles de son groupe d’amies (5). On sait que l’une d’elle a été assassinée lors d’un de ces séjours, il y a une quinzaine d’années. Grâce aux flash back, on découvre peu à peu de nouveaux éléments qui nous permettent de comprendre les événements et les personnages dans ce qu’ils sont devenus.

C’est très fort, y repenser me serre la poitrine. Le rythme, les couleurs et l’intensité entre les deux époques sont quasiment antagonistes, j’étais submergée.

Je n’aurais pas assez de ces lignes pour développer tout ce qui fait que ce film était, à mon sens une réussite. Mais, en cas d’hésitation devant plusieurs DVD d’ici quelques mois, choisir Elles étaient cinq, surtout si on est une fille, ne sera pas perdu.


Source: Pinkushion

Après Funeral, Six Feet Under

Grands fans de la série mortuaire, les Canadiens de The Arcade Fire ont composé deux titres originaux pour la BO de la 5eme saison de Six Feet Under.

 10/06/2005
 vincent

Toi aussi deviens une star de l'électronique en ligne

Rockstar Games,  l’auteur de Grand Theft Autho, le jeu vidéo le plus jouissivement référentielle du monde, a lanché Beaterator, un véritable séquenceur / sampleur en ligne. C’est gratuit et il suffit de se rendre sur http://www.beaterator.com pour l’utiliser.

 13/06/2005
 vincent

13 & God à l'Ancienne Belgique

Des gens coincés derrière leurs claviers avec en maître de cérémonie, Dose One, le rappeur nasal qui essaie vainement de faire le phénomène de foire marrant. A regarder les yeux fermés...

 13/06/2005
 vincent

Why? à l'Ancienne Belgique

Le folk-hip-hop-rock-électro de Why? est joué avec la nonchalance du petit surdoué. Sans surprise, mais néanmoins accrocheur.

 15/06/2005
 émilie

The Interpreter (II)

de Sydney Pollack

The Interpreter pourrait vraiment être bien, très bien. L’histoire de fond est bien montée, le suspens est bien amené, le sujet m’a semblé assez pertinent. Malheureusement pour lui, ce film est américain. On n’échappe pas à une petite romance entre les personnages, aux dialogues dignes d’un roman photo et aux plans "cartes postales" sur fond musical. Avec évidemment la scène finale pathétiquement à l’eau de rose. Quant aux acteurs, et je déteste dire ça parce que j’aime énormément Sean Penn et Nicole Kidman (pardonnez-moi) mais ils sont lisses, trop beaux, trop gnangnan pour donner de la consistance au film.

Pourtant, il suffirait de peu pour être convaincu, juste quelques changements au niveau de l’emballage. Certaines scènes marchent vraiment bien et le propos du film est touchant.

The interpreter n’est donc pas un grand film, mais peut être à voir. C’est intéressant comme c’est inégal, c’est amusant.

 17/06/2005
 émilie

DVD: Or, mon trésor

de Keren Yedaya

Or, jeune fille de 17-18 ans partage sa vie entre des petits boulots, l’école, quelques mecs et surtout une mère prostituée en phase de reconversion. un combat perpétuel, un déchirement.

Avec ce récit et la mise en image de cette tranche de vie, Keren Yedaya, scénariste-réalisatrice israélienne, nous offre un film prenant, troublant, écœurant parfois. Le film n’est pas haletant, les images ne sont pas insoutenables ni véritablement choquantes. Il EST. Avec quasi constamment, le sentiment d’un déroulement inéluctable.

Et moi, à plein de moments, je mourrais d’envie de crier aux actrices "NOOON, NOOON, pas ça", mais pourtant…

La lumière, avec peu d’"extérieurs jours ", mais plutôt des "intérieurs" et des lumières de la nuit donne un côté intime qui a certainement renforcé encore ma participation au film. Dans certains plans, les personnages sont filmés pratiquement hors cadre. On sait, on devine, mais on reste impuissants, on ne maîtrise pas la scène. Cette perspective m’a vraiment charmée.

Et quand le lendemain, l’évocation d’un film me fait ressentir des sentiments identiques ou plus forts que ceux vécus durant la vision, je me dis qu’il faut absolument que j’en parle.

 20/06/2005
 vincent

Mud Flow aux Fêtes de la musique

C’est bien Mud Flow... Encore plus maintenant que le chanteur joue d’une manière plus naturelle et prend moins la pose!

 21/06/2005
 vincent

Sin City

de Robert Rodriguez

L’imposture de l’année? J’exagère, mais cela pourrait bien être cela, car quand on y réfléchit bien, il n’y a pas plus fainéant comme concept que Sin City. Robert Rodriguez (qui, histoire de replacer le monsieur à sa place, est l’auteur de la trilogie Spy Kids) vient juste d’inventer l’adaptation d’une BD case par case. Certes, graphiquement c’est réussi, mais Robert Rodriguez semble avoir oublié qu’entre les cases d’une BD, il y a des ellipses que le lecteur remplit lui-même. Il ne suffisait donc pas d’enchaîner les plans comme les cases... Il fallait rajouter du liant... Une peu de vie, quoi.

 22/06/2005
 émilie

Mon petit doigt m’a dit

de Pascal Thomas

Ce film est plat.

Il essaie d’être original sans y parvenir. Il tente d’être rocambolesque, mais ne l’est pas suffisamment pour qu’on soit emporté dans un autre univers. Il met en scène une enquête de façon légère, mais cela ne prend pas. Durant la projection, j’avais l’impression d’être devant une pièce de théâtre, un peu à la façon de "8 femmes" mais sans unité de lieu, de temps… Et ici le résultat n’est pas réellement probant.

Ce n’est pas vraiment désagréable à regarder, on sourit même parfois. Les acteurs adoptent un ton similaire au film, ils font leur travail correctement, mais... mais... mais...


Source: 404 Brain Not Found

C'est pas parce qu'on a été libéré de l'enfer qu'on a le droit d'être content

Nous, nos otages, on les aime bien déprimés. On aime bien quand ils se plaignent, quand ils gémissent, quand ils pleurent dans les bras des ministres. Quand ils font des heures et des heures de talk show pour dire à quel point c’était dur. Et quand ils sortent un livre. Pas quand ils sortent des vannes. Parce que du coup, on a l’impression qu’ils reviennent d’une semaine au club Fram et ça nous perturbe un peu.

Alors, mademoiselle Aubenas, un peu de décence que diable. Après 157 jours assise au fond d’une cave, rendez service à tout le monde, faites la gueule, allez gémir chez Pujadas, faites Drucker. Ca ferait bien plaisir à ceux qui trouvent que vous "en faites trop". Merci pour eux.

(De l’ironie s’est cachée dans cet article. Sauras-tu la retrouver ?)

 25/06/2005
 vincent

Girls in Hawaii au Verdur Rock

Girls in Hawaii est vraiment devenu un groupe à tubes. Le public est content pourvu qu’il entende les morceaux qu’il veut bien entendre. Girls in Hawaii risque bien de devenir une sorte de Coldplay wallon. Il ne leur reste plus qu’à assumer ce nouveau statut. Cela n’a pas l’air gagné d’avance!

 25/06/2005
 ivan

Chicks On Speed au Verdur Rock

Le "On Speed" prend tout son sens, car si pour elles, c’est cohérent, pour nous, c’est étrange.

 26/06/2005
 vincent

Sahara

de Breck Eisner

Du sous-Indiana Bond ou James Jones. C’est l’archétype du blockbuster américain aux scènes d’action lamentablement invraisemblable. Le tout est teinté d’un discours politico-écologique complètement niais et livré avec un humour absolument pas drôle.

 26/06/2005
 vincent

Batman Begins

de Christopher Nolan

Ambitieuse relance de la franchise Batman. Désormais, le ton est celui d’un polar sec, nerveux et réaliste. C’est globalement réussi et truffé de bonnes idées, mais ce n’est pas exempt de défauts.

 28/06/2005
 émilie

Batman begins VS Les poupées russes

de Christopher Nolan / de Cédric Klapisch

Non, il ne faut pas avoir vu L’auberge espagnole pour aller voir Les poupées russes. Par contre, aller voir Batman Begins sans connaître Bruce Wayne, Alfred et Gotham City est beaucoup plus problématique. Mais ne rien connaître sur Batman, c’est aussi beaucoup plus rare.

Alors que Batman nous entraîne dans un univers propre, le film de Klapisch nous renvoie exactement à notre monde quotidien. Alors que Batman nous emporte totalement et affectivement, Klapisch pose des questions et demande de réfléchir.

Alors que Batman…, Les pourpées…

Et on peut remplir les points de suspension par toute sorte d’ingrédients cinématographiques: les dialogues de Klapisch sont élaborés alors que ceux de Batman sont tout à fait ceux d’un film d’action, les explosifs sont fortement mis à contribution de Batman alors que ce sont plutôt les questions existentielles de Xavier qui volent en éclats dans Les poupées, etc.

Ces deux films dans un genre opposé réussissent assez bien ce qu’ils tentent d’être. Exception faite de la partie "Montagnes" dans Batman ainsi qu’un moment un peu creux au début des poupées russes. Il me reste des impressions de mouvement et de lumière des Poupées et d’obscurité et de statique de Batman.

Personnellement, je vais au cinéma pour changer d’univers, vivre des choses que je ne vivrais jamais autrement. Que cela soit extérieurement proche de mon monde ou non. Batman est donc mon favori dans le combat entre ces deux films, avec en plus un faible pour le personnage du Dr Crane. Même si le personnage de Wendy m’a vraiment touchée, trop peut-être.

 28/06/2005
 vincent

Devendra Banhart à l'Ancienne Belgique

Du folk joué par des néo-hippies exubérants. Même si certains morceaux ont une classe de surdoué, on préférera parler d’expérience à faire plutôt que de concert à voir.

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Batman begins VS Les poupées russes
Devendra Banhart à l'Ancienne Belgique


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