Zabladowski.org


 05/09/2005
 vincent

Tout le monde peut désinformer

Vous avez peut-être déjà entendu parler de Wikipedia, l’encyclopédie libre que tout le monde peut améliorer. Par contre, vous n’avez sûrement pas encore entendu parler de Uncyclopedia. Comme sa grande soeur, Uncyclopedia est une encyclopédie libre que tout le monde peut améliorer à la petite différence que l’information qui s’y trouve est encore moins fiable, mais vu que c’est clairement revendiqué...

 10/09/2005
 vincent

Dark Water

de Walter Salles

Remake sans grand intérêt pour ceux qui ont vu l’original, mais qui fonctionnent néanmoins grâce à une image vraiment belle et des acteurs accrocheurs: Jennifer Connelly et Tim Roth en tête.

 11/09/2005
 laurent

Mice Parade - Bem-vinda vontade

Bubble Core (2005)

Voici un CD loué au hasard à la médiathèque guidé par la seule pochette et le nom du groupe. Je n’avais jamais entendu parler de ce groupe qui donne dans l’indie le plus pur et le plus authentique. On pense à Death Cab fo Cutie, mais aussi - grâce au duo de voix masculin-féminin - à Blonde Redhead et enfin à la sensation de 2005 The Arcade Fire, et pas seulement grâce à l’utilisation d’un accordéon. Un emprunt à la mode flamenco (on jurerait que le gars n’a écouté que ça pendant l’enregistrement) alliée à une batterie de la mort (le gars en question, Adam Pierce, sur qui repose tout le groupe, et un label, est batteur), à un xylophone féerique et à des guitares qui se font parfois noisy font un mélange délicat et frais. Ce disque est enchanteur, magique. En dire plus serait superflu.

 11/09/2005
 vincent

Mick Harvey au Botanique

Le guitariste de Nick Cave & Bad Seeds reproduit fidèlement son dernier album à quelques exceptions près. Le genre de concert qui vous fait vous demander s’il n’aurait pas été plus intéressant de rester chez soi à écouter le CD.

 11/09/2005
 vincent

Stealth

de Rob Cohen

Un Top Gun 2005 sentant bon le jeu vidéo pour adolescents aux neurones grillés. C’est néanmoins instructif: on y apprend que les américains, eux au moins, savent faire péter des tours sans victimes innocentes. Ils ont quand même un sacré savoir-faire... J’en reste pantois!

 14/09/2005
 vincent

CocoRosie à l'Ancienne Belgique

Cachées derrière un accompagnement encombrant ne ressemblant absolument à rien, les soeurs Cassidy donnent vraiment l’impression de vouloir saboter leur concert. Une grosse déception.

 16/09/2005
 émilie

L'enfant

de Jean-Pierre & Luc Dardenne

L’enfant est sorti. Malgré la médiatisation dont il fait l’objet, il n’est certainement pas le grand film de l’année qu’il ne faut pas absolument manquer et qui va nous en mettre plein les yeux. Comme Rosetta, ce film doit être pris pour ce qu’il est : une chronique sociale.

L’enfant nous présente 5 jours de la vie de Bruno, jeune SDF de Seraing. Comme pour leurs autres films, les frères Dardenne n’utilisent aucun artifice dans leur manière de tourner. Les images sont filmées platement. L’enfant peut-être pris comme un documentaire, on a l’impression que les réalisateurs ont voulu nous livrer une réalité brute. Alors surtout pas d’effet de montage, de musique, de mise en attente du spectateur.

Et pourtant, certaines dimensions de la "vraie" vie ne sont pratiquement pas présentes. Le film est brut, mais un peu puritain. Dans le milieu des jeunes marginaux façon Dardenne, il y du vol, des bagarres, des nuits sous les ponts, des disputes violentes, des bébés vendus, mais pas de sexualité (ni dans les discours, ni dans les actes) et les bébés ne pleurent pas, même lorsqu’ils sont sur un scooter, bien au vent.

 16/09/2005
 vincent

Blindman à l'Ancienne Belgique

De la musique répétitive aussi passionnante à écouter qu’un CD rayé.

 17/09/2005
 vincent

Múm à l'Ancienne Belgique

La musique de Múm a tendance à perdre son originalité en concert. On sent beaucoup plus la composante électro et par conséquent, l’exercice perd quelque peu son intérêt.

 18/09/2005
 laurent

DVD: Ray

de Taylor Hackford

Ce film comporte tout ce qu’il faut pour être un bon : une histoire béton - celle de Ray Charles - , la drogue, le contexte historique (ségrégation), la musique... Il est merveilleusement interprété. Il est long, mais captivant de bout en bout. Belle fresque historique.

 19/09/2005
 laurent

Un petit film sans conséquence

de Bernard Rapp

Lorsque ce film (Un petit jeu sans conséquence)  est sorti, je me disais qu’il tenait une histoire béton pour faire une bonne comédie piquante à souhait. En effet, un couple s’amuse à dire à son entourage qu’ils se séparent. S’ensuivent des causes à effet bien marrants, que l’on soupçonnera dans sa propre vie.

A part deux-trois gags, le film dans l’ensemble ne m’a pas plu. La musique y est casse-couilles et omniprésente, et le jeu des acteurs trop égal à eux-mêmes (mis à part Rouve, excellent). Mais enfin, le film se laisse voir sans conséquence.

 20/09/2005
 vincent

Yoko Ono - Expo - Passau (Allemagne)

"Le problème avec Yoko Ono c’est qu’elle n’existe qu’à travers un fantôme." Ivan

 21/09/2005
 vincent

Kiss Kiss Bang Bang

de Shane Black

Avec ce film tarantinesque, Shane Black, scénariste surdoué des années 80, s’amuse à multiplier les lancées de piques vers tout le gratin hollywoodien. Jouissif au possible. A voir également pour Robert Downey Jr et Val Kilmer qui, pour une fois, arrive à magnifiquement ravaler son orgueil démesuré.


Source: 404 Brain Not Found

Petit écran, gros masos

Le Français est un maso qui s'ignore. Si. La preuve, un sondage publié hier par Télérama sur la relation passionnelle qu'entretiennent les Français avec la télévision.

Parce que bon, 53% de personnes insatisfaites de la télévision, ça, on arrive à comprendre. Mais qu'en même temps, le temps moyen devant la télévision par jour soit 3h24, soit presque la moitié du temps qu'on ne passe pas au lit ou devant un bureau, ça, on l'explique moins.

Mais on cherche.

Comme on cherche encore à comprendre pourquoi la chaîne qui "correspond le plus aux attentes" soit aussi la chaîne la moins regardée. Et c'est (bingo), Arte.

Devant tant de questions dont la profondeur philosophique n'aura pas échappé aux plus éveillés des lecteurs, Brain Not Found ne peut qu'en conclure que le Français, au fond de son petit coeur de rebelle, en fait, il déteste très fort Julie Lescault. Et qu'il ne regarde que par pure bonté pour Véronique Genest.

...ou bien qu'il a honte.

 27/09/2005
 vincent

Stephen Malkmus à l'Ancienne Belgique

Déjà d’un naturel nonchalant, Stephen Malkmus était visiblement très fatigué. Cela n’a néanmoins pas gaché le concert. Les morceaux de son fort bon dernier album gagnent en puissance et en efficacité sur scène.

 27/09/2005
 laurent

Black rebel motorcycle club - Howl

Techokammer (2005)

C’est un très bel album acoustique, en effet, qu’ont livré les trois lascars californiens qui ont tiré leur nom du film La chevauché sauvage (The wild ones) avec Marlon Brando.

La question que l’on peut se poser, avec cet interlude harmonica-guitare sèche-gospel, c’est ce qu’ils livrent en live. 1/ Une version revisitée des deux premiers albums
2/ Une version électrique de Howl

Réponse : Au bota pardi!

 28/09/2005
 vincent

Ma vie en l'air

de Rémi Bezançon

Comédie française trentenariale dans la lignée des Poupées russes. L’esprit Canal et les stéréotypes qui vont avec en plus.

 28/09/2005
 émilie

Ma vie en l'air (II)

de Rémi Bezançon

Il est assez difficile d’écrire sur les films comme ça. Ma vie en l’air est divertissant, drôle, lent parfois, les personnages sont typés, l’histoire est prévisible, les comédiens sont beaux. Il n’est ni à encenser, ni à descendre.

Durant environ 1h30, on suit la vie de Yann, trentenaire citadin qui explicite sa vie et son passé à l’aide d’une voix off (un peu à la Klapisch) et de flash-backs. Tout à fait dans la lignée des films français actuels. A la différence qu’ici, les personnages secondaires sont caricaturés pour être drôles : le pote d’enfance complètement beauf, Eddy la tchatche, etc.

Alors qu’avec Les poupées russes, j’avais vraiment l’impression d’avoir été regarder mon quotidien, ici au moins, c’est du spectacle. Ma vie en l’air m’apparaît donc comme un film sympa, rigolo, léger. Avec quelques scènes qui restent en tête, qui donnent le sourire et qu’on pourra rejouer avec des potes qui les auront vues aussi.

 29/09/2005
 ivan

Stephen Malkmus à l'Ancienne Belgique

En première partie, The Cribs, sorte de pseudo rebelles pseudo pop-punk; petits t-shirts moulants et petites gueules de sales gamins. Le batteur semble chercher à battre le record du monde de celui qui tape le plus fort, le guitariste et le bassiste grattent activement en chantant en coeur des espèces d’hymnes punk aux mélodies à l’air de ritournelles paillardes. Il paraît qu’il faut aimer, que c’est très prometteur (dixit le gentil Jérôme Colin qui aime beaucoup de choses). Une bière fait passer le temps.

Stephen Malkmus et ses Jicks arrivent sur scène dans un état de fatigue avancé. Et avec un flegme certain, Monsieur Malkmus, très détendu, de placer quelques phrases types "Assimil" en français. Durant tout le set, on se trouve quelque part à la limite entre le sommeil des musiciens et le rock approximatif. Malkmus a l’air de lutter contre l’endormissement. Et son côté nonchalant, un peu anti-style, "je-joue-toujours-de-côté-sur-scène" et "je-fais-des-solos-de-10-notes-qui-tombent-comme-elles-peuvent-mais-finalement-c’est-pas-si-mal" rend la prestation assez épique. Mais n’empêche que ça fonctionne très bien et on ne peut s’empêcher de se laisser aller. Il y a quelque chose qui pardonne tout, un truc qui fait que malgré que tout est là pour un ratage somptueux, et bien ça se laisse écouter. C’est peut-être justement cet état hasardeux, en équilibre précaire, qui pourrait à tout moment sombrer dans l’amateurisme qui donne en définitive une prestation accrocheuse. Le mystère Malkmus fonctionne encore.

Le "Late night Show" dans le club rempli (!) de l’AB: Fence, sorte de groupe fourre-tout avec des morceaux aux airs de melting pot à la Jive Bunny version jeune. Pas grand chose à dire là-dessus moi.

 29/09/2005
 vincent

Night Watch

de Timur Bekmambetov

Fait rarissime: je n’ai même pas tenu 1/2 heure dans la salle. Night Watch est une grosse soupe russe mélangeant sans un poil de finesse Matrix, Underworld et Lord Of The Rings. Tout est mauvais ou pathétique. Une production Besson prend moins le spectateur pour un attardé mental.

 30/09/2005
 vincent

POP? au Theâtre Varia

En jouant sur tous les stéréotypes d’une mauvaise pièce de théâtre ou d’un spectacle de danse-performance, Armel Roussel donne l’impression de chercher à montrer une pièce volontairement nulle.

 30/09/2005
 émilie

Accused

de Jacob Thuesen

Henrik est maître nageur, marié à Nina et père de Stine, une adolescente taiseuse et mal dans sa peau qui dénonce des faits de pédophilie de la part de son père. Tout le récit des événements suivant cette "révélation" se centre sur le point de vue d’Henrik : ses réactions envers les forces de l’ordre, sa relation avec sa femme, sa solitude.

Est-il coupable ? Est-il victime ? Rien ne transparaît. Et cette méconnaissance nous met dans une situation très inconfortable. Quelle position prendre par rapport à ce personnage ? Quels sentiments éprouver à son égard ? On ne sait pas où se placer.

Il est impossible de se laisser porter par le film, de le vivre sereinement. Accused est un cauchemar, on est constamment mal à l’aise. Encore aujourd’hui, écrire dessus me serre la poitrine et la gorge.

D’autant que cette réalisation danoise, même si elle n’est pas filmée suivant le dogme signé par Lars Von Triers et d’autres, rappelle certaines scènes issues de ces films. Des couleurs chaudes et tamisées, grainées. Des cadrages très près des personnages. Des longs plans où rien ne se passe, mais où tout est là. Des scènes de vie quotidienne filmées simplement, mais avec une tension considérable.

C’est cette tension qui crée tout l’univers, toute l’ambiance du film.

 30/09/2005
 laurent

DVD: La Chute (Der untergang)

d'Oliver Hirschbiegel

Film "sérieux", très long (mais ça ne se sent pas), historique, sujet à polémique (Hitler y serait montré "trop humain" ; et qu’était-il, un extraterrestre?), magnifiquement interprêté par Bruno Ganz. Le film doit impérativement être vu en allemand, même si vous ne comprenez rien (et puis il y a les sous-titres), car on comprend comment cet homme a pu manipuler autant de monde rien qu’avec sa voix et ses colères.

J’ai également craqué pour la très charmante mais discrète Alexandra Maria Lara.

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Petit écran, gros masos
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DVD: La Chute (Der untergang)


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