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16/09/2005
émilie
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L'enfant
de Jean-Pierre & Luc Dardenne
L’enfant est sorti. Malgré la médiatisation dont il fait l’objet, il n’est certainement pas le grand film de l’année qu’il ne faut pas absolument manquer et qui va nous en mettre plein les yeux. Comme Rosetta, ce film doit être pris pour ce qu’il est : une chronique sociale.
L’enfant nous présente 5 jours de la vie de Bruno, jeune SDF de Seraing. Comme pour leurs autres films, les frères Dardenne n’utilisent aucun artifice dans leur manière de tourner. Les images sont filmées platement. L’enfant peut-être pris comme un documentaire, on a l’impression que les réalisateurs ont voulu nous livrer une réalité brute. Alors surtout pas d’effet de montage, de musique, de mise en attente du spectateur.
Et pourtant, certaines dimensions de la "vraie" vie ne sont pratiquement pas présentes. Le film est brut, mais un peu puritain. Dans le milieu des jeunes marginaux façon Dardenne, il y du vol, des bagarres, des nuits sous les ponts, des disputes violentes, des bébés vendus, mais pas de sexualité (ni dans les discours, ni dans les actes) et les bébés ne pleurent pas, même lorsqu’ils sont sur un scooter, bien au vent.
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Source:
404 Brain Not Found
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Petit écran, gros masos
Le Français est un maso qui s'ignore. Si. La preuve, un sondage publié hier par Télérama sur la relation passionnelle qu'entretiennent les Français avec la télévision.
Parce que bon, 53% de personnes insatisfaites de la télévision, ça, on arrive à comprendre. Mais qu'en même temps, le temps moyen devant la télévision par jour soit 3h24, soit presque la moitié du temps qu'on ne passe pas au lit ou devant un bureau, ça, on l'explique moins.
Mais on cherche.
Comme on cherche encore à comprendre pourquoi la chaîne qui "correspond le plus aux attentes" soit aussi la chaîne la moins regardée. Et c'est (bingo), Arte.
Devant tant de questions dont la profondeur philosophique n'aura pas échappé aux plus éveillés des lecteurs, Brain Not Found ne peut qu'en conclure que le Français, au fond de son petit coeur de rebelle, en fait, il déteste très fort Julie Lescault. Et qu'il ne regarde que par pure bonté pour Véronique Genest.
...ou bien qu'il a honte.
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27/09/2005
laurent
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Black rebel motorcycle club - Howl
Techokammer (2005)
C’est un très bel album acoustique, en effet, qu’ont livré les trois lascars californiens qui ont tiré leur nom du film La chevauché sauvage (The wild ones) avec Marlon Brando.
La question que l’on peut se poser, avec cet interlude harmonica-guitare sèche-gospel, c’est ce qu’ils livrent en live. 1/ Une version revisitée des deux premiers albums 2/ Une version électrique de Howl
Réponse : Au bota pardi!
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28/09/2005
émilie
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Ma vie en l'air (II)
de Rémi Bezançon
Il est assez difficile d’écrire sur les films comme ça. Ma vie en l’air est divertissant, drôle, lent parfois, les personnages sont typés, l’histoire est prévisible, les comédiens sont beaux. Il n’est ni à encenser, ni à descendre.
Durant environ 1h30, on suit la vie de Yann, trentenaire citadin qui explicite sa vie et son passé à l’aide d’une voix off (un peu à la Klapisch) et de flash-backs. Tout à fait dans la lignée des films français actuels. A la différence qu’ici, les personnages secondaires sont caricaturés pour être drôles : le pote d’enfance complètement beauf, Eddy la tchatche, etc.
Alors qu’avec Les poupées russes, j’avais vraiment l’impression d’avoir été regarder mon quotidien, ici au moins, c’est du spectacle. Ma vie en l’air m’apparaît donc comme un film sympa, rigolo, léger. Avec quelques scènes qui restent en tête, qui donnent le sourire et qu’on pourra rejouer avec des potes qui les auront vues aussi.
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29/09/2005
ivan
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Stephen Malkmus à l'Ancienne Belgique
En première partie, The Cribs, sorte de pseudo rebelles pseudo pop-punk; petits t-shirts moulants et petites gueules de sales gamins. Le batteur semble chercher à battre le record du monde de celui qui tape le plus fort, le guitariste et le bassiste grattent activement en chantant en coeur des espèces d’hymnes punk aux mélodies à l’air de ritournelles paillardes. Il paraît qu’il faut aimer, que c’est très prometteur (dixit le gentil Jérôme Colin qui aime beaucoup de choses). Une bière fait passer le temps.
Stephen Malkmus et ses Jicks arrivent sur scène dans un état de fatigue avancé. Et avec un flegme certain, Monsieur Malkmus, très détendu, de placer quelques phrases types "Assimil" en français. Durant tout le set, on se trouve quelque part à la limite entre le sommeil des musiciens et le rock approximatif. Malkmus a l’air de lutter contre l’endormissement. Et son côté nonchalant, un peu anti-style, "je-joue-toujours-de-côté-sur-scène" et "je-fais-des-solos-de-10-notes-qui-tombent-comme-elles-peuvent-mais-finalement-c’est-pas-si-mal" rend la prestation assez épique. Mais n’empêche que ça fonctionne très bien et on ne peut s’empêcher de se laisser aller. Il y a quelque chose qui pardonne tout, un truc qui fait que malgré que tout est là pour un ratage somptueux, et bien ça se laisse écouter. C’est peut-être justement cet état hasardeux, en équilibre précaire, qui pourrait à tout moment sombrer dans l’amateurisme qui donne en définitive une prestation accrocheuse. Le mystère Malkmus fonctionne encore.
Le "Late night Show" dans le club rempli (!) de l’AB: Fence, sorte de groupe fourre-tout avec des morceaux aux airs de melting pot à la Jive Bunny version jeune. Pas grand chose à dire là-dessus moi.
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30/09/2005
émilie
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Accused
de Jacob Thuesen
Henrik est maître nageur, marié à Nina et père de Stine, une adolescente taiseuse et mal dans sa peau qui dénonce des faits de pédophilie de la part de son père. Tout le récit des événements suivant cette "révélation" se centre sur le point de vue d’Henrik : ses réactions envers les forces de l’ordre, sa relation avec sa femme, sa solitude.
Est-il coupable ? Est-il victime ? Rien ne transparaît. Et cette méconnaissance nous met dans une situation très inconfortable. Quelle position prendre par rapport à ce personnage ? Quels sentiments éprouver à son égard ? On ne sait pas où se placer.
Il est impossible de se laisser porter par le film, de le vivre sereinement. Accused est un cauchemar, on est constamment mal à l’aise. Encore aujourd’hui, écrire dessus me serre la poitrine et la gorge.
D’autant que cette réalisation danoise, même si elle n’est pas filmée suivant le dogme signé par Lars Von Triers et d’autres, rappelle certaines scènes issues de ces films. Des couleurs chaudes et tamisées, grainées. Des cadrages très près des personnages. Des longs plans où rien ne se passe, mais où tout est là. Des scènes de vie quotidienne filmées simplement, mais avec une tension considérable.
C’est cette tension qui crée tout l’univers, toute l’ambiance du film.
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30/09/2005
laurent
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DVD: La Chute (Der untergang)
d'Oliver Hirschbiegel
Film "sérieux", très long (mais ça ne se sent pas), historique, sujet à polémique (Hitler y serait montré "trop humain" ; et qu’était-il, un extraterrestre?), magnifiquement interprêté par Bruno Ganz. Le film doit impérativement être vu en allemand, même si vous ne comprenez rien (et puis il y a les sous-titres), car on comprend comment cet homme a pu manipuler autant de monde rien qu’avec sa voix et ses colères.
J’ai également craqué pour la très charmante mais discrète Alexandra Maria Lara.
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