Zabladowski.org



Source: Mad Movies

Destination Trilogie

Le tandem James Wong et Glen Morgan est de retour ! Après une expérience enrichissante sur le petit écran (The X-Files et Millennium surtout), les deux compères ce sont lancés dans le cinéma avec le premier Destination Finale, slasher innovant (toutes proportions gardées) où le boogeyman au QI d’une huître était remplacé par la Mort elle-même. Versant allégrement dans la comédie gore potache, Wong et Morgan avait su insuffler assez d’originalité pour nous offrir un pur divertissement d’été. Succès oblige, une suite fut mise en chantier 3 ans plus tard. Exit le tandem de choc, ce second opus signé David R. Ellis (Cellular récemment) jouait à fond la carte du bigger, faster and louder (plus de morts originales, plus de gore qui tâche et une séquence d’ouverture tout simplement mortelle) et finalement ce n’était pas plus mal comme ça

James Wong et Glen Morgan reviennent donc pour ce troisième épisode qui se déroule 6 ans après le premier et dont la séquence d’ouverture se situe dans un parc d’attraction. Si le premier trailer reste avare en images, les intentions des deux compères semblent rester intactes et c’est ce qu’on pouvait espérer de mieux.

Le Trailer qui Tue 

 02/11/2005
 ivan

Dirty three à l'Ancienne Belgique

En Première partie: Josh Pearson, dont on m’a soufflé que c’était le chanteur des feux Lift to expérience (groupe respectable), sorte de cowboy texan, la barbe et le chapeau en prime. Déception: avec une gueule pareille, on ne joue pas assis! Ben oui... C’est quand même pour être vu cette dégaine? Le Club de L’Ancienne Belgique avec sa scène haute de 50cm, ce n’est pas fait pour jouer assis, parce que nous, un peu derrière, on a l’impression de regarder rien.

Le gars a l’air vaguement énervé, un peu prêcheur. Il gratte avec ferveur sa guitare acoustique avec tantôt quelques effets qui donnent tout de suite l’impression que le monsieur a quelque chose d’important à dire. Parfois c’est heureux. Il sermonne le public donnant à ses textes plus ou moins d’ampleur, en jouant avec plus ou moins d’énergie. En tout cas, c’est très catégorique, il ne se perd pas dans de l’habillage gratuit, c’est direct, brut et expressif. Parfois, il s’emballe un peu trop et il commence à beugler et là, c’est un peu surjoué. Cela gâche un peu.

Les Dirty Three: c’est le genre de concert qui met dans un état d’esprit (enfin, je parle pour moi en tout cas) tel que je pense à plein de trucs dont une fois le concert terminé, je ne me rappelle plus, un peu comme quand on verse vers le rêve... Maintenant, la question est: est-ce une marque de qualité pour un concert? J’avoue que je n’en sais rien et ayant partagé ce constat avec d’autres, personne ne savait vraiment si c’était un gage de perfection. 

Après le concert assis de Josh Pearson, voici le concert de dos de Dirty Three. Warren Ellis l’australien au violon, ne se retourne vers nous que lorsqu’il nous adresse la parole entre deux morceaux. Par exemple, pour dialoguer avec quelques pénibles plaies qui se sentent obligées de montrer à tout le monde qu’ils (elles) parlent anglais, mais qui n’ont rien de très intéressant à dire. Et Monsieur Warren de répondre poliment: "Give his money back!" et sûrement de penser "Shut up your f* mouth". Ou ce fameux rigolo qui demande de l’AC/DC à tout va... Bref, le public était très participatif... Musicalement, ça marche bien. Ils sont bien rôdé et l’énergie est bien palpable, mais cela reste trop peu varié à mon goût, la structure des morceaux restant très classique et semblable.  Disons qu’on sent quand même qu’ils ont de la bouteille, et peut-être qu’ils n’ont plus rien à prouver. Bien donc, mais sans plus.

 03/11/2005
 vincent

Tim Burton's Corpse Bride

de Tim Burton & Mike Johnson

Si l’on excepte la technique qui n’a hélas plus ce charmant petit côté bricolé, Corpse Bride est inférieur en tout point à The Nightmare Before Christmas. Sa plus grosse faiblesse: une histoire disneyenne complètement insipide cumulant les effets écumés. Comme son héros, Tim Burton vit depuis 3 films une véritable descente aux enfers. Sauf que lui ne semble pas vouloir en réchapper...

 04/11/2005
 vincent

Melt Banana à l'Ancienne Belgique

 04/11/2005
 ivan

Melt Banana à l'Ancienne Belgique

Je terminais mon petit compte-rendu du précédent concert de Melt Banana par un déterminé: "je reviendrai"  (souvenez-vous). Et voilà, comme promis, j’y suis retourné. En chemin, je me demandais si c’était une bonne idée, vu que souvent revoir un groupe que l’on a déjà vu augmente la probabilité d’être déçu.  La toute première fois que j’ai eu l’occasion de les voir, je n’ai vu qu’une partie du concert, la STIB n’avait pas prévu de métro de nuit pour la fin de l’after-show (après un concert de Motorpsycho). Mais j’avais déjà été envoûté par la magie Melt Banana, puisque lors de leur retour sur la scène du Club de l’Ancienne Belgique, je suis revenu. Et là, j’ai pu suivre l’entièreté d’un concert dont je suis ressorti convaincu par un groupe qui a priori, joue une musique que je n’écouterais pas forcément.

Il y a quelque chose d’accrocheur dans Melt Banana. C’est très bizarre. Ma crainte quant à une possible déception s’est vite dissipée. Après quelques minutes, je savais déjà que je ne sortirais pas déçu. Depuis la fois précédente, j’ai eu le temps de me plonger dans leurs albums et ce faisant, j’y retournais avec les morceaux en tête, ce qui vu la relative difficulté d’approche de ce genre de musique permet de mieux comprendre ce qu’il se passe (en tout cas pour moi qui ne suis pas un aficionado de noise core). Parce que tout va très vite, et pour preuve leur séquence "11 morceaux en 4 minutes". Pas de lentes montées, les morceaux démarrent généralement directement au paroxysme du son et de l’énergie, pour se terminer comme ils sont apparus: dans l’instant. Pour le reste, l’esprit reste le même. Mes oreilles en souffrent encore. Décidément, je crois que ce groupe reste ma petite faiblesse inexpliquée. Il n’y a pas de mal à se faire plaisir. Longue vie à Melt Banana.

 05/11/2005
 vincent

Meat Beat Manifesto - At The Center / Skalpel - Konfusion

Rough Trade (2005) / Ninja Tune (2005)

Les deux albums qui nous intéressent sont sortis la même année et pourtant, on a l’impression que près de 10 ans les séparent. 

A ma droite, At the Center de Meat Beat Manifesto (cela risque d’en surprendre plus d’un, mais ils sont encore en activité), un disque sonnant comme une de ces productions électro-jazz que Ninja Tune sortait à la pelle à la fin des années 90. On pense à DJ Food, Funki Porcini, Clifford Gilberto et cie: du jazz samplé et recyclé à n’en plus finir dans des mélodies parfaites pour bars branchouilles. Si à l’époque, les poulains de Ninja Tune étaient inévitablement taxés d’inventifs vu qu’ils avaient en quelque sorte inventé le genre (bien avant qu’un St-Germain le fasse rimer avec or), on ne sait pas trop quelle sombre mouche a piqué Meat Beat Manifesto pour le motiver à s’engouffrer dans ce genre déjà mort. Notons tout de même que les deux gars derrière Meat Beat Manifesto ont eu le bon goût de choisir une pochette aussi anachronique que leur album.

A ma gauche, Konfusion de Skalpel,  justement une production Ninja Tune (qui, lui, a su évoluer). Skalpel semble avoir été désigné pour jouer les successeurs de The Cinematic Orchestra (également un poulain de Ninja Tune).  Skalpel ne recycle pas du jazz. Il se contente d’en jouer en y incorporant de temps en temps une petite touche électro. C’est inférieur à leur modèle, mais on ne peut pas dire qu’il joue dans la même catégorie. Si The Cinematric Orchestra avait l’ambition de jouer un jazz cinématographique assez moderne,  Skalpel se contente de s’appliquer à rejouer ce jazz des années 70 qui a accompagné tant de films. Cela évoque inévitablement un nom comme Lalo Schiffrin qui a signé de bien belles partitions comme celles de Magnum Force ou Bullit. Cela se laisse donc écouter facilement, mais sans plus. 

 05/11/2005
 vincent

Queenadreena au Botanique

 05/11/2005
 vincent

Hulk au Botanique

 06/11/2005
 vincent

The jacket

de John Maybury

Un faux thriller alambiqué aux enjeux finalement bien naïfs. Cela aurait pu être plus percutant si sa réalisation n’avait pas été aussi plate qu’un téléfilm.

 07/11/2005
 vincent

Black Rebel Motorcycle Club au Botanique

Black Rebel Motorcycle Club a joué le meilleur de son rock n’folk en bons petits professionnels appliqués. C’est le principal enseignement de la soirée: sans que l’on s’en rende compte (il a grandi dans l’ombre des White Stripes et consorts), BRMC s’est mine de rien bati un solide répertoire qui lui permet de faire des concerts sonnant déjà comme un bon petit best-of intemporel. Signe que lui, il va vraisemblablement durer contrairement à ses confrères surexposés.


Source: Pitchfork

The White Stripes vend Coca-Cola

Il semble que Coca-Cola a engagé une nouvelle star du rock pour vendre leur produit. Selon NME.com, Jack White élève son amour pour la boisson rouge et blanche à un autre niveau en écrivant le tout nouveau jingle de la campagne à venir.

 08/11/2005
 émilie

Combien tu m’aimes

de Bertrand Blier

Combien tu m’aimes est pathétique. Les dialogues sont artificiels et récités. Monica (Bellucci) nous dit sans cesse: "Je n’y peux rien. Je suis trop bonne. Tous les hommes rêvent de moi. Je veux être normale". Bernard (Campan) répond : "Oh lala! Tu es trop bonne. Je n’en peux plus. Je suis fragile du cœur et je fais une crise". Et Gérard (Depardieu) arrive par moment pour dire : "Elle est à moi, mon gars".

C’est lent et cucul. Pas possible de rester jusqu’au bout.


Source: Pitchfork

Slowdive reédité

Bien que souvent mis dans le même sac que My Bloody Valentine, Curve, Ride ou Boo Radleys, Slowdive a été traité comme un cas à part par ses fans. Ils pleuraient à leurs concerts, envoûtés par la grâce de sa musique. Certains guettent encore les raretés du groupe sur eBay tandis que nombreux continuent de vanter les mérites de Slowdive sur différents sites, et ce, même si cela fait déjà longtemps que le groupe a été dissous en Mojave 3 et Monser Movies.

A peine un an après la sortie de la magnifique anthologie Catch The Breeze, Sanctuary Records projette de sortir des rééditions somptueuses des trois albums du groupe. Just for A Day et Souvlaki seront accompagnés d’un disque de bonus rassemblant des morceaux issus de différents EPs.

Reste que la vraie perle de ces rééditions sera Pygmalion, le dernier album de Slowdive, honteusement sous-estimé. Il a atteint le prix de 50$ sur certains sites de ventes aux enchères. Les ambiances éthérées de Pygmalion en ont rendu fou plus d’un, notamment certains membres du groupe. Bien que froidement accueilli à l’époque, ce hantant opus final a depuis lors été acclamé par la critique et est considéré par beaucoup comme une des pierres angulaires du post-rock.


Source: Le Monde

Manderlay

Pour Manderlay, Lars von Trier utilise la même panoplie que dans Dogville : des décors stylisés, des actions souvent proches du mime, des dialogues qui singent, sans jamais les reproduire exactement, les idiomes américains. Dans ses déclarations, comme dans la note d’intention que reproduit le dossier de presse, le réalisateur se réfère au Bonheur dans l’esclavage, un texte que Jean Paulhan a écrit en préface à l’Histoire d’O de Pauline Réage et dans lequel l’écrivain français évoque une révolte d’anciens esclaves de la Barbade qui se soulevèrent pour obtenir le retour de la servitude après que leurs maîtres britanniques les eurent affranchis.


Source: 404 Brain Not Found

Et si le pire danger des émeutes venait de ceux qui veulent faire rétablir l'ordre?

Alors qu’en France, on essaye comme on peut de relancer un marché de l’automobile depuis longtemps trop morose, les pays étrangers s’insurgent contre la gestion française de ce qu’on appelle déjà dans des coins de la terre que la décence interdit de nommer ici "l’intifada française".

Au premier rang, les Russes qui critiquent vivement le manque de répression face à cette spectaculaire opération de remodelage du paysage urbain. Ainsi, Chirac aurait "une attitude très indécise face à ce qui est le plus grand soulèvement de l’histoire contemporaine française" (histoire qui remonte, c’est bien connu, à 1969, avant quoi la France se nourrissait exclusivement de racines en tentant de faire du feu avec du silex).

Il est vrai que la Russie a une expérience imbattable dans la gestion des crises, le Tchétchène en sait quelque chose, le sagouin. Et quand il veut se rebeller, le Tchétchène, il sait à quoi s’attendre (320 morts pour déloger 20 preneurs d’otages, il est vrai que le ratio reste un record)

Jeune de banlieue, merci, le marché de l’automobile se porte mieux. Maintenant, ça suffit, si tu continues, on risque de finir avec un gouvernement Russe en 2007.

 09/11/2005
 émilie

Miss Montigny

de Miel Van Hoogenbemt

Film belge se déroulant dans la région carolo, Miss Montigny est une chronique sociale. Il se rapproche cependant plus de la comédie que d’un film des frères Dardenne. Miss Montigny n’est pas un chef d’œuvre cinématographique, mais il a le mérite d’être à la fois léger et un peu tragique par moments. On peut aussi bien rire qu’être catastrophé. Le scénario: une jeune fille s’inscrivant à un concours de Miss afin d’ouvrir un salon d’esthétique grâce à la prime. Mais au-delà de l’histoire, le réalisateur s’arrête sur la thématique des relations familiales, principalement autour de la mère. Ce qui donne plus de profondeur au film.

Dans l’ensemble, le film est assez classique : quelques scènes d’amitié, quelques scènes en famille, quelques scènes de couple, quelques scènes de fêtes locales, etc. Pourtant, quitte à allez voir un gros divertissement américain, ou encore pire Combien tu m’aimes, autant être un peu patriote et se tourner vers Miss Montigny. Petit film sympa sans prétention.

 09/11/2005
 laurent

Supergrass au Botanique

Deuxième fois que je les voyais. La première fois, ce fut à Werchter en 93 ou 94. A Werchter, le concert fut bon, se basant essentiellement sur les titres plutôt rentre-dedans du deuxième album d’alors

Hier, c’est avec le plus apaisé et le moins commercial de leurs albums, Road to Rouen, qu’ils montaient sur scène. La déception fut de mise en ce qui me concerne, devant un public plus qu’acquis pourtant, et c’est à se demander s’il n’y perd pas son sens critique... Le son était bof (on dirait même qu’on l’a monté vers la fin, ajoutant à l’impression de "soupe"), les prestations étaient bof (à part les titres les plus punchy de la set list), les prestations bizarres, l’émotion rarement là...


Source: Linuxfr.org

Faut les comprendre ces jeunes....

On leur dit à la télévision que les poulets sont susceptibles de porter le virus de la grippe aviaire alors forcément quand on leur en envoie des centaines ça les stresse.

Et en plus, à la télé, ils ont dit que le virus ne survivait pas si les poulets étaient suffisamment chauffés alors forcément les jeunes ils prennent ça au pied de la lettre.

 11/11/2005
 vincent

Antony & The Johnsons à l'Ancienne Belgique

En s’appuyant sur un accompagnement quasi exclusivement acoustique, la musique d’Antony & The Johnsons perd son apparente sophistication. Que reste-t-il alors? Le plaisir de voir ce gros nounours efféminé doté de cette voix unique d’extra-terrestre larmoyant.

 12/11/2005
 vincent

Bell Orchestre - Recording A Tape The Colour Of The Light

Rough Trade (2005)

Dans les futurs bilans de cette année 2005, il y a fort à parier qu’un nom va revenir en tête de tous les classements: celui des canadiens d’Arcade Fire. Ah le Canada... Non content d’avoir monopolisé l’attention de nombreux d’entre-nous avec leur constellation de post-rockeurs montréalais, voici qu’il met tout le monde d’accord avec cette nouvelle sensation mélancolico-festive qu’est Arcade Fire (souvenez-vous: ici et ici). Quelque part, il nous devait bien cela. On en avait marre d’être tout triste à force d’écouter les longues mélodies furieusement dépressives de Godspeed You! Black Emperor. Il était temps qu’on nous donne quelque chose de plus enjoué (mais pas trop quand même) qui ne lasse pas au bout de quarante écoutes.  Pourquoi je parle de tout cela? Tout simplement parce que voilà que nos vraiment trop créatifs canadiens nous pondent déjà  Bell Orchestre, le chaînon manquant entre GY!BE et Arcade Fire.

Le rapprochement est facile. Bell Orchestre comprend deux membres d’Arcade Fire (qui plus est, leur album a été enregistré dans le même studio et en même temps que de Funeral) et produit une musique instrumentale dont certaines mélodies ont plus d’un point commun avec celle des défunts GY!BE. On pourrait facilement voir Bell Orchestre comme un GY!BE n’ayant pas payé ses factures d’électricité. Les orchestrations sont classiques à base de violons, cuivres, xylophones. Si c’est parfois trop classique, le tout est tellement emballé avec cet enthousiasme et cette générosité qui fait tant le charme d’Arcade Fire, que l’on se laisse facilement embarquer.  De là à dire qu’un nouveau genre est né, il y a un pas que je ne franchirai pas, mais que certains n’ont pas hésité à faire.

 13/11/2005
 vincent

The 40 Year Old Virgin

de Judd Apatow

C’est nul, vraiment nul. Pas possible de rester jusqu’au bout. Le pire est qu’on ne peut même pas lui reprocher un humour bites-couilles-nichons auquel le titre le prédestinait pourtant. Non, l’humour est vraiment niais. Aucun gag ne sauve l’autre. Et dire que cette chose est un des succès-surprises de l’année aux Etats-Unis...

 14/11/2005
 vincent

Elysian Fields au Botanique

Jennifer Charles a une voix langoureuse et vénéneuse. Elle le sait. Elle l’assume. Sur scène, elle se comporte comme une véritable vamp sachant se faire désirer.  Elle transforme pas mal de spectateurs masculins en loup de chez Tex Avery. Plus d’un voulait être à la place de son micro. Dans certains festivals au public moins distingué (je ne citerai pas de noms), des "A poil!" aurait sûrement fusé.  Reste que son comportement est un rien "too much" et le ton est tellement détaché genre "je vous aime, je le dis, mais je n’en ai rien à foutre de vous et cela se voit" que l’on se dit que son stage chez l’irascible égocentrique Jean-Louis Murat a du produire l’effet escompté. N’empêche, encore heureux qu’elle est là cette Jennifer, car le reste du groupe fait peine à voir. Le claviériste aurait dû rester enfermé dans sa chambre à lire ses syllabus. Le batteur aurait dû rester au lit. Enfin, le guitariste, co-fondateur du groupe si je ne m’abuse, est le plus pathétique de la bande. C’est une sorte de Jeff Bodart ne sachant pas rester en place qui a poussé le vice jusqu’à brandir sa guitare entre ses jambes comme vous savez quoi. Il a dû prendre au mot certaines critiques qui prétendent de la musique d’Elysian Fields est un brin érotique.

Musicalement parlant, car après tout c’est d’un concert dont on parle et non d’un défilé de mode, il n’y a pas grande chose à redire. Elysian Fields a de la bouteille et cela se sent. Cependant, à force d’enchaîner les perles les plus langoureuses de son répertoire, le set est un petit peu mou et on s’ennuie quelque peu. C’est dommage, car quand le groupe se réveille et devient plus électrique, on se dit qu’on aurait pu assister à un concert supérieur à la moyenne.


Source: Mad Movies

Le grand pardon?

Désolé de vous décevoir, mais non, cette dépêche n’annonce pas le troisième volet tant attendu des aventures de Roger Hanin et de la famille Beitoun. Alexandre Arcady, si tu nous lis, nous attendons tous cloîtrés chez nous le seul, l’unique Grand Pardon III qui pourrait finir avec l’assassinat de la fille de Navarro sur les marches d’un opéra d’Alger et la mort pathétique de Raymond Beitoun dans un champ de dattes. Il s’agit ici juste du dernier projet de Steven Spielberg, le "cinéaste consensuel" le plus polémique de la planète, et ça ne cause pas du tout de pardon. Munich évoque la réponse israélienne à la prise d’otages sanglante d’une dizaine d’athlètes hébreux lors des JO de 1972: choqué par les événements, Golda Meir – alors première ministre - et plusieurs autres membres du cabinet gouvernemental missionne les services secrets pour exercer une vengeance exemplaire contre les membres du groupe terroriste palestinien Septembre Noir. Le Mossad monte alors une structure inédite: des équipes quasi totalement autonomes, détachées de l’organigramme et libre de leur mouvement dans le monde. On leur fourni une liste de noms et deux directives : pratiquer des assassinats "imaginatifs", et ne provoquer aucune mort d’innocents.

Un sujet explosif encore aujourd’hui, qui a déjà provoqué son lot de polémiques plus ou moins vaines, d’autant plus que Steven Spielberg a décidé de s’inspirer du livre Vengeance du canadien George Jonas, dont la totale exactitude historique est mis en doute, mais qui est loin d’être la vision la plus unilatérale de cette histoire.

Le film, qui sera donc légèrement romancé, épousera le point de vue d’un des hommes chargé de cette lourde mission, interprété par Eric Bana, père de famille plongé dans la loi du talion version étatique. Autour de l’acteur australien on retrouve un casting varié regroupant Daniel Craig, Geoffrey Rush, Matthieu Kassovitz, mais aussi dans des plus petits rôles Matthieu Amalric et Yvan Attal, le tournage s’étant d’ailleurs déroulé en partie entre Paris et Malte.


Source: Pitchfork

Sony Music nous surveille

Dans le mouvement inévitable vers l'implantation d'une puce électronique dans chaque être humain, Sony Music a pris de l'avance.  Selon le Washington Post, une plainte affirmant que le logiciel anti-piratage de la firme est dangereux pour les ordinateurs dans lesquels certains de leurs CDs sont chargés a été déposée devant un tribunal de Los Angeles.

Lorsqu'un CD protégé est chargé dans un ordinateur, il installe un programme invisible connu sous le nom de "rootkit" qui non seulement garde une trace de ce qui se passe sur l'ordinateur concerné, mais consomme ses ressources disponibles. En gros, en guise de remerciement d'avoir acheté un des leurs CDs, Sony consomme l'espace de votre disque dur tout en gardant une trace de tous les sites pornos que vous allez visiter.

Merci les gars! C'est encore mieux que de se faire traîner en justice par la RIAA.

Ce "rootkit" rend également les ordinateurs plus sensibles aux virus. Sony prétend que l'on peut enlever facilement, mais c'est en fait tout le contraire: s''en débarrasser peut provoquer des dégâts.

Parmi les albums protégés par ce programme, on trouve ceux de My Morning Jacket,  Kasabian, Kings of Leon, ou The Coral.

 15/11/2005
 vincent

Gravenhurst - Fires In Distant Buildings

Warp (2005)

Le label Warp n’a vraiment plus le nez fin. Si dans les années 90, il a agi comme un véritable dieu de la musique électronique en lui donnant des génies comme AphexTwin, Boards Of Canada et Autechre, il n’est maintenant plus qu’un pauvre suiveur. La scène électronique n’ayant plus le vent en poupe, Warp se contente de jouer sur sa notoriété en plaçant des groupes insipides surfant sur d’autres vagues qui, elles, attirent encore les journalistes. Après Maximo Park et son horrible son horrible son post-Franz Ferdinand, voici venir Gravenhurst, la soupe qui permet à Warp de verser un peu de son jus dans la casserole des songwriters soi-disant surdoués.

Fires In Distant Buildings et le deuxième album de Gravenhurst. Je n’ai pas écouté son premier qui est apparemment à ranger dans le revival folk.  Fires In Distant Buildings est lui plutôt électrique. Cela tombe bien, j’adore çà. Je pourrais même dire que je suis un public plutôt facile quand il est question de murs de guitares. Las... Cela ne crève tellement pas d’originalité que l’ennui me guette à chaque écoute. The Velvet Cell sonne comme un Interpol avec une voix d’adolescent jouant son Baudelaire. Un morceau pourtant efficace tel que See my friends sonne tellement comme un plagiat de Spacemen 3 que je préfère finalement me réfugier dans l’écoute de l’original.  Note qu’en lisant une interview du bonhomme, j’ai remarqué que monsieur revendique l’influence. C’est déjà cela.... Il assume.

Pour revenir au cas de Warp, si l’on excepte ses dernières valeurs sûres comme Broadcast (hélas trop sous-estimés), sa dernière bonne idée n’a rien à voir avec la sortie d’un CD. C’est celle d’avoir lancer l’honorable bleep.com, son iTunes Music Store  (souvenez-vous). Peut-être que c’est cela son futur: faire de l’ombre à Apple? Soyons honnêtes: la route est encore longue.

 16/11/2005
 vincent

The Exorcism of Emily Rose

de Scott Derrickson (qui a réalisé Hellraiser V pour situer le bonhomme)

Un beau titre pour un film bien faible... Pourtant, attaquer ce genre ultra-codifié sous l’angle d’un film de prétoires était de toute évidence une bonne idée. Cela aurait permis de tordre le cou à ce thème manichéen complètement dépassé. Hélas, le film n’a pas osé aller trop loin dans sa démarche et sa réalisation molle digne d’une série télé copiant-collant des bonnes idées vues ailleurs n’a pas fini de m’ennuyer.


Source: 404 Brain Not Found

Le monde musical a une bonne nouvelle et trois mauvaises

Ca avait bien commencé, ça avait presque même failli être un grand jour pour les terminaisons auditives d’une bonne partie de l’humanité.  C’est officiel, Kyo se sépare. Avant de commettre un quatrième opus de leur niaiseries décérébrées, la groupe s’est fait Hara-kiri pour (et on ne rigole pas) "prendre un peu de recul", "trouver de nouvelles idées" (sic) et "se perfectionner et prendre des risques ailleurs" (re-sic).

Tant il est vrai que les quatre jumeaux de Lorie version rock à la ramasse ont de la marge pour se perfectionner.

Tout allait donc pour le mieux dans le meilleur des mondes jusqu’à ce qu’on apprenne que la séparation ne devrait pas être définitive et qu’ils "sont toujours copains" (d’ailleurs, Ben doit toujours rendre à Niko le coffret de DVD de Dragon Ball qu’il avait lui même chouré à Flo qui, le rebelle, l’avait tapé à Fab, le méchant).

On n’est donc pas débarrassé de Kyo. Et comme un malheur ne vient jamais seul, Madonna a décidé de se faire un coup de nostalgie pré ménopausique en sortant un album revival 80’s sur le mode "Dance Music", style musical dont l’humanité avait pourtant eu beaucoup de mal à se débarrasser.

Bref, manquerait plus que Steve Estatof (le Kurt Cobain Français, pouf pouf) sorte un nouvel album pour que le drame soit complet. Pour l’instant, pas de risque, faudra juste penser à éviter le centre culturel de Chavanoz le 20 janvier 2006, ça devrait suffire.

 16/11/2005
 émilie

A History of Violence

de David Cronenberg

A history of violence vaut vraiment la peine d’être vu. David Cronenberg y présente une maîtrise cinématographique impressionnante. Tout est bien dosé, bien rythmé: longueur des plans, déroulement de l’histoire, enchaînement des plans, etc.

Sur le moment, le film passe comme si de rien n’était, mais ensuite, on en garde une vision très cohérente et claire.

Le scénario n’a rien de particulier. Un homme en tue deux venus braquer son snack. il devient le héros local. Mais des "méchants" viennent et disent qu’il est quelqu’un d’autre, un ancien méchant. Dans ce genre de film, l’histoire importe assez peu. Elle n’ajoute rien et n’enlève rien au film.

Viggo Mortensen incarne le personnage principal de façon admirable. Pour tous ceux qui étaient amoureux de lui au temps du Seigneur des anneaux, il nous offre encore ici de bonnes raisons de l’être.

 17/11/2005
 ivan

Le Parfum de la Dame en Noir

de Bruno Podalydes

La suite des aventures du détective Rouletabille et de l’adaptation cinématographique Le mystère de la chambre jaune. Avec quasiment le même casting que lors du précédent, le film est dans la même lignée, mais en moins abouti à mon goût. Si les personnages et l’ambiance sont bien amenés, on n’arrive pas à saisir la raison d’existence du film. L’univers est particulier, les personnages ont un côté burlesque, tout comme certaines situations. Il y a quelques bonnes trouvailles visuelles. C’est un rien décalé (juste comme il faut) et pince-sans-rire. Et plus le film avance, moins on comprend où on va, et on ne cerne pas plus d’où on vient, les choses sont ainsi, mais pourquoi cherche-t-on à les expliquer ? C’est un peu un film pour rien, comme si le réalisateur avait voulu mettre en image une série de plans et de séquences, mais sans trop savoir pourquoi. Dommage, parce que tout était là pour faire quelque chose de sympathique.

 17/11/2005
 ivan

Match Point

de Woody Allen

L’histoire commence comme une classique histoire romantique: un beau jeune homme "ex-champion de tennis", prof de tennis d’un élève qui a pour sœur une belle fille gentille et comme copine une fille sexy. Les destins se croisent, les cœurs et les corps se rencontrent, avec l’ascension sociale en prime, et tout suit son cours comme par habitude. Sauf que Woody Allen joue habilement avec les règles du genre et parvient à maintenir notre attention, nous laissant dans l’expectative quant à l’issue inattendue que va prendre cet imbroglio de sentiments croisés. Et cela marche. On retrouve des ingrédients "Allen-esques" évidemment, notamment un sens de l’humour typique et assez juste. Et, chose rare pour moi (j’ai du mal avec beaucoup de conclusion de film), la fin ne m’a pas déçu, elle est parfaite pour ce que l’on vient de voir. Un bon petit film.


Source: Le Monde

Paroles, paroles, comme chantait Dalida

 Le président fait des promesses. Paroles, paroles, comme chantait Dalida.


Source: MilleFeuille.fr

Un quart de siècle: adoubement radiophonique pour 4AD

Le mythique label anglais 4AD, qu’il suffit pour présenter de citer quelques noms (Dead Can Dance, The Pixies, Blonde Redhead, Cocteau Twins...), sera à l’honneur sur la BBC à la fin du mois de novembre. De nombreuses émissions sont prévues et notamment les sessions annoncées : 

- 21 Novembre - TV On The Radio 
- 22 Novembre - Kristin Hersh 
- 23 Novembre - The Mountain Goats 
- 24 Novembre - Mojave 3 
- 25 Novembre - Mark Kozelek

Ces sessions auront lieu dans l’émission de Gideon Coe, en semaine de 10h à 13h. Toutes les émissions sont écoutables en ligne sur le site de la BBC.

 19/11/2005
 laurent

Match Point (II)

de Woody Allen

Si vous me demandez ce que je pense du dernier film de Woody Allen, vous verrez probablement des grimaces plutôt qu’une réponse... Comment exprimer ça en mots?

Disons que le jeu des acteurs est excellent, Scarlett Johansson super sexy bandante, Jonathan Rhys-Meyer (Il jouait dans Bend It Like Beckham) très convainquant et bien parti pour faire office de Joaquin Phoenix irlandais. L’histoire tient la route, le scénario est cocasse... mais, car il y a un Mais (avec un grand m, oui) : il manque Woody Allen en chair et en os. Où est-il? Où sont ses farces, ses petites incursions si jouissives, son vague à l’âme de juif sarcastique? Autant de questions restées sans réponse. Dommage.

 19/11/2005
 vincent

Doom

de Andrzej Bartkowiak (qui a tout de même signé un Steven Seagal... On ne rigole pas!)

Du film d’action viril et bourrin comme on en chiait des tonnes dans les années 80. C’est quelque part entre un sous Alien et un sous Predator. A l’exception d’un retournement immoral franchement inespéré pour une production aseptisée comme celle-là, c’est ultra-prévisible. Reste qu’il y a quelques hommages au jeu vidéo du même nom vraiment bien tapés.

 19/11/2005
 vincent

Match Point (III)

De Woody Allen

Drôle de Woody Allen! Drôle parce qu'il ne l'est absolument pas et qu'il ne ressemble absolument pas à un Woody Allen. Seuls les cadrages et la bande-son toute craquelante  trahissent son auteur. On dirait un de ces films de moeurs qu'auraient pu réaliser Mike Figgis (Leaving Las Vegas, One Night Stand) ou Mike Nichols (le récent et vide Closer). Mais de là à dire que parce que c'est la première fois depuis 11 films que Woody Allen ne se redit pas, c'est un de ses meilleurs, je n'irai pas jusque-là. A l'exception de son final quelque peu inattendu, le film ne parvient jamais à sortir du lot. C'est bien réalisé et bien interprété, mais j'ai tellement eu dû mal à trouver un intérêt (si ce n'est effectivement ce poème pour les yeux qu'est Scarlett Johansson) dans toute la longue première partie du film. Pour tout vous avouer, je m'ennuyais un peu.

 21/11/2005
 vincent

John Parish à l'Ancienne Belgique

Certes, il n’est peut-être pas aussi connu que Steve Albini (il y a même un groupe français qui s’appelle Enregistré par Steve Albini), mais John Parish a néanmoins un CV on ne peut plus impressionnant. Il est le producteur avisé derrière tout simplement les meilleurs albums de PJ Harvey (To Bring You My Love), Sparklehorse (It’s A Wonderful Life), Giant Sand (Chore of Enchantment) . Vous avouerez qu’il est difficile de faire la fine bouche devant de telles références.

John Parish est encore moins connu pour ses deux albums solos pourtant plus que passables. Pour les plus nationalistes d’entre nous, il a également signé la B.O. du film belge Rosie. Je n’ai jamais pris la peine d’écouter cette dernière. Son première album How Animals Move est sorti il y a trois ans et était doté d’un casting de rêve comprenant notamment, PJ Harvey, Howe Gelb et Adrian Utley (Portishead). How Animals Move proposait un rock électrique essentiellement instrumental aux ambiances parfois fambloyantes parfois plus bucoliques. La tournée qui s’ensuivit était plus ou moins du même niveau (souvenez-vous). Sur son deuxième album Once Upon A Little Time, John Parish s’est permis de pousser la chansonnette. Il faut quelques écoutes pour s’habituer à sa voix relativement chaude. Musicalement parlant, John Parish semble avoir été rattrapé par son travail avec Sparklehorse et Giant Sand et livre un rock mélancolique et posé parfois aux relents country. L’ensemble est plutôt homogène et recommandable.

Hier, John Parish venait à l’Ancienne Belgique pour défendre son dernier album et livrait tout simplement un des pires concerts que j’ai vu cette année. Déquisé en vieux motards minables, John Parish a joué son parfait petit fonctionnaire pendant une maigre petite heure. Il est plus que statique et se contente de reproduire fidèlement le son d’Once Upon A Little Time. Point. Le groupe qui l’accompagne est  plus que transparent à l’exception d’une bassiste plutôt mignonne. 


Source: Mad Movies

Le slip rouge is back

Il est beau, il est chaud. C’est un avion ? Non ! C’est un oiseau ? Non ! C’est un mec qui vole dans un costume bleu et rouge ? Non ! C’est un trailer ? Non ! C’est un teaser ? Non ! Bon c’est un ensemble d’images du nouveau film de Bryan Singer mixées sur l’un des thèmes les plus mythique du cinéma.

Superman (Brandon Rough) revient sur Terre après 10 ans d’absence et doit de nouveau se confronter à Luthor (Kevin Spacey) dans la ville mythique de Metropolis. L’année 2006 voit donc le retour de Superman pour un film qui s’annonce, selon les propos de son réalisateur, dans la mouvance directe du chef-d’oeuvre de Richard Donner. Les corrects X-Men et X-Men 2, ainsi que les notes d’intention de Singer sur ce projet (pour lequel il reporta X-Men 3 que la Fox vexée donna ensuite à quelqu’un d’autre) ne nous font pas craindre le pire. Toutefois, gardons pour réserve que Superman est un personnage difficile à retranscrire à l’écran, sans compter les lacunes de Singer dans le domaine des scènes d’action.

Le Teaser à la 2001

 22/11/2005
 vincent

A History Of Violence (II)

de David Cronenberg

Cela fait vraiment du bien de voir un film comme A History Of Violence. Dès la séquence d’ouverture, on comprend directement que l’on ne va pas se farcir un film réalisé sans aucune vision. On ne va pas s’abrutir devant une de ces grosses productions américaines ou françaises qui savent très bien que leurs publics de beaufs du samedi soir ne sont pas en mesure de faire la différence entre un téléfilm torché entre deux repas au mess de TF1 comme Les Rois Maudits et une production léchée et pensée dans les moindres détails comme Le Seigneur des Anneaux. On ne va pas s’horripiler devant un de ces films d’auteur ne sachant qu’aligner gratuitement des plans contemplatifs soi-disant poétiques. On ne va plus non plus sortir consterné à cause d’un film fade sentant bon le réchauffé réalisé par une icône fatiguée devenue mystérieusement intouchable (Hein Tim?). Ou enfin, comme dans la plupart des cas, on ne va pas sortir avec ce goût de trop peu à cause d’un film qui n’a pas sû exploiter ses bonnes idées pour on ne sait quelle mystérieuse raison. 

Pourtant, en surface, A History Of Violence n’est qu’un thriller jouant sur tous les stéréotypes du genre. Plus cliché que lui, c’est difficile de trouver. Le film commence en dépeignant le rêve américain tel qu’on l’a vu des milliers de fois. Tom Stall (Viggo Mortensen), tient un petit café-resto typique et sympathique. Il a une femme belle et aimante (Maria Bello qui porte vraiment bien son nom)  sachant insuffler ce petit brin de folie qui redynamise la vie sexuelle de leur couple. Il est l’heureux père de deux enfants: une fille qui deviendra sûrement une future First Lady et un garçon qui se fait certes persécuter par plus virils que lui, mais qui a le sens de la répartie. Bref, cela la suinte le déjà-vu par tous les pores. Heureusement, ce teint blafard si propre aux films de David Cronenberg et surtout des plans d’une précision chirurgicale, nous rappelle que nos protagonistes vivent un rêve impossible.

Comme son titre l’indique, ce rêve va être gangrèné par la violence. Et là, c’est la gifle. On n’avait encore jamais filmé une violence comme celle-là. C’est gore sans l’être. Cela peut sembler grotesque, mais cela ne l’est pas. C’est une violence froide, rapide et réaliste. Ici, pas besoin d’asséner 200 coups de poing pour venir à bout de quelqu’un, ni de vider un chargeur complet pour laisser des traces. On ne peut cependant pas reprocher au film d’être ultra-violent. Il y a au final peu de scène de violence dans le film. Quatre en totalité et elle sont très courtes vu que nos protagonistes n’ont pas cette faculté de se relever à chaque fois. L’intérêt du film n’est de toute façon pas là. Non ces scènes permettent à Cronenberg de filmer avec justesse la transformation psychologique des personnages- qui puaient le bon sentiment deux scènes plus tôt -qui doivent digérer ce nouvel aspect de leurs vies respectives. 

La transformation, un thème si cher à Cronenberg. Là est le véritable coup de maître, Cronenberg est vraiment parvenu à s’approprier un bon petit film de commande pour en faire un film bien à lui. Ils sont peu à réussir ce genre de trucs.  A ce titre, A History Of Violence est vraiment une grosse surprise qui secoue bien. Seule ombre au tableau  (il en fallait quand même bien une): la partition insupportable de Howard Shore qui semble être définitivement prisonnier de son travail sur Le Seigneur des Anneaux.


Source: Pinkushion

Un EP Bowie/Arcade Fire en téléchargement

Cela ne sent pas bon de ne pas avoir un iPod ces temps-ci... Depuis lundi, iTunes Music Store propose trois morceaux exclusifs d’Arcade Fire & David Bowie, tiré du concert donné en septembre dernier au Radio City Music Hall. Les deux monstres se sont associés le temps d’un Wake Up (tiré de Funeral), Five Years  (Ziggy il s’appelle Ziggy) ainsi que Life On Mars ? (destination les étoiles).

Les morceaux sont en vente jusqu’à la fin de la semaine, et les bénéfices seront reversés aux victimes de l’ouragan Katrina. Le EPcoûte seulement 2.97$ et sera uniquement disponible sous ce format. Et vous connaissez la meilleur ? Je n’ai pas d’iPod.


Source: Mad Movies

Mad Asia Numéro 1

Fervents lecteurs du magazine Mad Movies, vous n’êtes pas sans savoir que Mad édite depuis peu une nouvelle revue consacrée au cinéma de genre asiatique, judicieusement titrée Mad Asia. Vous pouvez désormais trouver le premier numéro dans tous les bons kiosques près de chez vous, au prix de 5,90EUR (10,90EUR avec DVD). Ce nouveau magazine bimestriel vous proposera un tour d’horizon régulier de l’actu Mad des films asiatiques, histoire de ne plus être pris au dépourvu coincé dans une longue queue de multiplex, et accessoirement de vous la raconter un peu. Rendez-vous est donc pris avec Mad Asia tous les 2 mois.

Petit aperçu du sommaire du premier numéro:
Seven Swords
Water Margin et Wu Song
Lady Vengeance
Casshern
Ultraman the Next
Vital et Haze
Aachi & Ssipak
Yokai Daisenso
Fighter in the Wind

Et pour la version avec DVD, il s’agit de Blood Heat, une production Toho de 2002 réalisée par Shimoyam Ten, avec Kane Kosugi (le fils de Sho Kosugi!), le roi du V-cinema Sho Aikawa (Dead Or Alive) et Masaya Kato (un autre habitué de Miike).

 26/11/2005
 vincent

Caribou - The Milk of Human Kindness

Leaf (2005)

Il y a un peu près trois ans, j’ai découvert le label Leaf,  avec une compilation à forte connotation électronique appelée Lost For Words sortie au prix imbattable d’un CD single. Elle portait bien son nom, car  je n’avais vraiment pas de mots pour qualifier l’objet. C’était inclassable et éclectique sans l’être. J’avais envie de parler de post-electro. A l’époque, étaient sortis du lot de cette compilation: Boom Bip, Doseone (plus connu depuis lors en tant que chanteur de 13 & God) et Asa Chang & Junray (souvenez-vous). 

Trois ans plus tard, Leaf remet le couvert avec une compilation sobrement intitulée Delivery Room. L’idée de qualifier l’exercice de post-electro s’impose de plus en plus. On ne compte plus les morceaux qui pourraient s’apparenter à une digression électronique d’un groupe post-rock. Cela sonne souvent comme des versions moins nihilistes de Third Eye Foundation.

Je n’ai pas encore fini de digérer complètement la galette, mais un morceau a déjà attiré mon attention: Crayon de Caribou, une sorte de ritournelle enfantine sur fond de batterie jouée avec des moufles. Elle aurait pu parfaitement sortir du mythique Richard D. James Album d’Aphex Twin si elle n’avait pas été accompagnée par cette voix masculine éthérée au possible semblant sortir de la crème des albums psychédéliques.  Il ne m’en a pas fallu plus pour me motiver à plonger dans la discographie de Caribou qui ne contient en fait qu’un album: ce surprenant The Milk of Human Kindness.

The Milk Of Human Kindness sonne comme un mariage improbable entre DJ Shadow, Animal Collective et le rock et la pop psychélique des années 70. On nage donc en plein psychédélisme exacerbé, fracassé à coup de samples improbables et truffé de bidouillages étonnants. Les morceaux sont plus entêtants les uns que les autres . On ne sait jamais trop où cela va aller. Cela faisait bien longtemps que je n’avais plus entendu un collage aussi impressionnant. 


Source: S E F R O N I A

Rock et Cinéma - La bande son du rock

Heureux producteur de films Marin Karmitz, aux initiales comme sa Jaguar préférée, la Mark 2 (MK2) de 1962, la plus britannique des berlines anglaises. MK2, sa boite de production, comme son réseau de salles parisiennes, puis sa récente politique de rééditions et restaurations de films (Tati, Chaplin, Welles...) reflètent le même esprit, raffiné et sachant se risquer jusqu’au confortablement décalé : les films produits et/ou distribués ne se réclament d’aucune chapelle intello, mais ne visent pas non plus le grand public à tout prix, une ligne éditoriale dédiée aux auteurs (abordables) et rejetant les "produits marketing".

Aujourd’hui MK2 est aussi un label musical, dédié aux BO de films distribués (Last days et Elephant), à des compilations électro ou de musiques du monde. Rock et Cinéma aborde pour la première fois le rock, avec comme impératif de choisir des morceaux "indissociables" des films où on les entend et de les assembler en une compilation cohérente et rythmée.

Le choix des morceaux est intéressant, sait rompre avec le convenu (Easy rider est illustré avec Steppenwolf, mais par le puissant The pusher à la place de la scie Born to be wild) et ose le supposé "non compilable" (By this river, le Brian Eno ambient du Fils de Nani Moretti, Trouble every day des Tindersticks pour Claire Denis). Parfois peut-on tiquer de l’indissociabilité des morceaux avec leur film associé : Satisfaction de Devo pour Casino ? Just for life de Iggy Pop pour Trainspotting ? ...

On aurait aimé les remplacer par des titres spécialement composés pour le BO de leur film et ainsi beaucoup plus identitaires : In the death car d’Iggy Pop pour Arizona dream de Kusturica... Quelques notes de Neil Young du Dead man de Jim Jarmush... 

Au chapitre des derniers regrets, pas de trace de Wim Wenders, David Lynch, Michelangelo Antonioni, autant de cinéastes mélomanes qui soignent tant leur BO, mais on peut supposer des raisons de droits.

Cependant, cette compilation rattrape ses interrogations de casting par son rythme, son montage, eux parfaits. Démarrer une collection par The pusher de Steppenwolf - sa rythmique collante, sa guitare transperçante à dessein - est déjà très "prédateur" des sens, bon choix. Des enchaînements coulent de source - A town called malice des Jam (Billy Elliott) derrière Little green bog de George Baker (Reservoir dogs ) - et d’autres créent de belles cassures... Du bon boulot. A suivre !

 28/11/2005
 vincent

Caché

de Michael Haneke

Je ne me revendique pas comme un spécialiste de Michael Haneke. Je n’ai vu qu’un film sur deux de lui. Toujours est-il que malgré cette lacune, je me permets de penser que Caché est son film le plus pertinent depuis Funny Games.

J’ai justement découvert Michael Haneke avec ce dernier. Funny Games était un film gratuit qui contait l’histoire de deux sales gamins qui s’amusent à séquestrer et violenter une petite famille pendant toute la durée du film. Rythmé sur le free-hardcore-jazz de John Zorn période Naked City, Funny Games valait par son côté expérimental qui reposait sur l’idée de ne jamais montrer la violence et laisser le spectateur se l’imaginer. Pour beaucoup, l’expérience s’est avérée insoutenable. On était en plein dans la période post-Pulp Fiction et Natural Born Killers. Les journaux regorgeaient de dossiers-chocs genre  "Faut-il montrer la violence au cinéma?". Michael Haneke prouvait par la pratique que ne pas la montrer était bien pire...

Entre Funny Games et Caché, il y a eu 3 films, si je ne m’abuse. Je n’ai vu que La Pianiste, mais ce que j’ai lu ou entendu des autres me conforte dans l’idée que le cinéma de Michael Haneke abandonnait cette intéressante facette expérimentale et devenait simplement narratif. Certes, il contait toujours des histoires-chocs à la philosophie absconse, mais vu que la forme n’était plus conceptuelle, on pouvait facilement lui reprocher d’être simplement gratuit.  Caché n’a donc pas ce défaut et c’est son seul et unique intérêt.

Caché conte l’histoire d’un homme (Daniel Auteuil) qui reçoit subitement des cassettes vidéo filmant sa maison et les mouvements qui l’entourent. L’homme va se sentir de plus en plus mal à aise et se sentir persécuté. Inutile d’en dire plus. L’intérêt de Caché est sa forme. Pour nous montrer cet homme observé, Michael Haneke nous place la plupart du temps en position d’observateur.  Les caméras sont le plus souvent placées à l’extérieur de la scène et on a sans cesse l’impression que nous observons cet homme et qu’à la limite, c’est nous qui envoyons ces mystérieuses cassettes vidéo. Hélas, pour une fois, Michael Haneke oublie d’être gratuit et rapidement on se rend compte qu’il y a un but derrière ces cassettes et que donc, ce n’est pas nous qui en sommes les auteurs. En plus, très rapidement, le film a la naïveté de laisser croire que Daniel Auteuil a ce qu’il mérite. On n’éprouve donc aucune compassion envers lui et on ne s’en veut même pas de l’observer froidement face à ses propres démons.

 28/11/2005
 vincent

Domino

de Tony Scott (frère de Ridley et par ailleurs, réalisateur de Top Gun)

Avec Domino, on se croirait revenu il y a un peu plus de dix ans lorsque Quentin Tarantino refilait ses mauvais scénarios à Oliver Stone (Natural Born Killers) et au même Tony Scott (True Romance). Domino semble vraiment être le résultat d’un mariage consanguin entre ces deux films. Le scénario de Domino est un clone de True Romance. Le visuel destiné à choquer les épileptiques évoque clairement celui de Natural Born Killers.

On se demande bien quelle mouche a piqué Tony Scott qui avait pourtant réalisé le magistral Man On Fire pas plus tard qu’il y a un an. Man On Fire adoptait déjà ce look surclippé, mais qui là, collait trop bien au chaos engendré par ses personnages.  Ici, dans Domino, tous les effets de style sont gratuits et inappropriés.  Le scénario tient sur le dos d’un timbre-poste. Les personnages sont plus caricaturaux les uns que les autres.

Reste qui si l’on résiste à l’envie de quitter la salle, Domino contient quand même son lot de scènes qui déchirent leurs mères, car servies par un casting impeccable qui n’aurait pas fait tâche dans un Tarantino. La boucle est bouclée.

 29/11/2005
 vincent

CobSOn - Wasted?

WM Recordings (2005)

L’autre jour, j’écoutais Excerpts From The Diary Of Todd Zilla, le dernier album de Grandaddy. Il est complètement sans intérêt si ce n’est qu’il constitue une sorte de faux best-of de Grandaddy tellement on a l’impression d’avoir déjà entendu ces jolies mélodies dans la discographie de nos bûcherons aux gants de velours (© Zabladowski). Cependant, l’album m’a permis à nouveau de me rendre compte à quel point Grandaddy sonnait comme Girls In Hawaii et que donc, ancienneté oblige, Girls In Hawaii était plus que jamais le Grandaddy belge. Si bien, que si jamais GIH ouvrait pour Grandaddy , on pourrait s’amuser à penser qu’on a deux Grandaddy pour le prix d’un.

Il y a un plus d’un an, Ivan et moi avions vu Sweek en premiere partie de Smog (souvenez-vous). Sweek sonnait vraiment comme le Godspeed You! Black Emperor belge. Lui, c’était à un point tel qu’il renvoyait Explosion In The Sky à ses études (souvenez-vous).

En France, il y a Saez, sales gamins ayant tellement étudié  Noir Désir dans les moindre détails qu’ils ne savent pas faire autre chose que jouer du Noir Desir. (*)

Recemment, j’ai écouté SpaceLaunch For Frenchie des américains de Kinski. Avec Kinski, je me pose toujours la question de savoir si je ne suis pas occupé à écouter un disque de Spacemen 3 fondu avec un de Sonic Youth.

Je pourrais continuer longtemps à disgresser en énumerant tous les clones locaux de gloires internationales, mais cela n’est pas le but de cette petite chronique. Il y a peu, un nouveau clone a pris la peine de se faire connaître de lui-même en utilisant le formulaire prévu à cet effet. Une fois n’est pas coutume, j’ai pris la peine de l’écouter.

Le nom de ce nouveau clone: CobSOn. "Clone de qui?" me demandez-vous. D’une chanteuse que l’on pensait pourtant inclonable: Chan Marshall alias Cat Power. C’est sidérant d’entendre à quel point la voix de CobSOn évoque celle de Chan Marshall. Musicalement la recette est la même: Un rock mi-acoutistique fortemement mélancolique. CobSOn a cependant l’air plus enjoué. Certes, c’est inévitablement beaucoup plus amateur, mais une telle voix a du potentiel et mérite d’être connue. Reste que j’espère pour elle qu’elle n’a pas ce même penchant pour le Jack Daniel’s (souvenez-vous).

Vous pouvez télécharger l’album de CobSOn légalement sur WM Recordings, le label qui l’édite. WM Recordings est un label internet comme on risque d’en voir fleurir des tonnes dans les années à venir. La particularité de celui-ci est que son catalogue tombe sous la license  "Creative Commons". Grosso-modo, cela veut dire que tant que vous ne faites aucune exploitation commerciale de l’objet et que vous reconnaissez que vous n’en êtes pas l’auteur, vous ne risquez pas grand chose. 

(*) Errata de Daniel: En fait, Saez, de son prénom Damien, est un soliste. Mais dans le registre clones de Noir Desir, il y a Luke, du Saez en pire (Saez est lui-même cloné par une autre bouse : Raphaël).

 30/11/2005
 vincent

Crimen Ferpecto

de Alex De La Iglesia (9 films aussi foireux les uns que les autres)

De la comédie espagnole comme j’en raffole: acteurs hystériques donnant sans cesse l’impression de surjouer, de l’humour balourd jamais lourd assez que pour vraiment faire rire (ou en d’autres mots: de l’humour lourd avec 0% de matières grasses), une histoire soi-disant corrosive taillée sur mesure pour un lecteur du Voici... Certes, on sourit quelques fois, mais c’est globalement assommant et prévisible!

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Destination Trilogie
Dirty three à l'Ancienne Belgique
Tim Burton's Corpse Bride
Melt Banana à l'Ancienne Belgique
Melt Banana à l'Ancienne Belgique
Meat Beat Manifesto - At The Center / Skalpel - Konfusion
Queenadreena au Botanique
Hulk au Botanique
The jacket
Black Rebel Motorcycle Club au Botanique
The White Stripes vend Coca-Cola
Combien tu m’aimes
Slowdive reédité
Manderlay
Et si le pire danger des émeutes venait de ceux qui veulent faire rétablir l'ordre?
Miss Montigny
Supergrass au Botanique
Faut les comprendre ces jeunes....
Antony & The Johnsons à l'Ancienne Belgique
Bell Orchestre - Recording A Tape The Colour Of The Light
The 40 Year Old Virgin
Elysian Fields au Botanique
Le grand pardon?
Sony Music nous surveille
Gravenhurst - Fires In Distant Buildings
The Exorcism of Emily Rose
Le monde musical a une bonne nouvelle et trois mauvaises
A History of Violence
Le Parfum de la Dame en Noir
Match Point
Paroles, paroles, comme chantait Dalida
Un quart de siècle: adoubement radiophonique pour 4AD
Match Point (II)
Doom
Match Point (III)
John Parish à l'Ancienne Belgique
Le slip rouge is back
A History Of Violence (II)
Un EP Bowie/Arcade Fire en téléchargement
Mad Asia Numéro 1
Caribou - The Milk of Human Kindness
Rock et Cinéma - La bande son du rock
Caché
Domino
CobSOn - Wasted?
Crimen Ferpecto


décembre 2005