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02/02/2006
laurent
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Public Enemy : New Whirl Odor
Hier soir, après avoir vu, distraitement - en faisant la vaisselle pour tout dire - cette nouvelle émission de trash reality TV qu’est Sexy ou pas sexy, j’ai décidé de visionner le DVD qui accompagne le dernier Public Enemy, New Whirl Odor. Je n’ai pas été déçu, même si je n’approuve pas tous les choix du groupe (son lien à Nation Of Islam par exemple) force est de constater qu’il a amené au hip hop l’engagement qui lui manquait.
Les vidéo-clips y sont plutôt sommaires - je veux dire par là qu’il n’y a pas vraiment d’intérêt à les voir et revoir, mis à part Revolution peut-être - mais les documentaires (il y en a trois) sont très intéressants. Le premier, sur le comment s’est fait le dernier disque, montre bien que dans le rap, c’est surtout une affaire de production et de producteurs. Ils passent tous en revue, et on a vraiment envie d’aller y passer une journée chez chacun de leurs studios. Le deuxième a trait au label qu’a créé Chuck D il y a une dizaine d’années. On y apprend notamment qu’il essaie de contourner la politique - souvent absurde - des majors, mais pas seulement. Il y dit également que selon lui les meilleures périodes musicales, tous genres confondus, sont 65/75 et 84/96, et qu’arriver à faire une combinaison des deux serait le but ultime de son label, Slam Jamz.
Enfin, probablement le plus intéressant et le plus vivant des reportages est celui consacré à leur tournée européenne de 2003. Particulièrement l’épisode russe, à Moscou, où l’on voit bien que l’on est plus proche d’une véritable dictature policière que d’une quelconque démocratie émergente... On a aussi droit à une prestation Public Enemy avec Audioslave qui est du pur bonheur.
Je remarque en tout cas que Public Enemy est un groupe que j’apprécie énormément, et qui me permet de passer une très très bonne soirée.
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Source:
Le Monde
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Caricatures de Mahomet
Le Maroc a interdit mercredi l’entrée sur son territoire du journal France Soir "en raison de la publication par ce quotidien français de caricatures du prophète Sidna Mohammed sous des prétextes fallacieux de la défense de la liberté de la presse", a indiqué le ministère de la communication marocain. Le ministère a souligné que l’interdiction de France Soir "intervient en raison du caractère intentionnellement outrageant [des caricatures] à la personne du Prophète et du fait qu’elles représentent une provocation patente et gratuite pour les croyances des musulmans".
Le jour même de la reproduction dans les pages de France Soir des 12 caricatures représentant Mahomet, le propriétaire du quotidien a renvoyé, mercredi 1er février au soir, son directeur de la publication.
Seul journal français à avoir publié ces caricatures, reproduction de celles du journal danois Jyllands-Posten, avec en titre de "une" : "Oui, on a le droit de caricaturer Dieu", le quotidien précisait mercredi en éditorial qu'"il n'y a dans les dessins incriminés aucune intention raciste, aucune volonté de dénigrement d'une communauté en tant que telle".
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Source:
Actustar
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Scarlett Johansson se fait soupeser en direct des Golden Globes
Lundi soir, le défilé sur le tapis rouge a réservé quelques surprises...
Scarlett Johansson est arrivée dans une superbe robe rouge très décolletée qui a donné quelques vapeurs aux mâles présents et quelques idées inconvenantes à un présentateur télé.
Un présentateur lui a demandé pour les besoins de l’émission ce qu’elle avait sous sa robe, elle a répondu : "Pas grand-chose". Il a ajouté : "Pas grand-chose, sauf qu’il se passe quelque chose là-dessous." Et il a ébahi les téléspectateurs en mettant sa main sous son sein gauche et en le tâtant, pendant que l’actrice devenait rouge comme une pivoine. Il a annoncé : "C’est d’origine, je voulais juste les sentir - oh, c’est trop bon." Sans s’offusquer, la jeune femme lui a demandé ce qu’il faisait et il a répondu qu’il ne faisait que prendre des notes. Elle a ajouté rentrant dans son jeu : "Et bien, prenez toutes les notes que vous voulez !".
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Source:
Bigbangblog
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Mahomet : le directeur de France Soir limogé
J’ai vu dans France-Soir les fameuses caricatures de Mahomet qui font couler tant d’encre depuis le début de la semaine. Je ne sais pas si elles sont drôles. A vrai dire, elles ne m’ont pas tellement fait rire.
Mais ce n’est pas la question. Devant les réactions de certains religieux et de certains régimes arabes ("le monde arabe" résument les medias), ce ne sont qu’excuses et embarras. Même le Quai d’Orsay a éprouvé le besoin de se démarquer diplomatiquement de cette publication. Et ce matin, l’incroyable limogeage du directeur de France Soir, va très certainement réveiller les medias français sur le sujet.
Jeudi matin, France Soir décapité persiste. Si la presse n’a plus le droit, en Europe, de publier ce type de caricatures, alors très simplement nous ne vivons plus dans le même continent, dans les mêmes pays. Il me semble que nous aurons à y revenir.
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Source:
Mad Movies
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Gerardmer - Palmares 2006
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| Dans l'ordre: Fragile, Underworld : Evolution, Wolf Creek, Hostel, Sheitan |
Et voilà, la 13ème édition du Festival du Film Fantastique de Gerardmer s’achève déjà après 5 journées bien remplies (ciné, dîners officiels, ciné, bières, ciné, resto, ciné, teufs etc.), et auxquelles nous avions été conviés pour assister à diverses projections dont la qualité globale pour cette année 2006 est plutôt d’un bon niveau. En effet, si on reste un tant soit peu sélectif (tout en étant complètement subjectif, à savoir le boycott pur et simple des films asiats de fantômes périmés), la plupart des films diffusés cette année réservent tous leurs lots de surprises et de moments intenses, certains n’hésitant pas à verser dans le gore outrancier (au détriment du script, voir Hostel pour s’en convaincre) mais qui finissent toujours par nous réjouir par leur fun ou leur sincérité.
Si on fait le compte des futures sorties donc, n’hésitez pas à vous jeter dans les salles pour mater en priorité ces petits bijoux que sont Wolf Creek (aucun prix, je suis vert) et Fragile (qui a quasiment tout raflé, mais au moins c’est pas volé), et dans une moindre mesure vous faire plaisir devant du B bien troussé tels les Reeker, Underworld : Evolution, Isolation, Sheitan et autres Hostel. A noter aussi dans la section des inédits vidéo parrainés par MadMovies que Shutter et Satan’s Little Helper semblaient faire l’unanimité, du moins si on laissait traîner quelques oreilles indiscrètes dans les files d’attente, ce que le prix vidéo attribué à Shutter a confirmé dimanche soir. Du bon donc, et voici en détails le palmarès de cette cuvée 2006 avant de revenir plus abondamment dans une autre news sur les films marquants de cette édition. A ce propos, savez vous comment on appelle les habitants de Gerardmer ? Les bénévoles. Ah et j’oubliais, ne me parlez plus de Bretzels !
GRAND PRIX: Isolation de Billy O’Brien (Irlande / Royaume Uni) PRIX DU JURY: Fragile de Jaume Balaguero (Espagne) PRIX DU JURY JEUNES: Fragile de Jaume Balaguero (Espagne) PRIX DE LA CRITIQUE INTERNATIONALE: Isolation de Billy O’Brien (Irlande / Royaume Uni) PRIX DU PUBLIC L’EST REPUBLICAIN – LA LIBERTE DE L’EST : Fragile de Jaume Balaguero (Espagne) PRIX 13ème RUE: Fragile de Jaume Balaguero (Espagne) LES INEDITS VIDEO: Shutter de Parkpoom Wongpoom et Banjong Pisanthanakum (Thaïlande)
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06/02/2006
vincent
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Film School - Film School
Beggars Banquet (2005)
Film School s’inscrit dans la lignée d’Interpol et essaie de vous faire revivre les années 80 à travers des chansons évoquant un croisement entre les débuts de The Cure, Joy Division, Ride et My Bloody Valentine. Si Interpol lorgne plus du côté dépressif de Joy Division, Film School affiche clairement sa préférence pour les ambiances plus envolées de My Bloody Valentine et Ride.
Bref, voilà un groupe biberonné au shoegazing. Pour les néophytes, le schoegazing est le nom d’une scène anglaise de la fin des années 80. Elle se caractérisait par des groupes désenchantés qui jouaient en regardant leurs pieds et qui se plaisaient à imiter le bruit du décollage d’un avion au moyen de leurs guitares électriques. Cela restait toujours très bon enfant et des groupes comme My Bloody Valentine et Slowdive jouissent maintenant du statut "culte".
Si le dernier album d’Interpol avait fait un passage éclair dans mes tympans tellement il était plombé par la prétention, je me surprends à écouter Film School depuis plus d’une semaine et je ne m’en suis pas encore lassé. Film School s’applique tellement bien à respecter ses références qu’il ne les plagie pas, il les honore. C’est au final très efficace, il faut l’admettre. Film School a vraiment bien travaillé et si son album était sorti au début des années 90, aurait obtenu son diplôme de shoegazer émérite avec grande distinction.
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08/02/2006
vincent
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Munich
de Steven Spielberg
Reprondre à la violence par la violence engendre la violence. C’est un cercle vicieux, un circuit sans fin. Ce n’est pas les médias qui vont s’en plaindre. Non, ils s’en régalent, car aujourd’hui, une guerre se fait par bulletins d’information interposés.
Le message de Munich est clair et sans ambiguïté. Steven Spielberg le fait réciter à deux ou trois reprises par certains des protagonistes. C’est d’ailleurs le seul gros défaut du film. Spielberg n’est à nouveau pas parvenu à s’empêcher de prendre le spectateur par la main et de lui expliquer le message du film au détour de dialogues d’une naïveté effroyable. Heureusement, ce petit bémol ne concerne que 10 minutes des 2h45 du film!
Pour le reste, Munich est un bien bel ouvrage dont on se régale. Spielberg se montre en véritable virtuose de l’image et de la mise en scène. Pas qu’on doutait de lui, mais il y a deux films, le monsieur nous signait une guimauverie indigeste nommée The Terminal. On revient de loin donc. Je tiens à préciser que je n’ai rien contre les films légers de Spielberg. D’ailleurs, si l’on devait comparer Munich à un autre film de Spielberg, ce serait au très ludique Catch Me If You Can. On retrouve derrière ces deux films, ce plaisir de la reconstitution d’une époque (les années 50 pour Catch Me If You Can et les années 70 pour Munich). On a vraiment l’impression que Steven Spielberg s’est amusé comme un gosse à multiplier les petits détails, références et hommages divers. La comparaison s’arrête là, car mis à part quelques petites pointes d’humour qui font baisser la tension, Munich n’a rien de ludique.
Si l’on devait comparer Munich à un autre film, ce serait le récent A History Of Violence de David Cronenberg (souvenez-vous), car en imaginant ce que devait être la traque des têtes pensantes de la prise d’otages meurtrière de la délégation israélienne aux Jeux olympiques de Munich en 1972, Spielberg voulait surtout continuer ce qu’il avait amorcé avec Saving Private Ryan: ouvrir les yeux du spectateur en lui montrant ce qu’est une guerre. Pour arriver à ses fins, Spielberg nous montre une violence utlra-réaliste proche de celle de David Cronenberg . Les balles ne se contentent pas de faire des tâches de sang, elles mutilent. Les bombes ne laissent pas des corps carbonisés, elle les fait voler en éclats. Et à l’instar de A History Of Violence, la violence laisse des traces. Ses auteurs ne pourront plus jamais aspirer à une vie normale.
C’est souvent choc. Ames sensibles s’abstenir.
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Source:
Actustar
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France 2 se lance dans la télé coaching?
D’après VSD, France 2 travaillerait sur un projet avec Fremantle, prod à l’origine du Pensionnat de Chavagnes ou de Super Nanny.
Le Village réunirait des gens mal insérés dans un un bourg toulousain pour se faire coacher et remonter la pente. Par exemple y seraient réunis : un SDF, un ado sans repères, un chômeur en fin de droits, ...
Le magazine explique : "Tous tenteront de saisir cette chance donnée par des psychologues et des travailleurs sociaux. Ils essaieront aussi de s’entraider et de retrouver goût à la vie dans cette drôle de communauté."
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13/02/2006
vincent
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La Terreur au Théatre de La Balsamine
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Il existe une série de jeux vidéo qui s’appelle Silent Hill. Ces jeux sont tellement cultes qu’une adaptation cinématographique réalisée par Christophe Gans (Crying Freeman) et scénarisée par Roger Avary (Pulp Fiction, The Rules Of Attraction) est en cours de chantier. Si vous voulez avoir une bonne définition de ce qu’est la terreur, vous devez jouer à un de ces jeux. Je n’ai jamais connu d’expérience aussi terrifiante. Je devais fréquemment m’arrêter tellement j’en avais le sang glacé. Les créateurs virtuoses derrière Silent Hill sont parvenus à un tel résultat en adoptant une véritable grammaire cinématographique. La caméra ne vous suit pas bêtement. Elle use souvent de cadrages serrés qui vous empêchent de voir ce qu’il y a devant vous. La bande-son et la musique malsaine faisant merveille, vous n’osez pas avancer. Le grain poisseux, l’ambiance brumeuse, le teint blafard et l’omniprésence des zones obscures vous font rapidement oublier que vous êtes face à des personnages et des décors faits de pixels.
Dans Silent Hill, les héros perçoivent toujours deux réalités, une censée et l’autre terrifiante peuplée d’individus démoniaques inspirés notamment des peintures de Francis Bacon. Ces troubles de perception vont complètement les aliéner et les transformer en véritables bêtes sauvages. Pour le peu que j’en ai compris, il est aussi question de cela dans la pièce La Terreur qui se joue actuellement au Théâtre de La Balsamine. On y suit un auteur perdu dans ses pensées qui le transforment petit à petit en être complètement schizophrène et assoiffé de sang. C’est un long monologue qui, disons-le tout de suite, est difficile, voire impossible à digérer.
Les similitudes avec Silent Hill ne s’arrêtent pas là. Le décor reposant uniquement sur l’ambiance sonore et les projections de l’écriture névrosée de l’auteur aliéné n’aurait pas fait tache dans un niveau de Silent Hill. Et puis, il y a cette comédienne qui excuse tout: Elodie Moreau. Elle suit l’auteur comme son ombre. Son jeu alterne candeur malsaine et moments hystériques semblant pompés sur des scènes cultes de L’Exorciste. A nouveau, c’est typiquement le genre de personnage que l’on croiserait sans problème dans certains recoins obscurs de Silent Hill.
Pour le peu que je sache, la référence à l’univers de Silent Hill ou, tout simplement, au cinéma de genre n’est absolument pas volontaire. En tout cas, cela ne m’empêche pas de trouver les similitudes frappantes et de penser que cela pourrait être marrant de voir cette pièce jouée dans le cadre du Festival du Film Fantastique de Bruxelles histoire d’entendre fuser l’éternel "J’ai rien compris" et autres vannes qui s’appliquerait à merveille à cette pièce. Qui sait La Terreur donnerait peut-être naissance à une sorte de théâtre Grand Guignol contemporain.
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16/02/2006
vincent
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Rome - Saison 1
de Michael Apted, Allen Coulter, Julian Farino ...
Si vous faites partie des lecteurs belges de ce site, il y a beaucoup de chance pour que vous ayez vu, lu ou entendu une publicité à la gloire de la série Rome que BeTV (ex-Canal+ Belgique) s'apprête à diffuser. Vu l'ampleur de ce matraquage médiatique, BeTV espère s'attirer beaucoup de nouveaux abonnés avec Rome. Je dois avouer que je suis quelque peu surpris, car s'il y a bien eu une série difficile d'accès et peu fédératrice l'année dernière, c'était bien Rome.
En voulant raconter la chute de la République romaine et de Jules César avec un souci du détail historique sans précédent tout en conservant un certain degré de fiction, Rome est une série schizophrène qui, malgré son budget colossal, fait figure de parent pauvre dans le genre. On sent vraiment que cette série est le fruit d’une collaboration entre HBO, productrice surdouée en matière de fictions télés, et la BBC, reine de la télévision scolaire.
Rome, c’est le Rome de Jules César comme vous ne l’avez jamais vu. Elle ne se focalise pas sur ses grandes conquêtes, ses arènes et ses gladiateurs, déjà mille fois montrés. Elle vous montre une Rome déliquescente et livrée aux querelles politiques laissant le peuple sur le côté. A ce titre, la plus belle réussite de Rome est de nous montrer les nombreuses similitudes entre la république cupide et tyranesque de Rome et nos démocraties actuelles.
Hélas, si vous n’avez pas lu le petit Jules César illustré avant, beaucoup de choses vont vous sembler incompréhensibles, voire même trop incroyables. De plus, la temporalité de l’action étant très mal gérée (plusieurs années séparent certains épisodes), vous aurez souvent l’impression d’avoir raté quelque chose. C’est dans des moments pareils que le budget colossal de Rome montre ses limites, car malgré que l’action s’étale sur près de 20 ans, aucun acteur ne vieillit.
Rome, c’est aussi l’histoire de Titus Pullo et Lucius Vorenus, deux légionnaires ayant réellement existé, mais dont on ne se sait pas grand-chose dans la réalité. Ces deux personnages apportent leurs lots d’histoires parallèles permettant aux spectateurs perdus dans la complexité historique du récit de s’y attacher malgré tout. Hélas, malgré que ces deux protagonistes soient plus qu’attachants, ces histoires déforcent trop la série. Il faut attendre les trois derniers épisodes pour que ces fictions se mêlent avec brio avec le reste de la série (avec au passage, une des scènes la plus gore de l’histoire de la série télé).
Bref, Rome aurait pu être donc une série faisant date si et si et si et si. Reste qu’on ne regrette pas de l’avoir vu, car elle vous pousse à vous intéresser à une partie de l’histoire qui est le fondement même de notre société actuelle.
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Source:
Impunité zéro
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Pitchfork a 10 ans et s'explique sur ses choix
Comment est née ta vocation de critique musical ?
Je suis fan de musique depuis ma naissance ! J’ai littéralement appris à lire grâce aux pochettes d’albums et j’ai passé ma jeunesse dans ma chambre à écouter des disques ou la radio, et regarder MTV. Au lycée, j’ai commencé à lire beaucoup de presse rock… Mais je n’y ai jamais vu de chroniques réellement critiques. Quand un journaliste n’aimait pas un album, il le disait souvent en des termes extrêmement prudents. Je n’aimais pas du tout ces critiques qui se retenaient de dire du mal !
Comment as-tu créé Pitchfork ?
Un ami m’a fait découvrir Internet, au milieu des années 90. Je rêvais d’avoir un endroit où balancer mes opinions tranchées, donc j’ai lancé mon site en février 1996, alors que je vivais encore chez mes parents, à Minneapolis. A l’époque, Internet en était à ses balbutiements. Il y avait peu d’informations sur les artistes indépendants. On pouvait taper "Fugazi" ou "Built To Spill" dans des moteurs de recherche, sans résultat. Ce que je voulais, c’était interviewer des artistes que j’admire, et écrire des chroniques râleuses, impertinentes, mais surtout honnêtes.
Comment êtes-vous passé d’un petit webzine à ce qu’est Pitchfork aujourd’hui ?
En 1998, j’ai embauché quelques chroniqueurs qui ont accepté d’être payés en CD gratuits. Un an après, j’ai déménagé de Minneapolis à Chicago, dans un studio sordide. Je vendais mes CD promotionnels sur eBay pour payer mon loyer. Je ne sais pas comment j’ai survécu à cette année : je n’avais pas d’argent, pas de quoi me payer le bus ou à manger… Les années suivantes, le lectorat a régulièrement augmenté [de 5 000 visiteurs par jour en 2000 à 160 000 en 2006, ndlr] et, en juillet 2003, j’ai pu embaucher un premier permanent.
Que penses-tu de l’état de la presse musicale papier actuellement ?
Globalement, les magazines déclinent, même si les plus résistants ont toujours beaucoup de lecteurs fidèles. C’est le cas de Rolling Stone, par exemple, même si tout le monde sait que ce qui s’y fait depuis trente ans est à jeter à la poubelle. Mojo écrit pour la même génération avec plus de dignité et d’intelligence, même si tous les numéros ressassent plus ou moins les cinq même groupes.
Et le NME ?
C’est un cas plus complexe. 90 % des groupes dont il parle relèvent de la fumisterie, mais les potins imbéciles sur eux m’attirent. C’est très amusant de lire qu’un des Kasabian a reçu une bouteille dans le visage pendant un concert, et de les voir en parler comme si c’était d’une importance vitale ! Mais le problème général avec la presse rock, excepté The Wire, est que leurs journalistes semblent avoir perdu, depuis une dizaine d’années, leur exigence d’intégrité et de regard critique. Il y a toujours beaucoup de merveilleux critiques musicaux, mais où la majorité d’entre eux font-ils le mieux leur travail ? Sur les blogs et les webzines.
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Source:
Courrier international
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Une Néo-Zélandaise offre des croquettes pour chiens aux enfants du Kenya
L’offre paraît de mauvais goût et a soulevé l’indignation à Nairobi. Christine Drummond a proposé d’envoyer 42 tonnes de nourriture pour chiens au Kenya afin de remplir le ventre des enfants du pays souffrant de la famine. Cette Néo-Zélandaise compatissante produit à partir de nourriture en poudre des croquettes pour chiens, appelées "Mighty dog mix", et a donc offert de partager sa production
Le Kenya a bien sûr mal accueilli cette proposition. Cité par le quotidien de Nairobi Daily Nation, le ministre en charge des opérations de secours, John Munyes, a demandé que cette offre soit retirée et a déclaré qu’il était "insultant que l’on puisse penser que le Kenya accepte de la nourriture destinée aux animaux".
Christine Drummond se défend de vouloir envoyer de la nourriture pour chiens et affirme qu’il s’agit d’un mélange fait "pour des gens spéciaux". Elle dit en saupoudrer elle-même son porridge le matin et déclare que son goût lui fait "monter l’eau à la bouche". Dans sa dernière offre, le mélange arriverait désormais sous forme de poudre, et non plus en croquettes.
Au Kenya, la mobilisation se poursuit pour combattre la famine qui risque d’affecter en février 2,5 millions de personnes et qui sévit dans toute la Corne de l’Afrique. Des étudiants de Nairobi se privent ainsi de déjeuner pour que les sommes épargnées servent plutôt à aider les zones du pays les plus atteintes, rapporte le Daily Nation.
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Source:
Courrier International
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Le paradis n’est plus ce qu’il était
Pour la chroniqueuse mexicaine Guadalupe Loaeza, les lumières de la capitale française se sont éteintes, victimes de la morosité ambiante.
Hier, j’ai ouvert mes courriels comme je le fais tous les jours, où que je sois, et l’un des nombreux messages que je reçois habituellement a attiré mon attention. Il est signé de Julián Rodríguez et fait référence à ma chronique de mardi 31 janvier intitulée “Zéro degré”. Voici ce que m’écrit Julián : “Guadalupe, je déduis de ton commentaire d’aujourd’hui que tu te trouves à Paris, et tu n’as sans doute pas la possibilité de lire le courrier de tes lecteurs. Je t’écris quand même pour te dire que tu m’as laissé une impression ambivalente. […] Tu nous dépeins un paradis de quiétude, qui nous est inaccessible.”
Il me revient maintenant de répondre à cet aimable lecteur qui a pris la peine de commenter mon article.
Julián, tu assures que j’ai décrit dans ma chronique “un paradis de quiétude”. Non, mon cher Julián, les Français et les Françaises aujourd’hui ne vivent certainement pas au paradis. Si tu savais le nombre de problèmes sociaux, économiques et politiques dont souffre actuellement la France, tu n’en reviendrais pas. Il suffit de lire n’importe quel quotidien local ou de regarder n’importe quel journal télévisé pour se rendre compte que ce pays du monde développé traverse actuellement une terrible crise de valeurs et d’identité. Si l’on ajoute à cela les problèmes terribles de chômage, de logement et de dépenses sociales qu’a le gouvernement, crois-moi, Julián, si la France a jamais été un paradis, elle n’en est plus un. Je n’avais jamais vu les Français aussi mal en point. Tous ont d’amers reproches à faire à leur gouvernement. Cette semaine, justement, Le Point, l’un des hebdomadaires les plus importants, titre : “Ces Français qui partent réussir ailleurs”. “Les jeunes Français ne résistent plus aux sirènes de l’Espagne, des Etats-Unis, de la Grande-Bretagne… ou même de pays beaucoup plus exotiques.” Comme tu peux le voir, mon cher Julián, tout le monde est logé à la même enseigne… Dans ce prétendu paradis, j’ai été extrêmement surprise de voir dans la rue des ordures, des mendiants, et, pour comble, un nombre incalculable d’appartements ou de locaux commerciaux à vendre ou à louer. Un autre aspect qui m’a déçue, c’est l’omniprésence de la culture américaine. Il y a de plus en plus de McDonald’s, de Pizza Hut et autres Starbucks sur les plus grandes avenues de Paris. Mais ce qui me démoralise le plus, c’est de voir tant d’émissions américaines (très mauvaises) doublées en français. Curieusement, les programmes locaux sont de simples copies des américains, mais sans talent ni aucune espèce de créativité. Pour couronner le tout, les Français introduisent de plus en plus de mots d’anglais dans leur vocabulaire quotidien. Hier, je regardais une série policière où le détective disait à tout bout de champ au suspect qu’il interrogeait : “Stop”, “Cool”, “OK”… L’autre jour, je suis allée voir une pièce de théâtre avec rien de moins que Philippe Noiret et Anouk Aimée. Adaptée de la pièce d’un auteur américain, elle s’intitule Love Letters. Tous les noms propres étaient en anglais.
Paris, hélas, n’est plus ce paradis que nous avons cru qu’il était. Les Français(es) sont de plus en plus individualistes, on ne voit plus de gens élégants dans les rues, les Champs-Elysées sont devenus une sorte de gigantesque centre commercial, les piétons marchent à toute vitesse en baissant la tête pour que personne ne vienne les embêter, les citoyens ne croient plus en leur classe politique, ils sont très déçus par Chirac, tout est très cher, et, le plus triste, c’est que les Français eux-mêmes se sont résignés à ce que la France n’occupe plus la place prépondérante qui a longtemps été la sienne. Et tout cela, mon cher Julián, par une température au-dessous de zéro degré.
Bien à toi, GL.
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23/02/2006
vincent
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Larsen - Rever
Young God Records (2002)
Je l’ai déjà affiché à plusieurs reprises. Je suis un grand fan de Sonic Youth. J’ai tout d’eux. J’ai même des housses de couette, des tasses de café et même une poupée gonflable à l’effigie de Kim Gordon (oups, je m’empêtre dans la lourdeur). Pour ceux qui ne connaîtraient pas, Sonic Youth, c’est l’électricité comme exutoire. Leur son, mainte fois imité, mais jamais égalé, peut s’imaginer comme une joyeuse bacchanale électrique travaillée sur le fil, mais toujours réfléchie.
Jusqu’à présent, je n’ai jamais accroché au groupe qui affiche clairement leur influence, je suis trop féru de l’original que pour respecter une imitation. Pourtant, voici l’exception: Larsen. Paru sur Young Gods Records (label de Devendra Banhart), Rever est un album qu’aurait pu enfanter Sonic Youth s’ils étaient italiens, moins verbeux et plus cérébraux. Rever à un côté hypnotique malade qui vous envoûte complètement. Les morceaux reposent sur un jeu de guitares tranché et suspendu dans le temps, identique à celui de Sonic Youth; mais l’ajout de cuivre, divers instruments non identifiables et des voix féminines s’exprimant dans un dialecte incompressible transcendent complètement la référence. L’album me plonge chaque fois dans un état quasi extatique.
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Source:
Pinkushion
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Mike Patton is Peeping Tom
Mike Patton sortira son énième projet "pop" fin mai, Peeping Tom, du nom du film du même nom de 1960. Selon une interview donnée à MTV, "It’s very slick - it’s a groove record.". La guestlist est en tout cas impressionante: Odd Nosdam, Rahzel and Dan the Automator, Amon Tobin, Kool Keith, Jel and Odd Nosdam, Massive Attack, Bebel Gilberto, Kid Koala, Doseone, Norah Jones et Dub Trio.
Mike Patton bosse, comme d’hab, aussi sur d’autres projets: avec Nakamura (avec qui il avait sorti l’easy listening Music To Make Love To Your Old Lady By), avec Tomahawk, et on parle aussi d’une participation sur le prochain Massive Attack. Last but not least, il a composé - enfin - des bandes originales de deux films (dont Pinion de Melanie Lee). Enfin, il a évoqué un disque de musique classique reprenant des tubes des années 60 et aussi une nouvelle collaboration avec Eyvind Kang.
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26/02/2006
émilie
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Walk the line (II)
de James Mangold
Tous les journaux présentaient Walk The Line comme la biographie de Johnny Cash. Le film avait une bonne critique et vu ma culture musicale proche du zéro, il me semblait que ça ne pouvait pas me faire de tort… En plus, le film a déjà été primé et est sélectionné aux Oscars. Je sais que c’est souvent mauvais signe mais je me laisse quand même avoir.
Bref, si on se met en mode veille et que l’on se contente de regarder passer les images et porter par l’histoire, Walk The Line n’est pas mal. Une petite comédie romantique avec toute une palette de sentiments, des acteurs beaux et lisses. C’est vraiment sympa.
Par contre, si on s’attend à découvrir une tranche de l’histoire musicale américaine, ou même la vie d’un homme qui a apparemment marqué son époque, on ne peut qu’être déçu. On ne voit que les frasques d’un chanteur de midinettes et ses déboires amoureux. C’est plein de petites phrases clichés, on verse dans le mélo.
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28/02/2006
vincent
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The Magic Numbers au Botanique
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Comment parler d’un concert de The Magic Numbers sans parler du physique atypique de ses membres. Pas que ce critère ait de l’importance quand je choisis les groupes que j’écoute, mais il est difficile de nier que cela fait une sacrée différence d’avoir sur scène une bande de nounours loin des canons habituels plutôt que les habituels musiciens artys taillés pour les couvertures de magasines. The Magic Numbers est vraiment la preuve que le milieu musical est finalement bien beau et lisse et qu’on le veuille ou non, on s’est habitué à ce facteur. C’est tellement surprenant que mon petit esprit en viendrait même à soupçonner que si les membres The Magic Numbers affichent un tel bonheur de jouer, c’est parce qu’ils doivent vraiment être contents d’en être arrivés là, car je soupçonne que cela n’a pas dû être facile tout le temps. Je ne veux pas imaginer quel costard certains mauvais publics leur tailleraient s’ils jouaient en tirant la gueule comme Clap Your Hands Say Yeah l’a si bien fait il y a deux semaines. D’ailleurs, il suffit de voir comment la pauvre mais néanmoins intéressante deuxième première partie - sorte de Sandy Dillon solitaire sans le physique de mangeuse d’hommes qui va avec - était visée par les railleries de mes voisins pour en avoir une vague idée. Pour le reste, venons au set des stars de la soirée. The Magic Numbers reproduit fidèlement son répertoire qui alterne entre soul, country et pop alternative. Le set comprenait quelques nouveautés qui, soyons honnêtes, ne répondent pas du tout à l’attente. Sans surprises, les tubes que sont Forever Lost et Mornings Eleven remportent tous les suffrages et vous donnent le sourire aux lèvres. Le tout est livré sur un mode enjoué et avec un bonheur communicatif qui, dans les meilleurs moments, vous fait vraiment l’effet d’un bon antidépresseur.
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