Zabladowski.org


 01/03/2006
 vincent

Calla au Botanique

En tant que digne héritier de Pixies, Calla méritait mieux que de jouer dans le Witloof Bar, les catacombes du Botanique, où le son caverneux est juste adapté à l’organisation de soirées gothiques.

 02/03/2006
 vincent

Liars à l'Ancienne Belgique

Avec Liars, tout est une question de limites jamais franchies. On est à la limite de la fumisterie. Mais voilà, on voit tellement bien que les trois gaillards derrière Liars ne se prennent pas au sérieux qu’on ne tombe jamais aussi bas. Le final avec sa reprise désopilante de Territorial Pissing de Nirvana résume tout. On est à la limite de l’inaudible avec cette de musique primale- à la limite de l’industrielle -desservie dans un florilège de distorsions, échos, réverbérations ou autres effets non identifiables. Mais à nouveau, il y a un truc qui fait que chez Liars, l’expérience est hypnotique plutôt qu’inaudible.

En fait, sur scène, Liars a tout pour devenir aussi imbuvable qu’Alec Empire, mais il en est pourtant l’antithèse. La prétention fait place ici à un comportement de doux illuminés échappés d’une secte post-apocalyptique que les autorités compétentes n’auraient pas encore répertoriée. Chez Liars, les rugissements gutturaux doivent être le fruit d’un abus de champignons hallucinogènes et si, comme chez Alec Empire, leur son peut faire peur, il faut leur pardonner, car ils ne donnent pas l’impression de toujours contrôler complètement ce qu’ils font.


Source: Jyllands-Posten

MANIFESTO: Faisons face ensemble au nouveau totalitarisme

"Après avoir vaincu le fascisme, le nazisme et le stalinisme, le monde fait face à une nouvelle menace globale de type totalitaire : l’islamisme. Nous, écrivains, journalistes, intellectuels, appelons à la résistance au totalitarisme religieux et à la promotion de la liberté, de l’égalité des chances et de la laïcité pour tous. Les événements récents, survenus suite à la publication de dessins sur Mahomet dans des journaux européens, ont mis en évidence la nécessité de la lutte pour ces valeurs universelles. Cette lutte ne se gagnera pas par les armes, mais sur le terrain des idées."


Source: Le Monde

Egalité des sexes

La lutte pour l’égalité bute parfois sur le comportement des femmes elles-mêmes. Selon un rapport remis à Tony Blair, les jeunes filles ont des meilleurs résultats scolaires, mais continuent de choisir des professions " traditionnellement féminines", moins bien payées. Elles évitent les formations scientifiques et techniques. La maternité les pousse vers des emplois à temps partiel, souvent en dessous de leurs capacités. L’écart de salaire se creuse aussi lorsqu’elles interrompent leur carrière pour avoir et élever des enfants. Le rapport recommande de combattre ces stéréotypes et de convaincre les femmes d’un changement culturel.

Reste que les obstacles essentiels demeurent le comportement des hommes et leurs promesses non tenues.


Source: Le Monde

Où sont passés les poissons ?

C’était, vendredi 3 mars, la soirée new-yorkaise du magazine "Thalassa", sur France 3. On nous avait promis du nouveau et de l’intéressant. "Le 3 mars, "Thalassa", une fois encore, innove et inaugure une nouvelle série exceptionnelle, une plongée dans une grande métropole maritime du monde, un "Thalassa" résolument urbain et nocturne", nous disait-on. On a envie d’inverser la formule. Ce qui était nouveau, vendredi soir, n’était pas intéressant, et ce qui était intéressant n’était pas nouveau. Et surtout cela manquait sévèrement de poissons !

Car enfin, nom d’un chien, si on peut se permettre, on ne regarde pas "Thalassa" pour entendre Sinatra ! Il y a mille autres occasions de réécouter Liza Minnelli !

 05/03/2006
 vincent

Fun with Dick & Jane

de Dean Parisot

Il y a un peu plus d’un mois, je suis allé voir Enron - The Smartest Guys in the room, un documentaire sur l’affaire Enron. Si vous n’avez pas suivi cette affaire, il faut juste savoir qu’Enron est une faillite frauduleuse de la pire espèce. Enron, c’est l’archétype des effets néfastes que peut engendrer le capitalisme. Elle a mis sur la paille des milliers de petits épargnants qui avaient été jusqu’à convertir leurs épargnes-pensions en actions Enron. Ce documentaire est assez mal foutu, car si vous ne maîtrisez pas les théories boursières de base, vous aurez des difficultés à comprendre tous les tenants et les aboutissants de cette histoire.

Fun with Dick & Jane est une comédie qui s’inspire de cette affaire qui a fait date dans l’histoire de l’économie mondiale. Je suis allé voir ce film, car il était réalisé par Dean Parisot, qui, il y a quelques années, s’était fait remarquer par l’inoubliable Galaxy Quest, comédie de science-fiction prenant comme héros une bande de has-beens ayant joué dans une sorte de Star Trek.

Fun with Dick & Jane est nul. Il y a deux raisons. La première est le jeu hystérique de Jim Carrey qui plombe tout le film. C’est le Jim Carrey grimaçant du Mask et pas celui de Eternal Sunshine Of The Spotless Mind. Si certains aiment, tant mieux pour eux, mais moi, je déteste. La seconde est le manque de grinçant de cette comédie alors que le sujet s’y prêtait si bien. En fait, seuls 2 gags et le générique de fin sont piquants. Eux, ils valent vraiment le détour. Mais c’est peu. Seul rayon de soleil dans ce naufrage: Tea Leoni. Son jeu tout en nuance m’ont fait esquisser quelques sourires. Je ne connaissais pas cette actrice. Apparament, elle est mariée à David- Fox Mulder -Duchovny. Cela n’a strictement aucun intérêt, mais cela manque d’actualité people sur ce site.


Source: 404 Brain Not Found

Le juste prix-son

L'industrie musicale poursuivie par le département de justice américain pour entente sur les prix.


Source: Actustar

Paris Hilton a un style de jeu similaire à celui de Charlize Theron...

Paris Hilton déclare être aussi apte à jouer la comédie que Charlize Theron et ajoute : "Mon professeur particulier m’a dit que j’avais un style similaire au sien. Il se pourrait bien que l’on se retrouve en compétition sur les mêmes rôles !".

En attendant, la jeune femme a fait un flop dans son précédent film d’horreur La maison de cire, mais elle est pressentie pour incarner Mère Thérésa sous la direction du réalisateur indien T. Rajeevnath qui a été impressionné par son refus de poser dans Playboy...


Source: Actustar

Josh Hartnett et Scarlett Johansson expérimentent l'amour tantrique ?

Josh Hartnett qui est en couple avec Scarlett Johansson a déclaré : "Un de mes amis, très porté sur la chose, m’a donné un livre sur le sexe tantrique pour mon anniversaire. Je l’ai lu pour voir de quoi il en retournait. Ce n’est pas facile, mais c’est sympa."

 06/03/2006
 delphine

Juliana Hatfield à l'Ancienne Belgique

Selon ses propres dires, cela faisait un bail qu’elle voulait remettre les pieds à "cet endroit même". C’est chose faite, et l’enthousiasme est entièrement réciproque entre elle et son public. Seule sur scène, accompagnée de sa guitare, dans une ambiance intime, elle nous aura tous charmés et prolongera son set d’au moins 7 chansons. C’est le sourire aux lèvres qu’on aura écouté ses mélodies suaves et rebondissantes et ses réparties pas piquées des vers. Du charisme et de l’émotion à gogo, telle est Juliana.

 08/03/2006
 vincent

Get Rich or Die Tryin'

de Jim Sheridan

L’industrie du disque est parfois moins conne qu’elle paraît. Elle semble enfin avoir compris que le public n’était pas intéressé par des films bâclés, montés à la va-vite, mettant en scène des chanteuses ou chanteurs ayant le vent en poupe.  Crossroads avec Britney Spears et Glitter avec Mariah Carey ont dû tellement laisser des traces dans la comptabilité des majors qui étaient derrière ces fours que maintenant on engage un réalisateur doté d’une vision pour signer de tels films. Pour tirer une fiction à la gloire d’Eminem, ils avaient engagé Curtis Hanson qui, quelques années auparavant, s’était distingué avec l’excellent LA Confidential. L’association a donné naissance à 8 Mile que je n’ai pas vu, mais qui, paraît-il, était loin d’être une mauvaise expérience. Pour ce Get Rich Or Die Tryin’ qui s’inspire vaguement de l’enfer qu’aurait été la vie du chanteur 50 Cent, ils ont été débauchés Jim Sheridan, l’auteur des inoubliables My Left Foot et In The Name of The Father.

Je ne connaissais pas 50 Cent avant de rentrer dans la salle. Pardonnez-moi mon inculture, mais moi et le top 50... Apparemement, le gaillard aurait été l’archétype de l’ancien gangster reconverti en rappeur (un ganstarappeur, quoi!). Il aurait même échappé de peu à la mort, le gars s’étant fait troué pas moins de 9 fois.  Si on peut reprocher au film son ton très édulcoré qui fait de 50 Cent une sorte de grand dadais qui vend du crack en bon père de famille et sa fin navrante qui légitime le meurtre, Get Rich or Die Tryin’ est finalement un film de gangsters bon enfant plus qu’honorable. Il vaut même le détour, car il contient sont lot de scènes magnifiées par la caméra de Jim Sheridan. Le genre de scènes qui, si elles avaient été filmées par le premier "yes-man" venu aurait d’une médiocrité absolue. A ce titre, le générique du film basé sur l’idée simplissime de filmer l’image à travers un rétroviseur vibrant sous l’effet des basses d’un morceau de rap est tout simplement génial. Autre scène monumentale, une bagarre sous les douches d’un pénitencier chorégraphié comme un spectacle de danse contemporaine désespéré où les corps nus dérapent et s’accrochent. 

Et puis malgré, je le répète, une histoire assainie jusqu’à en devenir complètement guimauve, il y a un côté pédagogique loin d’être inintéressant. Get Rich or Die Tryin’ est notamment un des premiers films qui explique aussi bien l’intérêt économique du crack. C’est aussi un des premiers qui, au cas où vous en douteriez, vous montre à quel point le ganstarap est avant tout une histoire d’ego boursouflé où chacun essaie de montrer qu’il en a plus grosse que l’autre. Ce message est d’ailleurs assez osé, car le film est produit par la chaîne MTV et on se demande comment elle ne s’est pas rendu compte que le film crachait dans la  soupe qu’elle sert à longueur de journée. 

Au final, on ne regrette vraiment pas d’avoir vu ce produit dérivé. On ne sort pas de la salle en voulant acheter du 50 Cent, mais on ne sort pas non plus en execrant le personnage.


Source: 404 Brain Not Found

Chomagophonique

Alerte chômage. L’Insee revoit ses chiffres à la hausse, Le manque d’emplois, loin de se cantonner à l’ANPE, touche chaque citoyen dans son quotidien, dans la vie de tous les jours.

Par exemple, cette semaine, en écoutant la radio, on pouvait découvrir le nouvel album d’Agnès Jaoui qui, après Sandrine Kiberlain, rejoint la troupe des actrices / top modèles en pleine crise de recyclage.

Le chômage frappe. Pour que Kiberlain et Jaoui - qui ont à peu près autant de points communs avec une chanteuse que Steeve Estatof avec Kurt Cobain (on en rit encore) - soient obligées de sortir un disque, on ne voit pas d’autre explication, les temps sont durs.

Pour rappel, parmi les comédiens / top modèles ayant récemment succombé à cette infâme mode d’aller manger dans les écuelles des chanteurs qui ont déjà assez de mal comme ça tout seuls, on compte :

Sandrine Kiberlain (ancienne actrice), Elie Semoun (comique en fin de vie), Gérard Darmon (un jour acteur), Carla Bruni (ex-modèle), Arielle Dombasle (chômeuse professionnelle), Karl Zero (journaliste de variétés), Isabelle Adjani (dépressive), Catherine Deneuve (mal coiffée chronique), Guy Marchand (AB productions) ou encore celui que le monde nous envie, Christian Morin (injuste prix).

Liste à laquelle il ne faut pas oublier tous ceux et celles qui, pour avoir fait quelques heures de télé-poubelle, se sentent dans l’obligation de rapporter des royalties à TF1, France 2 ou M6 en commettant un disque.

On comprend que les intermittents protestent. Apparemment, le chômage frappe dur. A moins que ce ne soit l’ennui.


Source: MilleFeuille.fr

Un sonic diabolique?

Sonic Youth a annoncé que le prochain disque devrait sortir le 6 juin, histoire que la date de sortie apparaisse comme 06/06/06. Si ce disque sera diabolique n’est pas encore sûr, tout comme son titre, Thurston Moore proposant Rather Ripped, Kim Gordon militant pour Rocked Up. Steve Shelley et Lee Ranaldo, quant à eux, seraient totalement indifférents sur la question.

Terminons en signalant que le groupe a exprimé son souhait de défendre ce futur disque sur la route en compagnie des Flaming Lips... ça promet !

 10/03/2006
 émilie

Syriana

de Steven Gaghan

Les critiques sont bonnes mais Syriana est très décevant. Comme si un film américain "subversif", qui dénonce le système qui le produit, était forcément bon. Syriana n’est pas bon. Il est décousu, pas accessible et caricatural.

Dans Syriana, on suit en alternance un avocat à Washington, un agent de la CIA, des boss de compagnies pétrolières, une belle petite famille, etc. Si tout avait été bien monté, on aurait pu s’accrocher aux différents groupes de personnages. Ce n’est pas le cas. On ne comprend rien. Chaque histoire est confuse, on ne voit pas les liens et le jargon utilisé est peu accessible.

Soi-disant subversif, Syriana nous offre une série de clichés bien américains. La CIA trahit ses agents, les avocats sont corrompus, ce qui compte c’est l’argent, les jeunes paumés se tournent vers le terrorisme, etc etc. Ce film ne sert qu’à se conforter dans l’image négative que certains ont des USA, mais sans arguments construits et fondés.

Pour ceux qui souhaitent une bonne soirée cinéma, n’allez pas voir Syriana. Louez plutôt Crash, qui vient de sortir en DVD. Vous aurez un film bien fait et une représentation de la société américaine, bien plus fine et plus critique que Syriana.

 12/03/2006
 vincent

BIFFF 2006: Evil Aliens

de Jake West

 13/03/2006
 laurence

Oedipe a Colone au Théâtre Varia

Première création pour Vincent Sornaga, dans la grande salle du Varia.

Je m’interroge sur la responsabilité du Varia dans ce triste essai de première mise en scène...

Effectivement, mettre un jeune metteur en scène sortant à peine de l’école sur un plateau de 18 mètres de large face une débauche de moyen, une grosse structure, etc... se révèle, pour le coup, un cadeau empoisonné. Pas que je vante les vertus des mises en scènes confidentielles jouées devant un public de 30 spectateurs pour les premiers projets, loin de là.

Mais assister à un spectacle de 2h45, soutenu par une mise en scène brouillonne, un jeu d’acteurs digne d’amateurs et d’une scénographie qui n’aide pas le focus sur l’action ou le texte, on peut en devenir mauvaise langue. J’ai eu l’impression que Vincent Sornaga s’est perdu dans les premières idées et n’a pas su réagir face à la réalité du plateau. Mettre une femme nue (au corps splendide) et de la vidéo (...) sur scène ne sont pas les ingrédients magiques pour créer un spectacle "contemporain". Malheureusement, le texte a encore son importance et empêcher le spectateur de l’écouter tue dans l’oeuf les idées qui en découlent.

 14/03/2006
 daniel

BIFFF 2006: Rampo Noir

Film collectif

Quatre réalisateurs pour quatre adaptations de nouvelles japonaises d’horreur et au final, un film extrêmement inégal où les platitudes scénaristiques sont noyées dans des mises en scène lêchées à la louche. Seule la dernière adaptation vaut le détour en préférant interpréter avec humour une histoire banale plutôt qu’en faisant appel à la surenchère visuelle.

 14/03/2006
 daniel

BIFFF 2006: Late Bloomer

de Go Shibata

Un handicapé lourd se convertit petit à petit en meurtrier. Plein de bonnes idées qui font sproutch, le film commence par une sorte de portrait cru et réaliste pour finir par se transformer en un clip vidéo de World’s End Girlfriend (sorte d’Amon Tobin japonais) dont l’habillage sonore donne trop l’impression d’imprimer le rythme. Dommage.

 15/03/2006
 vincent

BIFFF 2006: Animal

de Roselyne Bosch

Un thriller d'anticipation où il est question de manipulations génétiques permettant d'effacer toute notion d'agressivité chez ce loup qu'est l'homme. C'est interminable et souvent très stéréotypé, mais c'est globalement bien réalisé et cela se laisse regarder.


Source: L'espresso de Télérama

Bienvenue dans l'ère du stock market.

Décidément, les temps changent, comme chantait un certain Bob D. dans les années 60. Les temps changent, oui, et nos amies les stars du rock, qui récemment encore se méfiaient des nouvelles technologies, les embrassent aujourd’hui à pleine bouche. Internet ne leur fait (presque) plus peur. Et la téléphonie les rend carrément hystériques ! Dans un spot pour la télévision, Iggy Pop fait la promo pour les services 3G de SFR. Le trio Placebo, lui, a donné un concert proposé, via la 3G, aux abonnés d’Orange sur leur portable (et c’était... euh... bien ?). On imagine que ces deux compagnies ont dû verser des sommes assez rock’n’roll à nos chères (très chères) icônes électriques pour s’offrir un peu de leur sulfureuse attitude. C’est ainsi : le rock est furieusement tendance, et tout le monde en croque. SFR, nouveau sponsor officiel de la rébellion ? Orange, porte-drapeau de la contestation ? Décidément, oui, les temps changent. Au revoir Woodstock ! Bienvenue dans l’ère du stock market.

 16/03/2006
 vincent

Bell Orchestre au Botanique

En première partie, Jel a joué la prestation du parfait presse-boutons. Jel est un des fondateurs du label Anticon. Anticon est parvenu à produire du hip-hop apte à intéresser l’intelligentsia et à travers des signatures comme Why?, est parvenu à donner un futur au courant lo-fi. Jel a également officié dans Themselves et 13 & God.  Bref, on est forcé de s’incliner devant le CV du gars, mais il faut avouer qu’en solo, il est faiblard. Une prestation d’autiste caché derrière ses consoles jouant des samples bateaux sur fond de rythmes hip-hop clichés. On a déjà vu plus original.

Enfin, vient Bell Orchestre. On ne va pas parler de "stars de la soirée" vu que le succès de Bell Orchestre reste très confidentiel. Il y a quelques mois, j’avais décrit Bell Orchestre comme le chaînon manquant entre les dépressifs de Godspeed You! Black Emperor et les joyeux épiques d’Arcade Fire. Le groupe comprend d’ailleurs deux membres de ces derniers (souvenez-vous). Sur scène, à ma grande surprise, c’est le côté dépressif qui prend le dessus. Les mélodies sont tristes. On sent une certaine tension que l’on ne perçoit pas sur l’album. Pourtant, le groupe est tout de blanc vêtu et a une allure angélique. Il a même de l’humour. Il organise des concours pour gagner des posters artisanaux du groupe. Globalement, c’est plaisant, mais il y a quelque chose qui fait que je ne suis pas rentré complément dedans. Comme disait Ivan au sujet  du concert de Dirty Three en novembre dernier (souvenez-vous), c’est le genre de concert qui me met dans un état d’esprit tel que je pense à plein de trucs dont une fois le concert terminé, je ne me rappelle plus, un peu comme quand on verse vers le rêve... Maintenant, la question est: est-ce une marque de qualité pour un concert?.


Source: Cuverville

Camille, ta plus mauvaise chanson

CHèRE Camille,

Il faut que je te parle un peu de moi avant de poursuivre: je suis du genre boulimique. J’entends beaucoup de musique — celle que l’on qualifie d’actuelle —, trop sans doute pour prétendre écouter correctement. Les CD se succèdent rapidement sur ma platine (c’est un dispositif à l’ancienne, même pas un home vidéo) sans que cela ne parvienne à satisfaire ma faim gargantuesque. Ceux qui prétendent que les flibustiers technologiques tuent la création ne s’intéressent certainement pas à elle : deux oreilles ne suffisent pas à en faire le tour. Je découvre chaque jour en me baladant sur Internet et en visitant les sites des artistes la profondeur abyssale de mon ignorance, c’est passionnant. Il y a donc peu de chance qu’un album reste très longtemps dans mon lecteur. Or, depuis un an, ton Fil est toujours là, à côté, prêt à m’enchanter derechef.

Tu n’as sorti que deux albums et nous gratifies déjà d’un live ! Cela semblera très prétentieux à certains, persuadés qu’un enregistrement public doit obligatoirement prendre la forme d’un best-of, un condensé de carrière. Mais Le Fil, ton deuxième album studio, mérite ce prolongement. Tout comme tes impressionnantes prestations scéniques méritent un rappel.

J’ai donc acheté ton live au Trianon. J’ai bien sûr vu le bandeau blanc sur le verso de la pochette (dans son boitier cristal, marketing minimal, EMI fait des économies), prévenant en tous petits caractères que ce disque  "contient un dispositif technique limitant les possibilités de copie. Sur certains lecteurs en particulier certains autoradios, vous pouvez rencontrer des problèmes de lecture". Depuis une paire d’années, j’ai remarqué ces avertissements. Ce qui ne signifie pas que je m’y suis habitué.

Le livret de ton disque est composé de onze pages de photos floues plus une douzième consacrée aux "crédits", où figure en plus le texte d’une chanson. Je me rendrai bientôt compte que cette chanson n’est pas inscrite à la playlist de l’album.
Voici ce qu’elle raconte : "Merci d’avoir acheté ce disque. Cet enregistrement ainsi que la pochette qui l’accompagne bénéficient d’une protection au titre de la législation sur le droit de la propriété intellectuelle. Utiliser Internet pour diffuser des enregistrements protégés, distribuer des copies de disques et prêter des disques à des tiers pour qu’ils les copient constituent des actes illégaux qui vont à l’encontre des intérêts et des droits des personnes impliquées dans la création des oeuvres musicales (les artistes notamment). De tels agissements s’apparentent purement et simplement à du vol. La loi prévoit des sanctions civiles et pénales sévères en cas de reproduction, communication et mise à disposition du public d’enregistrements musicaux sans autorisation".

Oui : j’ai évidemment compris qu’il ne s’agissait pas d’une chanson. Alors quoi ? Tu commences par me remercier pour mieux me traiter de voleur potentiel ? Après les restrictions sur la galette et les menaces sur le livret, quelle est la prochaine étape ?

Je te croyais exempte de vulgarité, te voilà ramenée à la médiocrité ambiante.
Quand j’y pense... Tu me dois un peu de ton succès, avec toute la pub que je t’ai faite. Je voulais retourner te voir et t’écouter à Marseille ou Nice : les concerts sont complets. Comme quoi on m’a entendu ! J’ai aussi prêté le Fil à des amis qui ne te connaissaient pas encore (mon lecteur restait orphelin quelques temps) et je t’avoue ne pas les avoir fliqués pour vérifier s’ils dupliquaient le disque ou pas. Mais je respecte tes recommandations : je ne ferai dorénavant plus tourner tes oeuvres. D’ailleurs, je pense que je ne les achèterai plus non plus. Je subodore que tu n’as pas écrit ce texte à la con, j’espère cependant qu’il ne t’apportera aucun droit d’auteur.

Gilles

 17/03/2006
 vincent

BIFFF 2006: The Devil's Rejects

de Rob Zombie

Le film est précédé d’une réputation sulfureuse et est taxé d’insoutenable. Comme d’habitude, il n’en est rien. Le film n’est même pas gore pour un sou, mais reste que The Devil’s Rejects est bien un des films de genre le plus classe de ces dernières années.

Ils sont nombreux à revendiquer être des hommages à ces films cultes des années 70.  Dans cette optique, The Devil’s Rejects est largement au dessus de la moyenne. On aurait difficile de dater la chose tellement le mimétisme est parfait. On est quelque part entre l’inévitable The Texas Chainsaw Massacre et l’exubérance des productions lubriques de Russ Meyer, mais là n’est pas l’intérêt.

En faisant de l’habituelle famille de dégénérés consanguins les héros de son film au lieu des classiques pauvres victimes innocentes qui vont de toute façon finir zigouillées avant  la fin du film, Rob Zombie répond à une demande que formulent pas mal de fans du genre et nous offre un florilège de tronches pas possibles (tout ce qu’Hollywood compte comme freaks doit figurer au générique) et de répliques instantanément cultes. Bref, c’est jouissif de la première à la dernière minute. La bande-son vous fout sur votre derrière et à la fin de projection, vous en redemandez!


Source: 404 Brain Not Found

Téléachat de 20 heures

Le problème de la télévision, c’est qu’entre la pub, il y a des émissions.  Les placements publicitaires font donc doucement leur chemin dans les rédactions d’informations, histoire de finir de massacrer une profession qui lutte déjà pour maintenir une once de semblant d’indépendance.

Bientôt donc, quand on parlera de formule 1, on ne dira que du bien des marques de voitures, on fera des dossiers spéciaux sur les vacances à la Bourboule parce que c’est une station super chouette qui a obtenu le drapeau vert de la plage sans marée noire trois ans de suite, on passera une couche sur le fabuleux concert (et l’album, vous avez acheté l’album) de Céline Dion et on fera des sujets sur les yaourts zéro pourcent indispensables pour pas avoir l’air d’une morue à la Bourboule (qui vient d’obtenir son drapeau vert).

...Ah non, ça, c’est déjà fait.

En fait, quand les placements publicitaires arriveront dans les informations, la seule différence, c’est que les marques vont être obligées de payer pour la pub.

 18/03/2006
 vincent

BIFFF 2006: A Bittersweet Life

de Ji-woon Kim

Il y a deux ans, Ji-woon Kim s’était fait remarquer avec A Tale Of Two Sisters, le film de fantômes asiatique de trop (souvenez-vous). Mystérieusement, le film s’est fait primer dans presque tous les festivals où il est passé.

Avec A Bittersweet Life, Ji-woon Kim montre qu’il n’a toujours pas beaucoup d’idées et propose un film de gangsters absolument pas original rappelant certains Takeshi Kitano ou John Woo.  Le film vaut cependant le coup d’oeil tellement il est généreux en "gunfights" esthétisantes et en scènes de violences fulgurantes évoquant un certain Old Boy (souvenez-vous). 

 18/03/2006
 vincent

BIFFF 2006: Journal de bord

Ce qu'il y a bien avec le Festival du Film Fantastique de Bruxelles, c'est qu'il rassemble de véritables mordus du genre. Cela s'entend, cela se sent et cela se voit.  Il y a même de nombreux malades qui arrivent à se faire tous les films de la programmation (un minimum de 3 films par jour pendant 2 semaines). Il y en a même un qui prend la peine de tout chroniquer sur son weblog et il fait cela très bien. Je vous conseille vivement de le lire.

 19/03/2006
 vincent

BIFFF 2006: Fragile

de Jaume Balaguero

Oh non... Encore un film de fantômes! On ne comprend pas trop pourquoi Fragile est précédé d'une réputation aussi flatteuse. Le film n'est qu'un mélange insipide de la série The Kingdom de Lars Von Trier, Shining et des films de fantômes asiatiques. A noter la présence au générique de Calista Flockhart qui ne relève absolument pas le niveau.

 19/03/2006
 vincent

BIFFF 2006: Isolation

de Billy O' Brien

On comprend facilement pourquoi Isolation est précédé d’une réputation aussi flatteuse. Si Billy O’Brien arrive à signer avec un budget rikiki une déclinaison plus que réussie d’Alien en milieu rural, et ce, sans jamais sombrer dans le ridicule, on est vraiment curieux de voir ce que le bonhomme sera capable de produire avec plus de moyens.

 20/03/2006
 vincent

BIFFF 2006: Godzilla: Final Wars

de Ryuhei Kitamura

Comme c’est fun! Il faut voir un vrai Godzilla une fois dans sa vie tellement cela constitue un parfait ovni pour l’Occidental moyen que nous sommes. Ici, c’est d’autant plus ludique que le film célèbre les 50 ans de la bête, règle ses comptes avec le remake américain du même nom et plagie allègrement des productions occidentales comme Matrix et Star Wars.

 20/03/2006
 vincent

BIFFF 2006: Wilderness

de Michael Basset

On avait découvert  Michael Basset lors d’une précédente édition du festival avec DeathWatch (souvenez-vous), un film d’horreur qui, en situant l’action dans les tranchées pourries de la guerre 14-18, anticipait Un long dimanche de fiançailles (souvenez-vous). C’était foireux à souhait, mais la réalisation de Michael Basset affichait un certain potentiel. Avec Wilderness, Michael Basset nous signe un film à mi-chemin entre Battle Royale et Delivrance. Il compte l’histoire de jeunes délinquants se retrouvant dans un camp de redressement situé sur une ïle déserte. Pas de chance pour eux, un allochtone inattendu a décidé que leur camp de redressement allait se transformer en camp de survie. C’est peut-être la fatigue, mais toujours est-il que le film n’est jamais parvenu à me captiver. Il contient cependant quelques effets gores du meilleur aloi qui valent le coup d’oeil.


Source: L'espresso de Télérama

Droit d'auteur vs téléchargement

Fin de parcours pour le projet de loi sur le droit d’auteur (DADVSI), dont le vote solennel aura lieu cet après-midi à l’Assemblée nationale. En dix jours de débats animés, depuis la fin décembre jusqu’à la semaine dernière, les députés ont accouché d’un texte très technique, contradictoire dans ses intentions, dont on ne pourra mesurer la portée que lorsque les décrets d’applications seront publiés (il faudra d’abord attendre un passage au Sénat). Cependant, si l’on ne devait en retenir qu’un seul aspect, ce serait peut-être: l’échange d’œuvres protégées par le droit d’auteur, jusque là passible théoriquement de trois ans de prison, ne sera plus réprimé que par des amendes. 38 euros pour qui télécharge illégalement de la musique ou un film pour son usage personnel ; 150 euros si le même met ces œuvres à la disposition d’autres internautes.


Source: La presse (Montréal)

France: la pensée magique

À force d’agitation et de manifestations sur le sujet, l’opinion française, volontiers sensible à ce qu’on pourrait appeler la pensée magique (statut de fonctionnaires pour tous, plein emploi décrété par le gouvernement, etc.), a fini par basculer en très grande majorité. Selon tous les sondages, les deux tiers des Français s’opposent au CPE et déclarent en choeur: nous ne voulons pas de ces emplois précaires pour les jeunes, nous voulons pour eux de " vrais " emplois, garantis à vie. D’où la revendication de l’UNEF, principal syndicat étudiant: retrait complet du CPE et négociations au sommet sur l’emploi des jeunes. Pour discuter de quoi? De l’embauche d’un demi-million de nouveaux fonctionnaires, alors que la France bat déjà des records européens en matière de dépenses publiques et de déficit budgétaire?

Ou alors s’agit-il de croire que l’État, en réunissant les chefs d’entreprise, peut leur ordonner de créer un million d’emplois dans l’année ou dans la semaine? La pensée magique a encore de beaux jours devant elle en France.


Source: Interprétations Diverses

Clap Your Hands Say Yeah Yeah Yeahs

En ce qui concerne Yeah Yeah Yeahs, j’en étais resté là. Je n’avais même pas écouté leur premier album Fever To Tell me disant que la machine à fantasmes devait être plus visuelle qu’auditive. Rétrospectivement, je peux le dire, je me suis trompé. A l’écoute du nouvel album du groupe, Show Your Bones, qui sort le 27 mars, j’ai ravalé mon mépris pour presser le bouton "Play" encore et encore.

Contrairement à leurs compagnons de débauche new-yorkais (Liars et autres Black Dice), les Yeah Yeah Yeahs introduisent une bonne dose de pop dans leur art-rock bruyant. Contrairement à d’autres New-yorkais (les Strokes pour ne pas les citer), ils n’ont pas perdu la salissure qui fait le charme de leurs guitares. Brut, pop et très énergique : le cocktail est imparable. Et puis, Karen O est toujours aussi sexy.

 22/03/2006
 vincent

BIFFF 2006: Reeker

de Dave Payne

Avec son tueur puant s'amusant à étriper une bande de jeunes dans un motel fantôme, Reeker est une petite série B, visiblement destinée au marché des video-clubs, à mi-chemin entre Vendredi 13 et Destination Finale. C'est prévisible, mais le film ne se prend tellement pas au sérieux que l'on se prend facilement au jeu. On regrettera cependant l'abus d'effets numériques putrides rendant certaines scènes illisibles.


Source: L'espresso de Télérama

digital rights management: mode d'emploi

Vous avez déjà rencontré un DRM sans le savoir le jour où vous vous êtes aperçu que le CD que vous veniez d’acquérir n’était lisible ni sur votre ordinateur, ni sur votre autoradio ; ou lorsque vous avez compris que le morceau de musique acheté sur iTunes, le magazin en ligne d’Apple, n’était pas transférable sur votre baladeur MP3. Car voilà leur fonction aux DRM (digital rights management): limiter les possibilités de copier, graver ou transférer de la musique — ou de la vidéo, ou des logiciels — en espérant ainsi réduire les risques de piratage. Et ça marche ? Très modérément, puisque, en général, les mêmes fichiers musicaux ou vidéo se baladent en toute impunité sur le réseau peer-to-peer, débarassés de ces verrous électroniques. En attendant, le consommateur moyen, qui ne s’y connaît pas trop en bidouille informatique, se retrouve coincé avec son CD illisible ou son fichier intransférable. Et pour un bout de temps: les députés ont filament légalisé les DRM, et quasiment supprimé tout droit à la copie privée.

 23/03/2006
 vincent

BIFFF 2006: Adam's Apples

d'Anders Thomas Jensen

On avait découvert Anders Thomas Jensen avec The Green Butchers lors de l’édition 2004 de ce festival. The Green Butchers était une comédie noire fort sympathique, mais parfois trop mélodramatique (souvenez-vous). Avec Adam’s Apples, il corrige le tir et nous offre un des meilleurs moments de ce festival. A partir du postulat sonnant comme l’énoncé d’une mauvaise blague "Un terroriste islamiste, un néonazi, un alcoolique et un prêtre se retrouvent dans la même maison, lequel va semer la zizanie en premier?", Anders Thomas Jensen  nous signe une comédie noire délicieusement absurde qui s’impose comme une des meilleures de ces dernières années.


Source: The Observer / Courier International

Les Français n’ont rien compris

Gaz lacrymogènes, affrontements avec les forces de l’ordre, occupation de la Sorbonne durant la nuit. Les étudiants parisiens viennent de nous rappeler que personne ne sait manifester avec autant de fougue que les Français. C’est une tradition, mais ce qu’il y a de paradoxal, dans ces manifestations, c’est qu’elles ont pour but de préserver le statu quo. Les étudiants prétendent qu’ils luttent pour tous les moins de 26 ans, pour l’égalité et la solidarité, pour une certaine idée de la gauche, de la France et de l’Europe. Dit comme ça, il y a de quoi s’emballer. Ils s’opposent à une mesure qui, d’après le gouvernement, permettra de résoudre le principal problème social du pays, à savoir qu’un jeune Français sur cinq est au chômage.

Le contrat première embauche annoncé est emblématique de tout ce que hait la France. Il réserve aux salariés un traitement inéquitable. Il creuse une brèche dans le principe de la solidarité. Il accouche d’une insécurité systémique. C’est ce genre de politique que soutiennent la Commission européenne à Bruxelles et “les Anglo-Saxons*”. C’est antifrançais.

Dans un autre contexte, le projet pourrait fonctionner et être acceptable sur le plan politique. Mais, dans le contexte actuel, il est voué à l’échec. Il est presque impossible de réduire les droits de certains alors que le chômage est déjà élevé. Cela ne peut se faire que quand la conjoncture est positive, que la demande est en hausse et que le chômage est en déclin, l’ennui étant que personne ne sait comment parvenir à ce stade. Je me dis depuis un certain temps que les Français devraient adopter l’approche britannique des prêts hypothécaires et des prix du logement afin de susciter une reprise de la demande. Mais cela aussi est considéré comme trop anglo-saxon, trop libéral et individualiste. Nous sommes les témoins d’une tragédie culturelle. Dans leur esprit collectif, les Français s’accrochent à un idéal utopique quant au sens même de leur identité. Ils sont les défenseurs autoproclamés pour l’Europe des véritables vertus républicaines de liberté, d’égalité et de fraternité. Leur place légitime est à la tête du continent et l’Etat, incarnant cette idée de la France, est le grand marionnettiste de la nation.

Rien de tout cela ne fonctionne plus en 2006. L’Etat français, comme tous les autres en Europe, est pris au piège des forces du marché mondial. La France n’est que l’un des vingt-cinq membres de l’Union européenne et il faut repenser à la façon que l’on a de transmettre liberté, égalité et fraternité depuis les années 1950.

Les étudiants se retrouvent dans la même situation ambiguë que leur pays. Leur seule solution pour répondre aux défis de la modernité est de défendre jusqu’au bout le statu quo, même s’il est évident qu’il ne tourne plus rond. Il en va de même de la politique nationale. Le 17 mars dernier, L’Oréal a racheté The Body Shop, allongeant la longue liste des entreprises françaises qui ont avalé des sociétés britanniques. Le même jour, le gouvernement français votait une loi empêchant de fait des entreprises britanniques ou autres de faire la même chose en France.

Villepin a également établi dix secteurs stratégiques considérés comme interdits aux acheteurs européens et a obligé Gaz de France à fusionner avec une autre société pour échapper à une tentative italienne de rachat. Ce qui constitue une violation flagrante des lois fondamentales de l’UE. Vis-à-vis de ses collègues de l’Union, le gouvernement français se comporte comme les étudiants, s’efforçant avec agressivité de protéger un statu quo indéfendable dans le but de maintenir une idée utopique de la France. Ce faisant, il sape les fondements mêmes de l’UE. Cette semaine, les chefs d’Etat européens se rencontrent pour faire avancer ce que l’on appelle l’“agenda de Lisbonne”, par lequel l’Europe s’est engagée à devenir l’économie de la connaissance la plus compétitive et la plus dynamique au monde d’ici à 2010. C’est une triste farce, dont le caractère grotesque est encore aggravé par l’implosion manifeste de la volonté politique de l’UE.
Les eurosceptiques britanniques peuvent certes se réjouir, mais une Europe stagnante, amère et à la dérive n’est pas dans l’intérêt de la Grande-Bretagne. La France et les Français n’ont rien compris. Cette crise n’est pas seulement la leur, c’est la nôtre aussi. Si la France répond absente, l’UE perdra son engagement et sa motivation. Et c’est exactement ce qui est en train de se passer.


Source: L'espresso de Télérama

Apple fâché!

Et hop ! Encore une nouvelle polémique sur la loi relative au droit d’auteur, que les députés français viennent de voter. Cette fois, c’est Apple qui monte au créneau, et pas qu’un peu. "Cette loi va instaurer un piratage financé par l’Etat. Si elle est appliquée, les ventes de musique en ligne vont s’effondrer", affirme la firme dans un communiqué lapidaire (quatre lignes) rédigé en anglais. En cause: le principe de l’interopérabilité, voté à l’arraché. Petite explication technique: jusque là, les fichiers musicaux achetés sur iTunes, le magasin d’Apple, ne fonctionnent que sur l’iPod, le baladeur MP3 d’Apple ; si un internaute achète une chanson sur une autre plate-forme en ligne (Fnacmusic.com, Virginmega.fr...), il ne peut le transférer sur son iPod ! En théorie, avec la nouvelle loi, Apple devra désormais donner les moyens à ses concurrents de rendre leurs fichiers musicaux compatibles avec son matériel. Conséquence: les possesseurs d’iPod vont pouvoir acheter de la musique ailleurs que sur iTunes. Et ça, apparemment, ça a du mal à passer chez celui qui détient 80 % du marché de la musique en ligne. 


Source: Jérôme's Blog

Celui qui ne comprend plus le français

Une petite note d’humour. Lors du concert de Depeche Mode au Sportpaleis d’Anvers, j’ai reçu un catalogue présentant les différents articles de merchandising à l’effigie du groupe (t-shirts, porte-clés, pendentifs, tasses, strings DM pour hommes ou femmes,…). Ce petit dépliant comprenait un texte en quatre langues et je ne résiste pas au plaisir de vous en retranscrire ci-dessous la version française. En espérant qu’aucun traducteur n’a été payé pour pondre ça...

"Cordialement accueil au Depeche Mode 2005/06 « Ing d’itinéraire angel » - Merchandising collection the – y compris les Ticket-Holder série exclusifs. Tous les articles dans ce catalogue sont dès à présent en ligne officiels les articles de ventilateur à l’exclusion ci-dessous : (…) bestellbar. Ici, tu as la possibilité par carte de crédit de commander ELV, des PayPal, un nachnahme ou la précaisse. L’Oder envoie simplement la carte de commande remplie à l’adresse spécifiée là. Avec la précaisse, règle s’il vous plaît un chèque ou transfère le montant sur le compte indiqué sur la carte de commande. Si tu voulais commander plutôt par téléphone, tu atteins dessous nos Hotline : (…) Cent allemand du réseau de célébration. Tous les articles sont livrés sans frais d’expédition supplémentaires. Beaucoup d’amusement avec le show !!!"

 24/03/2006
 vincent

BIFFF 2006: Headspace

de Andrew Van Den Houten

Particularité du film: Andrew Van Den Houten a 25 ans. Ce n’est pas tous les jours que l’on trouve quelqu’un d’aussi jeune à la tête d’un long métrage et le moins que l’on puisse dire, c’est que le jeune homme affiche une certaine maturité. Là où le bât blesse, c’est au niveau du scénario. Le film commence comme un ersatz modernisé de L’exorciste. Ensuite, en tournant autour de troubles de la mémoire, il rappelle The Butterfly Effect (souvenez-vous). Plus tard, il laisse à nouveau cette impression qu’il lorgne bien du côté de ces histoires de démons et de possessions. C’était sans compter son final qui vous fait finalement dire qu’il a essayé de faire un truc viscéral et métaphysique à la David Cronenberg. Bref, on ne sait pas trop où il a voulu en venir. 

 24/03/2006
 vincent

BIFFF 2006: Mortuary

de Tobe Hooper

C’est marrant de constater que si la jeune génération s’échine à rendre hommage aux films que les maîtres du genre ont pu pondre durant les années 70, les maîtres du genre, eux, accumulent les productions pour adolescents que pourrait signer n’importe quel réalisateur d’aujourd’hui.

Tobe Hooper, le réalisateur qui a changé à jamais le genre en signant The Texas Chainsaw Massacre en 1974, confirme cette triste tendance. Mortuary est un film d’horreur ridicule à mi-chemin entre un film de zombie du niveau du clip Thriller de Michael Jackson et The Blob. Reste que si l’on met son cerveau en mode veille, le film est bêtement fun. 


Source: Brave Patrie

Les jeunes sont des veaux

Malgré les efforts pédagogiques de notre Premier Ministre, et la légitimité naturelle qui entoure l’ensemble des décisions prises depuis 2002 par notre gouvernement, une certaine jeunesse désoeuvrée perturbe, par ses braillements incompréhensibles, notre beau début de printemps. Comment ne pas voir, derrière ces manifestations soi-disant spontanées, la main crochue et poilue du komintern ?

C’était il y a maintenant dix jours. Un dimanche soir. A l’heure où chacun, les yeux encore emplis des moments magiques offerts par l’émission Vidéo-Gag, porte son attention sur le journal télévisé de 20 heures pour glaner les quelques informations lui permettant d’être pleinement opérationnel et productif durant sa semaine de travail, notre Premier Ministre s’était adressé à la patrie, la regardant droit dans les yeux.

Le propos de son intervention télévisée : le contrat première embauche, familièrement appelé "CPE". Un petit amendement de pure forme au projet de loi sur "l’Egalité des Chances". Une broutille bêtement technique permettant à l’éditeur Dalloz d’économiser du papier dans sa prochaine publication du Code du travail - et de sauver ainsi 148 hectares de forêt suédoise, développement durable oblige. Et pourtant, déjà, à cette époque, les germes d’une critique s’étaient fait jour. "Précarité", "Discrimination anti-jeunes", "Emploi au rabais", "La Suède rien à foutre", et autres arguments égoïstes, n’avaient pas manqué d’être soulevés par certains mauvais esprits dont les intentions auraient alors dû nous inquiéter...


Source: 404 Brain Not Found

Mauvaise nouvelle, le cinéma français va mieux

4 millions d'entrées en plus en février 2006 par rapport à 2005. Une bien belle renaissance. Une résurrection arrachée à coup de films novateurs, d'événements cinématographiques, de films de qualité, de jeunes auteurs, de nouveaux talents. Une croissance qui reflète le renouveau du 7e art français, ouvrant de magnifiques perspectives d'avenir, des années de création à venir.

Ah non, en fait, c'était grâce aux Bronzés 3.

 25/03/2006
 vincent

BIFFF 2006: 2001 Maniacs

de Tim Sullivan

Remake de 2000 Maniacs, un des premiers films gores de l'histoire du cinéma, 2001 Maniacs se différentie peu de l'original datant de 1964. Ce n'est pas plus folichon et même si les effets spéciaux se sont nettement améliorés depuis, ce n'est pas spécialement plus gore. La grosse différence- évolution des moeurs oblige -est sa tendance à accumuler les plans qui visent en dessous de la ceinture.

 26/03/2006
 vincent

BIFFF 2006: Minotaur

de Jonathan English

Cette série B sans le sou s'inspire du mythe du Minotaure pour donner un résultat situé quelque part entre Hercule (La série télé pré-Xena La guerrière) et Alien. C'est franchement nul et soporifique. 

 26/03/2006
 vincent

BIFFF 2006: Pirater, c'est du vol


Source: Pinkushion

Stereolab - Fab Four Suture

Stereloab a vu le jour en 1991, année durant laquelle le courant noisy entamait sa dernière ligne droite avec la sortie de Loveless de My Bloody Valentine qui allait changer l’histoire de la musique. En tant que parfait petit électron libre biberonné au krautrock et à la pop mélodique des années 60, Stereolab allait mieux que quiconque motiver l’ajout du suffixe pop au mouvement noisy en ajoutant aux habituelles guitares aériennes de l’époque, sa collection de sonorités vintages et le chant monocorde de l’inimitable Laetitia Sadier. Déclamant sa poésie socialiste en français ou en anglais, le groupe allait imposer sa touche et séduire un public qui allait lui rester fidèle.

Au fil des années, Stereolab a fort logiquement laissé tomber l’influence noisy et est devenu un modèle de pop rétro-futuriste luxueuse qui a inspiré des groupes comme Air. La recette du son Stereolab est simple et abuse des structures répétitives sur lesquelles vient se superposer une couche de sonorités sentant bon la pop mélodique ou psychédélique des années 60.

Fab Four Suture est une compilation concept de singles sortis cette dernière année. Elle s’ouvre et se termine sur un morceau au titre évocateur de Kybernetcika Babicka Pt 1. & Pt 2, un exemple de musique répétitive hypnotique où Leatitia Sadier utilise sa voix comme couche de cuivres. C’est du Philip Glass sans la prétention qui va avec. On se plairait à remonter une séquence du cultissime Koyaanisqatsi avec cette musique. Après une entrée en matière aussi prometteuse, on est inévitablement déçu de retrouver le Stereolab que l’on connaît et qui enchaîne ses morceaux de pop aux mélodies multicouches. Chaque piste pourrait se retrouver sans problème sur un précédent opus du groupe.

Cependant, contrairement aux très monotones Margerine Eclipse, Fab Four Suture a le grand mérite de ne jamais se reposer. A l’exception du soporifique et bien nommé Whisper pitch, tous les morceaux possèdent un groove certain propice aux déhanchements et abusent des variations de rythmes. A ce titre, Get A Shot Of The Refrigerator, Excursions Into "oh, a-oh", Widow Weirdo bénéficient de la promotion "deux morceaux pour le prix d’un".

Même si ce n’est pas un véritable nouvel album, Fab Four Suture affiche une cohérence qui lui permettrait d’être considéré comme tel. En tous cas, il constitue finalement une sympathique surprise et augure d’un futur prometteur pour Stereolab que beaucoup ont déjà voulu enterrer à maintes reprises.


Source: The Economist / Courier International

CPE: les jeunes sont victimes d'un système corporatiste

Face aux manifestations contre le CPE en France, aux revendications des salariés du secteur public en Allemagne et au Royaume-Uni, et face au refus des candidats aux élections italiennes d’évoquer la nécessaire réforme du système, The Economist tente de comprendre "pourquoi les gouvernements européens sont si désespérément lents à réformer leurs économies". Les Européens ont en commun "la perception que le changement est douloureux et que les perdants potentiels sont toujours plus nombreux que les gagnants potentiels. Cela s’est vu récemment avec les manifestations contre les nouvelles réglementations du travail, la libéralisation de l’énergie, des services, l’ouverture des marchés aux travailleurs venus d’Europe de l’Est et le rachat des champions nationaux par des entreprises étrangères", remarque l’hebdomadaire britannique.

Le magazine économique pointe surtout du doigt un autre facteur d’immobilisme : "La protection excessive de ceux qui sont intégrés au marché du travail par rapport à ceux qui en sont exclus. En Europe, les ’protégés’ ont un emploi permanent quasi inattaquable, un salaire confortable, une retraite assurée, et vivent dans un Etat-providence encore généreux dont ils savent profiter. Ce sont plutôt des hommes, blancs, âgé d’une quarantaine d’années, que des femmes, des jeunes ou des personnes issues de minorités ethniques. Beaucoup travaillent dans le secteur public. D’autres, comme certains commerçants, les chauffeurs de taxi, les avocats ou les pharmaciens, sont protégés de la concurrence par un maquis de réglementations. Les ’exclus’ n’ont rien de tout cela", explique le journal. "Le pire, c’est que les réformes ne concernent que rarement ces ’protégés’. Le nouveau contrat proposé par le Premier ministre français ne vise que les jeunes, alors que les ’protégés’ gardent leur archaïque sécurité de l’emploi."

"Les réformes du code du travail ont créé un marché de l’emploi à deux étages, où il y a ceux qui restent préservés et ceux qui subissent les contrats temporaires ou de courte durée. Les réformes du système de retraite ont toujours été stoppées avant d’atteindre le secteur public. Et certains gouvernements ont tenté de réformer seulement la sécurité sociale et le code du travail, qui sont nécessaires pour réduire le chômage mais qui peuvent aussi faire naître un sentiment d’insécurité et faire baisser la consommation. Les gouvernements ont négligé d’accompagner ces réformes de l’ouverture à la concurrence des industries et des services publics, ce qui créerait des emplois tout en baissant les dépenses de l’Etat."

"Cette inégalité entre ’protégés’ et ’exclus’ rend les économies durablement inflexibles. Ce système ne peut pas fonctionner éternellement. Il faut le transformer maintenant, ou alors retarder ce moment jusqu’à ce que les économies soient complètement bloquées. Si les gouvernements européens continuent à vouloir apaiser la rue et retarder les réformes, c’est ce second cas de figure qui risque de se produire."

 27/03/2006
 vincent

BIFFF 2006: Palmarès

C'est Adam's Apples qui a raflé la mise. L'excellent film d'Anders Thomas Jensen s'est vu attribuer le Corbeau d'Or (Compétition internationale),  le Mélies d'Argent (Compétition européenne) et Le Pégase (Prix du public). Bref, il a mis tout le monde d'accord.

 28/03/2006
 vincent

The New World

de Terrence Mallick

Un des films à la fois le plus facile et le plus exigeant qu’il m’ait été donné de voir. Un  film épuré limitant les dialogues à l’essentiel et même si quelques voix off essaient de prendre le spectateur par la main, on est vraiment face une histoire racontée par l’image. C’est d’un lyrisme rarement atteint. C’est difficile de ne pas être décontenancé tellement on n’est pas habitué à cette technique narrative. Pourtant après une demi-heure, on se laisse porter par le flux d’images et par les sentiments qu’elles engendrent. Au final, c’est une véritable prouesse, car on sort de la salle en ayant vu un film qui a expliqué mieux que quiconque l’histoire de la colonisation du nouveau continent, le choc des cultures et l’avalement d’une civilisation qui en a découlé.


Source: Le Temps

Les jeunes, boucliers jetables des nantis de gauche

Il y a quelque chose de fascinant à voir les syndicalistes et fonctionnaires français afficher devant les caméras complaisantes leur "solidarité" avec les jeunes manifestants pour dénoncer le contrat première embauche (CPE). C’est comme si un couple de retraités occupant un appartement de 180 mètres carrés au loyer bloqué depuis dix ans descendait dans la rue avec les familles nombreuses qui ne trouvent pas à se loger.

La gauche conservatrice française se sert des étudiants comme d’un bouclier pour défendre ses propres intérêts. C’est honteux.

 30/03/2006
 vincent

Hostel

de Eli Roth

Eli Roth est un parvenu en puissance.  Pour son premier film, Cabin Fever, il était parvenu à associer son nom à celui de David Lynch et promettait un film glauque qui renverrait le cultissime The Texas Chainsaw Massacre aux oubliettes de l’histoire du cinéma d’horreur. Au final, Cabin Fever était une bonne série B à côté de la plaque qui, par son humour involontaire, était particulièrement jouissive (souvenez-vous).  

Pour Hostel, Eli Roth a convaincu Quentin Tarantino de mettre son nom au générique et nous promettait  le film le plus affreux de la décennie. A nouveau, c’est complètement à côté de la plaque, mais contrairement à Cabin Fever, rien ne vient sauver le film du désastre. C’est tout simplement à chier. Avant de réaliser un film, Eli Roth devrait s’acheter un cerveau. C’est petit comme critique, mais à petit film, petite critique.

La première partie du film s’adresse à public de binoclards attardés en manque de fesses et nibards. Eli Roth est très généreux en la matière. La deuxième partie, la soi-disant gore et glauque, n’est susceptible que d’impressionner les mouches. Apparament, Eli Roth a plus facile à se la jouer lubrique que malsain. Bref, une belle carrière comme réalisateur de téléfilms érotiques bon marché se profile pour lui. 


Source: L'espresso de Télérama

Placebo a des crocs

Scène vue à un concert de Placebo: un garçon filme le groupe avec un camescope. C’est interdit, alors un molosse de la sécurité tente de l’attraper ! Que fait Brian Molko, le leader du groupe ? Va-t-il protéger son fan ? Pas du tout ! Il pointe du doigt le coupable, qui tentait de disparaître dans la foule... Mais c’est qu’il mordrait, Brian Mol-crocs!


Source: L'espresso de Télérama

Radiohead a une idée en tête

Depuis quelques années, en coulisses, le groupe Radiohead et son chanteur-leader Thom Yorke se plaignent de la lenteur de l’industrie du disque. Une fois les chansons enregistrées en studio, déplorent-ils, il faut trop de temps pour les voir paraître en CD, puis en assurer la promotion à travers interviews, plateaux télés et tournées. Parfois près de deux ans pour boucler la boucle, alors que dans les années 60, on le sait, les Beatles pouvaient sortir deux albums la même année. Comment aller plus vite ? En vendant ses oeuvres directement sur Internet, pardi ! Sans passer par la case disque. Radiohead en rêve, et s’autorise désormais à le dire tout haut. Problème, le groupe est encore sous contrat avec la maison de disques Parlophone/EMI pour un album "classique", mais Thom Yorke a quand même déclaré, cette semaine, qu’il se sentait "de moins en moins en phase avec l’idée même d’un album, et de plus en plus tenté par la mise à disposition immédiate de chansons à mesure qu’elles nous viennent." Du coup, on chuchotte que l’opération "vente directe" (directement du fabricant au consommateur) pourrait commencer dès l’été prochain… Avec toutefois l’accord d’EMI, qui pourrait ensuite réunir toutes ses oeuvres spontanées sur un CD.

2002   2003   2004   2005   2006  


janvier 2006

février 2006

mars 2006

Calla au Botanique
Liars à l'Ancienne Belgique
MANIFESTO: Faisons face ensemble au nouveau totalitarisme
Egalité des sexes
Où sont passés les poissons ?
Fun with Dick & Jane
Le juste prix-son
Paris Hilton a un style de jeu similaire à celui de Charlize Theron...
Josh Hartnett et Scarlett Johansson expérimentent l'amour tantrique ?
Juliana Hatfield à l'Ancienne Belgique
Get Rich or Die Tryin'
Chomagophonique
Un sonic diabolique?
Syriana
BIFFF 2006: Evil Aliens
Oedipe a Colone au Théâtre Varia
BIFFF 2006: Rampo Noir
BIFFF 2006: Late Bloomer
BIFFF 2006: Animal
Bienvenue dans l'ère du stock market.
Bell Orchestre au Botanique
Camille, ta plus mauvaise chanson
BIFFF 2006: The Devil's Rejects
Téléachat de 20 heures
BIFFF 2006: A Bittersweet Life
BIFFF 2006: Journal de bord
BIFFF 2006: Fragile
BIFFF 2006: Isolation
BIFFF 2006: Godzilla: Final Wars
BIFFF 2006: Wilderness
Droit d'auteur vs téléchargement
France: la pensée magique
Clap Your Hands Say Yeah Yeah Yeahs
BIFFF 2006: Reeker
digital rights management: mode d'emploi
BIFFF 2006: Adam's Apples
Les Français n’ont rien compris
Apple fâché!
Celui qui ne comprend plus le français
BIFFF 2006: Headspace
BIFFF 2006: Mortuary
Les jeunes sont des veaux
Mauvaise nouvelle, le cinéma français va mieux
BIFFF 2006: 2001 Maniacs
BIFFF 2006: Minotaur
BIFFF 2006: Pirater, c'est du vol
Stereolab - Fab Four Suture
CPE: les jeunes sont victimes d'un système corporatiste
BIFFF 2006: Palmarès
The New World
Les jeunes, boucliers jetables des nantis de gauche
Hostel
Placebo a des crocs
Radiohead a une idée en tête


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