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03/04/2006
vincent
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Brokeback Mountain
d'Ang Lee
Qu’est-ce qu’un grand film? Pour moi, il y a 3 catégories de grands films. La catégorie la plus facile est celle des films inoubliables qui contient son lot de scènes marquantes et qui m’ont fait passer un excellent moment dans la salle. Chose rarissime, les derniers mois en comptaient deux: Good Night, And Good Luck (souvenez-vous) et Munich (souvenez-vous). La deuxième catégorie est celle des films qui à défaut d’être inoubliables, m’ont tout simplement fait passer un excellent moment, mais aucune image n’est restée gravée dans ma mémoire. Les meilleurs exemples de l’année dernière sont Batman Begins et The Machinist (souvenez-vous) et la semaine dernière, il y a cette surprise qu’est V For Vendetta (je m’étendrai dessus prochainement). Enfin, la troisième catégorie est celle que je préfère. C’est celle des films dont l’image bonifie dans ma tête. Sur le moment même, je sors mitigé, mais au fur et mesure, dans les semaines ou mois qui suivent la vision, je me rends compte que certaines images ou idées sont restées insidieusement dans ma tête. En début d’année, il y avait Jarhead qui rentrait dans cette catégorie. L’année dernière, le plus marquant était It’s all Gone Pete Tong (souvenez-vous).
Tout cela pour dire que selon ces critères, Brockeback Mountain n’est pas un grand film. C’est un beau film, qui avant d’être une histoire d’amour homosexuel au pays des cowboys, est surtout un film très juste sur le refoulement des sentiments et la solitude qui en découle. C’est fort bien fait et très agréable à regarder, mais celui-là, dans même pas un mois, je n’en aurais pas retenu la moindre minute.
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Source:
Pinkushion
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Deltahead - S/T
Quel est le point commun entre Deltahead et José Gonzalez ? La Suède. La comparaison s’arrête là, car Deltahead pratique un blues cradingue à mille lieues du folk chaud de sieur Gonzalez.
Deltahead digère un blues guttural pour mieux le vomir accompagné d’une sauce garage de son cru. Le tout est livré sur une rythmique primaire jouée par deux grosses caisses qui lui donnent un côté fanfare du village irrésistible. C’est basique au possible, mais c’est tellement ludique que l’on se prend facilement au jeu.
Le plus désopilant chez Deltahead reste leurs textes accessibles à tous. Vous pourrez facilement utiliser leur disque pour improviser des karaokés lors de soirées arrosées, leurs paroles pouvant être déclamées dans tous les états possibles, et de préférence, ceux que la morale réprouve.
Sur My mama was too lazy to pray, il vous suffira de réciter une petite quinzaine de fois le titre de la chanson. Avec I smile at you et son son de thérémine cher à Jon Spencer, l’exercice se complexifie, car il faudra vous égosiller en répétant une cinquantaine de fois le couplet/refrain "I Smile at you/While I take your money and fuck you in the". Après un plus calme Why don’t we all get down et son riff tranchant à la White Stripes où vous n’aurez qu’à murmurer une petite dizaine de "Why don’t we all get down on our knees to pray ?" plus gutturaux les uns des autres, il s’agira d’avoir les idées plus claires, car sur Don’t move to Finland et sa guitare slide acérée, Deltahead se montre soudainement plus inspiré et nous propose son texte le plus touffu. Jugez plutôt : "Listen, oh child, listen to what I say. Don’t move to Finland. Don’t move to Finland". La difficulté réside dans certains couplets où le "oh child" est substitué par "oh mama" ou "oh papa". Après un tel défi, un interlude qui sonne très Tom Waits, période Bone Machine, vous permettra de reprendre votre souffle. C’est tant mieux, car avec Love Me Follow Me!, le duo signe son morceau le plus trash et le plus politique. Il vous faudra reprendre pas moins de 55 "Love Me, Follow me !/It’s a movement !". Après, vous aurez tout le loisir de reprendre vos esprits, car à l’exception de This piece of machinery et sa petite dizaine de "This piece of machinery is out of order" sur fond d’harmonica aiguisé, le groupe semble avoir épuisé tout son vocabulaire. Le texte de Help Me, et ses accords dissonants que n’aurait pas reniés Sonic Youth, repose sur divers borborygmes caverneux dans lesquels viennent se perdre quelques "Help Me" d’outre-tombe. Oh No ! suit le même modèle. Entre-temps, le bien nommé Crickets and Frogs vous aura permis d’écouter une mélodie country jouée sur fond de criquets et de grenouilles.
Maintenant, contrairement à ce que pourrait laisser entendre une telle description, le disque n’est jamais lassant. Si sa courte durée (29 minutes) joue certainement en sa faveur, Deltahead a toujours le bon goût de s’arrêter avant la répétition de trop et fait presque preuve d’une rigueur mathématique. Nombreux sont les musiciens de la scène électronique qui devraient peut-être s’en inspirer.
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Source:
L'express
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Les racines de la révolte
La guerre des nerfs s’exacerbe sur les campus, entre ceux qui veulent torpiller le CPE en faisant le siège des facs - le 27 mars, une soixantaine d’universités et 600 lycées étaient perturbés ou bloqués - et ceux, toujours plus nombreux, qui clament sur tous les tons la "liberté d’étudier". On n’avait jamais vu, dans un mouvement étudiant, une telle poussée des "antibloqueurs". Dans les bâtiments de Tolbiac, à Paris, grévistes et non-grévistes se sont affrontés, lundi matin - avec, à l’horizon, un avis de gros temps sur les examens. La jeunesse des facs est devenue un vaste mouvement de résistance. Mais à chacun la sienne. Tandis que les uns réclament la tête de Villepin, les autres montent ou réactivent des associations - Liberté chérie, Stop Blocage, SOS Facs Bloquées ou encore Halte au blocage. Le 26 mars, ils étaient 3 000 - 1 000, selon la police - à défiler sous leur bannière à Paris. "Il est interdit d’interdire aux étudiants d’étudier", pouvait-on lire sur une banderole. On prend le credo de Mai 68 et on le met à l’envers, pendant que sur Internet fleurissent les blogs d’étudiants "pris en otages". Ni pour ni contre le CPE: "a-po-li-ti-ques". Telle Ségolène, en deuxième année d’histoire de l’art à Nanterre (Hauts-de-Seine), qui en a "marre d’être un dommage collatéral" des anti-CPE. "La fac est devenue une zone de non-droit!" peste-t-elle. Pas de quoi démoraliser les contestataires, dont les rangs n’ont cessé d’enfler depuis que Villepin a dégainé le CPE en urgence à la mi-janvier. Le 7 février, entre 218 000 et 400 000 personnes battaient le pavé dans toute la France. Le 7 mars, ils étaient de 400 000 à 1 million. Le 10, la Sorbonne était prise d’assaut par quelques centaines d’étudiants et évacuée dans la nuit. Le 18, entre 530 000 et 1,5 million de personnes défilaient. Et le 28 s’annonçait plus fort encore. De plus de 1 million à 3 millions de personnes ont manifesté dans toute la France, selon les estimations. D’après les instituts de sondage, de 68 à 80% des 15-24 ans veulent désormais le retrait du CPE. Même si la grève n’a pas été massive, les enseignants ont largement débrayé: à 42,72% dans les collèges et à 36,83% dans les lycées.
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Source:
L'espresso de Télérama
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La ma(i)l-communication
S’il vous arrive de faire de l’humour par e-mail, prenez garde : il y a une chance sur deux que votre interlocuteur ne percute pas, comme le montrent une série d’études menées par quatre universitaires américains sur des cobayes étudiants. Certes, tout le monde sait que l’intonation, la mimique ou la gestuelle ne sont pas traduisibles à l’écrit. Dès lors, on pourrait penser que quiconque écrit un e-mail va essayer de se montrer plus explicite. Pas du tout: le courrier électronique est un médium de l’instantanéité et, du coup, on tape sur son clavier comme si on avait son correspondant en face de soi, dans un style assez proche de l’oral. Pour résoudre ces ambiguïtés, il existe pourtant une solution bien connue: les émoticônes (smileys, en anglais), ces petits symboles typographiques censés représenter une face souriante lorsqu’on les lit en inclinant la tête vers la gauche. Un point-virgule, un tiret et une parenthèse esquissent ainsi une sorte de clin d’oeil ;-) qui permet de souligner le trait d’humour. Sauf que, par égocentrisme, on se croit tellement drôle qu’on juge inutile de rajouter ces précieuses indications. Erreur. Il faut savoir se montrer plus modeste et se vouloir moins subtil.
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06/04/2006
ivan
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Allumez la TV! (sisi)
Le jeudi, c’est jour de fête. La TV a quelque chose à dire! Sur Arte il y a d’abord Tracks, une émission qui vaut parfois la peine que l’on allume son téléviseur (sans m’étendre sur La TV - lieu commun gros comme un camion) , et puis surtout jusqu’au 27 avril, Tracks est suivi du cycle "Cinéma Trash", programmation assez alléchante, qui va de L’attaque de la moussaka géante à Rage de David Cronenberg en passant par Supervixens de Russ Meyer et j’en passe. Alors vive le jeudi (avec une voix douce et qui susurre)!
(C’est quand même très "hype-intello" de parler d’Arte non? Tant pis, de toute façon, je fais comme tout le monde, j’en parle, mais je ne regarde pas ça... Je regarde M6)
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07/04/2006
vincent
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Underworld: Evolution
de Len Wiseman
J’avais fort apprécié le premier opus d’Underworld, un film racontant une guerre shakespearienne entre une société secrète de vampires et à une société secrète de loups-garous (souvenez-nous).
Pour ce deuxième opus, je n’ai qu’un seul mot: youppie! C’est assurément un film 0-neurone, mais quel film! Ayant dit tout ce qu’il avait à dire dans le premier épisode, Len Wiseman ne cherche pas à s’embarrasser d’un scénario et vous propose juste la meilleure montagne russe qu’on ait pu voir depuis King Kong. Après quelques flashbacks inutiles, deux ou trois dialogues donnent un nouveau but aux différents protagonistes et c’est parti pour 1h30 où vampires, loups-garous et hybrides se dégomment à coeur joie. Cela gicle, troue, explose, décapite, transperce dans tous les sens. C’est admirablement bien foutu et on en a vraiment plein la vue! On n’en oublie même de macher ses pop-corns. On n’a plus vu film d’actions aussi décomplexées depuis bien longtemps. Que du bonheur!
Cerise sur le gâteau, Kate Beckinsale, l’héroïne, est plus sexy que jamais et fait figure d’icône qui enterre tous les nouveaux super héros de ces dernières années. Oubliez les Neo, Lara Croft et Cie. Faites place à Selene!
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Source:
L’espresso de Télérama
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Brokeback Mountain
Brokeback, ou la montagne magique? Le triomphe du film d’Ang Lee ne se dément pas, comme si avoir raté l’oscar n’était qu’une péripétie sans conséquence : en France, il a déjà réuni 1,2 million de spectateurs, et, surtout, la belle nouvelle d’Annie Proulx qui l’a inspiré est un étonnant succès de librairie, avec plus de 80 000 exemplaires écoulés. Les recettes mondiales du film sont estimées à 160 millions de dollars, soit à peu près douze fois son budget - sans compter les futurs DVD et ventes aux télés. Ce jackpot fait des envieux... A commencer par Randy Quaid, l’acteur qui joue le patron d’Ennis et Jack, les deux vachers enamourés. Il intente un procès aux producteurs de Focus Features. Motif : arguant d’un budget ric-rac, ils lui avaient demandé de baisser substantiellement son cachet. Il leur réclame du coup la bagatelle de 10 millions de dollars de dommages et intérêts. Quaid n’a pas totalement tort : la notion de film "indépendant" est devenue, à Hollywood, bien floue, puisque Focus est une filiale d’Universal. Mais il exagère singulièrement en pensant que c’est son personnage de patron acariâtre et homophobe qui a fait déplacer les foules... Méchant dans le film, méchant dans la vie.
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10/04/2006
vincent
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V For Vendetta
de James McTeigue
Dire que c’est une grosse surprise relève de l’euphémisme. Produit par les frères Wachowski , dont c’est la première apparition au générique d’un film depuis ce four prétentieux qu’a été la fin de la trilogie Matrix (souvenez-vous), on était en droit de craindre le pire. La plupart s’attendaient à un film pétaradant noyé dans les effets visuels que les deux frangins ont standardisé. Et bien non! A l’exception de son combat final Matrixien au possible, V For Vendetta est très bon film d’anticipation verbeux et visiblement ennuyant les jeunes (j’ai entendu certains d’entre eux se plaignant de s’être endormis).
C’est inspiré d’une bande dessinée anglaise que je n’ai pas lue, car moi et les BDs... Je ne sais pas si la BD était tellement ancrée dans la réalité, mais toujours est-il que V For Vendetta est bien un bon film d’anticipation décrivant un régime totalitaire loin de ces clichés de sociétés aseptisées et finalement assez irréalistes comme des 1984, Matrix, Gattaca ou autres THX1138 se sont plu à les représenter. Le régime totalitaire présenté par V For Vendetta est ultra-réaliste et ressemble à s’y méprendre à notre société d’aujourd’hui. On a d’autant moins de problèmes à y croire qu’il trouve ses racines dans les dérives actuelles: discours sécuritaires, enlisement de conflits, peur du terrorisme... L’histoire tient admirablement bien la route et est délivrée sous l’ange d’une histoire d’amour largement inspirée de La Belle et Bête, ce qui lui donne une allure de conte universel.
Le gros MAIS, car il y en a un, est sa mise en scène platte et son emballage typiquement hollywoodien qui cumule les stéréotypes du genre et qui ne lui permet pas d’être percutant. Le même film réalisé par un David- Fight Club -Fincher ou Darren- Requiem For A Dream -Aronofsky aurait été imparable.
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Source:
CASACOSMANI
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Oussama Ben Fox Mulder
Déjà qu’avec les blogs n’importe qui pouvait écrire n’importe quoi sans la moindre éthique, voilà qu’avec les vlogs (vidéo-blogs), même les films trop nuls que pour être exploités en salles ou en DVD peuvent eux aussi connaître un certain succès. Tout cela pour dire que cette nuit sur mon laptop, je me suis maté Loose Change, un duconmentaire sur le 11 septembre reprenant à son compte les théories de conspiration de Thierry Meyssan.
Bon allez, c’est vrai, j’avoue : j’adore ça, les théories de conspiration. Ma préférée, c’est l’Horrible Vérité, avec les extraterrestres prêts à l’attaque pour le 22 décembre 2012. Kennedy, je m’enfous, le vrai-faux alunissage aussi. Les soucoupes volantes, les Illuminati, j’adore, tout comme le 11 septembre… surtout le coup du passeport d’un pirate de l’air retrouvé intact sur un toit au milieu des décombres et des flammes.
Je suis moins parano que j’aime les bonnes histoires, racontées par des gens qui y croient réellement. Une bonne théorie de conspiration obéit à la construction d’une fable: il y a une morale rigolote (généralement le cosmos entier qui est là pour baiser l’honnête travailleur), le monde décrit est toujours bien huilé, sans place pour la connerie humaine ou l’acte manqué, vu que chaque détail compte. Of course, il y a de grosses couilles velues dans la version officielle de ce qui s’est passé ce matin là: il ne saurait en être autrement quand tout semble porter à croire que certains gros secrets d’état auraient pu être dévoilés. Mais pour faire bref, il m’étonnerait tout de même fort qu’un président américain donne l’ordre d’une vraie/fausse attaque sur New-York pour justifier une guerre contre des talibans dont même Amnesty International rêvait de botter le cul et un Saddam Hussein dont le règne était condamné depuis 12 ans, y compris par les pays arabes.
C’est pourtant ce que laisse sous-entendre Loose Change. Des millionnaires texans ont rêvé d’un pouvoir absolu genre celui des méchants de James Bond. Ils agitent au peuple des croquemitaines voleurs de poules, ont plastiqué le WTC, y ont encastré des drones peinturlurés en boeings, ont fait tirer un missile sur le Pentagone... Bref, pendant plusieurs années et pour un coût exorbitant, Bush et sa clique ont utilisé des milliers de barbouzes tellement loyaux et bien payés qu’aucun d’eux n’a jamais eu l’idée de tout dévoiler à la presse ou aux gouvernements étrangers.
Dingue, non ? Tout s’explique, tout se tient, tout est compliqué et tortueux.
Pour rappel, à la base, c’est tout de même vachement limpide, le 11 septembre, pourtant : quelques types apprennent à piloter des avions de ligne, embarquent avec leurs potes kamikazes et des cutters, détournent les zincs, les crashent (ou tentent de les crasher) dans des buildings célèbres. Coût de l’opération : pas cher. Motif : le même qui fait que des gamins se font sauter dans des bus israéliens et mitraillent les touristes en Egypte. Degré de nuisance: fort. Fout en l’air le psychisme de l’ennemi, plombe son économie, fait voter des mesures cinglées aux dirigeants, boute des guerres de guérilla pour laquelle l’armée hi-tech des Etats-Unis est très mal préparée. On rappellera qu’avec pareil scénario, il a fallu moins de 50 ans aux Assassins de la Montagne pour faire sombrer l’Empire Turc.
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11/04/2006
ivan
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Sunn 0))) presents Moog Ceremony à l'Ancienne Belgique
Brrrrrrrrrrrrrrrrrrrrwouuuuuuuuuuuzzzzzzzzzzzzzzzzz rrrrrrrrrrrshhhhhhhhhhbbrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrwa mmmmmmmmmmmmdddddddttttttrrrrrrrrrshrrrrrrrcrc hhhhhhhhhhrrrrrrbrrrrrrrrrrrrwiiiiiiiiiiiizzzzzzzzzzzz vvvvvvvrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrr...rrrrrr.....crrrrrrrrrrrrrrrrrrrrr.....
Spectateur 1: En tout cas, si après cela, on n’est pas damné, je ne sais pas ce qu’il faut faire! Spectateur 1: Tu crois qu’il y a des gens qui prennent au premier degré cette musique? Spectateur 2: Je ne sais pas... Ce n’est pas possible. ... Spectateur 2: Moi, j’ai un tympan qui va péter. Spectateur 1: En plus... Les salopards... Ils utilisent bien les baffles qui sont derrière (NDLR : le son était spatialisé en quadriphonie)! Spectateur 2: Ah ouais... On les sent bien! Spectateur 1: J’espère que les ingénieurs qui ont conçu l’AB ont prévu le coup. Spectateur 2: En tout cas, moi, mon pantalon ne tient pas. ... Spectateur 1: Je rêve où il y a une espèce de barbecue sur un des amplis? Spectateur 2: Ouais... On dirait un grill... Ils vont peut-être griller des poules! Spectateur 1: Ouais... C’est ce que je pensais tout à l’heure: cela manque de massacre d’animaux vivants. Spectateur 2: Voilà... Exactement! Spectateur 1: Ou alors... Ce qui marche bien aussi... J’ai vu cela à Ministry à Dour il y a quelques années (NDLR : en 1996), c’est un gars qui arrive tout nu sur scène. Spectateur 2: Ils sont peut-être nus sous leurs bures! Spectateur 1: Aaaahhh... Pas bête! ... Spectateur 1: Ce qui est bien à un tel niveau, on ne sait pas faire la différence entre des problèmes techniques et du son. Spectateur 2: Mais il n’y a pas d’ingénieur du son. Cela en fait un en moins à payer. ... Spectateur 2: En fait, on dirait un truc de la FNAC pour tester le Dolby Surround d’un home cinema. Spectateur 2: En tout cas, je n’ai jamais autant vibré sur une musique. Spectateur 1: C’est du vibe-core! Spectateur 2: C’est une vribothéraphie. Spectateur 2: Enfin, les gens ont l’air dubitatif quand même.
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12/04/2006
vincent
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16 Blocks
de Richard Donner
Richard Donner, c’est monsieur Superman, l’Arme Fatale ou Les Goonies. Avec un tel CV, on se dit que cet homme appartient au passé. 16 Blocks confirme allégrement cette impression.
16 Blocks est une tentative sans intérêt de faire un remake officieux du fou furieux L’épreuve de Force de Clint Eastwood où il incarnait un flic usé et alcoolique qui devait escorter le témoin à abattre. Ici, le personnage du flic usé est assigné à Bruce Willis et le témoin abattre est Mos Def, un rappeur américain qui plombe le film tellement il est crétin et insupportable. Bruce Willis, lui, est une bonne surprise. Pour le reste, c’est plat et prévisible et ce n’est pas le retournement de situation final qui va sauver la mise.
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Source:
Nil Aramis
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Leur art est aisé mais la critique semble difficile
Dans mon royaume il y a quelques années, à la suite d’une remise en question des subsides, notamment pour le secteur rock, une pétition circulait sur le net avec pour titre choc "Olivier Chastel (ministre alors en charge de la culture) aime-t-il le Rock and Roll ?" Une pétition que presque tous nos brillants artistes se sont empressés de signer. Pardonnons-leur car ils ne savent pas ce qu’ils font car franchement, tout cela est-il bien sérieux? Déjà "des subsides pour le rock", ça sonne comme "Je fais la révolution dès j’ai l’autorisation de maman" .
Et puis pourquoi faudrait-il que le ministre de la culture aime le rock ? Et le Roi, pourquoi il viendrait pas au concert, le Roi ? Il peut quand même, il n’a pas tant que ça a faire et on le paye, le Roi. Moi, je ferai du rock, je m’arrangerais pour en faire qui , c’est un MINIMUM, n’aurait aucune chance de plaire à quelque ministre que ce soit
"Maman, je peux faire des doigts à ces gens ?"
"Oui, mon tout beau"
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13/04/2006
vincent
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Localisez vos stars préférées
Il y a quelques années, une amie avait eu la géniale idée de créer un site qui vous permettrait de reporter où vous avez croisé quelqu’un de connu dans Bruxelles. Une carte aurait synthétisé le tout et vous aurait permis de repérer facilement les endroits où il vaut mieux être si le fait de croiser des gens connus vous amuse. Malheureusement, l’idée est restée dans les cartons, car la conception d’un tel site aurait pris trop de temps.
Les américains, eux, n’ont pas le même problème depuis que Google permet de détourner facilement leur service de carte (Google Local) pour réaliser ce genre de petit jouet. C’est donc chose faite et vous pouvez maintenant repérer vos vedettes préférées dans New York grâce au site Gawker Stalker.
Promis, dès que Google étend son service à la Belgique et à la France, on réalise la version franco-belge!
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14/04/2006
vincent
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Final Destination 3
de James Wong
Sans surprise, Final Destination 3 n’arrive pas à succéder aux deux premiers opus qui vous clouaient à votre fauteuil mieux que quiconque. Pour ceux qui ne connaissent pas Final Destination, le principe est très simple. Cela commence toujours comme un bon film catastrophe où un groupe de personnes échappe à la mort de justesse grâce aux soudains talents de médium d’un des membres du groupe. Comme La Faucheuse n’aime pas trop que des petits malins déjouent ses plans, elle va passer le restant du film à trouver des stratagèmes machiavéliques pour que les survivants trépassent tout de même. La bonne idée de cette trilogie est de faire du personnage de La Faucheuse une menace invisible qui transforme les scènes du quotidien en véritable montagne russe à l’issue fatale. C’est particulièrement jouissif, car les scénaristes de Final Destination arrivent toujours à vous surprendre et à rivaliser d’ingéniosité pour imaginer de telles scènes. Je crois que l’on peut dire sans hésiter que la suite était vraiment un cas d’école tellement elle était diablement efficace (souvenez-vous).
C’est donc sans surprise que Final Destination 3 n’arrive pas à la cheville de ces deux aînés. La plus grosse déception est sans aucun doute de s’adresser à nouveau à un public d’adolescents. La premier Final Destination était sorti à la fin de la vague post-Scream et reposait sur un casting de lycéens comme toutes les productions de l’époque. Le deuxième tranchait et nous faisait suivre une belle pyramide des âges. C’était un choix particulièrement judicieux qui lui conférait une allure plus mature, mais visiblement pas assez payant vu que les héros de ce troisième épisode sont de nouveau une bande d’ados stéréotypés. On regarde donc leurs tragiques destinées dans l’indifférence totale. "Crève nigaud!" a-t-on même envie de crier. Pour le reste, si les scènes de mises à mort sont toujours largement au dessus de la moyenne, il y a un côté prévisible fort déplaisant que l’on ne trouvait pas dans les deux précédents.
Final Destination 3 est vraiment la suite de trop et si vous n’avez pas vu encore les deux premiers, il est temps pour vous de les louer.
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Source:
404 Brain Not Found
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Qui veut son bloggeur?
Parfois, le bloggeur est comme un vieux porno amateur. Mal fait, pas cher, mais tout le monde regarde.
"Une actrice incontournable de la blogosphère", "certainement le blogueur français le plus connu", "captive son public par son ton journalistique", "d'une grande réputation dans la blogosphère", "une star incontournable de la blogosphère", "éminent représentant de la blogosphère", "blogueur confirmé et engagé", "très connu dans la blogosphère", "un doux farfelu très apprécié de la blogosphère", "un blogueur expérimenté".
Tout ce glamour, c'est 600 euros par jour et c'est ici. Et pour ce prix-là, si vous avez un paquet de lessive (ou un parti politique) à vendre et un département marketing désespéré d'avoir l'air jeune, des bloggeurs sont là pour faire les reporters attachés de presse et de la complaisance pas cher. 12 "pros" (tous très connus, 'y a même un "expert de l'internet" - sic) et 11 "VIP" (tous stars incontournables - re-sic) et l'assurance de la branchitude molle pour couvrir la fête de l'oursin.
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Source:
A mad tea party
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Histoire de zombies
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En regardant La nuit des morts-vivants (enfin, la première moitié, d’abord parce qu’un membre de la maisonnée a commis le crime d’utiliser ma cassette vidéo pour enregistrer autre chose, puis parce que le magnétoscope, visiblement de plus en plus impressionnable avec l’âge, s’est coupé après une demie heure de la rediffusion), je me demandais s’il existait une littérature de zombies, comme la littérature de vampires ou de loups-garous. Et si c’est le cas, est-elle ancienne? Parce que la figure du zombie, telle que représentée dans notre imaginaire actuel, me parait essentiellement moderne... Même si j’imagine bien que le zombi vaudou ou les histoires de revenants, c’est pas neuf, il me semble que la créature a évolué, là où le vampire, par exemple, reste très traditionnel. Phénomène moderne, c’est-à-dire lié à la culture de masse : un zombie tout seul, ça fait ricaner, c’est quand il y a une armée de ces créatures balourdes et pas très futées que ça devient flippant. Et souvent associé à une critique sociale très vingtième siècle: métaphore de la société de consommation, de l’endoctrinement des foules, etc.
J’ai trouvé une réponse à ma première question en ouvrant le dernier Stephen King, Cellulaire. Il faut savoir que je n’ai jamais été très fan du bonhomme : il a sûrement quelques bonnes idées, mais je le trouve trop bavard. Les quelques romans de lui auxquels j’ai été confrontée mériteraient à chaque fois d’être amputés d’une petite centaine de pages. En plus, je reproche au King sa tendance à prendre le lecteur pour un con, en s’obstinant à souligner au gros marqueur rouges la mise en place de son récit.
Cellulaire, donc. Comme souvent dans les romans ou le cinéma de genre, ça reprend un bon vieux classique et en respecte scrupuleusement les codes... On se laisse prendre par cette histoire de zombies et de nouvelles technologies, ces scènes d’apocalypse au cours desquelles on suit l’inévitable groupe de survivants héroïques... Mais malgré quelques velléités d’originalité (les morts-vivants ne sont pas morts, même s’ils sont physiquement en état de décomposition, les survivants sont essentiellement des vieux, parce qu’ils n’avaient pas de téléphone portable), on attend en vain le petit détail qui fera sortir tout ça du strict premier degré.
En fait, je crois que si ça avait été l’œuvre d’un inconnu, publiée dans une obscure collection, Cellulaire aurait pu être tout à fait sympathique, anecdotique mais enthousiasmant. Or, face à cette couverture cartonnée qui coûte cher, cette photo de l’auteur au dos du machin, cette invasion des librairies, on a envie d’exhiber sa déception, même si elle est quelque peu teintée de mauvaise foi.
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Source:
L’espresso de Télérama
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Le référencement sur le net
Lorsqu’il écrit un article, le journaliste consciencieux cherche d’abord à séduire son lecteur mais aussi le rédacteur en chef pointilleux qui relit sa copie. A l’ère de la presse en ligne, Steve Lohr pointe, dans les colonnes du New York Times, l’irruption d’un troisième larron: le programme informatique qui écume le web, analyse et classe les articles pour les faire remonter sur les moteurs de recherche comme Google, Yahoo et MSN. La tendance est au titre truffé de mots-clés basiques qui permettent de ratisser le plus large possible. Pour titrer un événement comme la mort de Gainsbourg, à "Gainsbourg point barre", préférez "L’interprète de "Dieu fumeur de havanes" et "Sea, sex and sun", mentor de la comédienne Jane Birkin, est mort". Quand les moteurs apportent en moyenne, aux Etats-Unis, 30 %, voire plus, de l’audience sur les sites de presse, la bataille du référencement est de taille. «"e problème, regrette Steve Lohr, c’est que ces logiciels ne sont pas des lecteurs ordinaires. Il n’y a pas d’algorithme pour reconnaître les jeux d’esprit, l’ironie, l’humour ou le style d’une écriture." Serait-ce la fin des titres chocs ?
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Source:
L’espresso (Télérama)
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Mp3 payant dépasse le disque!
Le disque qui s’est le mieux vendu en Grande-Bretagne la semaine dernière n’en est pas un. Pour la première fois, un MP3 payant, admis depuis peu à batailler contre les galettes en dur, a pris la tête des "charts". Le titre du morceau - Crazy - est à l’image de son succès fou. Ce stimulant mélange mi-Moby mi-Marvin Gaye, servi par le duo Gnarls Barkley, s’est vendu à 31 000 exemplaires, directement téléchargés sur Internet. A l’origine, le tube accompagnait une publicité qui tournait en boucle sur la BBC. Il a suffi de le mettre en ligne pour que les ventes explosent, le propulsant dans un même souffle numéro 1 du Top 50, loin devant Michael Jackson ou Depeche Mode. La nouvelle ravit les chantres du téléchargement légal, dont les recettes ont globalement triplé en un an. En France, 20 millions de morceaux ont ainsi été vendus en 2005 sans croiser le bac d’un disquaire.
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20/04/2006
ivan
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L'ivresse du pouvoir
de Claude Chabrol
Si la prestation d’Isabelle Huppert dans L’ivresse du pouvoir est remarquable, le film quant à lui n’est pas à la hauteur.
Lors d’une interview de l’actrice au Bozar à l’occasion de la projection du très beau La Dentellière de Claude Goretta datant de 1976, le journaliste, Jean-Louis Dupont (RTBF) -qui n’a aucun talent d’interviewer soi doit en passant- faisait la remarque que le dernier Claude Chabrol était comme un film sur l’actrice. Je ne l’avais point encore vu, mais là, au sortir du film, c’est effectivement la première chose qui m’est venue à l’esprit. Chabrol se sert d’un scénario qui aurait pu être un autre, comme prétexte pour faire un film pour et avec Isabelle Huppert. C’est une forme de simplicité qui permet à l’actrice en laquelle il a toute confiance, et pour cause, de déployer tout son talent, mais qui en dehors de la prestation d’acteur déçoit par la légèreté dans le traitement du propos qui est loin d’être simpliste.
La trame, une juge qui se bat contre des moulins à vent -des gros bonnets qui dilapident l’argent du contribuable français sous le couvert de malversations et autres détournements habiles- aurait pu aboutir dans le meilleur des cas, à un pamphlet contre un système capitaliste dans son plus misérable coté, mais je ne sais pas si Chabrol est un agitateur? En tout cas ici, le coté polémique est absent, et le film se limite à une série de mise en examens de personnalités dont l’incarnation est très caricaturée, avec pour seul effet, et c’est ce qui sauve le film, de permettre à Isabelle Huppert d’approfondir son personnage de femme avide d’un pouvoir très sous-estimé et non moins dangereux, dont disposent les juges qui peuvent facilement détruire un homme et le réduire à rien. Et c’est, pour moi, l’unique point de vue du film. On a l’impression que Chabrol manque d’ambition et ne prend aucun risque. C’est un peu léger sur la longueur même si l’exercice de style de l’actrice principale est jouissif. A moins d’être un grand amateur du jeu d’Isabelle Huppert - que je suis- le film ne doit pas être un incontournable.
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Source:
CASACOSMANI
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Déficit d'image
Je n’ai rien contre Dominique A et Venus, il arrive même à certaines de leurs chansons de me plaire (enfin, Venus, c’est rare). Le truc qui me fait marrer et pourquoi je vais ici un peu les chicaner, c’est que chaque fois qu’on les croise, ces types ont les fronts plein de crevasses, les yeux plissés, la mâchoire serrée comme quand tu dois faire caca loin de chez toi et qu’il n’y a que des Cathy Cabines toutes pourraves à disposition.
Ce côté "triste sire", qui semble faire sa musique comme on va au charbon et mène une vie banale sans plus de putes et de champagne qu’un guichetier à La Mutuelle, moi, ça me gave sec. Je ne dis pas qu’ils doivent tous s’afficher avec le maquillage de Kiss, ni marcher sur les mains. Après tout, les Tindersticks et Joy Division ne sont eux-mêmes pas vraiment la réincarnation de Popeck. Ce que je dis, c’est que ce trip "on tire les mêmes gueules que devant le nucléaire iranien pour montrer qu’avec nous, la musique, c’est sérieux, honnête et franc", moi, ça me fait doucement rigoler.
Je ne connais personnellement ni Dominique A, ni Marc Huyghens mais il m’étonnerait tout de même fort qu’il est impossible de les décrisper, ces deux là. Au-delà de leur façade digne d’un sniper serbe, il doit bien y avoir un fan de The Office, un homme qui après quelques verres se met à raconter des blagues idiotes avec des grenouilles à grandes bouches et des hérons. C’est pas humain, sinon, ils peuvent directement postuler chez Radiohead et préparer leur pension au Musée de Cire.
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25/04/2006
laurent
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La doublure
de Francis Veber
Ce film, que l’on nous présente comme la suite des aventures de Monsieur Pignon, le con du Dîner de cons, et qui se veut donc homouristique, est malheureusement noyé par le talent de Gad Elmaleh, qui nous rend le con en question tellement sympathique et attachant qu’il nous fait pas vraiment rire. Erreur de casting donc. Le personnage aurait été bien plus crédible joué par un autre. Dommage car l’idée du scénario est plutôt bonne.
Dans le même style, en bien plus réussi, il y avait La Geule de l’autre (1979), avec un Michel Serrault très cocasse, qui joue deux frères jumeaux dont l’un doit remplacer l’autre, avec toutes les galipettes d’humour qui vont avec et les quiproquos en cascade. Voire aussi La Cage des Folles, quand Michel Serrault - encore une fois - essaie de la jouer macho en lavant les vitres (un moment d’anthologie absolument superbe).
Pour info, La Doublure aura droit à un remake dirigé par les frères Farrelly (Mary à tout prix). La version américaine devrait s’appeler The Valet.
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Source:
L’espresso de Télérama
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Les mésaventures de Damon
Pas toujours évident d’être un pionnier. Tellement en avance sur son temps que parfois, le temps, justement, vient à vous manquer... Prenez Damon Albarn. Ci-devant leader de Blur et de Gorillaz. Un type courageux, aventureux, capable de mener de front deux projets artistiques (et deux sacrés succès). En avance sur son époque, Albarn a pensé Gorillaz comme un groupe du futur, un OMNI (objet musical non identifiable), à la fois métissage entre les genres (soul, pop, reggae, electro) et aventure visuelle, avec moult invités derrière des instruments, des micros de chant et des logiciels de graphisme. Un truc si neuf et alambiqué que, du coup, monter un concert de Gorillaz est devenu une entreprise collossale! Il y a quelques jours, Damon Albarn et sa bande ont pourtant tenté l’aventure, en version intégrale, à New York (à l’Apollo, la mythique salle d’Harlem). Au menu, la musique, avec 85 garçons et filles sur scène, et des images géantes sur des écrans de scène, le tout synchronisé via un système informatique extrêmement high-tech. Sauf que pour la première de ce spectacle total, les écrans ont refusé de fonctionner ! Malheureux Albarn, obligé de monter sur scène expliquer que non, désolé, archi-désolé, ça ne marchait pas comme prévu... Pas de chance, des dizaines de journalistes étaient présents pour cette grande première.
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Source:
La Bogothèque
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Prenez un concert à emporter
La Blogothèque a une nouvelle rubrique, elle s’appelle Concerts à emporter.
Les Concerts à emporter, c’est notre premier vrai Podcast, c’est même un vidéocast, (ouah !). Ce sont des vidéos à télécharger, à mettre sur son iPod où à regarder sur le site, que nous produisons exclusivement avec nos petites mains et que nous produirons toujours sur le même principe : filmer un groupe ou un artiste dans un lieu sinon insolite, du moins inhabituel, improvisant une ou deux chansons avec les moyens du bord, filmé en plan séquence et avec une prise de son ambiante, comme si nous faisions un reportage radio.
L’idée a germé il y a presque un an. Mais il a fallu d’abord de chouettes maisons de disques acceptant que nous leur piquions leurs artistes pour une heure étrange. Il a d’abord fallu qu’un vidéaste de talent se joigne à moi pour leur donner une patte, il s’agit de Vincent Moon, qui a déjà écrit deci-delà sur la Blogo, et qui met tout son talent dans ce projet.
Tout est né de l’idée d’offrir un vidéocast inédit, de créer une nouvelle façon de partager la musique, de faire découvrir des groupes, de sortir des interviews-ritournelles et des chroniques. Aussi, entre nous, de passer des moments exceptionnels avec des artistes : se bourrer la gueule avec un, faire la manche avec un autre, explorer des voies ferrées désaffectées avec un troisième... C’est à chaque fois à deux doigts de foirer, c’est souvent étrange, c’est toujours un moment délicieux.
Tout n’est pas bouclé. Il nous faut régler quelques soucis techniques. Trouver quelqu’un capable de nous faire un lecteur flash de folie, trouver un hébergeur capable de délivrer vite les vidéos et de supporter la bande passante, régler les fils RSS pour le podcast... autant de trucs chiants (toute bonne idée, aide proposée sont bienvenues).
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