Zabladowski.org



Source: L’espresso de Télérama

Les fuites organisées

L’événement rock en Angleterre, c’est la tournée annoncée du groupe Radiohead, cet été. Retour via quelques festivals, après trois années d’absence. Le nouvel album n’arrivera qu’à l’automne, mais le groupe veut en tester quelques chansons sur scène. Seulement, à l’heure d’Internet, cela entraîne de sérieux risques de fuite : quiconque enregistrera ces chansons inédites pendant le concert pourra être tenté de les mettre à disposition sur le web. Problème ? Non, car Radiohead a trouvé la solution : les "fuites", Thom Yorke et ses amis les organiseront eux-mêmes, par le biais de quelques sites choisis (voire le leur), et les fans seront encouragés à s’en mettre plein les oreilles gratuitement. On n’est jamais mieux piratés que par soi-même… Dans un même registre, des dizaines de "démos" anciennes des Libertines sont apparus ces derniers jours sur Internet. On a cru un temps que Pete Doherty, le déglingué ex-leader du groupe, s’était fait voler son ordinateur et son contenu, mais il s’avère que c’est son meilleur ami qui a procédé à la distribution gratuite, avec l’aval de Doherty. Côté gratuité, on n’arrête pas le progrès. Ce sont les maisons de disques qui vont être contentes…

 01/06/2006
 vincent

Podcasts professionnels

Le podcast a le vent poupe. Même notre pauvre RTBF s’y est mise avec succès.  Certes, les fonctionnaires de la RTBF ne semblent pas avoir compris  parfaitement la raison de ce succès et prône un discours "digital lifestyle" à la Steve Jobs laissant entendre que si l’auditeur télécharge ses podcasts, c’est parce qu’il aime se constituer ses propres grilles de programmes dans l’ordre qui lui plait. En pratique, il n’en est rien. Si vous sondez les adeptes des podcasts de la RTBF autour de vous, vous constaterez vite que nombreux étant ceux qui n’ont pas la possibilité d’écouter une radio (que ce soit en FM ou en streaming) durant les heures où les émissions qui les intéressent passent, ils utilisent les podcasts de la RTBF comme d’autres utilisent un magnétoscope pour enregistrer l’épisode de Desesperate Housewives qu’ils rateront parce qu’ils doivent se rendre à un barbecue organisé par d’anciens camarades d’école ou des collègues de bureau.

Alors, cher Rudy Leonet, si tu me lis... Je parie que si ce truc de podcast avait existé à l’époque où Tyan donnait un peu de couleur à la programmation de ta "radio-boutons" si désespérément dédiée à tes amis de Placebo et d’Indochine, tu aurais eu la grande surprise de remarquer que nombreux sont ceux qui crevaient d’envie d’écouter Tyan, mais n’en avaient plus la possibilité.

Le podcast a le vent en poupe. Même Jérôme Colin, animateur déchu de la "radio-boutons", s’y est mis dans l’espoir d’en faire son gagne-pain. Je ne pourrais pas dire si c’est avec réussite, car Belgacom, le sponsor derrière cette reconversion a désormais l’habitude de dépenser de l’argent sans le compter vu que son offre télé doit engloutir plus d’argent en un week-end de fonctionnement que ce que vous pouvez espérer gagner en 10 ans de votre vie (et dire que s’ils en sont là, c’est grâce à notre argent... Enfin, c’est une autre histoire.) .

Jérome Colin... C’est un peu le Patrick Sebastien belge, en plus jeune, plus cool et avec cette délicieuse voix de canard qui le rend crispant. J’écris "Patrick Sebastien" parce qu’à l’instar de ce tenancier de cabaret, Jérôme Colin trouve tout le monde génial et extraordinaire. Bon, il ne va jamais utiliser de termes si démodés, il va utiliser des termes qui déchirent plus grave comme "taré". Dans le podcast que j’ai entendu matin, il a utilisé ce terme pour décrire Matmos. Matmos, une bande de tarés? Je suis sûr que ces deux perfectionnistes à la démarche hautement intellectuelle seraient heureux de l’entendre.  Enfin, là n’est pas le reproche que j’ai à formuler...

C’était donc la première fois que j’écoutais son podcast et cela m’a consterné de constater à quel point il n’y a aucune différence entre le Jérôme Colin de la radio et le Jérôme Colin du podcast. Il y a toujours cette désagréable impression d’écouter une émission radio traditionnelle purement promotionnelle où quelqu’un vend la soupe que des attachés de presse lui ont préalablement transmise (impression renforcée par la pub imbécile ouvrant son podcast). Alors, pour mieux faire passer la sauce, il enrobe tout cela dans une coolitude crétine qui me rappelle une vieille pub Belgacom (encore eux)  lançant  leur numéro de téléphone permettant de réserver des places de concerts. Pour vous inciter à mémoriser ce numéro indispensable, l’agence derrière cette pub s’était creusé la tête pour pondre des slogans affligeants comme "Tatoue-le toi sur la peau" ou encore "Grave-le sur ta mobylette".

Alors, cher Jérôme Colin, si tu me lis... A l’heure où ils sont des dizaines à faire des podcasts bénévolement pour partager honnêtement leur passion, toi, qui dispose de moyens que les autres n’ont pas (j’ai entendu ce matin que tu disposais même d’une régie qui te forçait à passer du Nina Hagen en t’appelant au préalable sur ton GSM dont la sonnerie ressemble étrangement à l’hymne de ton sponsor (serait-ce du placement de produit?)), pourrais-tu me dire si tu vois un avenir à ta manière de procéder?  Tu me fais penser au site des Inrockutibles (qui, à ce que j’ai entendu, sont depuis longtemps sous respirateur artificiel) qui ressemble tellement à un portail infâme qu’il n’a plus aucun poids par rapport aux dizaines de webzines dont les auteurs ne cherchent rien à gagner.


Source: Pinkushion

Un EP de Deerhoof en téléchargement

L’info circule depuis quelques jours : Pour célébrer le départ en bon terme de leur bassiste, Deerhoof propose en téléchargement gratuit un EP composé de matériel live et de reprises délirantes de My Bloody Valentine, Herman’s Hermits, Beatles...

http://deerhoof.killrockstars.com/

 04/06/2006
 vincent

Matmos - The Rose Has Teeth in the Mouth of a Beast

Matador (2006)

Il y en a un qui décrit la chose bien mieux que moi, mais vu que ce billet était de toute façon écrit, publions-le tout de même...

Matmos est un duo électro qui, lorsqu’il n’exerce pas ses talents de mercenaire chez Björk, pond des album-concepts (j’ai lu quelque part qu’on parlait de ’"conceptronica") qui laissent pantois tellement ils font passer leurs confrères pour des vulgaires attardés n’ayant pas encore découvert toutes les possibilités de leurs outillages électroniques. Au hasard, isolons A Chance to Cut Is a Chance to Cure, album construit autour de samples d’opérations chirurgicales et  The Civil War, album fusionnant brillamment électronique et folk anglo-saxon tradionnel (souvenez-vous). Pour ce The Rose Has Teeth in the Mouth of a Beast, Matmos nous compose 10 portaits de figures ayant marqué la communauté gay. Pardonnez mon inculture, mais mis à part quelques noms, je serais bien en peine de vous dire de qui il s’agit.

Chaque morceau étant un portrait différent, il est vain d’essayer de résumer cet album tellement cet exercice est éclectique et complètement schizophrénique. Pour parler de Valérie Solanas, féministe qui voulait tailler le sexe des hommes en pièces, Matmos nous propose un morceau répétitif principalement axé sur des superpositions de rythmiques binaires sur lequel se colle un enchevêtrement de sons non identifiables, parmi lesquels on croit reconnaître le bruit de ciseaux aiguisés. Patricia Highsmith grand nom du roman policier, est sans surprise dépeinte à travers une mélodie très cinématographique. Elle commence comme un jazz de polars noirs qui déjoue les clichés en usant de sonorités d’un clavecin, seul rescapé du travail accompli sur The Civil War. Elle termine par un imparable crescendo alliant rythme entêtant, cuivres grondants et courses de sonorités électroniques. Joe Meek premier producteur anglais indépendant, est associé à un furieux  et très fun surf rock se clôturant sur des jolies notes orchestrales. William S. Burroughs, écrivain clé de la Beat Generation, se voit dédier la mélodie d’un piano de saloon qu’un hymne chamanique orientalisant rythmé sur des bruits machine à écrire vient interrompre. Ce dernier résume assez bien le modus-opérandi de The Rose Has Teeth in the Mouth of a Beast, un assemblage de genres antagonistes que Matmos parvient à faire tenir grâce à son alliage de sonorités électroniques faisant office de fil conducteur. C’est casse-gueule à souhait et pourtant, cela fonctionne à merveille.

 05/06/2006
 vincent

The Flaming Lips au Vooruit


Source: L’espresso de Télérama

Current TV: le consommateur se fait publicitaire

Et si Current TV, la chaîne américaine imaginée par Al Gore, montrait la voie d’une convergence (enfin) possible entre télévision et Internet ? Entre un média de flux, dont une partie des programmes est réalisée par les téléspectateurs, et une plateforme contributive, type Dailymotion, qui permet aux internautes de poster leurs vidéos perso ? Originalité : la chaîne diffuse sur son antenne ses premiers « V-CAMs » (Viewer-created ad messages), des spots de pub sélectionnés au préalable sur son site Internet, et réalisés par les consommateurs-internautes eux-mêmes. Prenez Jerry, qui « travaille » pour Sony : « Mon camescope Handycam m’a conduit au-delà de mes rêves les plus fous ! », dit-il à sa caméra tel un slogan, avant d’envoyer des images de nature de ses plus beaux films, sur fond de guitares électriques : un ours friand de poissons, un caribou qui s’enfuit en courant, une baleine, un iceberg qui s’écroule... Jerry espère récolter le maximum de voix pour que son film soit retenu (et empocher un chèque de 1000 dollars). Les premières contributions, proposées par des amateurs de mieux en mieux équipés, ont déjà séduit des grandes marques comme Toyota ou L’Oréal qui, à leur tour, publient en ligne leurs cahiers des charges destinés aux candidats. La bonne affaire : le consommateur est prêt à encenser une marque en échange d’un peu d’argent de poche et d’une notoriété, somme toute bien dérisoire. Bienvenue dans la société d’hyperconsommation, émotionnelle et individuelle.


Source: 404 Brain Not Found

Aujourd'hui, c'est (encore) fin du monde

Aujourd'hui est le 6 juin 2006, soit 06/06/06, soit en enlevant les zéros 6/6/6 et en supprimant aussi les barres de travers 666.

Soit le chiffre de la bête. Alors normalement, aujourd'hui, on devrait tous mourir. D'autant que si on multiplie 6 fois 6 fois 6, on obtient 216 et que 2+1+6 est égal à 9. Et qu'en additionnant la place dans l'alphabet des lettre du chiffre neuf, on obtient 46, et 4+6 égal 10, soit 1+0, soit 1, chiffre du commencement. Tout le monde l'aura déduit de lui même.

Or, il es totalement déraisonnable de penser qu'un lien entre le 6 juin 2006 et le chiffre 1 soit pur hasard.

Le 6 juin 2006 sera un jour de renouveau pour l'humanité. Mieux vaut s'y faire et profiter de la journée, le chiffre de la bête est formel, nous allons y rester. Enfin, on espère.


Source: Clubic

EMI mise sur le P2P financé par la publicité

La maison de disques EMI vient de nous communiquer son intention de se lancer sur la commerciailisation de morceaux de musique via technologie Peer To Peer. EMI proposera ainsi son catalogue sur le service P2P "Qtrax" attendu pour la fin de l'année.

Ce service permettra de télécharger des morceaux de musique "limités" de façon légale, gratuitement après avoir visionné quelques publicités servant de base de financement. Une option payante permettant de s'abonner et de s'affranchir des publicités sera également proposée aux internautes.

Le montant de l'accord financier passé entre EMI et "Qtrax" n'a pas été dévoilé. EMI reste toutefois la première maison de disques à se lancer dans un tel service. Les fichiers téléchargés gratuitement sur "Qtrax" seront proposés dans un format propriétaire " .mpq", ils pourront être lus cinq fois, après quoi l'utilisateur pourra éventuellement passer à la caisse pour acheter le morceau. Il sera également possible de commander en ligne le morceau ou l'album de l'artiste écouté au format CD.

Qtrax que Vivendi Universal Music, Sony BMG et Warner Music signeront bientôt un partenariat similaire à celui adopté par EMI.


Source: L’espresso de Télérama

Jamie Foxx is "Bob"

Après Ray Charles dans Ray, Jamie Foxx devrait incarner une seconde légende de la musique : Bob Marley. I shot the sheriff retracera la vie de l’icône du reggae. Ce biopic sera réalisé par Rachid Bouchareb, qui a récemment fait sensation à Cannes avec Indigènes.

 07/06/2006
 vincent

Lost - Saison 2 (2/3)

de J.J. Abrams

Voilà le deuxième tiers de cette deuxième saison passé (pour tout avouer: la deuxième saison est terminée, mais j’ai dû mal à trouver la motivation pour regarder les autres épisodes), l’heure d’un deuxième bilan a donc sonné (souvenez-vous du premier) .

Au cas où vous en douteriez encore, les scénaristes de Lost n’ont foutrement aucune idée de comment avancer ou clôturer certaines pistes. Alors au lieu de tenter de trouver une raison à tous les indices éparpillés durant la première saison et le premier tiers de la deuxième, ils ont décidé d’aller de l’avant et de trouver une nouvelle cause n’ayant rien à voir avec les précédentes. Maintenant, on nous promet un crescendo vers une bataille épique avec à ma droite: le clan des disparus méné par Jack et entraîné par Ana-Lucia et à ma gauche: le clan des Autres mené par un barbu et entraîné par on ne sait pas encore qui.  Mais bon, n’avançons pas trop vite non plus. Ce crescendo sera lent et interrompu par plein d’histoires inutiles dignes de La petite maison dans la prairie (et de temps en temps X-Files), d’impondérables (ben oui, il y a des acteurs clés de la série qui, devant exercer leurs talents ailleurs, disparaissent ou meurent). On s’ennuie ferme donc et on attend que cela se passe sans être plus sûr que les scénaristes ne vont pas changer d’idée entre-temps et finir par ne pas tenir cette promesse de confrontation ultime.

Alors, on se console avec le seul véritable intérêt de la série: le Sawyer show.  Sawyer, vous savez, ce salopard grunge au grand coeur et aux longs cheveux blonds qui a été élu l’homme le plus beau de la série. Sawyer, maître de la réplique et du don de surnoms qui tuent. On se surprend à éclater de rire plus d’une fois par épisode.  Je ne sais pas si la version française rend justice aux dialoguistes responsables de ces purs moments de bonheur. Si pas, je vous invite à essayer la version originale, car cela vaut vraiment le détour et finit par excuser pas mal de choses.

 12/06/2006
 vincent

Marie Antoinette

de Sofia Coppola

Après Lost In Translation, film très juste, mais au final assez anecdotique sur la perte de repère et l’amour platonique qui vaut surtout pour la prestation en roue libre de Bill Murray, excellent clown désenchanté et celle de la future icône L’Oreal qu’est Scarlett Johansson,  Sofia Coppola revient avec Marie-Antoinette qu’elle nous sert sur un plateau d’argent aux poignées d’or et aux contours sertis de diamants.

Marie-Antoinette conte l’histoire de la jeune fille du même nom qui a épousé Louis XVI, le roi qui succomba à la Révolution Française. Sofia Coppola suit cette ingénue à la découverte de l’aristocratie dont la préciosité n’a d’égale que le nombre de protocoles grandiloquents auxquelles sont soumis les résidents de la cour. Si dans un premier temps, la petite Marie voit Versaille comme une prison dorée où tout n’est que grandeur et décadence, elle va rapidement se plier au jeu et devenir la caricature de la reine nantie vivant dans la luxure et l’opulence. Bref, à mille lieues des préoccupations du peuple qui prépare sa révolution.

Les deux tiers du film sont une magnifique reconstitution de la vie de cette cour au cérémonial pompeux et ridicule qu’était Versaille. Les décors et costumes sont majestueux. Kristen Dunst, ex-petite amie de Spiderman, qui interprète Marie Antoinette est rayonnante et incarne à merveille cette ingénue rêveuse et maladroite. Si cela se laisse regarder sans déplaisir, ce défilé protocolaire entrecoupé de scènes de fête où le champagne coule à flot est cependant trop répétitif. La bande-son qui, vu les goûts de Sofia Copolla, est sans surprise anachronique et composée de morceaux d’Aphex Twin, The Strokes, The Cure, Gang Of Four et autre Siouxsie and The Banshees, ne change pas la donne.

Le dernier tiers est proprement laborieux et plombe un film qui jusque-là, faisait plutôt bonne figure. Les séquences se télescopent sans finesse dans un mélange de styles effroyables. On a du mal à décrypter la temporalité de l’action et on est tout surpris d’arriver à la révolution. Certains moments sont proprement navrants. Cette scène contemplative où Marie Antoinette s’épanouit avec sa fille dans la nature donne l’impression que Sofia Coppola singe Terrence Malick. Ces séquences où, visiblement à court d’idées, elle suggère l’évolution à travers un défilé de peintures. La mise en image du siège de Versaille use de subterfuges fauchés dignes d’une production télévisée. Bref, c’est aussi naïf et maladroit que sa crédule héroïne!


Source: Courrier International

Mondial : Pas la fête pour tout le monde

Les Marocains aussi pourront voir les stars du ballon rond, puisque, "grâce à l'intervention personnelle de Sa Majesté le roi Mohammed VI auprès du président des chaînes de radio et télévision arabes ART, le Maroc a obtenu le droit de retransmettre gratuitement sur les chaînes publiques le match d'ouverture, les demi-finales et la finale de la Coupe du monde de football 2006", se réjouit Aujourd'hui le Maroc.

Mais est-il bien normal d'en arriver ainsi, tout roi qu'on est, à quémander la gratuité des matchs ? "La Coupe du monde à l'œil est une ère bel et bien révolue. Le Mondial passe par la désormais incontournable lucarne de la sacro-sainte logique du monde des affaires", note La Tribune d'Alger. Et El-Watan de regretter le fait que "de nombreux peuples du tiers-monde ne pourront suivre, comme ils le font d'habitude, les péripéties de la compétition sur les stades allemands".

Le quotidien algérien relève que, autrefois, "la FIFA mettait en avant les vertus du football en tant que facteur de rapprochement entre peuples et permettait aux populations économiquement démunies de capter l'image à moindres frais. C'était le temps où l'instance internationale cherchait à populariser la pratique du ballon rond dans les zones les plus reculées. Ce n'est plus le cas aujourd'hui : le profit a pris le pas sur la noblesse des principes véhiculés autrefois, battus en brèche par les droits télévisés faramineux que la FIFA va engranger grâce à la Coupe du monde." Le Financial Times révèle d'ailleurs que ces droits vont rapporter à la FIFA "plus de 1 milliard d'euros".


Source: Télérama

Loana chez les Papous

Les caméléons, une nouvelle émission de téléréalité commandée par France 2 fait grincer les dents. Les candidats devront s’immerger dans la vie de tribus authentiques, africaines notamment. A quelques jours du début du tournage, chronique d’un dérapage annoncé.

Ils vont s’installer dans une tribu du bout du monde, enfiler un pagne, piler du mil, dormir par terre, chasser, pêcher, etc. Ils ne sont pas ethnologues, mais... candidats d’un jeu provisoirement intitulé Les caméléons. L'émission est prévue pour la rentrée sur France 2 : six gentils occidentaux civilisés qui, pendant six semaines, et sous l’oeil des caméras, vivront successivement la vie follement exotique de tribus authentiquement authentiques : Les Hadzabe de Tanzanie, des Papous de Nouvelle-Guinée, des cow-boys du Montana, des Aymaras du Lac Titikaka... le chef de chaque village élira celui qui s’adaptera le mieux, notamment dans le cadre d’épreuves préparées par l’équipe de production.

Des candidats mis en une situation , filmés au quotidien, avec des épreuves à réussir ? Encore une émission de téléréalité, vous dites-vous... Raté : "C’est un jeu documentaire d’aventures", explique sans rire Jean-Baptiste Jouy, directeur des programmes de France 2, "une course autour du monde revisitée". Sauf que dans la célèbre "course" les candidats n’étaient pas filmés: ils filmaient. Sauf qu’on ne leur demandait pas de singer leurs hôtes, lors d’improbables épreuves. Sauf que l’émission n’était pas produite par Extra box, une filiale d’Endemol plus connue pour ses productions de téléréalité que pour ses documentaires... Mais bon, on ne se battra pas sur sur les mots. Téléréalité ou pas, le "jeu", dont le tournage commence ces jours-ci en Afrique, fait déjà grincer des dents.

 13/06/2006
 laurent

Model/Actress - EP

Thick Records

Ce disque est aussi incroyable que court. Le premier EP de ceux qui ne se la racontent pas (...) tient en tout et pour tout en 5 titres, soit même pas un quart d’heure. Pourtant, leur son vous transperce les neurones comme le ferait la tronçonneuse imagée que représente votre belle-mère. Un coup d’œil sur leur CV éclaire tout de suite le bazar : les protagonistes sont tous des rockeurs ayant officié ailleurs avant de se constituer en trio. Au chant/guitare, nous avons Todd Philips (Bullet LaVolta), au synthé Monostereo (Brainiac, réalisateur de vidéo-clips e.a. pour les Strokes ou les Black Eyed Peas) et à la basse Curtis Mead (Chamberlain). Alors qu’ils travaillent tous trois dans le milieu du cinoche à LA, Adam Wade (Jawbox / Shudder to think) provoque la rencontre et instigue Model/Actress. Côté invités, on trouve David Yow (Jesus Lizard) sur "The Nodder" et John Schmersal (Enon, Brainiac). Enfin, derrière la table de mixage, c’est Bruce Macfarlane et Wally Gagel (Sebadoh, Folk Implosion). Enfin, Rey Washam (Rapeman, Scratch Acid) a été recruté sur le tard pour être colloqué derrière les fûts. La couverture, cachant un petit poster, est une œuvre - très zarbi - de Saiman Chow. La liste des ingrédients, adjuvants, colorants et exhausteurs de goût ayant été pour le moins détaillée (remercions au passage les nouvelles directives européennes en la matière...), disons d’emblée que tous ceux-ci se retrouvent de près ou de loin dans le produit final, tout en évoquant un mélange de rock énergique à la Girls against boys/ Six or seven et le stone rock de Queen Of The Stone Age. De la bombe quoi !

 14/06/2006
 vincent

The Extreme Diet Coke & Mentos Experiments

Que se passe-t-il si vous combinez 200 litres de Coca-Cola light avec plus de 500 mentos? Un truc complètement dément et étonant.

Cette vidéo vous montre cet effet saisissant.

 16/06/2006
 vincent

24 Heures - Saison 5

de Joel Surnow & Robert Cochran

Au fil des saisons, le monde décrit dans la série 24 Heures est devenu un peu la cité obscure des Etats-Unis, une sorte d’univers parallèle ressemblant comme deux gouttes d’eau au modèle original, mais qui diffère par ses représentants politiques. Alors que cela fait bientôt 8 ans qu’on trouve la même tête dans le bureau ovale, dans 24 heures, les citoyens de cette Amérique parallèle ont déjà connu pas moins de 3 présidents qui, étrangement, auront  vécu pas mal d’événements faisant écho à la réalité. 

La 2ème saison faisait un parallèle intéressant avec la guerre en Irak. Même si on tombait très rapidement dans l’insupportable théorie du "Grand Complot", elle avait le mérite de trancher avec les discours américains de l’époque.  La 3ème saison s"intéressait au financement des campagnes présidentielles et démontrait bien à quel point les présidents sont les marionnettes d’obscurs mécènes. La 4ème saison faisait l’impasse sur ce second niveau de lecture. Visiblement les scénaristes ne bénéficiaient plus de la même liberté et au final, cette saison faisait vraiment figure de parent pauvre et de bête film d’action interminable. La 5ème saison continue dans cette lignée qui tend à transformer 24 heures en pur produit aseptisé. Il y a certes une intrigue politique "osée", mais celle-ci tient tellement de la grosse conspiration aussi subtile qu’un gros pet puant qu’on ne cherche plus à lui accorder un quelconque crédit. 

Cette 5ème saison a cependant le mérite de faire meilleure figure. Si la précédente souffrait d’un scénario cumulant les rebondissements téléphonés, cette saison est, à défaut d’être haletante, pas ennuyeuse. C’est souvent prévisible, mais il y a le léger degré d’imprévisibilité qu’il faut pour qu’on soit motivé à regarder la suite. En prime, pour la première fois de l’histoire de la série, la saison est vraiment bien équilibrée. Il n’y a pas ces périodes plus creuses ou  misant trop sur la surenchère de rebondissements. Bref, cette 5ème saison se laisse voir, mais n’est pas indispensable.

Alors est-ce que je regarderai la 6ème saison? Oui, car le "cliffhanger" final promettant  un hommage aux bons vieux films de Chuck Norris a réveillé l’amateur de démastiquage de vietcong qui sommeillait en moi.


Source: CASACOSMANI

Pour en finir avec le rock belge (I)

L’intérêt pour le rock local en Belgique francophone est une mode, le public est avant tout adolescent, les groupes n’ont pour la plupart sorti qu’un seul et unique album. Les modes, ça meurt, les ados, ça devient adulte, les deuxièmes albums, ça ne prend pas toujours. Quant aux médias qui soutiennent ce rock wallon plus que de raison, certains sont en très grande difficulté : qui dit que Pure FM a un avenir avec ses 50.000 auditeurs ? Qui dit, surtout, qu’il n’y a pas un nouveau mouvement musical et social qui se prépare, un truc tout à fait neuf et étonnant, comparable au punk et à la house et qui désintéresse tous ces gens de ce rock lambda pas fort aventureux ?

 19/06/2006
 vincent

Essaye-moi

de Pierre François Martin-Laval

Ce film est une sacrée brise, à mille lieues de toutes ces comédies légères comme des fondues savoyardes auxquelles nous a désormais habitué le cinéma français. Produit comme un film indépendant, ce film écrit, réalisé et joué par Pierre François Martin-Laval, fils spirituel de Pierre Richard (qui joue d’ailleurs dans le film) et plus connu comme Pouf, le cascadeur enfantin qui donnait un peu de légèreté aux  Robins des Bois, Essaye-moi conte l’histoire du petit Yves-Marie qui demande la main de son amie. Celle-ci refuse et lui répond qu’elle acceptera lorsqu’il aura été dans les étoiles. 24 ans plus tard,  Yves-Marie, grand enfant limite autiste, est devenu cosmonaute. Il revient à la charge. Elle refuse, mais accepte quand même de l’essayer 24 heures.

Essaye-moi brille par sa simplicité et sa naïveté assuméee. Si on voulait être pompeux et intello, on parlerait de "poésie décalée", mais vu qu’il n’a jamais la prétention de paraître plus intelligent qu’il ne l’est.... Ce film ravira petits et grands et fait déjà sans conteste figure d’un des meilleurs anti-dépresseurs de l’année.


Source: A Mad Tea Party

De l'art contemporain

Alors que je zappais en attendant Nip/Tuck, je suis tombée sur le clip de Stars are blind, la fameuse chanson de Paris Hilton (qui n’est pas mauvaise, dans le fond, on dirait du Gwen Stefani à son plus mielleux)… Et j’ai une fois de plus été frappé par le génie – probablement involontaire – avec lequel Paris bouleverse les schémas ordinaires qui régissent l’étroit univers des starlettes blondes.

Le postulat de base à lui seul est ébouriffant de postmodernisme : Britney Spears est d’abord chanteuse, puis starlette blonde. Paris Hilton, elle, se contente d’être starlette blonde, libérant ainsi la fonction de tout ce qu’elle comptait comme pré-requis superflus. En cela, Paris Hilton est une starlette blonde beaucoup plus puissante et efficace que les autres, puisque rien ne vient la distraire de son rôle : elle se contente d’être. De même, son public de fans n’a pas à être dérangé par telle nouvelle orientation de carrière ou tel revirement artistique douteux (jusqu’ici du moins) : il est attaché à son essence, pas à sa production.

L’exercice ne risque même pas d’écorner l’existence de Paris Hilton en tant qu’être médiatique quasi dénué de toute attache terrestre, ne vivant que pour sa fonction d’inutilité suprême. Parce que notre chère starlette a pris soin de dénuer sa production artistique (hum) de tout contenu ! Il n’est dès lors pas question d’aimer ou de ne pas aimer Stars are blind en tant que chanson, puisque c’est la chose la plus inoffensive qu’il m’ait été donné d’entendre. Pareil pour le clip, c’est d’un vide sidéral, là où même Britney essaye d’élaborer des petits scénarios. Tout ce que touche Paris devient aussi creux qu’elle-même, vide par lequel et pour lequel cette créature existe. J’admire franchement le coup de maître. Les dadaïstes n’auraient pas fait mieux, si ?

 22/06/2006
 vincent

The Road to Guantanamo

de Michael Winterbottom

Il y a quelque temps, un ami m’a dit que ce qui était écoeurant dans la série 24 heures, c’est qu’elle prônait un discours qui légitimait la torture. On ne peut pas lui donner tort. Dans 24 heures, tous les moyens sont bons pour soutirer les informations qui pourront éviter un acte terroriste dégueulasse. Personnelement, en tant que parfait spectateur neuneu que je suis, je n’avais jamais noté ce message caché, car dans 24 heures, on torture jamais des innocents. C’est toujours des crapules qui n’hésitent pas à mettre en danger la vie de centaines d’innocents. Bref, c’est normal d’en arriver là!

Sous ses airs de docu-fiction, The Road to Guantanamo reconstitue les conditions de détention inhumaines de la prison de Guantanamo. Ce qui est marrant, c’est que toutes les techniques de déstabilisation vues au fil des saisons en 24 heures apparaissent. Certes, c’est beaucoup moins technologique. Si dans 24 heures, on fait perdre le repère et le sens de l’orientation du détenu à coup de gadgets électroniques, à Guantanamo, de simples casques anti-bruits et lunettes de chantier opaques suffisent.

Le problème de The Road to Guantanamo est qu’il est complètement biaisé. Dès le départ, on sait que les détenus que l’on va suivre dans cette reconstitution sont innocents. Alors, d’office, on se doit d’être choqué par ce qui leur arrive. Quand en aurait-il été si Michael Winterbottom nous avait  montré des détenus que l’on sait coupables, qui juste avant leur arrivée à Guantanamo, avait fait sauter un building avec 250 innocents? Là, je suis sûr que 90% des spectateurs n’aurait pas été choqué et aurait trouvé normal que ces salopards se fassent traiter comme des chiens. Ils l’ont bien mérité. Seuls ceux qui ont une conscience aiguë de la justice n’auraient pas tenu un tel discours. Que quelqu’un ose me prétendre le contraire...

 25/06/2006
 vincent

The Omen 666

de John Moore

Honnête remake de La Malédiction. Si on le compare à l’original, il n’apporte strictement rien de plus, mais il a cependant le grand mérite de ne pas le déshonorer. Le seul truc qu’on pourrait lui reprocher est son parallèle foireux avec l’actualité qui n’hésite pas à faire le rapprochement entre la naissance de l’antéchrist et le 11 septembre.


Source: Le blog au Gunz

Vivement mon cancer

Et voila, c’est l’été depuis quelques jours, un jour fait beau, un jour fait moche. L’année scolaire est terminée, les examens sont corrigés, les chroniques du soir vont s’intérompre pendant l’été et on est en congé de jeu du dico. Je devrais avoir plein de temps pour bosser sur la fin d’une pièce, le début d’un roman avec des illus de Boucq et un autre avec une histoire triste de loup garou, de slogans, de télé, de vie dans de petits appart’ cher, de centre commerciaux, de job débile... Enfin, pas le genre de bouquin qui va se vendre. Le pire, c’est que je m’en fout. Enfin, non, je m’en fout pas... Ca m’énerve... J’aimerais avoir d’en coup 70 000 000 d’euros et m’acheter une grande maison avec un grand jardin et passe mon temps à glandouiller. Mais pour avoir cette maison, faudrait que je bosse, mais là en fin d’année, en bout course, j’ai plus un gramme d’énérgie, je passe mon temps à classer mes listes de lectures itunes sans les écouter, à descendre piquer un bonbon à ma fille, à payer une facture d’eau. Je ne fait même plus de sport. Je pèse 68 kilos pour un mètre quatre vingt. C’est pas assez. Je devrais faire 73. A 73 je ressemble à quelque chose. A 68 j’ai l’aire maigre. Rien de plus nul qu’un type maigre. Et je perd mon temps sur ce blog que je devrais fermer histoire d’avoir le temps de bosser sérieux. Je devrais boire moins de vin australien, je me réveil avec mal à la tête.

Enfin... Dans 2 semaines tous le monde part dans le sud. Il va faire tellement chaud que ce qui me reste de cerveau va fondre et j’aurai un gros truc mou et gris à l’intérieur de la tête. Avec les gris des enfants au bord de la piscine et les appéros, ça ne va pas être propice au travail. Et puis ce sera septembre et il recommencera à pleuvoir.

Vivement mon cancer, tiens, que j’ai enfin une bonne excuse pour rien foutre...

 27/06/2006
 vincent

22ème Fête de la Musique sur la Place des Palais

La grande fête populaire qu’est la Fêtes de la Musique aurait pu être sous-titrée cette année: "Fêtons la musique mollement". Plus que jamais, on passait plus son temps à boire des bières qu’à regarder des concerts. Cette année, la Place des Palais accueillait un panel de has-beens ou futur never-was. En ouverture, Le Peuple de l’Herbe faisait peine à voir tellement leur musique abuse de styles poussiéreux comme la jungle. La variété mièvre d’Eté 67 sonnait encore plus pathétique que sur CD. Seul le chanteur adaptant des poses à la Johnny Hallyday sauvait quelque peu la mise. Babylon Circus confirmait que le ska est définitivement une musique soûlante. Enfin, Fun Lovin’ Criminals, version alternative fauchée de Santana, clôturait et était visiblement heureux de jouer, car c’est sûrement une des dernières fois de leur carrière que ses membres joueront devant autant de monde.

Enfin, je n’aurais pas été pour rien, car j’ai appris que selon les Incas, la fin du monde est prévue pour 2012. La prédiction ne dit pas si ce sera avant ou après la 28ème édition des Fêtes de la Musique.

Erratum: Un lecteur bien informé me signale que la date de la fin du monde est connue et est prévue pour le 21/22 décembre 2012 (selon décalage horaire), soit exactement 6 mois après la Fête de La Musique. Ce lecteur a eu également la gentillesse de mentionner sa source. Si cela vous intéresse d’en savoir plus, c’est ici.

 27/06/2006
 laurent

Les gladiateurs du nouveau millénaire

Une fois n’est pas coutume, on va parler de foot sur Zabladowski. Pourquoi ? Et pourquoi pas? Sincèrement, parce que je passe mes soirées à ne regarder que ça, et que hier soir j’ai vraiment regretté d’avoir passé tant de temps devant cet écran alors qu’il ne se passait absolument rien sur le terrain. J’aurais mieux fait de rejoindre ma femme qui regardait Nip/Tuck, car de la chirurgie esthétique il n’y en a point eu autour du ballon...

D’abord, Australie-Italie, nada. Ensuite le plus qu’insipide Suisse-Ukraine. S’il y a bien un quart de finale qui n’intéressera pas grand monde pour la beauté des gestes, c’est Italie-Ukraine. L’Italie n’est plus que l’ombre d’elle-même (mais toujours aussi forte dans la commedia dell Arte), l’Ukraine semble être une flopée de repris de justice qui joue comme des patauds...mais sans la bagarre.

Ah, que l’on regrette un match bourré de mauvais esprit/jeu et de disputes comme l’était ce Pays-Bas-Portugal, devenu peut-être un moment pitoyable pour le foot en général - ô que ça fait bien de le dire (hypocrite) - mais ô combien divertissant pour le téléspectateur, à l’image de ce qui se passait dans les amphithéâtres romains. Certains disent que le France-Espagne de ce soir, que la presse et les joueurs/sélectionneurs interposés se plaisent à chauffer au fer blanc, pourrait lui aussi virer à l’empoignade. A ne pas rater donc.


Source: 404 Brain Not Found

La vache est-elle le pire ennemi du poulet?

Ca fait maintenant quelques mois qu’on n’en a plus entendu parler, alors même qu’elle devait mettre fin à toute humanité sur la planète juste avant la printemps: la grippe aviaire est définitivement un has-been médiatique de la plus pure espèce. Mais est-ce pour autant que le virus volatile a définitivement déserté nos contrées ? Presque. La maladie a déserté la Malaisie, les cas de contamination d’homme à homme ne sont même pas impressionnants à filmer.

De l’autre côté de la basse-cour, la vie n’est pas aussi rose puisqu’on découvre cette semaine que la maladie de la vache folle prendrait plus de 50 ans à incuber chez l’être humain. Chacun pourra évaluer avec un certain bonheur la date de son dernier hamburger pas assez cuit de vache qui avait mangé de la vache qui avait mangé de la vache.


Source: Actustar

Tori Spelling s'est réconciliée avec son père juste avant sa mort

Le célèbre producteur de télévision Aaron Spelling est mort vendredi dernier à 83 ans d’une attaque et a pardonné à sa fille juste avant.

Tori Spelling, déçue de ne plus avoir de rôle dans les séries de son père, est sortie du giron familial en prenant avec succès la tête de l’émission So noTORIous qui ironise sur sa propre famille. Entre autres, elle se moquait en début d’année de la pièce de la maison de ses parents entièrement dédiée aux achats sur eBay de sa mère, ce qui a conduit cette dernière à aller jusqu’à menacer sa fille de poursuite judiciaire.

La jeune actrice qui s’est mariée en mai avec l’acteur Dean McDermott, un mois seulement après l’annonce de son divorce d’avec Charlie Shanian, déclare au magazine américain People : "Je suis heureuse d’avoir pu me réconcilier avec mon père avant qu’il ne parte et nous avons eu la chance de pouvoir nous dire que nous nous aimions." Elle ajoute : "C’est vraiment extraordinaire d’avoir un parent qui avait pour moi un amour inconditionnel. Il avait un coeur aussi gros que son talent et comme bien d’autres, je déplore son départ. C’était un homme extraordinaire et un père encore plus extraordinaire."


Source: La Blogothèque

Jour 8

Je reviens du futur, et je vous l’annonce: le MP3, c’est terminé. La guerre contenant/contenu s’est achevée par le triomphe du premier sur le second et ce sont quelques opérateurs futés qui ont raflé la mise en passant très vite des accords avec The Major (dans le futur dont je reviens, il n’y a plus qu’une seule major du disque, qui gère les droits des catalogues de Sony-BMG, Warner, EMI et Universal. Par ironie autant que par état de fait, elle a choisi de s’appeler « The Major »). Il est désormais possible, à partir de n’importe quel écran, de se connecter 24 heures sur 24 à une base de données regroupant toute la musique enregistrée, mais aussi tous les films, toutes les archives des chaînes de télévision, tous les livres, tous les jeux vidéos. Le tout via un système de forfaits s’adaptant aux habitudes de consommation et calqué sur celui de la téléphonie portable.

Le téléchargement, c’est terminé : tout se passe désormais en superstream, la formule accélérée du streaming qui rend chaque contenu immédiatement disponible à partir de n’importe quel appareil mobile comme fixe. C’est évidemment sur les dépassements de plafond que les opérateurs se sont fait leur beurre : devant le côté inépuisable de l’offre, beaucoup s’y sont engouffrés pour ne plus jamais remonter à la surface. Des psychologues ont commencé à s’intéresser au phénomène de ceux que la presse éléctronique a surnommé les "culture junkies" : des jeunes consommateurs, assoiffés de connaissances, perdant leurs repères dans la réalité à force de vivre dans une fiction numérisée dont ils font une consommation abusive, quand elle n’est pas permanente.

 29/06/2006
 vincent

American Dreamz

de Paul Weiltz

American Dreamz est une comédie satirique qui tente d’égratigner Geogres W. Bush et sa politique. Helas, un peu à l’image des Guignols de l’Info, le ton est tellement beauf qu’American Dreamz rend sympathique ce qu’il dénonce.

 29/06/2006
 laurent

Les rats d'égout dégoutent

Nul besoin de vous rappeler la triste nouvelle apparue hier concernant la disparition des deux fillettes à Liège. Je rentre à la maison et le dis à ma femme, qui n’était pas encore au courant. Vu l’heure, elle allume RTL TVI (chaîne qui brille, avec la RTBF, par sa nullité extrême). Affligeant. Je savais que ça ramait au niveau des rats d’égout, mais enfin, à ce point-là s’en est surréaliste. Surtout quand Lejeune, l’un des papas des fillettes de l’affaire Dutroux, demande expressément, sur le plateau, qu’on laisse les proches tranquilles, et que, comme seule réponse, on passe à l’équipe siégeant au domicile des parents pour savoir s’il y a du neuf. Du neuf ? Et les micro trottoirs ? (qui a inventé cette connerie monumentale ?) "Vous avez peur dans votre quartier maintenant ?". Mais qu’est-ce que c’est que ce journalisme de bas étage ? "Avec toutes les dernières affaires (et de rappeler Joe ou les faits divers à Anvers), la Belgique traverse une période de violence extrême". Après ça, on s’étonne que l’extrême droite fait des ravages…Dégoûté.


Source: L’espresso de Télérama

La fille de Cash

Lundi dernier, 26 juin, à Paris, tandis que les très hype losers du Brian Jonestown Massacre jouaient devant une salle comble, une foule très clairsemée investissait le New Morning. L’artiste qui s’y produisait n’était pourtant pas une jeune chanteuse de jazz délavée en showcase. Il s’agissait, au contraire, d’une figure majeure de la country musique. Son nom ? Rosanne Cash. Oui, la fille de son légendaire père, une femme au caractère aussi trempé que celui de son illustre géniteur. Cette chanteuse intense, doublée d’une remarquable parolière, a largement contribué, par sa plume alerte et acérée, à déringardiser une country féminine, trop souvent pétrie de niaiserie. Mais il faut croire que Rosanne Cash qui, il y a encore peu, attirait quelques centaines de fanatiques à ses rares concerts français, ne fait plus recette. Et ce, malgré la surmédiatisation (méritée) de son père disparu à travers le succès du biopic Walk the Line. Johnny Cash, dont un cinquième volume posthume de ses poignantes American Recordings (V : A Hundred Highways) paraîtra le 10 juillet, ferait-il plus d’ombre à sa fille mort que vivant ? Ce serait trop injuste. Car, hormis son groupe d’accompagnateurs qui ne casse pas trois pattes à un canard, rarement Rosanne n’a semblée aussi en voix et épanouie. Et son tout dernier CD, Black Cadillac, fait honneur au nom de Cash.


Source: Le Monde

Mondial 2006 : Money, money, money...

L’indice IFO, qui mesure le moral des entrepreneurs allemands, a atteint (avec 106,8 points) son plus haut niveau depuis février 1991, période du boom économique qui a suivi la réunification allemande. Le Mondial, et les bonnes performances de la Mannschafft, attise les spéculations d’une remontée plus rapide que prévu des taux directeurs.

Adidas a déjà  réalisé un chiffre d’affaires de 1,2 milliard d’euros cette année avec ses articles de football.  L’équipementier sportif allemand, partenaire officiel de la FIFA, a déjà vendu 15 millions de ballons "Teamgeist" du Mondial (6 millions en 2002), et écoulé 3 millions de maillots, dont 1,5 million pour la seule équipe  d’Allemagne (contre 250 000 en 2002).

 


Source: 404 Brain Not Found

Les candidats à la candidature se clonent entre eux

Après Sarkozy, après Galouzeau, après Fabius, après Strauss Kahn, après Hollande, après Ségolène, après Chirac lui-même et comme si ça ne suffisait pas, Jospin entre dans la course, suivi de près par Martine Aubry, dans la course ou plutôt dans la ronde des belles effarouchées qui pourraient éventuellement se présenter à la tête de la république bannière de France (80% en 2002, faut-il le rappeler ?).

C’est devenu comme une mode, avant les élections, il faut se faire désirer. Dé-si-rer. D’abord, il s’agit de dire que pourquoi pas, on serait bien candidat (pour passer le temps). Ensuite, que finalement non (on est trop bien pour ça). Puis, attendre que tout le monde en parle (si vous insistez, mais c’est bien pour vous faire plaisir). Constater que tout le monde s’en fout (saloperie de Coupe du monde). Et se présenter quand même (’y a pas de raison que les autres y aillent et pas moi).

Si Strauss Kahn n’a pas eu besoin de Coupe du monde pour constater que, dans son cas, on risque de rester au stade où tout le monde s’en fout, Sarkozy, lui, est bloqué dans la phase "si vous insistez, je veux bien dépanner".

L’objectif ? Outre faire les beaux devant la caméra (c’était ça ou présenter le Kéno avec le fils de Jacques Martin), il s’agit surtout de reculer au maximum le moment compliqué du débat d’idée. Voire même pourquoi pas l’éviter totalement, comme ça a été le cas en 2002. Eviter à tout prix de parler de programme, de bilans, de projet, de politique. Parce que ça, si on savait faire, ça se saurait.

Alors, on va continuer à s’amuser mollement entre candidats à la candidature. En attendant désespérément que quelqu’un ait une idée dont on pourrait débattre. Sinon, on va faire comme d’habitude. On va voter pour celui qui a la plus jolie cravate. C’est déjà ça.

 30/06/2006
 laurent

L'industrie du bonheur

Une véritable industrie, dont le public de plus en plus jeune fait pousser des soupirs de lassitude aux plus pessimistes quant au futur. Une organisation tip top, un service d’ordre à la garde, une foule impénétrable, un ramassis de gueulards chantant faux sur chaque parcelle du pré, un brouhaha nauséabond entre les deux scènes, des concerts qui se succèdent comme autant de numéros rôdés pour club de premier âge en vacances (ou comment faire une colonie avec 60000 personnes - Yo, yo, yo avec Manu!), une bière qui coule pour autant qu’on ait les moyens, de même pour toute cette junk food dont on nous prévient pourtant à longueur d’année les méfaits sur la santé, un son impeccable entre les deux colonnes de baffles et entre 15 et 30 mètres de la scène – on a calculé pour vous - et exécrable ailleurs, des flaques de vomi parsemant le sol, des chiottes qui feraient passer les toilettes d’autoroute française pour des summums de propreté…

J’ai nommé : Werchter !

 30/06/2006
 vincent

Notre jeudi dans l'industrie du bonheur

Maintenant que le décor a été si bien planté par Laurent, venons-en à la musique.

Le premier groupe qu’on a pu voir est Deftones, une bande d’adultes en short et chaussettes à la mine vaguement patibulaire jouant du métal pour adolescent qui pourrait faire éventuellement peur à votre gand-mère.  On a un peu l’impression de voir les grands frères de Linkin Park. Dès ce premier set, on remarque directement le plus grand problème de Werchter, festival de la démesure où tout est plus grand et plus élevé qu’ailleurs. C’est bien joli une super-méga-géante grande scène qui pourrait accueillir tous les groupes de l’affiche de Dour en une fois, mais encore faut-il que les groupes aient une stratégie pour occuper  un espace aussi grand. Des 4 groupes que nous aurons vus, personne n’est parvenu à trouver la solution à ce problème obtus. Ils ont beau gesticuler, sauter ou rouler sur eux-mêmes, rien n’y fait, on a un peu l’impression de regarder 4 microbes perdus dans un corps sans vie. Au final, on est bien content de suivre la prestation sur les grands écrans jouxtant la scène, car les caméras cadrent mieux l’effort et le montage donne un semblant de rythme. 

On continue dans le métal avec Tool. La musique se fait plus crépusculaire, le chanteur en jette nettement plus et son timbre est plus mature. Hélas, on découvre vite le nouveau piège tendu par cette industrie du bonheur. Werchter attirant un public exclusivement néerlandophone, celui-ci comprend les subtilités de l’anglais et se plaît à montrer cette connaissance en entonnant systématiquement les paroles des chansons qu’il préfère. Vous vous retrouvez donc dans un karaoké géant comptant près de 30.000 voix. Le résultat est insupportable et sonne comme la défunte émission dédiée à la discipline, La  Fureur du Samedi Soir.

Ensuite, vient Manu Chao celui qui, espérions-nous,  allait un peu tirer l’ensemble vers le haut. Las, accompagné d’un groupe de manchots vraisemblablement rescapés de la scène punk française des années 80, Manu Chao, coiffé très Yannick Noah, nous livre une soupe aussi subtile que ce qui se produisait justement sur cette scène punk française. Quelque part, l’idée d’un son fauché dans un festival brassant des millions d’euros aurait pu être séduisante si seulement Manu Chao accompagnait ses mélodies à deux balles par des textes joyeusement débiles ou revendicatifs comme le faisait si bien les Ludwig Von 88 ou autre Elmer Food Beat. Mais c’est bien trop demander! Manu Chao nous infantilise avec son espagnol de guide touristique qui ressemble plus à des onomatopées des Teletubbies qu’à des textes construits et réfléchis. Enfin, le public est content. Il peut continuer à crier et frapper dans les mains. C’est tout ce qu’il demande. "Manu Chao a mis le feu" lira-t-on sûrement dans la presse.

Pour terminer, passons sous silence la prestation sans rythme de Red Hot Chili Peppers qui fait définitivement passer la plaine de Werchter pour l’émission d’Arthur. "Red Hot Chili Peppers a enflammé la foule" lira-t-on sûrement dans la presse.

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