Zabladowski.org


 05/07/2006
 laurent

L'exorcisme d'Emily Rose

de Scott Derrickson

Inspiré d’un fait divers en Allemagne, ce film se déroule pourtant aux USA et a pour cadre l’exorcisme raté d’une jeune fille bien sous tous rapports (jouée admirablement par Jennifer Carpenter). Cela commence par la fin (sa mort) et le procès pour négligence ayant entraîné la mort à l’encontre du prêtre. Petit à petit, au gré des témoignages à la barre, on découvre comment Emily Rose est emprise, puis prise en charge par le prêtre pour un exorcisme.

On a pas droit pour autant à des scènes du cacibre de L’Exorciste (vomi vert, tête qui tourne etc...) et, du coup, l’histoire se regarde plus comme un documentaire sur l’emprise dont on voudrait dépeindre toutes les facettes. D’un côté, la science pour qui tout s’explique, de l’autre, l’église, pour qui tout s’exlique aussi. Quelques scènes foutent les boules, mais on est plus proche de l’ambiance et du concept d’un Blair Witch Project (c’est plutôt ce qu’on ne voit pas qui fait peur) que de L’exorciste.

Le film se laisse voir, sans plus, et n’apporte pas grand chose au moulin. Si ce n’est la découverte de Jennifer Carpenter.


Source: Mad Movies

The Transformers

L’équilibre cosmique risque fort d’être sérieusement culbuté dès le 4 juillet de l’année prochaine, avec le crash sur Terre de la nouvelle bestiole de Sir Michael "Je détruis donc je suis" Bay. Le plus décadent des réalisateurs hollywoodiens nous propose en effet The Transformers, un monument du dessin animé qui narrait durant les années 80 les exploits de robots géants transformistes divisés en deux camps (les gentils Autobots d’un côté et les fils de putes Decepticons de l’autre –remarquez comme ces derniers portaient bien leur nom-) qui se foutent sur la tronche depuis des millions d’années et qui ne trouvent rien de mieux à faire que d’exporter leur conflit sur notre planète sous-développée qui n’en demandait pas tant (enfin bon, on en est plus à un conflit près...). Le teaser est tombé la semaine dernière, et même si il ne montre quasiment rien de l’affrontement bestial qui nous attend, on commence déjà à compter les jours.

 06/07/2006
 vincent

Alias - Saison 5

Une dernière saison permet toujours de faire le point avec soi-même. Si vous avez regardé toutes les saisons d’Alias comme je l’ai fait, cela signifie que vous avez consommé 105 épisodes de cette soupe située quelque part entre Tomb RaiderSuper Jaimie  et James Bond (souvenez-vous).  A raison  d’un épisode par semaine avec une interruption d’environ 15 semaines entre chaque saison, vous avez vécu 187 semaines en compagnie de Sidney Bristow et sa petite famille. Il y a 187 semaines, je ne vivais pas au même endroit, je pensais me diriger vers une vie de couple peinarde et je croyais que ma vie professionnelle allait être enrichissante. 187 semaines plus tard, je suis célibataire et travaille dans une boîte virtuellement en faillite. Maigre consolation: je vis dans un appartement moins pourri et si j’en crois ce que j’ai vu durant ces 187 semaines, j’ai échappé à 2 fins du monde grâce au travail de Sidney Bristow, son père, sa mère et son petit ami. 

Alias est une chouette série comme on les aime, car dès le premier épisode de la 1ère saison, on savait qu’on avait déjà regardé l’épisode de trop et qu’on n’allait donc jamais être déçu. Pour résumer, Alias conte l’histoire tarabiscotée et abracadabrantesque d’agents secrets, d’agents doubles et de terroristes à la recherche d’artefacts, sorte de jouets Fisher Price, qu’une sorte de Nostradamus ingénieux aurait cachés à travers le monde 500 ans plus tôt. Assemblés par les mains expertes de l’élue, ces jouets donnent accès à la puissance ultime qui vous transformera en maître du monde. Pour découvrir quelle était cette puissance ultime, il aura fallu 88 épisodes qui nous auront appris qu’au final, être maître du monde, c’est avoir la faculté de transformer les gens en zombies et de les faire évoluer dans une version ultra-fauchée de 28 days later (souvenez-vous). 

Les 3 premières saisons  valaient cependant leur pesant de coupures publicitaires. L’histoire- aussi débile soit-elle -était suffisamment alambiquée pour vous donner l’impression que vous ne donniez pas simplement du temps de votre cerveau aux annonceurs. Rajoutez à cela, un casting bien sympathique qui faisait souvent appel à des guest-stars de luxe (Quentin Tarantino et David Cronenberg en tête) et a permis Jennifer Garner de souiller les draps de pas mal d’adolescents et Terry O’Quinn de s’échauffer avant son grand rôle de John Locke dans Lost.  Et puis, il y avait surtout ce côté série Z absolument irrésistible où un bête bic était soi-disant un appareil photo ultra-sophistiqué, le resto pakistanais du coin était le QG de vendeurs d’armes en Afghanistan, une carrière californienne était un dessert moldave...  Bref, on s’amusait bien dans Alias. On ne pouvait hélas pas en dire autant de la 4 ème saison et son final "28 days laterien" qui, en abandonnant ses intrigues alambiquées, devenait simplement bête.  

Alors, que dire de cette 5ème saison? On peut déjà dire qu’elle était inattendue vu que la 4ème saison dévoilait enfin quelle était la finalité derrière cette course aveugle à l’artefact. C’était bien sûr sans compter sur la bonne mémoire des scénaristes qui se sont souvenus que dans la deuxième saison, ils avaient sous-entendu qu’il était aussi question d’un truc susceptible de donner la vie éternelle sans pour autant vous transformer en zombie. Bref, nous revoilà partis pour de trépidantes courses à l’artefact! Cela tombe mal, car on commençait à en avoir vraiment marre de cette histoire à la con et on était vachement heureux que la 4ème saison la clôture.

En plus,  le hic, c’est que Jennifer Garner était enceinte lorsqu’ils ont tourné les 9 premiers épisodes de cette 5ème saison.  Donc, outre le fait qu’elle ne porte plus jamais de déguisements mettant sa plastique de rêve en avant, cela ne le fait vraiment pas de la voir distribuer des coups de tatanes avec son gros ventre portant le fruit de son accouplement avec Ben Affleck. Alors, pour mieux faire passer la pilule, les producteurs ont préparé une surprise qui a laissé les spectateurs américains dans l’indifférence la plus totale, mais qui produit un bien bel effet sur le francophone que je suis: ils nous ont sorti le joli minois d’Elodie Bouchez. On se demande bien comment elle a échoué là, mais bon, on ne va pas faire la fine bouche, car cela fait du bien de revoir la mignonne Elodie même si elle a l’air vraiment conne en espionne marginale. 

Contrairement à ce qu’on pouvait espérer, la série n’a pas été vers un mieux, une fois fois que la belle Jennifer avait accouché. Là, ils en profitent pour multiplier les scènes cucul où l’on voit Sidney Bristow découvrir les joies de la maternité avec son laideron de bébé. Elodie Bouchez, n’ayant  pas éveillé l’intérêt de l’américain moyen, se fait égorger en cours de parcours et remplacer par une blondasse fade et clichée. Bref, c’est absolument dispensable. Apparement, les producteurs l’ont bien compris et ont décidé d’écourter cette dernière saison de 5 épisodes. Autant vous dire, qu’on ne voit pas la différence et que lorsque vient enfin le générique de fin du 105ème épisode, on est limite soulagé que cette grostequerie soit terminée une fois pour toutes.


Source: CJC

Accueillir l’émotion

Mercredi 28 juin. 16h56 sur La Première, fréquence d’information de la RTBF Radio. L’animateur de l’émission en cours annonce, la voix grave, "les programmes seront interrompus prématurément aujourd’hui en raison du fait que l’on a retrouvé les deux fillettes disparues à Liège depuis plusieurs semaines." L’émotion est au rendez-vous ; les auditeurs aussi, probablement humainement touchés par l’événement. Mais voilà ! Quelques secondes à peine après cette invitation au respect pour les familles endeuillées : la pub !!! "Neckerman pour vos vacances", "Brico vous aide à tout réussir". Un rouleau compresseur passe sur nos élans d’empathie et notre tendance au recueillement.


Source: 7 sur 7

L'enquête du dépeceur de Mons relancée?

Le service judiciaire de Huy a découvert des "éléments sérieux" susceptibles de relancer l'affaire du "dépeceur de Mons", qui a fait 5 victimes à la fin des années 1990.

Lors d'une enquête de routine, les enquêteurs hutois sont en effet tombés sur des éléments que, à bonne source, on qualifie comme étant "intéressants pour une relance de l'enquête sur le dépeceur". Ces éléments ont été transmis aux enquêteurs montois mercredi.

La cellule d'enquête Corpus tente maintenant de recouper ces éléments, qui ont été étoffés par la saisie de documents mardi à la Maison de la poésie d'Amay. Les enquêteurs de Huy se sont particulièrement intéressés à un poète montois, qui ne fait à l'heure actuelle l'objet d'aucune demande de mise à disposition de la part du parquet de Mons.


Source: Actustar

Les revenus de Kate Moss se sont démultipliés

Alors que sa carrière semblait finie après la publication de photos la montrant en train de sniffer de la coke, la belle a finalement pris un nouvel envol.

Kate Moss a fait son mea culpa et sa cure de désintoxication tout en se débarrassant de son bad boy Pete Doherty, alors qu'elle l'avait dans la peau. Du coup, ses revenus se sont multipliés par plus de sept !!!

Elle avait perdu tous ses contrats qui lui avaient rapporté près de 2 millions d'euros sur 2005, mais en a resigné tellement depuis que c'est le jackpot ! Et entre Burberry, Calvin Klein et Virgin Mobile, elle devrait gagner plus de 15 millions d'euros cette année.


Source: Le Monde

Le foot, industrie sans frontières

Avec le Mondial 2006 on constate à nouveau que le football est le sport le plus populaire de la planète ; c'est aussi la profession la plus mondialisée. Il serait inconcevable que des médecins, des informaticiens, des "cols bleus" ou des employés de banque brésiliens, camerounais ou japonais passent d'un pays à un autre comme le font les joueurs de foot.

Le football donne un aperçu de la manière dont la vraie mondialisation du travail pourrait fonctionner. Longtemps, dans le foot, une réglementation interdisait aux clubs de faire jouer plus de deux joueurs étrangers à chaque match. L'arrêt Bosman, du nom d'un joueur belge qui a défié avec succès cette réglementation, a tout changé à partir de 1996. Les clubs les plus riches d'Europe ont conquis la liberté de recruter les meilleurs joueurs, quelle que soit leur origine.

Quand l'offre et la demande jouent à l'échelle mondiale, on assiste à une concentration des talents et à des succès. La raison de cette concentration au sommet est évidente : les clubs les plus riches sont désormais capables d'attirer les meilleurs joueurs du monde. Et cela s'est accompagné d'une amélioration de la qualité de jeu, due à ce que les économistes appellent un "rendement d'échelle croissant". Lorsque les meilleurs joueurs évoluent ensemble, la qualité de chacun, et de toute l'équipe, augmente de façon exponentielle.

La libre circulation des travailleurs dans d'autres secteurs produirait sans doute le même résultat. Si des médecins, des informaticiens ou des ingénieurs (sans parler des légendaires plombiers polonais !) étaient autorisés à se déplacer librement, la concentration de talents dans les pays les plus riches serait susceptible d'augmenter. L'inégalité dans la distribution des talents entre pays serait plus grande, mais la production totale des biens et des services dans le monde, ainsi que leur qualité moyenne, augmenterait, comme dans le cas du football aujourd'hui.

Mais alors que les inégalités se creusent entre clubs, l'inverse se vérifie quand ce sont des équipes nationales qui s'affrontent. La marge moyenne de victoire parmi les huit meilleures équipes nationales de la Coupe du monde n'a fait que décroître, passant de plus de 2 buts dans les années 1950 à environ 1,5 but dans les années 1960, 1970 et 1980, et à seulement 0,88 but pour la Coupe du monde de 2002.

C'est vrai aussi pour tous les matches de finale, et pas seulement ceux entre les huit meilleures équipes nationales. La diminution des marges de victoire est d'autant plus impressionnante que la Coupe du monde est passée de 16 à 32 équipes nationales, dont beaucoup sont nouvelles et plutôt inexpérimentées. Curieusement, elles ne se font pas écraser par les équipes vedettes. Au contraire, les huit meilleures équipes des quatre dernières Coupes du monde comprenaient des "nouvelles venues" qui ne s'étaient jamais qualifiées en quarts de finale auparavant, comme la Turquie et la Corée du Sud en 2002.

Cela s'explique. Tout d'abord, la libre circulation signifie que les bons joueurs issus d'équipes nationales de second plan s'améliorent bien plus qu'ils ne l'auraient fait s'ils étaient restés chez eux. Un bon joueur danois ou bulgare s'améliore bien plus vite s'il rejoint Manchester United ou Barcelone. Ensuite, cette amélioration de la qualité est "captée" par les équipes nationales grâce à la règle de la FIFA, qui demande que les joueurs ne jouent que pour leur équipe nationale.  En d'autres termes, la FIFA a introduit une règle institutionnelle qui permet aux petits pays (dans le sens footballistique) de capter certains des bénéfices du jeu de haute qualité d'aujourd'hui, inversant en partie le processus de "fuite des jambes."

La même règle pourrait s'appliquer à d'autres activités. La libre circulation des travailleurs qualifiés pourrait s'accompagner de conditions internationales qui exigeraient, par exemple, que les émigrants des pays pauvres travaillent au moins un an sur cinq dans leur pays d'origine. Le monde devrait tirer des leçons de la Coupe du monde.


Source: Le Monde

Amalgames et erreurs sur l'origine des joueurs

La liste des 23 sélectionnés par Raymond Domenech pour disputer le Mondial comporte trois joueurs nés à l'étranger - Jean-Alain Boumsong (Cameroun), Claude Makelele (Congo) et Patrick Vieira (Sénégal) -, et cinq joueurs nés en France de parents étrangers : Zinédine Zidane, Alou Diarra, Sidney Govou, Vikash Dhorasoo, David Trezeguet, respectivement nés de parents algériens, maliens, béninois, mauriciens et argentins.

On ne peut donc, dans ces conditions parler d'une équipe majoritairement composée de joueurs issus de l'immigration... sauf à considérer que la couleur de la peau déterminerait l'appartenance nationale, et que les départements antillais (dont sont originaires 9 de ces 23 joueurs) ne font pas partie de la France.

Avocat du Collectif DOM, Me Jean-Claude Beaujour dénonce un "amalgame quasi-systématique", qu'il a relevé dans certains médias ainsi que dans des conversations tenues au sein de "milieux sociaux élevés". "La France ne montrant pas sa population d'outre-mer, on a fini par l'oublier", déplore Me Beaujour.

 11/07/2006
 laurent

Mémoire de mes putains tristes

Editions Grasset

- Qu’est-ce que tu lis?
- Mémoire de mes putes tristes.
- Ben dis-donc! tu ne te gênes pas toi!
- Mais c’est de Gabriel Garcia Marquez (le genre de prétexte de la mort qui tue).
- ah... et ça raconte quoi?
- Un vieux qui à l’occasion de ses 90 ans veut se taper une petite vierge de 15 ans...
- (Toutes les femmes en coeur) Berk! Je ne vois pas ce qu’il peut y avoir d’intéressant à ça!
- Les hommes si... (Tous les hommes sourient)


Source: Pinkushion

Peter Bjorn and John - Writer's block

Etonnant, tout de même, cette capacité qu’a la Suède d’offrir depuis quelques années des groupes apportant réellement un vent nouveau au rock, voire d’en écrire son futur. The Knife, José Gonzalez, et ce nom hybride et a priori point vendeur de Peter Bjorn and John. Mais n’est-ce pas là une belle façon de faire un petit pied de nez aux us et coutumes en vigueur dans le milieu ? Car à part une rencontre entre trois potes au détour d’un pub, ce nom n’évoque absolument rien, s’il n’y avait ce Bjorn ne venant réveiller de lointains souvenirs d’un certain Borg...

Troisième disque déjà pour cette formation, qui avec ses précédents opus (un disque éponyme en 2002 et Falling out en 2004) a déjà écopé de critiques très élogieuses. On parie (tout comme le label qui les lance à présent mondialement) sur leur succès plus que mérité.

Comme les briques qui illustrent le dos du disque, les titres s’imbriquent les uns dans les autres, offrant une lecture nouvelle du passé du rock briton essentiellement (Beatles, My Bloody Valentine (dieu que ces gars seraient riches s’ils touchaient des royalties à chaque fois qu’on cite leur nom...), punk, madchester), américain accessoirement (Beach Boys). On serait tenté de les comparer à Gorillaz, tant la nouveauté est flagrante, mais ne tient pourtant qu’à la maîtrise de savoir mélanger des ingrédients ne l’ayant jamais été auparavant.

Le chant (des trois) est constamment calqué - décalqué - sur n’importe quel groupe bien briton, avec l’accent bien marqué et limite désabusé. Mais bon dieu qu’est-ce qu’on prend son pied à l’écoute de ce disque ! On en revient tout simplement pas. On en fait profiter un ami, puis deux, puis trois : « mais c’est incroyable ! » disent-ils tous en chœur. On ne s’est pas trompé : ce disque est prodigieux, magique, ensorcelé. Les mots manquent pour décrire les émotions qui traversent l’auditeur. Résumons par le mot "joie".


Source: Le Soir

Le Mondial va-t-il voler au secours des tricheurs?

Victoire en coupe du monde oblige, le débat a repris sur un possible acte de clémence pour les clubs italiens impliqués dans le scandale des matchs truqués du Calcio, un ministre ayant demandé que l’on tienne compte de l’exploit des Azzurri dans la sentence.

Clemente Mastella, le ministre de la Justice, a demandé que "les juges du tribunal disciplinaire évaluent avec sérénité, en tenant compte de la victoire" qui a donné une quatrième Coupe du monde à l’Italie.

"La cour doit rendre sa décision en tenant compte d’un système qui, malgré ses côtés négatifs, a fait gagner l’Italie. Les joueurs sont fils de ce système, notre football est l’expression de ce qui existait", a ajouté le ministre.


Source: Le Journal de Claire Chanel

Les Ardentes vs Dour

Beaucoup de jeunes camés se plaignent de l’accueil qu’ils ont reçu au nouveau festival liégeois les Ardentes, le week-end passé. Le service d’ordre, particulièrement zélé, y pratiquait en effet des fouilles minutieuses à l’entrée, en quête de substances illicites. A contrario, le Dour Festival est traditionnellement, pendant quatre jours, l’une des plus grandes zones de non-droit d’Europe. La consommation massive et le trafic de drogues (et pas que douces, je n’ai jamais vu au autant d’ecstasy et de LSD que dans le camping de Dour) y sont plus que tolérés, et ce n’est donc pas un hasard si des milliers de jeunes en proie aux assuétudes s’y rendent chaque année sans même savoir qui est à l’affiche ni s’en soucier. Je me souviens d’un ami dealer qui me disait qu’on pouvait presque devenir millionnaire en travaillant quatre jours à Dour, tant les organisateurs sont laxistes en cette matière.


Source: Mad Movies

Rocky is Back!

60 piges et toujours toutes ses dents! Oui revoilà le père Stallone dans un nouvel épisode de Rocky, le 6ème pour être précis, la bande annonce venant tout juste de tomber. Une chose est sûre, ça file toujours des frissons de le voir courir sur son célèbre gimmick musical. GO GO ROCKY !

 17/07/2006
 laurent

DVD: Pride & Prejudice

de Joe Wright

Mais que ferait-on si les bouquins de Jane Austen n’existaient pas? Cette comédie romantique d’époque a tout pour plaire, c’est mélodramatique à souhait, on se demande bien comment tout ça va finir - le suspense y est absolument insoutenable - , l’histoire d’amour n’est pas du tout prévisible... Enfin, vous avez compris quoi. Ceci dit, ça se laisse voir. Je n’aurais pas pris les mêmes acteurs par contre. L’anglaise de Bend it like Beckham c’est pas du tout, mais pas du tout ma tasse de thé... L’indienne par contre - de Bend it like Beckham - ça l’aurait fait, et puis ça aurait pimenté l’histoire non? Ah! On me dit de même pour l’acteur. De Bend it like Becham. Autant revoir ce dernier alors non?

 18/07/2006
 laurent

DVD: Paradise Now

de Hani Abu-Assad

Ce film du palestinien Hani Abu-Assad raconte l’histoire de deux kamikazes, et des 24 heures qui précédent leur acte censé les emmener au paradis... Le film offre de belles images, se laisse parfois voir comme un documentaire sur la vie à Naplouse, et donne, bien sûr, à réfléchir, car il donne la parole - sans la juger - à "l’autre" côté. Très intéressant.

Il faut en outre savoir que ce film a été sujet à de nombreuses polémiques, car il était cité dans la catégorie films étrangers pour la cérémonie des oscars, au grand dam de certains israéliens, à l’origine d’une pétition visant à bannir le film des écrans. Il était d’ailleurs présenté à l’époque comme favori. C’est le sud-africain Totsi qui l’a finalement emporté .

 19/07/2006
 laurent

DVD: G

de Christopher Scott Cherot

Ce n’est pas l’endroit secret pour faire jouir une femme… mais un homme. Ce film, en quelque sorte très encré dans l’actualité puisque le monde du hip-hop, Jay Z et Beyoncé en tête ont décidé de boycotter le champagne Cristal pour punir son PDG des propos tenus dans un entretien (en gros, il a dit "on n’y peut rien si 80% de nos consommateurs sont les rappeurs bling-bling"). Le monde du rap bling bling, voitures de luxe et femmes en bikini au bord de la piscine : voici le décor de ce film.
 
L’histoire : Un rappeur, Summer G super riche à la mode s’installe dans un quartier très comme il faut. Tre, un journaliste hip hop, va dans la région pour un entretien avec le bonhomme. Le hasard veut qu’il habite dans le quartier de sa cousine, mariée à un richissime homme d’affaires. Le hasard veut aussi que ledit rappeur soit un ex de ladite cousine, toujours amoureuse du bonhomme. C’est là que ça se gâte… Vous découvrirez la suite par vous-mêmes.
 
Le film est plaisant, offre une bonne musique, un bel aperçu aussi du milieu hip-hop, et plus généralement du milieu nouveau riche black américain. C’est mélodramatique à souhait.


Source: FRANCE 2

Un champagne boycotté par le rappeur Jay-Z

L'influent rappeur a annoncé jeudi que sa chaîne de clubs 40/40 installée notamment à New York, ne servirait plus le champagne Louis Roeder et sa prestigieuse cuvée Cristal très prisée dans le milieu hip-hop et qu'il allait lancer son boycott.

C'est un article publié dans The Economist, dans lequel le directeur général de Roeder était interrogé, qui a provoqué sa colère.

Interrogé sur le succès de sa marque auprès des rappeurs et sur la possibilité que cette association nuise à son image, le directeur général François Rouzaud avait répondu "C'est une bonne question, mais que puis-je y faire ? Nous ne pouvons empêcher les gens de l'acheter".

Pourtant, il semble que ce soit surtout l'expression "attention malvenue", utilisée par l'auteur de l'article dans les commentaires et non pas les propos rapportés du directeur général de Roeder, qui aient mis le feu aux poudres.

La marque Roeder a affirmé vendredi qu'il s'agissait "d'un mauvais procès" et s'est défendue en se disant "ouverte" et "tolérante à toutes les cultures et à toutes les formes d'art jusqu'aux créations musicales et aux modes les plus contemporaines qui, comme le hip-hop, nous permettent d'accéder sans cesse à la modernité."

La maison de champagne reconnaît toutefois avoir été "un peu irritée de voir notre champagne utilisé comme prétexte à des +arrosages+ (rite par lequel des sportifs ou des vedettes de la chanson projettent sur la foule le contenu de bouteilles de champagne, ndlr) inattendus pour les artisans du vin que nous sommes avant tout".


Source: Pinkushion

Dour Dour d'être chroniqueur à Dour

La 18ème édition du festival de Dour s’est à nouveau vue couronner de la mention "soldout". Dans de telles conditions, les organisateurs respectent l’adage "Never change a winning team" à la lettre et tous les défauts rendant Dour détestable étaient encore présents cette année. Heureusement, il reste toujours la musique et cette ambiance hors-la-loi sans commune mesure qui doit vraiment être vécue une fois dans sa vie.

Avec 128 000 spectateurs en 4 jours, Dour se rapproche doucement, mais sûrement, des chiffres de fréquentation du Pukkelpop, deuxième plus gros festival Belge. Si sa programmation éclectique y est pour quelque chose, Dour doit surtout son succès à son prix démocratique et son laxisme légendaire qui vous permettra d’adopter un comportement souvent répréhensible au nez et à la barbe des policiers. Dour, c’est 4 jours de déconnexion totale sur fond de décibels en tous genres. La réalité du monde et ses conflits israélo-libanais vous sembleront bien loin. Hélas, vu qu’une majeure partie du public a une perception altérée ne lui permettant pas d’avoir une vision très critique, les organisateurs se permettent beaucoup de choses. Le site est des plus crasseux et certains endroits feraient passer des camps de réfugiés pour des hôtels 4 étoiles. Last but not least, le son est souvent approximatif, voire carrément crapuleux (l’un de nous partira d’ailleurs par deux fois avant l’heure prévue pour cette raison). C’est dommage, car la programmation pharaonique de Dour est unique en son genre. Tous les styles s’entrechoquent et s’il ne fallait pas les écouter dans des conditions aussi extrêmes, Dour pourrait devenir un festival encore plus fédérateur que le festival Couleur Café.

Cependant, ces regrets d’amoureux de la musique que nous sommes sont sans doute loin d’être partagés par la majorité du public. Celui-ci est surtout composé de gens venus à Dour pour se plonger dans un univers sans interdits et offert aux pulsions les plus diverses. Ceci explique certainement la paradoxale aisance avec laquelle on trouve une place confortable sur les devants des scènes tandis qu’à l’arrière se massent des curieux venus butiner au gré de leurs errances quelques morceaux de bruits avant de changer de crèmerie. Aussi, il ne sont pas rares les concerts où quelques inconnus du public (dont les références du programme ou le bouche à oreille n’ont sans doute pas assez vanté les obscurs mérites) prestent devant à peine quelques centaines de curieux. Dès lors, est-il surprenant que face à un tel public, qui semble se satisfaire de sa seule présence à l’évènement, Dour reporte d’année en année les mêmes tares ?

(...)

 21/07/2006
 vincent

Invasion - Saison 1

de Shaun Cassidy

Injustement conspuée par certaines critiques spécialisées, Invasion est pourtant une des meilleures séries de cette année. Produite par ABC qui, avec Lost, nous a prouvé à quel point elle ne misait que sur la surenchère d’effets pouvant appâter le spectateur lambda, Invasion étonne par sa volonté d’avancer lentement et de réfléchir sur son scénario. Stratégie judicieuse, car elle a permis à la série de faire évoluer une histoire qui sentait pourtant bon le réchauffé visiblement inspirée par L’invasion des profanateurs (Body Snatchers).

Invasion conte la destinée d’une petite bourgade des Etats-Unis ravagée par le passage récent d’un ouragan. De nombreux habitants portés disparus réapparaissent petit à petit. Ils afficheront rapidement un comportement légèrement altéré. De fil en aiguille, on s’apercevra qu’ils ne sont plus entièrement humains.

Avec un tel propos, difficile de crier à l’originalité, mais Invasion évite soigneusement d’emprunter l’habituel chemin qui va réduire le concept à une bête confrontation entre humains et extraterrestre. Non, contrairement à ce que le titre de la série suggère,  ces humains modifiés ne sont pas guidés par un envahisseur suprême. Ils doivent trouver et dompter leurs changements eux-mêmes. Si certains vont se contenter d’essayer vaille que vaille de reprendre une ville normale, d’autres vont interpréter ce changement comme un message divin ou comme un nouveau pas majeur dans l’évolution de l’humanité. Les scénaristes vont bien entendu habilement éviter de confirmer ou informer une de ces hypothèses.

On se laisse donc facilement avoir et la réalisation de la série largement au-dessus de la moyenne qui se rapproche sans problème du niveau d’une série HBO nous ne donne pas l’impression que nous regardons un énième X-Files. Le seul gros bémol est son casting très lisse qui pourrait laisser croire qu’Invasion est une vulgaire série familiale. Seul William Fichtner (photo), un habitué des seconds rôles au cinéma, parvient à tirer son épingle du jeu et l’ensemble vers le haut.

 25/07/2006
 laurent

DVD: The Constant Gardener

de Fernando Meirelles

L’histoire aurait pu donner un film passionnant. En effet, on imagine bien les "méchantes" multinationales pharmaceutiques "profiter" de l’Afrique comme d’un énorme vivier de cobayes que l’on pourrait exploiter jusqu’à la moelle plutôt que de faire des tests sur de "pauvres" rats. La gentille altermondialiste - la charmante Rachel Weisz - se fait flinguer par les méchants, car elle a découvert le pot aux roses? Son sympathique mari diplomate (Ralph Fienes) fait son enquête et tombe sur le cul : le monde est un nid de salopards en puissance!

Mouais. C’est cousu de fil blanc, les méchants ont des têtes de méchants et vice versa (le patron pharmaceutique a vraiment la gueule de l’emploi d’ailleurs). Reste Rachel Weisz, qui a fait bander le jury des Oscars (meilleur second rôle féminin).


Source: Thierry Coljon (Le Soir)

Poni Hoax a tout d'un groupe belge mais il est français

La  jolie demoiselle nue de la pochette de ce premier album de Poni Hoax ne doit pas nous distraire. D’abord parce qu’elle chouette, la chouette, ensuite parce qu’il n’y a pas de fille dans le groupe... français.

On dirait vraiment que nos voisins s’inspirent enfin de la qualité des productions belges... et internationales. Ce disque est réellement enthousiasmant, en plus d’être puissant et original.

Poni Hoax chante en anglais et adore les envolées lyriques, les transes explosives, les finesses mélodiques, les structures complexes mais toujours accessibles. Nicolas Ker et Laurent Bardainne signent un album ambitieux, un peu délirant, fondamentalement rock, sans être simpliste.


Source: CASACOSMANI

Dear Mister Jolcon

Tiens, revoilà Thierry Coljon qui s’illustre dans Le Soir comme le gland sidéral qu’on est nombreux à décrier mais qui malgré quasi 30 années de boulettes (a)variées, n’est toujours pas prêt d’être viré. Le fils de Kojak nous parle cette fois de Poni Hoax, un groupe parisien qui lui fait affirmer qu’ "on dirait vraiment que nos voisins s’inspirent enfin de la qualité des productions belges... et internationales."

Monsieur Jolcon (ça claque), il se fait que je connais un peu les Poni Hoax. Les Poni Hoax, ils aiment l’acid-house, la disco italienne, les rockeurs déglingués des seventies, Paris Hilton et Pier Paolo Pasolini. Ils n’ont jamais entendu parler ni de Rudy Coclet, ni de Sharko… Faudrait donc arrêter de croire (ou de tenter de faire croire) que la terre entière nous envie "la qualité des productions belges". D’ailleurs, les Poni Hoax, ils sont produits par Joakim de Tigersushi et soutenus par Agnes B. Ce qui, niveau pedigree et crédibilité internationale, est autrement plus bandant que Malibu Stacy.

En fait, moi, je vais même jusqu’à dire que Poni Hoax, c’est le meilleur groupe français actuel. Très personnel, gros bagage musical, dandy, lose, rock, electro, acid. Sous influence mais pas formaté radio. Le pari d’oser de grands écarts stylistiques. Poni Hoax, comme Primal Scream ou Sonic Youth, ce sont de vieux sagouins qui en imposent aux bambins niveau venimosité, mouillage de maillot et décadence toute rock & rollesque.

En bref : va te pendre, Coljon! Broquet et Manche se débrouilleront très bien sans toi, pauvre bête type pathétique imbécile couillon imbu de sa propre ignorance !

 27/07/2006
 laurent

nip/tuck - Saison 3

Cette série m’a définitivement réconcilié avec les séries et donné envie d’en connaître d’autres, en ces temps de séries en tueurs.

La première saison, extraordinaire.
La deuxième, haletante.
La troisième, absolument géniale, jusqu’au dernier épisode (double), bourré d’invraisemblances, d’exagérations et de cul de sac en série…

Les thèmes relayés par la série ne peuvent qu’aguicher le téléspectateur lambda, ouvert a priori à l’art disséquant du bistouri, et bien au courant de ce qui fait le monde actuel peaufiné au scalpel. Critique acerbe de notre société menée par le fric et les modèles de pensée, la mode en mode esclavage, le bonheur artificiel dicté par autrui, l’intolérance face à la différence, la recherche à tout prix de la ressemblance, mais aussi de l’originalité. La série fait clairement appel - et le crie haut et fort – à notre côté vil, à savoir voyeuriste et sado-masochiste, mais ce n’est que pour mieux dénoncer ses dérives.

On suit les aventures des deux chirurgiens, Christian Troy et Sean McNamara, avec une véritable passion. Problèmes conjugaux (avec un réalisme époustouflant) , familiaux (le fiston Matt pète littéralement toutes les cases), amicaux, financiers, dépendances et déviances au sexe, à la drogue ou à l’alcool,  j’en passe et des meilleurs, tout ou presque y passe, et c’est ce qui fait son charme. Vivement la saison 4!

Une des scènes qui m’ont le plus frappé : la femme de Sean, qui se dispute avec sa mère (ignoble sur ce coup-là d’ailleurs), croyant trouver, après un accident d’avion, sa mère parmi les vicitimes, en fait au propre comme au figuré son deuil. Elle se sent par la suite comme libérée.  Fausse joie : sa mère n’a pas pris l’avion en question, et est bel et bien vivante. Bouh!

 28/07/2006
 vincent

C.R.A.Z.Y

de Jean-Marie Vallée

Chronique familiale s’étalant sur plus de trois décennies, C.R.A.Z.Y. est sans aucun doute l’actuel maître-achat des salles obscures. Si le début du film laisse penser que nous allons avoir affaire à l’Amélie Poulain canadien, le film évolue rapidement vers le portrait très juste d’une famille en perte de repères.

Je ne vais pas crier à l’originalité. Les scènes déjà vues abondent (l’adolescent qui se pose des questions sur son identité sexuelle en écoutant Ziggy Stardust), mais le film est foutrement bien rythmé, bourré d'humour et suffisamment stylé pour qu’on se laisse embobiner facilement et qu’on le regarde comme un bon clip racé.

Ajoutez à cela que C.R.A.Z.Y. est film canadien qui s’assume. Il n’essaie pas d’européaniser son québécois (il est d’ailleurs sous-titré en salle). On y apprend plein d’expressions locales absolument irrésistibles qui me font dire que si on les incorporait dans notre français, nos insultes gagneraient en subtilité.

 31/07/2006
 fabrice

DVD : Jenifer (Masters Of Horror)

de Dario Argento

La recrudescence, tant quantitative que qualitative, des films dit d’horreur n’a sans doute rien de hasardeux à une époque où celle-ci frappe un peu plus chaque jour à notre porte. Certains sceptiques ne verront là qu’un filon juteux revenu au goût de la  mode, mais on est tout de même en droit de dépasser ce seul argument mercantile pour essayer de déceler ce qui se cache sous le sang et les cris. La série télévisée Masters Of Horror, sortie en DVD aux Etats-Unis et dont on attend avec impatience une version française, est un bel exemple de la bonne santé du genre et des possibilités de regard en contrebande qu’il offre à des auteurs subversifs. Composée de treize films d’une heure environ, elle rend hommage à la série B d’antan, où le manque de moyens démultipliait l’inventivité formelle. Parmi les réalisateurs conviés figurent des spécialistes de l’horreur et du fantastique, comme John Landis, John Carpenter, John McnaughtonJoe Dante, dont certains ont même réalisé dans ce cadre qui pourrait paraître restreint ni plus ni moins que leur meilleur film depuis des lustres. C’est le cas notamment de Dario Argento, le maître italien du giallo, qui avec le cronenbergien Jenifer (le quatrième volet de la série) revient au sommet de son art. Jenifer, c’est une plastique superbe de jeunne femme sur laquelle est greffée une tête au visage difforme que des cheveux blonds peinent à masquer. Une pulsion incarnée, un corps de chair sensuel qui vous donne du plaisir tout autant qu’il vous dévore sans remords. Jenifer ne pense pas, elle baise comme une déesse et se nourrit de vos petits voisins qui jouent innocemment au ballon dans leur jardin. Et en tomber amoureux ne peut que vous conduire à votre perte (le flic Franck en subira les conséquences désastreuses). Toute la force du film est de faire de ce personnage une aporie vivante qui questionne notre animalité refoulée, un bloc de mystères à la fois attirant et repoussant, sans que la frontière entre ces deux sentiments antagonistes ne soit parfaitement définie. Tout le talent de mise en scène d’Argento réside quant à lui dans la rigueur de cadrages dénués d’esbroufe, le savant jeu avec la lumière qui révèle petit à petit les différentes facettes du physique de Jenifer, et la description patiente et minutieuse du glissement régressif de son personnage masculin (Franck) qui, gouverné par ses seules pulsions libidinales, finira reclus dans une cabane au fond d’un bois. Sans jamais poser un regard moralisateur, Dario Argento excelle à rendre troublante et ambiguë une histoire d’amour impossible qui devrait logiquement nous dégoûter, mais qui finit pourtant par nous fasciner et nous émouvoir.   


Source: Le Monde

Salzbourg digère l'année Mozart

En cette année commémorative, lancée le 27 janvier à Vienne et à Salzbourg, on s’attendait à crouler sous les emblèmes mozartiens créés à sa mémoire défendante. Certes, tout est à l’effigie du divin enfant, depuis l’aéroport, qui n’a pas attendu 2006 pour s’appeler "Wolfgang Amadeus Mozart", jusqu’à la vitrine du principal magasin de disques de la ville où l’on peut acheter, pour 35 euros, un vin rouge italien "Don Giovanni" et un disque du baryton Thomas Hampson (Don Giovanni sur scène cet été). Mais nulle indigestion n’est à craindre si l’on évite les circuits touristiques, les magasins de chocolats (l’écoeurant Mozartkugeln y règne toujours) et les boutiques de "souvenirs" pour touristes où Mozart se réincarne en autant de formes que le fait la Très Sainte Vierge à Lourdes et où l’on est certain de le trouver transformé en allume-gaz ou en marcel à porter comme le maillot au nom de Zidane.


Source: Le Monde

La guerre vue d'Israël, par Bernard-Henri Lévy

C’est, aujourd’hui, lundi 17 juillet, l’anniversaire du déclenchement de la guerre d’Espagne. Cela fait soixante-dix ans, jour pour jour, qu’eut lieu le putsch des généraux qui donna le coup d’envoi à la guerre civile, idéologique et internationale voulue par le fascisme de l’époque. Et je ne peux pas ne pas y penser, je ne peux pas ne pas faire le rapprochement, tandis que j’atterris à Tel-Aviv. La Syrie dans la coulisse… L’Iran d’Ahmadinejad à la manœuvre… Ce Hezbollah dont chacun sait qu’il est un petit Iran, ou un petit tyran, qui n’a pas hésité à prendre en otage le Liban… Et puis, en fond de décor, ce fascisme à visage islamiste, ce troisième fascisme, dont tout indique qu’il est à notre génération ce que furent l’autre fascisme, puis le totalitarisme communiste, à celle de nos aînés... Dès mon arrivée, oui, dès les premiers contacts avec les vieux amis que je n’avais, depuis 1967, jamais vus si tendus ni si anxieux, dès ma première conversation avec Denis Charbit, militant du camp de la paix qui ne doute pas de la légitimité de cette guerre d’autodéfense imposée à son pays, dès mon premier entretien avec Tzipi Livni, la jeune et brillante ministre des affaires étrangères qui contribua si puissamment à convaincre Ariel Sharon d’évacuer Gaza et que je trouve, là, tout à coup, étrangement désemparée face à cette géopolitique nouvelle et à bien des égards indéchiffrable pour les entendements formés aux catégories répertoriées du conflit "israélo-arabe" traditionnel, je sens que quelque chose de nouveau, d’inédit dans l’histoire des guerres d’Israël, est en train de se jouer. Comme si l’on n’était plus très sûr, justement, d’être dans le seul cadre d’Israël. Comme si le contexte international, le jeu de cache-cache entre acteurs visibles et invisibles, le rôle, encore une fois, de l’Iran et de son bras armé Hezbollah donnaient à toute l’affaire un parfum et des perspectives inédits.

(...)

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C.R.A.Z.Y
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La guerre vue d'Israël, par Bernard-Henri Lévy


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