Zabladowski.org


 03/08/2006
 vincent

Lucky Number Slevin

de Paul McGuigan

Il y a de ses films mineurs qui, après coup, apparaissent comme majeur. A juger le nombre de films qui s’en sont inspirés, Snatch fait partie de ceux-là.

Lucky Number Slevin est un nouveau clone du film de Guy Ritchie. La recette est identique et repose sur cette fameuse galerie de portraits de gangsters cons, charismatiques ou exubérants montée comme un clip imparable. Le film se termine par un twist soi-disant imprévisible et... excusez-moi, je bâille... Une fois le générique de fin arrivé, on se dit "je ne m’y attendais pas du tout".

Le problème est que Snatch fait partie de ses films inimitables. Guy Ritchie, lui-même, ne s’en est pas remis et s’il n’était pas le mari de Madonna, il y a fort à parier qu’il aurait des fins de mois difficiles. Si Snatch fonctionnait, c’est parce qu’il brillait par son montage et son style qui, eux, étaient réellement imparables. Son humour absurde typiquement britannique et un Brad Pitt inoubliable mettaient l'exercice à un niveau inaccessible . 

Lucky Number Slevin est américain. Il a beau avoir un casting de luxe qui rappelle les films de Quentin Tarantino. Il ne fait pas mouche une seule seconde et on se prend rapidement au jeu de compter le nombre de spectateurs dans la salle.

Au suivant!


Source: Ars Technica

Jack Bauer appelle au bon sens sur Internet

News Corp a annoncé qu’elle comptait lancer une nouvelle campagne publicitaire autour de l’usage responsable d’Internet. La campagne, qui impliquera l’agent secret Jack Bauer,  promeut CommonSense.com, un site sans but lucratif  qui n’offre... rien d’autre que du bon sens.

Avec approximativement 92 millions d’utilisateurs enregistrés, dont beaucoup de mineurs, le service MySpace de News Corp est devenu la cible de tous les contentieux. Le mois dernier, la mère d’une fille de 14 ans a intenté un procès contre MySpace réclamant 30 millions $  de dommages et intérêts. La fille aurait été prétendument violée par un homme qu’elle aurait rencontré sur MySpace. En réponse au procès, MySpace a commencé à réévaluer ses politiques de sécurité. Reste que selon Hemanshu Nigam de MySpace, les dispositifs additionnels de sécurité ne seront efficaces que si les utilisateurs sont responsables: "Nous pouvons appliquer les meilleures technologies et les meilleurs dispositifs de sécurité, mais tant que nous ne conscientisons et n’éduquons pas les gens à utilisation d’Internet, ils ne serviront à rien."

Une meilleure connaissance des risques liés à l’utilisation irresponsable de MySpace aiderait probablement à réduire les exemples d’abus. James Stayer, responsable de CommonSense.com, précise que "beaucoup de parents n’ont aucune idée de ce que font leurs gosses sur Internet." 

CommonSense.com fournit des trucs et astuces autour la sécurité et détaille les différents risques liés à l’utilisation d’une variété de services Internet. Quand j’ai visité le site pour la première fois, je m’attendais à quelque chose de totalement inconsistant , mais j’ai été agréablement surpris de constater  le contraire. Tandis que certains sites essayent de faire peur et appel à éloigner les enfants d’Internet, CommonSense.com adopte une approche plus équilibrée et mets en avant les profits que peuvent tirer les enfants des technologies liées à l’Internet  tout en décrivant également les risques d’une manière raisonnable et précise. La seule exception est la section concernant les logiciels P2P qui implique incorrectement qu’ils sont catégoriquement illégaux . C’est décevant de voir CommonSense.com régurgiter la rhétorique de la RIAA/MPAA. Ceci explique certainement pourquoi News Corp a choisi ce site pour sa campagne.

Je suis généralement sceptique sur ce genre de choses, mais je pense que ce programme est un pas dans la bonne direction, et ce, même si c’est clair que News Corp cherche uniquement à améliorer son image de marque. Est-ce que cela fonctionnera? Bien que cette campagne publicitaire soit une bonne manière d’aborder ce genre de problèmes, elle ne peut remplacer la responsabilité parentale.  Peu importe ce que News Corp fait pour informer des parents, il y aura toujours ceux qui choisiront de ne pas mettre en cause la responsabilité des parents et il y aura  toujours des politiciens opportunistes prêts à légiférer aveuglement sur ce sujet.  News Corp a encore beaucoup de  travail devant elle si elle veut éviter de nouvelles lois et davantage de procès, mais avec l’aide de Jack Bauer, la tâche devrait être déjà moins laborieuse.

 07/08/2006
 laurent

DVD: Je ne suis pas là pour être aimé

de Stéphane Brizé

Ce film, qui s’intéresse à la vie d’un huissier (Patrick Chesnais), n’est pas à prendre au premier degré. Il s’agit en fait de l’existence d’un type vivant sa solitude comme il le peut. La scène de "la coupe est trop pleine" avec son père est illustrative des relations qu’un père et un fils peuvent entretenir. L’histoire d’amour est mignonne. Le film se laisse voir.

 08/08/2006
 vincent

Superman Returns

de Bryan Singer

Ennuyeux, naïf et rigoureusement nul, Superman Returns est cependant suffisant radical pour que je lui souhaite un grand succès. Au lieu de faire un remake bête et sans intérêt, Bryan Singer, qui s’est fait connaître avec Usual Suspect et la carnavalesque série des X-Men, reprend la série originale là où elle avait commencé à prendre l’eau. Superman Returns est donc Supeman 1,75 et continue l’histoire de Clark Kent juste avant le dernier quart du second volet qui marquait le déclin qualitatif de la série. Bryan Singer veut simplement corriger les erreurs du passé. C’est brillant comme approche, non?

Le hic est que pour ce faire, Bryan Singer essaie de faire en sorte que son film puisse s’insérer dans la série originale comme si de rien n’était. Tous les ingrédients originaux sont respectés à la lettre. Le graphisme du générique est identique. Les nouveaux acteurs jouent les clones des anciens (avec au passage un retour virtuel de Marlon Brando). Le design des décors semble toujours hérité d’épisodes de Cosmos 1999.  Les scènes d’actions suivent toujours le cahier des charges rédigé par Mattel.  La psychologie des personnages est toujours aussi inexistante.  Alors, cela aurait pû marcher si seulement il avait poussé l’audace jusqu’à placer l’action dans les années 70. Hélas, non... L’action de ce Superman 1,75 est située au 21ème siècle et le parallèle entre les actions de Lex Luthor et Ben Laden ou le Tsunami est donc possible. De là, à imaginer que si Superman avait réellement existé, il n’y aurait pas eu ces catastrophes, il n’y a qu’un pas que je franchis allègrement.  Enfin, je tergiverse, là n’est pas le noeud du problème...

Dôté d’un budget colossal et d’une équipe technique visiblement largement au-dessus la moyenne, Bryan Singer prouve une nouvelle fois qu’il est incapable d’imaginer et de rythmer des scènes d’actions. Déjà dans X-Men, ce n’était vraiment pas cela, mais là, on touche le fond. On se demande comment on peut signer des trucs aussi mous après les monumentales et inoubliables montagnes russes que nous a balancées Peter Jackson avec son King Kong. C’est une honte... Je veux être remboursé!

C’est vraiment dommage, car si Superman Returns avait été réussi, il aurait peut-être signé la fin de cette insupportable ère des remakes et aurait instauré cette nouvelle approche qui me semble enfin digne d’intérêt.


Source: Le Figaro.fr

Les illusions calamiteuses d'une géopolitique surréaliste par André Glucksmann

L'indignation de beaucoup d'indignés m'indigne à mon tour. Pour l'opinion publique mondiale, certains morts musulmans pèsent le poids d'une plume, d'autres des tonnes. Deux poids, deux mesures. Le meurtre terroriste d'une cinquantaine de civils chaque jour à Bagdad est relégué à la rubrique des faits divers, tandis que le bombardement qui tue vingt-huit habitants à Cana est élevé au rang de crime contre l'humanité – seuls quelques rares esprits comme Bernard-Henri Lévy et Magdi Allam, rédacteur en chef du Corriere della Sera, s'en étonnent. Pourquoi les deux cent mille massacrés du Darfour ne suscitent-ils pas le quart de la moitié des réactions horrifiées qu'éveillent les victimes deux cents fois moins nombreuses du Liban ? Lorsque des musulmans tuent d'autres musulmans, faut-il croire que cela ne compte pas, ni pour les autorités coraniques ni pour la mauvaise conscience occidentale ? L'explication est boiteuse, car lorsque l'armée russe, chrétienne et bénie par les popes, rase la capitale des musulmans tchétchènes (Grozny, 400 000 habitants) et tue les enfants par dizaines de milliers, cela ne compte pas davantage. Le Conseil de sécurité ne tient pas alors réunion sur réunion, et l'Organisation des États islamiques détourne pieusement les yeux. Force est de conclure que seul le musulman tué par des Israéliens vaut indignation universelle.

 10/08/2006
 émilie

Opal Dream

de Peter Cattaneo

Très joli. Un vrai conte. Une histoire qui finit bien, un peu de fantastique auquel cela fait plaisir de croire. Très prévisible, mais il ne rajoute pas une couche. A déplorer le cliché de la structure familiale: le père à la mine, qui fait ses coups de gueule et coups de poings, qui partage des bières avec ses potes pendant que madame est à la maison, etc. Mais bon... C’est joli.


Source: La Blogothèque

La petite Cobain

Frances Bean Cobain est aujourd’hui assez grande pour s’habiller aussi mal que papa et maman.

 11/08/2006
 laurent

DVD: Super size me

de Morgan Spurlock

Reportage en "live" agrémenté de pas mal de "facts and figures" qui démontre, à ceux qui y croient encore, que la junk food de Mc Do (il s’agit surtout d’une attaque contre cette chaîne) est de la m..... Etonné? Reste que Super Size Me se laisse voir comme un film de Michael Moore, l’exagération en moins et de l’objectivité en plus. Reste aussi que pour se faire, le réalisateur-protagoniste a vraiment joué avec sa santé pour le faire (le but du film est de manger Mc Do matin midi et soir), et ce, dès le treizième jour déjà! Impressionnant!

 16/08/2006
 vincent

United 93

de Paul Greengrass

Paul Greengrass est un irlandais qui s’était distingué en 99 en signant Bloody Sunday qui, comme son nom l’indique, s’attardait sur le fameux  dimanche immortalisé par U2 et sa célèbre chanson qu’on ne présente plus. Bloody Sunday  tenait déjà plus de la reconstitution que du film et faisait déjà l’effet d’une jolie claque dans la figure. Ensuite, comme tout réalisateur non américain fraîchement distingué, Hollywood lui a signé un joli chèque afin de le motiver à traverser l’atlantique pour exercer son talent au pays de l’oncle Sam. Le voilà donc aux commandes de The Bourne Supremacy, suite de The Bourne Identity, sorte de sous-James Bond crépusculaire avec Matt Damon. A nouveau, Paul Greengrass parvient à faire la différence en marquant un retour aux styles des polars sec et nerveux des années 70.

Avec United 93, Paul Greengrass revient au style de Bloody Sunday et s’attache à reconstituer comment le 11 septembre a été vécu à l’intérieur des différentes tours de contrôle et d’un des vols qui a été détourné (celui qui s’est écrasé en plein milieu de nulle part). Le résultat est un tour de force incroyable et fait l’effet d’une démonstration par A+B qui anéantie toutes les théories de conspiration qui ont été associées au 11 septembre.  A l’image de ces contrôleurs dépassés devant soudainement rentrer en  contact avec 4200 avions pour vérifier s’ils n’ont pas été détournés ou de ce haut gradé se demandant jusqu’où il doit remonter dans sa hiérarchie pour avoir l’autorisation d’abattre un avion en plein vol au cas où il devrait le faire, ce qui ressort avant tout après la vision d’un tel film est que personne ne sera jamais prêt pour gérer une telle crise.

Si à l’exception du final qui vous laissera littéralement sans voix, le film n’est finalement qu’un montage ahurissant de plans de gens qui regardent des écrans de contrôle et de personnes qui se téléphonent cherchant à comprendre ce qui se passe et, surtout, ce qu’ils doivent faire dans de telles conditions, le résultat est bluffant et on est réellement passionné par cette histoire que l’on croyait connaître.


Source: Actustar

Et c'est reparti de plus belle avec Pete Doherty

Kate Moss avait réussi à quitter son junkie, mais n'est jamais parvenue à l'oublier, et lui aurait tout pardonné au point de l'épouser...

La belle a été vue avec une bague de fiançailles à l'annulaire et a chanté amoureusement avec Pete Doherty lors d'un show privé le week-end dernier devant des amis.

Au mariage de Bobby Gillespie, le chanteur de Primal Scream, il y a deux semaines, elle annonçait déjà qu'elle serait la prochaine... Le couple aurait d'ailleurs loué une boîte de nuit sur Ibiza pour ce week-end et la rumeur voudrait qu'ils y échangent leurs voeux.


Source: Metula News Agency

Les gens les plus hypocrites de la terre

De fait, notre pays était devenu une extension de l’Iran, et notre soi-disant pouvoir politique servait, de surcroît, de paravent politique et militaire aux islamistes de Téhéran. Nous avons découvert soudain que Téhéran avait stocké plus de 12000 missiles, de tous types et de tous calibres, sur notre territoire et qu’il avait patiemment, systématiquement, organisé une force supplétive, avec le concours des Syriens, qui s’appropriait, davantage jour après jour, toutes les chambres de la Maison-Liban. Figurez-vous que nous hébergeons des missiles sol-sol sur notre territoire, les Zilzal, et que le tir de tels engins à notre insu a le pouvoir de déclencher un conflit stratégique régional et, potentiellement, l’anéantissement du Liban.

Victime ? Le Liban ? Quelle plaisanterie !

Avant l’attaque israélienne, il n’y avait plus de Liban, ce n’était plus qu’un hologramme. A Beyrouth, des citoyens innocents comme moi se voyaient interdire l’accès de certaines zones de leur propre capitale. Mais notre police, notre armée et nos juges aussi en avaient été exclus. C’était le cas, par exemple, du périmètre de commandement du Hezbollah et des Syriens dans le quartier de  Haret Hreïk (en rouge sur la carte satellite). Un carré d’un kilomètre de côté, une capitale dans la capitale, gardé en permanence par une armée de Horla, possédant ses institutions, ses écoles, ses crèches, ses tribunaux, sa radio, sa télévision et surtout... son gouvernement. Un "gouvernement" qui a décidé seul, à la place des potiches de celui du Liban - dans lequel le Hezbollah a également ses ministères ! - d’agresser un Etat voisin, avec lequel nous n’entretenons aucun différent substantiel ou fondé, et de NOUS plonger ainsi dans un conflit sanglant. Et si attaquer un Etat souverain sur son territoire, assassiner huit de ses soldats, en kidnapper deux autres et, simultanément, lancer des roquettes sur neuf  de ses villes ne constitue pas un casus belli, il faudra alors revoir sérieusement la définition de ce principe juridique.

Alors ils en sont presque tous, ces politiciens lâches, y compris de nombreux leaders et religieux chiites eux-mêmes, à bénir chaque bombe qui se détache d’un F-16 juif et qui vient réduire à l’état lunaire l’insulte à notre souveraineté que constituait  Haret Hreïk, en plein coeur de Beyrouth. Sans les Israéliens, comment aurions-nous fait pour recevoir une nouvelle chance - que nous ne méritons en aucune façon ! - de reconstruire notre pays ?

Chaque fortin irano-syrien que Jérusalem détruit, chaque combattant islamique qu’elle élimine, et c’est le Liban qui se remet proportionnellement à revivre ! Les soldats d’Israël font, une nouvelle fois, notre travail. Car, bien évidemment, à force de nous être souciés du Liban-Sud comme de notre dernière chemise, d’avoir laissé l’étranger se saisir des privilèges qui nous appartenaient, nous n’avions plus la capacité de recouvrer notre indépendance et notre souveraineté. Si, à l’issue de cette guerre, l’armée libanaise reprend le contrôle de son territoire et se débarrasse de l’Etat dans son Etat, qui oeuvrait à la mort par asphyxie du dernier cité, ce sera uniquement grâce à Tsahal, et cela, tous ces poltrons de politiciens, de l’escroc Fouad Siniora, à Saad Hariri, le fils du pilleur du Liban, et au général Aoun-le-droit, le savent parfaitement.

Quant aux destructions causées par les Israéliens... que voilà une autre imposture ! Les parties de ma capitale qui ont été détruites par Israël. Il s’agit de Haret Hreïk - en totalité - et des demeures des chefs du Hezbollah, situées dans la grande banlieue chiite de Dayaa (comme ils l’écrivent) .

En plus de ces deux zones, Tsahal a fait sauter un immeuble de commandement du Hezbollah de 9 étages, dans la city de Beyrouth. Un entrepôt d’armes syriennes dans le port, deux radars de l’armée, que des officiers chiites avaient mis à la disposition du Hezb, et un camion suspecté de transporter des armes, dans le quartier chrétien d’Achrafieh.

De plus, les infrastructures routières et aéroportuaires ont été mises hors d’état de fonctionner : elles servaient à nourrir le Hezbollah en armes et en munitions. Hors ceci, Tsahal n’a rien touché, rien abîmé, et tous ceux qui parlent de la "destruction de Beyrouth" sont soit des menteurs, soit des Iraniens, soit des antisémites, soit des absents. Même les maisons situées à une ruelle des objectifs que j’ai mentionnés n’ont pas été touchées, pas même n’ont-elles subi une égratignure ; c’est, en regardant ce travail, que l’on comprend la signification du concept de "frappes chirurgicales" et que l’on peut s’extasier devant la dextérité des pilotes juifs.

Tout le reste de Beyrouth, 95 % de Beyrouth, vit et respire mieux qu’il y a deux semaines. Tous ceux qui n’ont pas fait cause commune avec le terrorisme savent qu’ils n’ont strictement rien à craindre des avions d’Israël, bien au contraire ! A titre d’exemple, hier soir, le restaurant où je suis allé manger était plein à craquer et j’ai dû attendre 21h 30 pour pouvoir m’attabler. Les gens sont tout sourire, détendus, mais personne ne les filme : drôle de destruction de Beyrouth, n’est-il pas ? Bien sûr, il y a les quelques 500’000 réfugiés du Sud, qui vivent une véritable tragédie et qui ne sourient pas, eux. Mais Jean (Tsadik. Ndlr), qui a les yeux rivés sur Kfar Kileh, et dont j’ai appris que l’on pouvait croire chaque parole, m’assure que la quasi-totalité des maisons desdits réfugiés sont intactes. Ils pourront donc y revenir dès que le Hezbollah aura été vaincu.   La défaite des intégristes chiites d’obédience iranienne est imminente.  

Comme l’immense majorité des Libanais, je prie pour que personne ne mette fin à l’attaque israélienne avant qu’elle n’ait fini de désosser les terroristes. Je prie pour que les soldats hébreux pénètrent dans tous les recoins du Sud-Liban et en chassent, à notre place, la vermine qui s’y accroche. Comme l’immense majorité des Libanais, j’ai mis le Champagne au frais pour fêter la victoire des Israéliens.  Mais, au contraire d’eux, je sais admettre, pour paraphraser Michel Sardou, qu’ils combattent également pour notre liberté, une autre bataille "où toi tu n’étais pas" ! Et, au nom de mon peuple, je veux exprimer ma reconnaissance infinie aux parents des victimes israéliennes, civiles et militaires, dont les êtres aimés sont aussi tombés pour que je puisse vivre debout dans mon identité. Qu’ils sachent que je les pleure avec eux. Quant à la clique de minables qui fait florès à la tête de mon pays, il est temps qu’ils comprennent qu’après cette guerre, après que nos alliés naturels nous auront débarrassé de ceux qui nous empêchaient de reconstituer un Etat, un cessez-le-feu ou un armistice ne suffiront pas. Pour assurer l’avenir du Liban, il faudra qu’ils comprennent qu’il est temps de faire la paix avec ceux contre qui nous n’avons aucune raison de faire la guerre. Il n’y a, en effet, que la paix qui assure la paix. Il faut bien que quelqu’un le leur dise, car dans ce pays, on n’a pas appris ce qu’étaient les lapalissades

 20/08/2006
 vincent

Pukkelpop 2006

Rien à dire. Le Pukkelpop écrase la concurrence à plate couture: un modèle d’organisation, une affiche pertinente, un public réceptif qui accueille les petits groupes comme s’ils étaient des grands, un son souvent  bon voire carrément irréprochable, des scènes et des chapiteaux aux dimensions bien étudiées et bien répartis...  

Bref, aucun festival n’arrive à sa cheville. C’est d’ailleurs le seul endroit qui peut se permettre de pisser sur Sufjan Stevens.


Source: Le Soir

Les jeux téléphoniques envahissent le petit écran

Il est près d'une heure du matin. Une jeune femme s'agite, billets de 500 euros en main. "Si vous n'a pas besoin d'argent tant pis. Pour les autres, appelez maintenant." Puis elle meuble l'antenne, encore et encore. Evoque sa famille, la pluie, le beau temps. En direct.

Cette jeune femme pétillante, c'est Maud Vanlancker. Dans Jeu de Nuit, une émission diffusée en fin de soirée sur RTL-TVI. On a, par exemple, le choix entre Pékin, Paris, Florence ou Rome pour découvrir la capitale de l'Italie. "Il ne faut pas oublier que c'est la nuit, que les gens n'ont pas forcément envie de réfléchir à ce moment-là et qu'on est obligé de prendre un gagnant, précise Maud Vanlancker. Puis, malgré la simplicité des questions, il reste beaucoup d'erreurs. Car il y a parfois des pièges."


Source: Mad Movies

Miami Vice

Oubliant forcément tout ce qui a pu être fait jusque là en termes de polar, Michael Mann appose tout au long de son film une patine à cent lieux du clinquant dont s’abreuvent les productions actuelles. Plus encore que lors de ses 2 précédents "brouillons", la caméra HD est ici triturée, mixée, et travaillée de sorte qu’aucune scène ne puisse se prévaloir d’être la sœur de la précédente. Dans une quête perpétuelle d’innovation dans ses cadrages et la photo de son film, Mann se permet donc d’avoir pour lui un matériel à la précision exponentielle… et de n’en utiliser que ses défauts. Il filme la nuit quasiment selon la lumière naturelle de la ville, poussant dans ses extrêmes le grain si particulier de ce type de caméra. Comme si, une fois le soleil couché, les protagonistes se devaient de n’être que des ombres mouvantes dans un cirque d’éclairages artificiels. Il en va de même pour les passages diurnes où l’éclat, les couleurs de la ville et des accessoires des personnages se verront réduits au terne le plus strict. Les acteurs sont sublimes mais pâles, l’océan semble délavé, les apparats des villes traversées ont des teintes naturelles, et donc sales.

Nombre de spectateurs auront fait le déplacement soit par nostalgie, soit par l’attrait d’une campagne de promotion qui aura fait de son mieux pour vendre un métrage de 2h15 garni d’une seule scène d’action. Et c’est bien là que le bas blesse. Comment faire accepter à cette immense majorité de subir, tout au long de ce qu’ils considèrent comme un divertissement estival, et de lui faire croire que cette enquête assénée sans coup férir est bien ce qu’ils sont venus chercher ? Pour le public, se prendre un film tel que celui-ci est une mandale bien dure à encaisser. Lui dire que ces images qu’on dirait tirées de leur caméscope ne sont pas de la fainéantise, lui faire comprendre qu’une enquête policière, aussi romancée soit-elle, est avant tout une affaire de dialogues à profusion. Le rejet peut alors être compréhensible. Cracher sur une partie de l’audience ne sert à rien. Sa logique étant calcinée par des années de formatage subtil, la faute ne lui revient pas. Michael Mann étant ce qu’il est, c'est-à-dire un réalisateur sans concessions, mais l’homme se retrouve sûrement aujourd’hui esseulé. Quand le génie rencontre un mur, le génie reste. Le mur, aussi.


Source: Interprétations Diverses

Devoir de vacances : Diam's - Jeune Demoiselle

Dans une première partie, je montrerai comment la chanson marque l’avènement de la drague numérique. Ensuite, je m’attacherai à souligner la vision conservatrice d’une Diams "ségolènisée". Enfin, je mettrai en lumière les présupposés libéraux que sous-tend Jeune Demoiselle, le titre ultime des boîtes de province.

Diam’s dragouille sur le web. Sans complexe : "J’t’ai pas trouvé sur la planète / J’te trouverais peut-être sur Internet, qui sait ?". Ce nouveau mode de séduction change profondément les codes. On n’offre plus des roses, on ne laisse plus une petite annonce, on laisse simplement son e-mail : "Jeune demoiselle recherche un mec mortel [...] Si t’as les critères, babe, laisse moi ton e-mail". L’e-mail est un élément capital de la chanson de Diam’s. Ainsi la rappeuse aurait aisément pu le remplacer par le vocable "phone-tél" qui offrait une rime plus efficace : "Jeune demoiselle recherche un mec mortel [...] Si t’as les critères, babe, laisse moi ton phone-tél". Mais Diam’s préfère insister sur l’e-mail. A l’image de sa génération, elle refuse le contact humain direct et préfère jauger les qualités du possible partenaire par le biais d’une liaison épistolaire fondée sur la preuve par l’image : "PS : l’adresse, c’est jeunedemoisellerecherche(a)hotmail.fr / Si vous pouvez joindre 2 photos / Parce qu’on sait qu’une c’est de la triche".

Représentante officielle des "djeun’s", Diam’s est néanmoins conservatrice dans ses idéaux. Malgré la profusion de l’Internet et la drague au kilomètre offerte par Meetic, Diam’s croit à l’amour dans sa version la plus pure :  "Dans mes rêves, mon mec m’enlève et m’emmène". L’e-mail est curieusement remplacé par un cheval et un beau destrier. La rappeuse ne cherche pas un mec pour se payer une baise aux chiottes, mais plutôt pour kiffer sa vibe paisiblement : "Jeune demoiselle recherche un mec mortel […] Un mec fidèle et qui n’a pas peur qu’on l’aime". On perçoit ici la peur du changement et de l’incident. La vie doit suivre son cours paisiblement, régie par des principes simples et moraux : "Mon mec a des valeurs et du respect pour ses sœurs", "Mon mec est clean". Sa philosophie se rapproche de celle de Ségolène Royal pour qui elle a d’ailleurs plus ou moins annoncé son soutien. Diam’s, comme la présidentiable poitevine, voit la famille comme un pilier fondamental. A l’opposé de la pensée de mai 68. Assez proche des idéaux (supposés) de mars 2006 : travail, famille, CDI.

On reproche à Ségolène Royal d’être blairiste. On pourrait faire le même procès libéral à Diam’s. Si on analyse les paroles de la chanteuse, Meetic ressemble à un supermarché de l’amour, où l’on vient faire ses emplettes avec une longue liste de courses : "Mon mec a du charme et du style à la Beckham / Il a la classe et le feeling tout droit sorti d’un film / Le charisme de Jay-Z et le sourire de Brad Pitt".  Diam’s transforme la drague en une sorte de recherche avancée. Le principe n’est plus "fonce, c’est un beau gosse"  mais "fonce, il correspond à une quinzaine de tes 20 critères". Diam’s le dit elle-même : "Si t’as les critères, babe, laisse-moi ton e-mail". L’incertitude de l’amour est supplantée par la stricte vérité de la statistique. Comme un conseil d’administration d’une multinationale, Diam’s voit à court terme et veut des résultats tout de suite, des éléments mesurables objectivement du genre "Mon mec me parle tout bas". On imagine que la rappeuse, ayant trouvé son "mec mortel", ne laissera pas passer la moindre perte de valeur, le moindre haussement de voix. Et comme dans toute entreprise, la chute du cours en bourse annonce souvent des licenciements…

En conclusion, Jeune Demoiselle ressemble à un manifeste de Ségolène Royal. Pas de prise de position polémique sur le Liban mais une vision de l’amour qui colle à l’air du temps, entre tout-numérique, conservatisme et libéralisme. Un discours a priori consensuel mais pas exempt de considérations idéologiques. Jeune Demoiselle est donc un tube idéal, musicalement irréprochable et idéologiquement précurseur. Sauf si Sarkozy l’emporte en 2007.

 23/08/2006
 ivan

Selon Charlie

de Nicole Garcia

Si certains pensent que le cinéma français ne peut uniquement engendrer que de mièvres comédies plates et truffées de comiques télévisés et one man show-esques, c’est peut-être une nouvelle fois l’occasion de changer de point de vue.

Selon Charlie est un film touchant. Il est ambitieux, trop ambitieux même, et cela le rend quelque peu inégal: Nicole Garcia aborde un nombre de sujets mêlés et liés qui pourraientt chacun un à un faire l’objet d’un film, et elle ne parvient pas à tout raconter de front avec la même qualité. Et pour cause, elle traite de l’homme, du masculin. Elle met en parallèle la vie de quelques hommes adultes, et d’enfants. des personnages principaux qui ont chacun leur vie, leur faiblesse, leurs soucis, leurs trahisons. Et pour incarner ces hommes, elle rassemble quelques fleurons parmi les acteurs français: Vincent Lindon en père foireux, Jean-Pierre Bacri en maire blasé, Benoit Poelvoode (touchant) en homme perdu, et Benoit Magimel (parfait) en homme incapable d’accepter ce qu’il est et ce qu’il a, rongé par le souvenir d’une pseudo vocation ratée. Chacun joue son rôle, sans réellement renouveler son jeu, on les voit, tel qu’on les connaît, mais ils sont juste dans la représentation d’un "type" d’homme. On est promené de l’un à l’autre, et au gré des morceaux de vies, chaque personnage se construit (ou se déconstruit). Selon Charlie est fort de cette impeccable caractérisation des personnages. Et on se laisse agréablement porter.

Ce qui déçoit, c’est que l’ampleur du propos est telle, que lorsque le film s’arrête, on aurait encore envie de savoir ce qu’il advient de ces hommes. La musique du film passe de Nick Cave à Sidsel Endresen. On peut reprocher à Nicole Garcia de tomber parfois légèrement dans l’esthétisme facile, certains plans à deux francs cinquante sont superflus face à la vérité du jeu. Et puis certains personnages sont clairement inutiles, et ne trouvent pas leur juste raison d’exister face au charisme des autres, ils passent au second plan, voir ne parraissent que pour du remplissage (je pense à ce jeune sportif par exemple dont l’intérêt m’a complètement échappé). Mais le film est réussi, c’est juste qu’on en voudrait plus, sur un peu moins. Nicole Garcia a le ton juste, jamais trop noir, teinté d’humour, touchant.


Source: Pinkushion

Pukkelpop 2006

Le Pukkelpop est le deuxième plus gros festival belge. Dédié au rock alternatif, l’audience du festival a crû au même rythme que celles de groupes comme Sonic Youth ou Nick Cave & The Bad Seeds, qu’il a accueillis très tôt dans son existence riche de déjà 21 éditions. C’est donc, aujourd’hui, des centaines de milliers de spectateurs qui rallient la pleine de Kiewit, petite bourgade néerlandophone du pays. D’alternatif donc, il n’a plus que le genre auquel il se rapporte, mais cela ne l’empêche pas de se distinguer par la qualité exceptionnelle de son organisation qui permet d’écouter des musiciens dans d’excellentes conditions, bien souvent supérieures aux salles auxquelles la plupart des groupes présents sont habitués. Dans ces conditions, les seuls qui peuvent décevoir, ce sont les artistes eux-mêmes.

Vendredi 18 Août

(...)

Nous reprenons quelques bières pour nous préparer à nous farcir cette supercherie qu’est Dirty Pretty Things. Derrière Dirty Pretty Things, on trouve Carl Barât, ex-The Libertines, ex-groupe de Pete Doherty, ex-petit ami de Kate Moss (pas sûr nous dit-on...). Dès les premiers accords, on se dit que Carl Barât serait plus inspiré de partager ce goût de l’annulation qu’a son ex-compagnon de scène. Il épargnerait ainsi nos oreilles de cette parodie de groupe minable qui croit que pour faire de la bonne musique punk, il suffit d’être attifé comme un plouc, jouer bourré des riffs bancals appris la veille. C’est royalement lamentable et plus le concert avance, plus on se met à prier Dieu pour que Pete Doherty et toute sa clique crèvent d’une overdose et débarrassent les scènes une fois pour toutes ! Ce sont des bien trop mauvais exemples pour les jeunes d’aujourd’hui. Il ne faudrait pas que de potentiels artistes de demain soient influencés par de tels désastres sur jambes. Hélas, à juger le succès qu’a Dirty Pretty Things, nous avons bien peur qu’il ne soit déjà trop tard.

Sur ces pensées - qui nous rappellent que Dominique A chantait "Il ne faut pas souhaiter la mort des gens, ça les fait vivre plus longtemps" - nous nous dirigeons ves la grande scène afin d’oublier ses idées négatives en se trémoussant sur les néo-Bee Gees que sont les Scissor Sisters. Il faut avouer que cela a beau être insipide à souhait, ça marche à merveille et constitue une bien belle récréation dans un festival comme le Pukkelpop.

Deux heures après ce mauvais exemple qu’était Dirty Pretty Things, Be Your Own Pet monte sur la scène du Club pour donner une lueur d’espoir laissant entrevoir la possibilité que tous les jeunes ne veulent pas devenir des épaves à la Pete Doherty. Ce trio de très jeunes américains (on leur donnerait une moyenne d’âge de 18 ans) joue un punk frénétique et spontané absolument ravageur. Le groupe mené par une chanteuse sous stéroïdes, ne tient pas en place et est doté d’un trop-plein d’énergie communicatif. On demande à voir où ils en seront dans 10 ans, mais pour l’instant, on ne peut que les encourager à profiter de leur fraîcheur tant qu’ils en ont.

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Samedi 19 août

La grosse attraction du jour est la venue de Daft Punk dont les échos entendus au sujet de leur prestation aux dernières Eurockéennes laissaient entendre que les français étaient les auteurs du "show of ze year".

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On attend donc patiemment "ze show of ze year", et ce, même si Laurent anticipait la supercherie en prévenant que deux couillons qui font les mariolles sous des casques de moto n’étaient pas trop son trip.

Démarre enfin le show qui nous fera fuir comme du gibier en temps de chasse. Après les notes de Rencontre du Troisième Type, le rideau tombe et Daft Punk apparaît au centre d’une soucoupe volante pyramidale placée au centre d’un feu d’artifice de lumières. Bref, un show "Bigger and Louder" digne de ces ouvertures de Jeux Olympiques, susceptibles de n’impressionner que les lymphatiques derrière leurs télévisions. La musique du duo est fidèle à elle-même et repose toujours sur cette incapacité à stopper une boucle à temps. Grandeur et somnolence...


Source: Télérama

Journal d’hirondelle d’Amélie Nothomb

Les éditeurs misent sur eux, mais ils nous ont déçus...

Ce Journal d’hirondelle est un récit poids plume. Si frêle, si léger. Une nouvelle à peine, une anecdote pas plus. Ecrite avec autant de malice que de désinvolture. L’histoire d’un tueur à gages qui meurt d’amour pour une jeune fille qu’il a éliminée. Aussitôt lue, aussi vite oubliée.


Source: 404 Brain Not Found

Lexus invente le 4X4 qui pollue comme une voiture

Les amoureux du 4x4 vont être contents. Grâce à Lexus, ils vont enfin pouvoir rouler dans leur voiture préférée avec la conscience tranquille. Parce que Lexus, qui n’est pas à une innovation près, vient de lancer son premier 4X4 à moteur hybride. Pour ceux qui n’ont pas suivi les magnifiques évolutions de l’automobile de 1923 à nos jours, les moteurs hybrides fonctionnent en partie à l’essence et en partie grâce à l’électricité qu’on a accumulée en roulant à l’essence. Bref, on consomme moins et pour un peu, on pourrait presque se sentir écolo au point de trier ses déchets et voter vert.

Jusqu’à maintenant, les technologies hybrides étaient réservées aux voitures dont on ne se servirait pas décemment pour aller écraser des enfants africains. Les voitures, donc, polluaient moins que des voitures normales, et ça, l’environnement, il en était content. Un peu, mais content quand même.

Grâce à Lexus et son 4X4 hybride, on a produit la première voiture hybride qui pollue autant qu’une voiture normale. Moins qu’un 4X4, certes, mais autant qu’une voiture normale, sans moteur hybride.

On peut donc enfin acheter des moteurs écologiques tout en continuant à polluer. Parce que oui, il fait bon rouler en ville avec une voiture de deux tonnes. Et vu qu’on pollue autant que les autres, pourquoi se priver. C’est vrai, acheter un moteur hybride pour polluer moins, ça aurait été idiot. Des fois qu’on donne le bon exemple. En tout cas, Lexus a particulièrement bien choisi son slogan pour cette voiture : "Changez le monde sans changer la planète". C’est vrai, changer, ça serait des coups à ce que ça aille mieux. Faut se méfier.

 25/08/2006
 laurent

Selon Charlie (II)

de Nicole Garcia

Désolé, mais je ne partage pas du tout, mais alors là pas du tout l’avis plutôt enthousiaste d’Ivan sur ce film recevant par ailleurs une couverture médiatique impressionnante. Je m’y suis ennuyé comme un rat mort. A entendre les commentaires à la sortie, et à en juger aussi par ceux qui ont quitté la salle pendant le film, je ne semble pas être un cas isolé.


Source: Actustar

Victoria Beckham se saoule sans son alliance!

Victoria Beckham qui devait être enceinte d'un quatrième enfant dans l'espoir d'avoir enfin une fille a été vue un peu défaite.

Elle dément cette rumeur d'une drôle de façon en célébrant l'anniversaire d'une amie, Tana Ramsay, avec un peu trop de champagne, et ce, sans être accompagnée de son mari et sans porter son alliance.

Elle a même dû être aidée à la sortie de la boîte de nuit londonienne peu avant cinq heures du matin ce mardi pour ne pas vaciller. Elle venait de passer sept heures devant des verres de Dom Perignon et quelques cocktails.


Source: Télérama

Costa del rock

Des tentes blanches, quelques palmiers en pots, des parasols aux couleurs d’une boisson énergétique, une vingtaine de transats. Et une piscine. A ce détail aquatique près, l’espace VIP du Festival international de Benicàssim (FIB), près de Valence, en Espagne, ressemblerait à n’importe quel autre. Mais ce bassin d’eau fraîche de 5 mètres sur 8 en a fait le "backstage" le plus célèbre et le plus couru de tous les festivals rock de l’été. Du 20 au 24 juillet derniers, on y aura vu défiler la crème de la scène indie-pop, de Franz Ferdinand à Placebo en passant par Morrissey, dEUS, Pixies et tous les groupes en "The" du moment (Kooks, Strokes, Rakes). Au moment où nous entrons dans le fameux espace, c’est au tour de Julian Casablancas, le chanteur Apollon des Strokes, quintessence de la branchitude new-yorkaise, de barboter dans la piscine, en un improbable ballet avec Shane MacGowan, l’inimitable voix tourbée des Pogues, légende du rock irlandais. Inutile de préciser que les deux baigneurs nocturnes sont aussi imbibés à l’intérieur que mouillés à l’extérieur.

Il fait beau sur Benicàssim. C’est qu’à la différence des autres festivals européens majeurs – Werchter et Dour, en Belgique ; Reading et Glastonbury, en Angleterre ; Sziget, en Hongrie ; Belfort, Saint-Malo –, trop souvent tributaires d’une météo aléatoire, le FIB offre un climat et une ambiance également torrides. Si ailleurs la plupart des groupes passent en coup de vent, à Benicàssim, ils arrivent habituellement la veille de leur prestation pour profiter du soleil et de la fête espagnols. Certains choisissent même d’y rester toute la durée du festival.

Côté festivaliers, le FIB est également une réussite. Pour la première fois en douze éditions, il affichait complet deux mois avant l’événement. Pareil succès (120 000 tickets vendus, soit 35 000 par soirée) confirme l’engouement du public pour les festivals ibériques, alternative idéale aux aînés boueux d’Europe du Nord, où l’on a moins l’habitude d’enfiler les tongs. Les Britanniques l’ont compris, qui affluent par milliers vers la cité balnéaire de la Costa del Azahar. A eux seuls, ils représentent 70 % des festivaliers étrangers, qui composent eux-mêmes 40 % du public du FIB.  

Depuis que le rock a fait son come-back en s’imposant à la une des magazines non spécialisés, les festivals sont devenus des passages obligés dans la tournée d’été des groupes, qu’il s’agisse des dinosaures, des têtes d’affiche ou des petits nouveaux. Interviewé par Matthieu Culleron, journaliste au Mouv’ et, au bord de la fameuse piscine, Alex Kapranos, le chanteur-guitariste de Franz Ferdinand, confirme son goût pour les gros raouts : "Les festivals sont pour nous les seules occasions de voir d’autres groupes en concert", et relativise la fatigue des tournées :  "On ne va pas se plaindre. C’est moins fatigant de parcourir l’Europe en business class que de faire deux heures de métro par jour."

Franz Ferdinand, Placebo et dEUS sont justement les trois groupes qu’Arte a choisi de suivre, pendant leur  "summer tour", au gré des festivals. Pour composer son film, Arte rachète les captations des concerts réalisées par les festivals, et complète par des images tournées par son équipe, au cœur du public, à l’aide d’un minuscule appareil photo numérique vissé au bout d’une perche télescopique. Le résultat, inédit, garantit une immersion totale du spectateur. Le réalisateur Arnaud Le Goff, explique sa démarche : "Au-delà de l’originalité technique qui s’inspire d’une nouvelle habitude du public consistant à filmer avec son téléphone portable, on a voulu appliquer à la captation du réel les codes de la fiction. Et ne pas se contenter de faire un concert filmé de plus. C’est pourquoi on a fait appel à un scénariste pour “raconter une histoire”."

L’enjeu du film tournera donc autour de la rencontre potentielle de Franz Ferdinand et Placebo, et, partant, des conditions de vie des rock stars en tournée. Alors, quid du face-à-face tant attendu ? A partir des rushs visionnés à Benicàssim, dans le bus d’Arte, on est en mesure de répondre à la question. Mais pour garder un peu de suspense, on vous laisse la surprise… Une chose est sûre néanmoins : avec ces impressionnantes images saisies à la volée dans la foule hystérique, dont le gros grain rappelle l’antique pellicule 16 millimètres, ce documentaire a déjà réussi à faire se croiser une forme et une attitude, deux éléments mythiques de l’increvable esprit rock.

 29/08/2006
 vincent

Pour en finir avec Daft Punk

Le jour où Daft Punk s’affichera avec un show pareil, on rediscutera de leur potentiel scénique.


Source: CASACOSMANI

Brêve de comptoirs

En fait, j’ai un gros problème avec l’humour politique en Belgique. D’abord, ça ne m’intéresse plus trop d’en faire. Ensuite, c’est pas assez trash, pas assez corrosif et beaucoup trop connoté : quand ça charrie le PS, t’as toujours l’impression que ça roule pour le MR et inversement. Je n’ai pas l’impression qu’il existe en Belgique de véritables francs-tireurs dont le grand plaisir serait de renvoyer dos à dos les médiocrités de ce qui est tout de même l’un des pires paysages politiques au monde avec notre droite la plus bête de l’univers, notre gauche qui sert simplement de couverture à la Mafia et pour couronner le tout, un quatrième Reich essentiellement composé de paysans à vélo. On en est restés à Stéphane Steeman, comme si les Guignols n’avaient jamais existé. D’ailleurs, les Guignols belges étaient de la merde en tube, preuve que personne ne sait ici faire pareil (ou a le droit de faire pareil, c’est une autre histoire).


Source: Pinkushion

Elli Medeiros - EM

Elli Medeiros, admettons-le, on la connaît surtout pour son tube de 86 et sa carrière de comédienne, au théâtre et au cinéma. Normal finalement, puisque c’est l’art dramatique qui l’a d’abord attiré dans son cursus. Me souvenant du refrain et du clip de Toi mon toit mais pas vraiment du décor sonore, je suis allé (re)voir la chose. Etonnant, car je ne me souvenais pas d’une qualité indéniable de ce petit tube, que de véritables cuivres viennent agrémenter, à une époque où le faux était pourtant la norme, tous synthés en avant. On retiendra de cette période sa personnalité festive et son sourire pétillant.

Les années ont passé, et musicalement parlant cela fait 20 ans qu’on n’entendait guère plus la désormais maman quarantenaire. On l’avait oublié. A tort.

L’album renoue avec ses racines punk, et ce dès le titre d’ouverture assez proche du style d’une autre actrice que l’on voit fouler les scènes des festivals : Juliette Lewis. Les titres qui suivent sont un méli mélo de toutes ces influences passées (reggae, rock, latin) et elle jongle avec les langues (anglais, français, espagnol). Quant aux paroles mélodramatiques, elle les tient probablement de ses origines latines soulignées par un accent du cru (elle a également vécu en Argentine). On se surprend à se laisser amadouer par des mélodies efficaces et un band talentueux, avec un son crade qui souligne un côté rock assumé et sincère. More Than Me, par exemple, semble avoir été chipé à Iggy Pop (que la pochette peut également évoquer - période American caesar). La qualité exécutoire - un son en prise live - de plusieurs titres enlevés est assez remarquable. C’est le format ballade qui prédomine cependant, sans jamais tomber ni dans la facilité ni dans le larmoyant (et ce, dirons les mauvaises langues, malgré les compositions signées Dimitri Tikovoï - à qui l’on doit le dernier Placebo).

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juin 2006

juillet 2006

août 2006

Lucky Number Slevin
Jack Bauer appelle au bon sens sur Internet
DVD: Je ne suis pas là pour être aimé
Superman Returns
Les illusions calamiteuses d'une géopolitique surréaliste par André Glucksmann
Opal Dream
La petite Cobain
DVD: Super size me
United 93
Et c'est reparti de plus belle avec Pete Doherty
Les gens les plus hypocrites de la terre
Pukkelpop 2006
Les jeux téléphoniques envahissent le petit écran
Miami Vice
Devoir de vacances : Diam's - Jeune Demoiselle
Selon Charlie
Pukkelpop 2006
Journal d’hirondelle d’Amélie Nothomb
Lexus invente le 4X4 qui pollue comme une voiture
Selon Charlie (II)
Victoria Beckham se saoule sans son alliance!
Costa del rock
Pour en finir avec Daft Punk
Brêve de comptoirs
Elli Medeiros - EM


septembre 2006