Zabladowski.org



Source: Wired

L'effet Pitchfork

En 2001, Ryan Schreiber, rédacteur en chef de Pitchfork, croyait que son site avait la plus grande audience qu'il pouvait espérer atteindre. Mais au cours des 5 dernières années,  celle-ci a quintuplé. Des modestes 30.000 visiteurs par jour, Pitchfork est passé à 150.000 visiteurs quotidiens. 

Si le succès de Pitchfork a étonné la rédaction, elle-même, elle a complètement dérouté certains vétérans de la ruée vers l'or digital. David Hyman a passé ces années révolues en lançant des sites musicaux comme Addicted to Noise et, plus tard, SonicNet qui après avoir été revendus à MTV Networks, ont disparu avec l'explosion de la bulle Internet. Aujourd'hui, il ne fait pas partie des admirateurs de Pitchfork. "J'ai le sentiment que beaucoup de leurs chroniqueurs n'ont jamais écrit avant" dit Hyman, qui est maintenant le CTO de Mog, un site de rencontres centré sur la musique. "Vous devez avoir étudié le journalisme pour avoir de la crédibilité." 

 01/09/2006
 vincent

Pub


Source: Clubic

MySpace va vendre la musique de 3 millions d'indépendants

MySpace.com va se lancer dans la vente de musique en ligne. D'ici la fin de l'année aux Etats-Unis, MySpace proposera en téléchargement les oeuvres de 3 millions de groupes indépendants. Les titres seront proposés au format MP3 depuis les pages personnelles des groupes inscrits sur la plate-forme. Cette musique pourra être téléchargée sur la plupart des baladeurs numériques du marché, dont l'iPod d'Apple. Les tarifs seront fixés par les groupes eux-mêmes. Ces derniers devront reverser une commission, dont le montant n'a pas été communiqué.

Snocap, société fondée par le créateur de Napster, Shawn Fanning, a été chargée de la gestion des droits numériques du futur kiosque ouvert par MySpace. A terme, MySpace entend vendre en ligne les titres des catalogues des grandes maisons de disques. Le réseau communautaire aurait déjà entamé des pourparlers avec EMI.

 05/09/2006
 vincent

Paris, je t'aime

de 20 réalisateurs différents

20 courts-métrages différents réalisés par 20 réalisateurs confirmés. Les deux seules constantes sont la durée imposée de 5 minutes et le thème de l’amour- au sens large du terme -à Paris.

C’est vraiment sans surprise. Tout le monde se contente sagement de confirmer les espoirs ou les craintes qu’on avait. Les 15 réalisateurs dont on n’attendait rien prouvent qu’on avait raison de rien espérer d’eux. Isolons parmi eux un Gus Van Sant ennuyeux (comme à l’accoutumée, diront certains), un Oliver Assayas affichant son côté jet-set décadent et un court à la gloire de Dieu avec Juliette Binoche. Les 12 autres ne sont pas franchement mauvais, mais n’arrivent pas à dépasser le niveau d’un enième court-métrage sans intérêt. Dans les 5 bons, on trouve Walter Salles qui s’est fait connaître avec Central  Do Brasil, Diarios De Motocicleta et en produisant Cidade de Deus et qui fait ici démonstration de son sens de la vision.  Comme espéré, Joel & Ethan Coen (qui sortent tout de même de la grosse bouse puante qu’est The Ladykillers) profitent de l’occasion pour se refaire une santé avec un court-métrage arborant un désopilant Steve Buscemi. Tom Tykwer retrouve l’énergie de Lola Rennt. Sylvain Chomet et Alexander Payne  qui nous avaient éblouis avec respectivement Les Triplettes de Belleville et Sideways confirment qu’on avait eu raison de miser plein d’argent sur eux.

Au final, la question qu’on se pose après la vision d’un tel exercice est celle-ci : qui a eu la prétention de mettre des réalisateurs moyens au même niveau que des réalisateurs qu’on savait doué? C’est comme si en Belgique, quelqu’un osait sortir des compilations musicales mêlant nos désespoirs locaux à la crème de la scène internationale.


Source: L'espresso de Télérama

Jean-Pascal signé Jean-Louis Murat

Il était une fois un show de téléréalité doublé d’un radio crochet qui voyait ses lauréats les plus chanceux devenir des vedettes lisses d’une variété aseptisée. Il y avait bien une candidate malheureuse, Olivia, qui tentait de se faire un nom en dehors de la sphère balisée des interprètes sans saveur mais ses disques se vendaient peu. Et puis, un beau jour, tandis que le sirop des vainqueurs de la Star Academy ou de Nouvelle Star commença à lasser, la piquante Olivia Ruiz vit son obstination payer. Son deuxième album, enregistré avec l’aide des Têtes Raides, de Dyonisos ou Juliette, devint un succès. Et soudain, les artistes issus de la télé se mirent en quête de crédibilité. En lieu et place d’insipides rengaines r’n’b, ils firent appel à des auteurs respectés, se mirent à imiter des chanteurs aux styles bien identifiés. Bref, à se repositionner comme véritable "artiste". C’est ainsi qu’en cette rentrée, le jeune Patxi s’est métamorphosé en clone de Raphaël, Elodie Frégé, avec l’aide de Benjamin Biolay, en Carla Bruni à guitare ou Thierry Amiel, en porte-voix de Daniel Darc. On attend maintenant avec impatience un Jean-Pascal signé Jean-Louis Murat ou un Jonathan Cerrada composé par Camille...

 07/09/2006
 vincent

Bubble

de Steven Soderbergh

Steven Soderbergh, l’homme qui enchaîne les projets plus vite que son ombre, revient avec un film d’auteur naturaliste loin des très accessibles Ocean’s 11, 12 et 13 auxquels il nous a désormais habitués. Adoptant un ton très documentaire, Bubble illustre très justement le désert affectif et social que peuvent être certaines bourgades des Etats-Unis.  L’intelligence du film est de prendre comme protagonistes des ouvriers travaillant dans une usine qui fabrique des poupées à la chaîne. Si ce milieu n’est finalement guère différent de celui d’ouvriers empilant des lasagnes sur des chariots, il a cependant le mérite de donner un aspect plus "artistique" et de faciliter l’empathie des spectateurs envers ces personnages qui d’habitude n’auraient strictement rien inspiré ou alors, le mépris chez certains.


Source: L'espresso de Télérama

Charlotte Grainsbourg - 5:55


Source: 404 Brain Not Found

Homicide professionnel

En février 2005, une partie du personnel de l'aéroport de Roissy clouait les avions au sol pour protester contre la mise à pied d'un des leurs. L'agent de piste en question avait pris la malheureuse initiative de retirer un escalier d'avion alors qu'une hôtesse se trouvait dessus, projetant cette dernière dans une chute qui devait lui être suffisamment fatale.

Un peu plus d'un an plus tard, l'agent est mis en examen pour homicide involontaire. Ce qui, étant donné les circonstances, pourrait paraître plutôt dans la logique des choses même pour le plus star-académicien des juristes. Mais voilà, s'il ne fait pas de doute sur son implication dans le décès un brin prématuré de l'hôtesse, l'agent conteste néanmoins toujours son licenciement de l'aéroport.

C'est que chez Air France, on trouve que tuer des hôtesses, même sans faire exprès, c'est quand même un peu grave. Et a licencié son employé pour "faute lourde". L'agent de piste, lui, conteste son licenciement, qu'il juge "sans cause réelle et sérieuse". La famille de l'hôtesse appréciera.

Quant aux autres, ils seront ravis d'apprendre que oui, en 2006, on peut tuer quelqu'un dans le cadre de sa profession et prétendre bien faire son travail. Après tout, les militaires le font bien chaque jour.

 11/09/2006
 fabrice

Wong Kar-Wai de Thierry Jousse

Ed. Cahiers du cinéma/les petits cahiers - 2006

Depuis qu’il a été découvert en France, avec Chunking Express (1994), le cinéaste Wong Kar-Wai divise les spectateurs comme la critique : trop maniéristes et superficiels pour certains, ses films sont pour d’autres de précieux objets visuels et sonores dont l’incontestable inventivité formelle en fait des pierres angulaires du cinéma contemporain. Thierry Jousse, ancien rédacteur en chef des Cahiers du cinéma, devenu à son tour réalisateur (Les Invisibles), et qui, occasionnellement, écrit encore sur le cinéma dans l’excellente revue Panic, appartient manifestement à cette seconde catégorie, celle des thuriféraires du réalisateur chinois. En témoigne un livre concis (90 pages) et passionnant, sorti dans la collection "Les petits cahiers". Dans un premier chapitre consacré aux six premiers films du réalisateur, Jousse montre comment Wong Kar-Wai a peaufiné son regard et imposé sa logique de fabrication au fil de projets souvent chaotiques, tout en dégageant certaines constantes stylistiques (narration ouverte, goût pour l’inachevé, prolifération des registres d’images, collages musicaux), décelables dès ses premiers pas en tant que scénariste, jusqu’à l’œuvre mature qu’est Happy Together. Il s’arrête ensuite plus longuement sur In the Mood for Love et 2046, un diptyque analysé à l’aune de critères spatiaux, temporels et référentiels. Jousse parvient de manière limpide, sans exégèse forcenée, à pénétrer le labyrinthe d’images et de sons offert avec ces deux films jumeaux, et révèle quelques pistes cruciales pour mieux comprendre le cinéma de Wong Kar-Wai. La nostalgie des années 60, l’incarnation des personnages, le cinéma comme décor, les lieus clos, le déracinement, le fétichisme exacerbé sont parmi les points importants abordés. Malgré quelques lourdeurs de style, inhabituelles de la part de Thierry Jousse, et une place réduite accordée au rôle essentiel de la musique dans ce cinéma sensoriel (Jousse fut  d’ailleurs chroniqueur musical aux Inrockuptibles), ces courtes études thématiques s’avèrent être une porte d’entrée idéale pour découvrir ou approfondir l’oeuvre du grand Wong Kar-Wai. Au-delà, elles laissent deviner la fragile ligne de partage entre main mise absolue et lâcher prise : deux notions indissociables de la mise en scène de Wong Kar-Wai, qui communiquent à tous ses films ce sentiment de forme mouvante, "donnant la sensation de s’inventer devant nous".  Pour finir, une dernière partie riche en documents et propos variés achève ce livre destiné à tous les lecteurs curieux qui se passionnent pour le cinéma en général (et pas seulement pour celui de WKW).


Source: L'espresso de Télérama

Non mais quelle connasse!

Ce genre de hasard doit vous arriver une fois au cours d’une vie de journaliste: observer à son insu une personne lisant l’article que vous avez écrit sur elle. Quand cette personne s’appelle Christine Angot, l’effet de sidération est d’autant plus grand: suivre en direct ses faits, gestes et états d’âme alors qu’elle vient de les retranscrire par le menu dans son roman, il y a de quoi donner le vertige. L’incroyable s’est produit dans un café de Saint-Augustin, à Paris, où l’écrivain lisait Télérama à la table d’à côté. Et la dame de se mordre les joues, de se taper le front du poing, de fulminer à toutes vapeurs. Précisons que la critique qui la mettait dans cet état était sincèrement élogieuse, et défendait, entre autres, la nouvelle sagesse et la limpidité de style de son livre Rendez-Vous. Une fois l’article lu, Christine Angot saisit fébrilement son téléphone portable : "Allo, t’as lu Télérama ? Non mais quelle connasse ! Ça ne sert à rien que j’écrive des livres si c’est pour être lue par des connasses pareilles ! Comment veux-tu que mon ostéo s’en sorte si je dois supporter des papiers de connasses comme ça ! Comment ça, c’est bien ? Mais non ! J’ai écrit tout le livre pour montrer que cet homme m’aime, et cette connasse dit tout l’inverse !"  Dur métier.


Source: Pinkushion

Paris Hilton - Paris

Le monde musical contemporain est relativement prévisible. 99% des albums sortis ne sont que des resucées de ce qui a déjà été fait, en mieux, des années auparavant. Heureusement, on assiste encore parfois à d’heureuses surprises provenant d’artistes inconnus mais talentueux. 

C’est dans ce contexte peu favorable qu’arrive le premier album de Paris Hilton, très simplement titré Paris. Avant de parler de l’album, nous nous devons de mentionner le parcours exceptionnel de cette jeune demoiselle de 25 printemps. D’origine modeste (maman était femme de chambre au Waldorf-Astoria, papa livreur de pizzas), Paris se destinait à accumuler des petits boulots sans avenir. C’était sans compter sur sa pugnacité et son talent. A l’âge de 8 ans, papa Hilton offre à Paris une guitare laissée par un de ses clients (il était alors taximan). Comme un électro-choc, la six-cordes bon marché allait déclencher chez la petite Paris la passion de la musique. Elle commença par étudier attentivement ses brillantes aînées (Joan Jett, Joan Baez et surtout Patti Smith) avant de commencer à composer et à écrire ses propres textes.

Paris ose, et joue ses compositions dans le métro dès l’âge de 12 ans. Les quelques dollars qu’elle obtient permet à sa famille d’aider à payer les notes de chauffage. L’adolescence arrive, et Paris remarque bien vite qu’elle ne ressemble pas à ses copines de l’école élémentaire de Harlem. Blonde, grande, talentueuse : Paris commence déjà à faire tourner les têtes, et c’est tout naturellement qu’elle et sa famille (qui a vendu la Ford familiale pour se payer le trajet) émigre vers Hollywood. Après avoir essuyé quelques échecs, elle finit par décrocher un premier rôle dans un film indépendant, retraçant l’histoire d’une jeune américaine en visite... à Paris ! Le film, titré One Night In Paris et produit par l’actrice Shannen Doherty, a connu un succès d’estime, mais suffisant pour lui ouvrir quelques portes, dont celles du producteur américain Scott Storch, qui lui offre un album.

Magré les prouesses instrumentales de Paris (qui outre la guitare, maîtrise également la batterie, le saxophone et l’ukulélé hawaïen à 5 cordes), l’album est résolument électronique. On pourrait sans doute le rapprocher de ce mouvement récent issu des rues des quartiers défavorisés américains : le "hip-hop". La voix de Paris est parfois manipulée par des effets, mais elle reste facilement reconnaissable via son timbre et son souffle murmuré. Ceci dit, les producteurs ont compris qu’il fallait aussi utiliser le talent de musicienne de Paris : "Fighting Over Me" est emmené par quelques accords de piano de style music-hall, qui permet de rapprocher Paris d’autres chanteuses à la voix superbe, telle Aretha Franklin...

Ce morceau permet d’ailleurs de découvrir une nouvelle facette du talent de la miss : les paroles. Ici, elle nous explique que, vu ses multiples talents, elle créait nécessairement des jalousies chez les autres filles envieuses. Paris attirait naturellement la gent masculine, toujours prête à l’écouter réciter ses poèmes munie d’une simple guitare acoustique. "Jealousy" est un autre morceau sur le même thème, mais emmené par de grosses guitares électriques. Plus loin, le superbe "Stars Are Blind" nous ramène aux meilleures heures de la "new-wave", tout comme "Heartbeat" qui nous ferait presque penser à Cyndi Lauper, icône des années 80. Enfin, preuve ultime du talent de la belle : Rod Stewart lui-même lui a personnellement écrit un titre, appelé "Da Ya Think I’m Sexy", qui clôture l’album d’une bien belle manière.

Paris nous permet de découvrir les immenses talents de Paris Hilton, et ce n’est sans doute qu’un début. Un bien bel album, frais et original. Que demander de mieux ?


Source: Pinkushion

Zita Swoon en route pour rassembler le monde

Pinkushion: Prochainement, Zita Swoon va participer avec dEUS à 0110 (ndlr : concerts contre l’extrême droite organisés à l’initiative de Tom Barman, chanteur de dEUS, et qui s’étaleront dans 3 grandes villes belges). Tu crois vraiment que cela pourrait avoir un effet ? Le public de Zita Swoon et dEUS n’est pas à proprement parler l’audience susceptible de voter extrême droite, non ?

Stef Kamil Carlens: Oui, c’est vrai, mais il n’y aura pas que Zita Swoon et dEUS. Là, Zita Swoon va un peu fonctionner comme un "All stars band". Zita Swoon va accueillir d’autres artistes. On sera le "backing band". On accompagnera Hooverphonic, Axelle Red, Lais, Arsenal et plein d’autres. Il y aura donc plein d’artistes différents qui s’adressent à des publics différents. Il y aura un groupe marocain qui va aussi jouer avec des invités et il y aura aussi Clouseau. Je ne sais pas si tu connais, mais c’est un groupe flamand énormément populaire (ndlr : En 2003, Clouseau est parvenu à aligner 14 concerts complets dans la plus grande salle de Belgique). Donc, l’affiche vise large et s’adresse à tout le monde.

Et donc Zita Swoon va jouer en tant que "Backing Band" ?

On commencera le set avec des morceaux à nous pour chauffer le public. J’essaierai de jouer des chansons liées au thème du jour. Après, on accueillera les gens. On ne va pas faire un concert de Zita Swoon. dEUS va faire la même chose d’ailleurs. Cela ne sert à rien de faire des concerts normaux. Les gens peuvent nous voir autre part. Il faut que cela soit quelque chose de spécial.

Ce sera improvisé ?

Non. On va bien préparer. C’est beaucoup de travail d’ailleurs.


Source: Big Bang Blog

Mon week-end avec Alain Duhamel... par Daniel Schneidermann

Depuis qu’il m’arrive, occasionnellement, de côtoyer des gens connus, et que je suis moi-même un peu connu, il y a une difficulté que je parviens pas à résoudre : c’est de savoir, quand je m’adresse à eux, si je m’adresse à l’être humain, ou à son double, le personnage public. Ca n’a l’air de rien, mais c’est très troublant. Le plus souvent, je tends la main à l’être humain. Et à sa réaction, à ses mouvements, à son sourire ou à son rictus, je vois que c’est le personnage public qui répond. Et qui répond au personnage public que je suis

Alain Duhamel à Malagar, près de Bordeaux, invité par Jean-Claude Guillebaud, nouveau président des amis de Malagar, pour parler de l’Etat-spectacle,

 

Dès mon arrivée vendredi soir dans l’hôtel où sont réunis les intervenants, le premier sur lequel je tombe, dans le petit salon de télé, c’est Alain Duhamel, en train de regarder Mauresmo à la télé. Je dis bonsoir, il tourne à peine la tête, grogne quelque chose, et se replonge dans son match. Moi, je pense que c’est juste à cause du match. C’est vrai, si on aime le tennis, ce n’est pas drôle d’être dérangé pendant Mauresmo.

Mais quand Jean-Claude m’accueille, je vois bien qu’il s’agit d’autre chose. Il parait que Duhamel n’a pas du tout aimé que je sois invité. Qu’il fait la tête. Et là je comprends : en fait, la bouderie duhamelienne à mon arrivée est un signe adressé par un personnage public à un autre personnage public (un peu comme Sarko, par exemple, avec les ministres qu’il embrasse, et ceux à qui il serre seulement la main, ou encore la durée des entretiens des chefs d’Etat). C’est le personnage Duhamel, avec tout ce qu’il représente, qui manifeste sa réticence à se commettre avec le personnage Schneidermann, avec tout ce qu’il représente.

Mais je me dis : pas grave. D’autant que je passe tout de suite à autre chose. Je ne suis pas long à comprendre qu’en arrivant avec une demi-journée de retard j’ai raté l’événement du week-end : une conférence de l’historienne Anne-Marie Cocula, sur le voyage de vingt-sept mois du roi Charles IX (treize ans) et de sa mère Catherine de Medicis, sur les routes de France, au seizième siècle. Vingt-sept mois sur de mauvaises routes sans aucune carte, une caravane de vingt mille personnes, tout ça pour présenter le roi à ses sujets : si ce n’est pas de l’Etat-spectacle, ça ! La petite troupe des conférenciers de Malagar ne parle que de cette intervention. Il faudrait en faire une émission, un film, un DVD. Il faudrait donner ça à Scola. Non non, à Tavernier. Ah oui, Tavernier le ferait très bien, vous avez vu Que la fête commence, c’est tout à fait ça. Anne-Marie, qu’est ce que tu attends ?

Le lendemain matin, visite-exprès de Malagar en compagnie de Duhamel et déjà il est l’heure de monter à la tribune, et hop, c’est à mon tour de parler.

J’ai improvisé un laïus dans le TGV, politique et image, je maitrise à peu près le sujet, un peu de Ségo, un peu de Sarko, un peu d’Ardisson, un mot sur les journalistes tétanisés quand ils interviewent Chirac le 14 juillet, et là, je vois tous les regards du public converger vers Duhamel, au deuxième rang, qui devient tout rouge. Croyez-moi ou non : je ne pensais même pas à lui. Je n’ai pas pensé à lui un seul instant en écrivant, et même en parlant. Je pensais plutôt à Schoenberg et à PPDA, plus généralement commis à ce genre d’exercice. Mais évidemment, le public est trop content : l’incident en direct, l’escarmouche, frisson général. Et ça ne rate pas : quand il prend à son tour la parole, Duhamel me mouche gentiment, alors, il parait que je ne sais pas poser les questions ? Etc. Avant de faire, à son tour, son numéro duhamelien sur la communication de Chirac, débordant de formules brillantes, on a l’impression de lire sa chronique dans Libé, mais en plus long.

Bref.

Tout ça ne vaudrait même pas que je vous en parle si, lisant Sud-Ouest Dimanche à la gare, je n’avais découvert ce titre : "l’affrontement à distance entre Alain Duhamel et Daniel Schneidermann a dominé les vendanges de Malagar" (l’article est payant dans l’édition en ligne). "L’affrontement à distance" ! "Dominé" ! Et puis quoi encore ? Et le voyage de Charles IX, alors ? Ce n’est pas ça, le moment qui a dominé Malagar ? Cette fresque historique, cette grande évocation d’un événément inouï et méconnu de l’Histoire de France, qui dans deux ans donnera peut-être lieu à un film de Tavernier ? Hé ! Les confrères de Sud-Ouest ! Vous trouvez vraiment que cet échange de piques un peu réchauffées entre deux journalistes descendus de Paris a "dominé" les deux jours ?

Accessoirement, je comprends parfaitement la stupéfaction, parfois, des héros involontaires (et même volontaires) de l’actualité, quand ils découvrent la médiatisation d’un événement dans lequel ils ont été impliqués. Vous sortez une vanne, on vous tacle en retour, et les grandiloquentes trompettes des medias transforment le tout en "affrontement à distance" entre deux personnages publics.

 14/09/2006
 vincent

Fair Play

de Lionel Bailliu

Disons-le tout de suite, je n’ai pas tenu jusqu’à la fin. Donc, je ne sais pas si Lionel Bailliu est parvenu à corriger le tir dans la dernière demi-heure de ce film absolument ridicule sur les soi-disant dérives de notre société où garder son travail équivaut à se livrer à des compétitions acharnées où tous les coups sont permis. C’est affligeant tellement c’est petit esprit. Avant d’essayer de décrire une entreprise où des commerciaux carnassiers doivent parvenir à conclure des "contrats-millions" avec des clients dont les noms reflètent à merveille le manque d’imagination du scénario, Lionel Bailliu devrait peut-être s’informer sur le sujet. Enfin, ce serait déjà bien s’il apprenait ne fût-ce qu’à diriger des acteurs. Benoit Magimel et Marion Cotillard se rabaissent sans cesse au niveau de Jeremie Renier et adoptent un jeu rappelant la grande époque des sitcoms d’AB Production. Le film est d’autant plus crétin que certaines situations montrées ressemblent à s’y méprendre à de mauvais sketches des Nuls. L’improbable look de Benoit Magimel (photo) va dans ce sens. Reste que le plus débectant avec ce genre de film est qu’il pourrait conforter tous les bas de plafond qui vont aller le voir dans leur sentiment qu’ils vivent dans une société profondément insécurisante. Bref, encore un nom à rajouter sur la longue liste des cinéastes français à euthanasier.

 15/09/2006
 émilie

The wind that shakes the barley

de Ken Loach

Cette année, on a la chance de pouvoir dire que la palme d’or était méritée. Le dernier Ken Loach est un grand film. Mêlant les aspects historiques à la fiction, "Quand le vent se lève " est intéressant, émouvant, très dur et esthétiquement très beau. On est touché, choqué, on apprend, on comprend et en même temps, on se pose plein de questions.

Ken Loach nous plonge dans un village irlandais, début 1900, et nous propose de suivre un groupe de résistants à la domination anglaise, une véritable guerre est engagée. S’y ajoutent des liens familiaux, une histoire d’amour, des signes de tradition forte. Les décors, les personnages, le déroulement du récit, le rythme du film sont d’une cohérence rare. Tout est en tension. Cilian Murphy joue Damien, le personnage central. Excellent, comme à son habitude. Les paysages d’Irlande sont impressionnants.

Ce film a certainement des défauts, mais je manque de discernement et de nuance. Je n’ai pas regardé "Quand le vent se lève", je l’ai vécu.

 15/09/2006
 vincent

Rubrique nécrologique

C’est avec tristesse que nous vous annonçons que la 25ème édition du Festival du Film Fantastique de Bruxelles aura lieu du 5 au 17 avril sur le site de Tour & Taxis.


Source: Pignon sur rue

Phobie du cycliste: mythe ou réalité ?

Selon John Forester, "la quasi totalité des adultes américains croit de façon superstitieuse à l’infériorité du cycliste", avec le sentiment que la chaussée est réservée aux voitures et pas aux vélos. L’auteur détaille cette superstition : "Les voitures sont mortellement dangereuses et le cycliste doit soigneusement rester à l’écart de leur trajectoire. Le cycliste qui circule dans le trafic ralentit les voitures, ce qui est un péché. Il peut finir écrasé si elles choisissent de ne pas ralentir. Car le salaire du péché est la mort ".

Cette affirmation volontairement poussée à l’extrême, et empreinte d’une culpabilité judéo-chrétienne toute américaine, soulève néanmoins un vrai problème. Ce sentiment d’infériorité correspond pour l’auteur à une phobie, c’est-à-dire une maladie psychiatrique. Elle prive les cyclistes d’une confiance en eux indispensable pour s’intégrer tranquillement dans le trafic. Elle affecte également les automobilistes, qui considèrent les vélos comme hors la loi sur la chaussée.

Le regard de la société sur la place des cyclistes est déformé par cette phobie. Pour preuve, le programme gouvernemental américain de création de pistes cyclables ne vise qu’à débarrasser la chaussée des vélos. Nous rencontrons en France le même problème, sous-jacent à l’éternel débat bande / piste. La bande cyclable permet de faire coexister plusieurs usages de la voirie, et contribue ainsi à pacifier le trafic. Le fait qu’elle ait longtemps été décriée prouverait la prégnance de la phobie dépeinte par Forester.

Cette phobie rend également l’enseignement de la conduite du vélo plus ardu. Le cycliste ressent un danger qui ne reflète pas la réalité. Ce n’est qu’après s’être débarrassé de ce sentiment d’infériorité qu’il pourra circuler normalement dans le trafic. Dans ce contexte, "convaincre le cycliste qu’il doit se comporter comme un simple conducteur de véhicule est difficile. Le public pense que les pistes cyclables rendent le vélo plus sûr et épargnent le cycliste de se comporter comme un véritable conducteur". Cette aberration rend évidemment le vélo moins sûr et les programmes cyclistes gouvernementaux inadaptés. Les chiffres corroborent cette hypothèse : traverser un carrefour comprend 3 fois plus de risques à partir d’une piste cyclable que sur la chaussée (et 12 fois plus de risques à partir d’une piste à double sens quand le cycliste roule à contresens du trafic !).


Source: Slashdot

MySpace Music Player Hacked

MySpace MP3 Gopher est un programme qui vous permet de télécharger n'importe quel morceau sur MySpace, et ce, même s'il n'est initialement pas disponible en téléchargement. Tout ce dont vous avez besoin est d'extraire le "friendID" qui se trouve dans chaque adresse MySpace.


Source: D'Uccle à pied

Je parlé français mieux que vous

Extrait de l’imprimé d’un candidat: "Ses réalisations sont nombreuses et la rigueur de sa gestion ont permis de garantir des services et un environnement de qualité(...)"

LA rigueur de sa gestion ONT permis ?

Cette jolie phrase a été trouvée dans la brochure d’un candidat FDF. OK, vrienden van de TAK, ’t is plus la peine de perdre vos dimanches à s’attaquer à la francophonie. Le FDF s’en charge tout seul, merci !

Accessoirement, la même brochure présente d’autres candidats de la liste MR, dont un incertain Emmanuel De Bock: "Licencié en sciences politiques et collaborateur de Didier Reynders, Manu est avant tout un pote à moi." Ah, si c’est avant tout pour cette raison qu’il faut voter pour lui, on aurait tort d’hésiter...

 18/09/2006
 fabrice

La Jeune Fille de l'eau

de M. Night Shyamalan

L’auteur de ces lignes confesse ici sa perplexité devant l’engouement suscité par les films de M. Night Shyamalan, désigné par certains comme un des plus importants réalisateurs américains apparus ces dernières années. Son nouveau film, La Jeune fille de l’eau, un conte pour enfants écrit par le cinéaste, d’une niaiserie assez affligeante, a encore une fois donné lieu, sous la plume de certains, à des commentaires enflammés.

Pour preuve l’engouement de l’excellent Jean-Philippe Tessé qui, non content d’encenser le film dans les colonnes de Chronic’art, en a remis une couche dans celles des Cahiers du cinéma. D’après lui, Shyamalan serait le cinéaste de l’"étonnement" et du "ravissement", son œuvre fantastique rendrait compte comme jamais d’un monde révélé comme une énigme à déchiffrer, et dans ce déchiffrement, comme dans le renversement qu’il opère sur les personnages et la réalité perçue, se logerait toute la singularité de son regard.

Soit, on accordera à Tessé que Shyamalan est un auteur, au sens fort du terme - c’est-à-dire au sens des Cahiers -, dont la pensée répond à une rhétorique reproduite de film en film. Laquelle est mise particulièrement en exergue dans La Jeune fille de l’eau, du fait de la dimension réflexive et théorique du film (sous le conte se cache en réalité une réflexion stérile sur la création). En outre, on conviendra que Shyamalan maîtrise parfaitement la grammaire cinématographique, qu’il a même su inventer son propre langage (on ne s’étendra pas là, mais on pourrait gloser sur l’importance, par exemple, du hors-champ et la frontière avec l’invisible qu’il sous-tend).

Reste que cette œuvre en général, et La Jeune fille de l’eau en particulier, malgré des qualités indéniables, demeure problématique en raison du discours qui se déploie en filigrane : la peur de l’étranger. Dans Le Village, son précédent film, celle-ci amenait toute une communauté à se réfugier dans le mensonge pour fuir un réel soi-disant destructeur, vicié. L’Autre y était banni selon la sacro-sainte loi de la survie collective, sans la moindre perspective critique (alors que l’on pouvait s’attendre à ce que la fin du film, justement, dans un élan politique salutaire, renverse les valeurs), refus qui dans le contexte de l’Amérique bushiste, ultra-conservatrice et protectionniste, laissait songeur… La Jeune fille de l’eau, sous couvert de naïveté et d’un humanisme béat ne dit pas autre chose : l’étranger (en l’occurrence une nymphe) est ce dont il faut se débarrasser prestement, l’erreur de la nature à renvoyer dans son monde. Il aura beau révéler à chacun un (son) rôle, cette nouvelle condition n’en précipitera que plus vite son départ.

Ce propos pourrait paraître déplacé, tant les films de Shyamalan regorgent de figures insolites, marginales, étrangères au monde qui les entoure. Mais, il se trouve qu’à l’épaisseur et la possible altérité de ces figures, le cinéaste préfère trop souvent le manque de profondeur de caricatures sans caractère, de figurines puritaines trônant dans la vitrine d’un imaginaire infantile. Dans La Jeune fille de l’eau, Black, Hindou, Noir et Asiatique peuplent le même immeuble, sans discrimination, mais leur trajet à l’intérieur du film se résume à un choix réducteur entre intégration ridicule (chaque personnage renvoie aux poncifs de sa communauté, à une typologie qui vise à minimiser les différences et rendre l’étranger étrangement exotique) ou disparition (trop l’ouvrir, comme le personnage du critique, ferme des portes et conduit à la mort). Choix réducteur ? en fait, plutôt crétin. Car Shyamalan a beau être doué pour filmer et écrire ses scénarii (moins cette fois-ci, sa narration étant répétitive et laborieuse), sa vision du monde, pour le moins angélique, et sa croyance (en les hommes et la puissance mystique du médium cinématographique) témoignent d’une perception simpliste et édulcorée des choses, qui relève plus du sermon new age, de l’utopie lénifiante ou de la générosité ébahie, que d’une métaphysique digne de ce nom. Quand un réalisateur se transforme en prophète de pacotille, capable de dénouer la complexité du monde en regardant un paquet de Corn Flakes, le cinéma en sort rarement grandi.


Source: L’espresso de Télérama

Du neuf avec du vieux

My Space est-elle vraiment une plate-forme gouvernée par les 13-18 ans ? A première vue, oui : chaque site ressemble à une chambre d’ado avec posters au mur, ouverte à ses potes pour partager ses coups de coeurs musicaux ou des fragments de journaux intimes via un blog... Sauf qu’un sondage, surprenant, publié par le magazine Fortune nous apprend que parmi les 100 millions d’utilisateurs de My Space, 52% ont plus de 35 ans, dont de nombreux comédiens, réalisateurs ou musiciens en mal de notoriété. My Space, ne serait-il pas devenu le royaume des "adulescents" et des professionnels du spectacle ?


Source: CASACOSMANI

Le buzz du Landernau

Le Livre Noir du Journaliste Indépendant, petit buzz du moment, se définit comme une arme de campagne visant à sensibiliser le citoyen et le politique au problème de l’immense précarité d’une majorité de journalistes indépendants.

L’auteur du Livre Noir évoque plusieurs fois dans le bouquin l’ultralibéralisme du secteur, la grande concurrence entre pigistes, blablabla… Ca me fait doucement rigoler : non seulement, c’est assez osé de parler d’ultralibéralisme dans un secteur aussi dépendant des aides à la presse gouvernementales mais c’est surtout cocasse de se rappeler que dans des pays réellement libéraux –USA ou UK-, le genre de conneries que je pondais du temps de Jean-Charles Bronson, par exemple, m’auraient sans doute payé une piscine, pas simplement des clopes et un peu de pain.

Le topo est effroyablement simple : nous avons affaire à un secteur financièrement exsangue qui réduit les coûts aux maximum. Ce qui a mené à cette situation, au bord de ce gouffre, ce n’est pas le libéralisme, c’est une suite d’erreurs éditoriales et structurelles, d’évolutions retardées (vis-à-vis du net, des blogs, de Google…), de révolutions ratées… Pour résumer assez crûment, j’ai envie de dire qu’avant d’exiger de meilleurs soins, la presse et les journalistes feraient peut-être d’abord mieux d’arrêter de se tirer dans le pied.


Source: Google.be

Google.be (23/09/2006)

Après l’audience du 5 Septembre 2006, le Tribunal de Première Instance de Bruxelles a publié le jugement suivant. TRIBUNAL DE PREMIÈRE INSTANCE DE BRUXELLES N° 2006/9099/A du rôle des référés Action en cessation En cause de: La société civile sous forme d’une société coopérative â responsabilité limitée COPIEPRESSE, inscrite dans la SCE 0471.612.218, dont le siège social est établi à 1070 Anderlecht, boulevard Paepsem, 22, partie demanderesse, représentée par Me Bernard MAGREZ avocat à 1180 Bruxelles, avenue Winston Churchill, 149; contre: La société de droit américain GOOGLE Inc., dont le siège social est établi à Mountain View, 94043 California, USA, 1600 Amfitheather Park Way, partie défenderesse, défaillante; Dans cette cause, il est conclu et plaidé en français à l’audience publique du 29 août 2006; Après délibéré le président du tribunal de première instance rend l’ordonnance suivante: Vu : - la citation introductive d’instance signifiée le 3 août 2006; OBJET DE LA DEMANDE La demande portée devant le tribunal de céans est fondée sur l’article 87 de la loi du 30 juin 1994 relative aux droits d’auteurs et aux droits voisins. Elle vise à - constater que les activités de Google News et l’utilisation du « cache » de Google violent notamment les lois relatives aux droits d’auteurs et aux droits voisins (1994) et sur les bases de données (1998); - condamner la défenderesse à retirer de tous ses sites (Google News et « cache » Google sous quelque dénomination que ce soit), tous les articles, photographies et représentations graphiques des éditeurs belges de presse quotidienne, francophone et germanophone représentés par la demanderesse à dater de la signification de l’ordonnance, sous peine d’astreinte de 2.000.000,-€ par jour de retard; - condamner en outre la défenderesse à publier, de manière visible, claire et sans commentaire de sa part sur la home page de ‘google.be’ et de news.google.be’ pendant une durée ininterrompue de 20 jours l’intégralité du jugement à intervenir à dater de la signification de l’ordonnance, sous peine d’astreinte de 2.000.000,- € par jour de retard.


Source: Clubic

Google se venge

Google s'est vengé en retirant carrément du moteur de recherche (et non pas que de Google News) les liens pointant directement vers les sites des journaux ayant entamé cette action.

Test facile:
- tapez "Le Soir" dans google.com: renvoie vers www.lesoir.be
- faites la même chose dans google.be: n'indexe pas le site


Source: L’espresso de Télérama

Google or not Google?

Après l’obligation de purger de son portail d’information Google News tous les articles des journaux belges, le moteur de recherche américain s’est vu également contraint, par la justice bruxelloise, de publier l’intégralité du jugement sur sa page d’accueil. Une victoire pour les éditeurs ? Pas si simple : si l’Association mondiale des journaux (AMJ) se montre franchement anti-Google, les éditeurs français sont moins catégoriques. Beaucoup y voient une source de revenus publicitaires supplémentaires lié à un plus grand référencement de leurs articles sur le web. Vu la crise actuelle que traverse la presse, peuvent-ils s’en passer ?


Source: Autour de la musique

La lie, la poussière qu’on trouve au fond du vin.

En 2004 c’était la tournée de reformation, en 2006 qu’est ce que c’est ?

La lie, la poussière qu’on trouve au fond du vin.

Quelle est l’actualité des Pixies ?

Un film va sortir, ça a pris du temps car il y a eu beaucoup de galères au montage. Nous ne sommes pas à 100 % ravis du résultat, nous trouvons que le film montre trop les conflits du groupe alors qu’il n’y a pas que ça entre nous. En août sort un DVD live d’un set acoustique que nous avons réalisé l’an dernier au festival de Newport. Le concert acoustique a déplu à certains, on voit dans le film des spectateurs partir avant la fin. C’était un challenge pour nous de jouer en acoustique. C’est super dur, je respecte maintenant profondément les groupes folks.

 26/09/2006
 vincent

Zabladowski (24/07/2002 - 18/09/2006)

Après plus de 4 ans de bons et mauvais services, Zabladowski s’arrête pour mieux renaître. Dans 2 ou 3 semaines, une toute nouvelle version verra le jour, qui, à défaut de faire peau neuve, fera table rase du passé et proposera une toute nouvelle formule qui poussera le format "lu ailleurs" plus loin. Cette nouvelle version sera guidée par l’envie de proposer un truc différent et complémentaire à tout ce qui se fait déjà dans ce petit microcosme qu’est l’univers des webzines, blogs et Cie. Nous signalons d’ores et déjà que nous ne sommes pas Google et que si cela ne vous plaît pas d’être cité dans nos colonnes, envoyez-nous un e-mail et nous nous ferons un plaisir de vous rayer de nos références. J’espère juste que vous aurez juste un peu plus de clairvoyance que la confrérie des quotidiens belges et comprendrez qu’être lié sur Internet n’est généralement pas dommageable. Cela dit, je profite tout de même de l’occasion pour dire que cela m’amuse quand même fortement de voir cet ogre sans vision qu’est devenu Google égratigné par ces intercommunales que sont les quotidiens de la presse belge.

En attendant que cette nouvelle version voie le jour, la rubrique "lu ailleurs" continuera à être mise à jour avec tous ces articles que nous trouvons intéressants ou qui nous débectent.


Source: 404 Brain Not Found

Newsweek et la couverture qui arrange

Il en est peu qui peuvent ce vanter de ce titre, mais Newsweek est un des rares magazines d’information à connaître une diffusion vraiment mondiale. USA, Europe, Asie, Amérique du sud. Il n’est encore que l’Afrique qui n’ai pas son édition à elle.

En général, ce qui change d’une édition à l’autre de Newsweek, outre quelques détails éditoriaux, c’est la pub.

Reste que dans son édition à sortir le 2 octobre, Newsweek change son fusil d’épaule: 
- Edition Asie, couverture: "Perdre l’Afghanistan, cinq ans après l’invasion, les talibans sont de retour et laissent le champ libre à Al-Qaeda"
- Edition Europe, couverture: "Perdre l’Afghanistan, cinq ans après l’invasion, les talibans sont de retour et laissent le champ libre à Al-Qaeda"
- Edition Amérique du Sud, couverture: "Perdre l’Afghanistan, cinq ans après l’invasion, les talibans sont de retour et laissent le champ libre à Al-Qaeda"
- Edition USA, couverture: "Annie Leibovitz, ma vie en photos".


Source: Pinkushion

Poni Hoax: Marrons-nous les uns les autres

Pinkushion: La pochette est particulièrement vendeuse. Certaines critiques résument l’album de Poni Hoax comme "c’est celui avec la meuf à poil dessus". D’ailleurs, cela marche : c’est le premier CD que j’ai écouté de la pile de CD’s que j’ai reçue.

Nicolas : C’est fait pour. (Rires)
Laurent : Ce n’est pas pensé comme cela en plus. C’est une photographe qui a beaucoup de talent et qui s’appelle Camille Vivier. Elle nous a proposé cela. Cela a un côté un peu décalé. Cela pourrait être un truc à moitié gothique, mais cela ne l’est pas. Les couleurs ne le sont pas assez. C’est assez raffiné et c’est une belle photo de femme.
Nicolas : Mais on ne la connaît pas en fait.
Laurent : Mais moi je la connais.
Nicolas : Oui ?
Laurent : Ah oui, bien sûr.

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L'effet Pitchfork
Pub
MySpace va vendre la musique de 3 millions d'indépendants
Paris, je t'aime
Jean-Pascal signé Jean-Louis Murat
Bubble
Charlotte Grainsbourg - 5:55
Homicide professionnel
Wong Kar-Wai de Thierry Jousse
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Mon week-end avec Alain Duhamel... par Daniel Schneidermann
Fair Play
The wind that shakes the barley
Rubrique nécrologique
Phobie du cycliste: mythe ou réalité ?
MySpace Music Player Hacked
Je parlé français mieux que vous
La Jeune Fille de l'eau
Du neuf avec du vieux
Le buzz du Landernau
Google.be (23/09/2006)
Google se venge
Google or not Google?
La lie, la poussière qu’on trouve au fond du vin.
Zabladowski (24/07/2002 - 18/09/2006)
Newsweek et la couverture qui arrange
Poni Hoax: Marrons-nous les uns les autres