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13/03/2006
laurence
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Oedipe a Colone au Théâtre Varia
Première création pour Vincent Sornaga, dans la grande salle du Varia.
Je m’interroge sur la responsabilité du Varia dans ce triste essai de première mise en scène...
Effectivement, mettre un jeune metteur en scène sortant à peine de l’école sur un plateau de 18 mètres de large face une débauche de moyen, une grosse structure, etc... se révèle, pour le coup, un cadeau empoisonné. Pas que je vante les vertus des mises en scènes confidentielles jouées devant un public de 30 spectateurs pour les premiers projets, loin de là.
Mais assister à un spectacle de 2h45, soutenu par une mise en scène brouillonne, un jeu d’acteurs digne d’amateurs et d’une scénographie qui n’aide pas le focus sur l’action ou le texte, on peut en devenir mauvaise langue. J’ai eu l’impression que Vincent Sornaga s’est perdu dans les premières idées et n’a pas su réagir face à la réalité du plateau. Mettre une femme nue (au corps splendide) et de la vidéo (...) sur scène ne sont pas les ingrédients magiques pour créer un spectacle "contemporain". Malheureusement, le texte a encore son importance et empêcher le spectateur de l’écouter tue dans l’oeuf les idées qui en découlent.
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13/02/2006
vincent
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La Terreur au Théatre de La Balsamine
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Il existe une série de jeux vidéo qui s’appelle Silent Hill. Ces jeux sont tellement cultes qu’une adaptation cinématographique réalisée par Christophe Gans (Crying Freeman) et scénarisée par Roger Avary (Pulp Fiction, The Rules Of Attraction) est en cours de chantier. Si vous voulez avoir une bonne définition de ce qu’est la terreur, vous devez jouer à un de ces jeux. Je n’ai jamais connu d’expérience aussi terrifiante. Je devais fréquemment m’arrêter tellement j’en avais le sang glacé. Les créateurs virtuoses derrière Silent Hill sont parvenus à un tel résultat en adoptant une véritable grammaire cinématographique. La caméra ne vous suit pas bêtement. Elle use souvent de cadrages serrés qui vous empêchent de voir ce qu’il y a devant vous. La bande-son et la musique malsaine faisant merveille, vous n’osez pas avancer. Le grain poisseux, l’ambiance brumeuse, le teint blafard et l’omniprésence des zones obscures vous font rapidement oublier que vous êtes face à des personnages et des décors faits de pixels.
Dans Silent Hill, les héros perçoivent toujours deux réalités, une censée et l’autre terrifiante peuplée d’individus démoniaques inspirés notamment des peintures de Francis Bacon. Ces troubles de perception vont complètement les aliéner et les transformer en véritables bêtes sauvages. Pour le peu que j’en ai compris, il est aussi question de cela dans la pièce La Terreur qui se joue actuellement au Théâtre de La Balsamine. On y suit un auteur perdu dans ses pensées qui le transforment petit à petit en être complètement schizophrène et assoiffé de sang. C’est un long monologue qui, disons-le tout de suite, est difficile, voire impossible à digérer.
Les similitudes avec Silent Hill ne s’arrêtent pas là. Le décor reposant uniquement sur l’ambiance sonore et les projections de l’écriture névrosée de l’auteur aliéné n’aurait pas fait tache dans un niveau de Silent Hill. Et puis, il y a cette comédienne qui excuse tout: Elodie Moreau. Elle suit l’auteur comme son ombre. Son jeu alterne candeur malsaine et moments hystériques semblant pompés sur des scènes cultes de L’Exorciste. A nouveau, c’est typiquement le genre de personnage que l’on croiserait sans problème dans certains recoins obscurs de Silent Hill.
Pour le peu que je sache, la référence à l’univers de Silent Hill ou, tout simplement, au cinéma de genre n’est absolument pas volontaire. En tout cas, cela ne m’empêche pas de trouver les similitudes frappantes et de penser que cela pourrait être marrant de voir cette pièce jouée dans le cadre du Festival du Film Fantastique de Bruxelles histoire d’entendre fuser l’éternel "J’ai rien compris" et autres vannes qui s’appliquerait à merveille à cette pièce. Qui sait La Terreur donnerait peut-être naissance à une sorte de théâtre Grand Guignol contemporain.
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23/02/2004
laurence
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La Folie originelle à l'Océan Nord
Spectacle d'ombres plus que de lumières, ponctué par le déplacement furtif des comédiens et par le texte chuchotté, crié, marmonné, "choralisé", la Folie originelle est chose à prendre plus comme une expérience sensorielle que comme une pièce de théâtre, le texte n'étant qu'un "support" pour nous entrainer dans cet univers dénué de sens.
Bien que le texte post-apocalyptique d'Eugène Savitzkaya me sois passé complètement au-dessus de la tête ( l'"action" prend place dans des décombres, après un tremblement de terre ), "Mais qu'est-ce que vivre dans ce monde où personne ne sait rien sur personne, blablabla,..." etc...
Et bien que la durée totale ait été de deux heures, assise sur une minuscule chaise pour enfant, et qu'il n'était pas vraiment nécéssaire que cela soit aussi long, 1h17 aurait déjà largement suffit...
Malgré tout, la Folie originelle, mise en scène par Véronika Mabardi et Mathieu Richelle, est un spectacle qui se tient ( pour peu que l'on ait accepté les règles posées dès le départ ), qui nous embarque dans une très belle ambiance (post-apocalyptique, d'accord, mais bon...), où sons et lumières ( splendides, étranges, quelques peu glauques ) aggrandissent, ferment, rétractent, concentrent puis réouvrent l'espace, pour, ensuite, refocaliser l'attention sur un point de détail, une action parmis d'autres, des gestes parmis d'autres...
Sorte de poésie théâtrale de mouvements et de sons, où tout se déroule de manière simple et implacable.
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27/01/2004
ivan
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Lolita au théatre Marni, d'après le roman de Nabokov
Un peu inégale, la mise en scène est basée sur des bribes d'idées porteuses, mais on a l'impression que le metteur en scène a eu peur de prendre un parti franc et sans équivoque. A une mise en scène épurée, il ajoute constamment des éléments figuratifs qui ne sont pas sans rappeler le décorum du théatre de boulevard, déforçant systématiquement son dispositif scénique, comme par peur de rester incompris. Comme s'il fallait que ça plaise à tout le monde, et ça tend vers le fourre-tout.
Dommage, parce qu'il y a tout un travail de mise en espace au moyen de panneaux mobiles horizontaux et verticaux qui permettent un cadrage du volume de la scène qui m'a plu. A ce travail sur l'espace scénique, s'ajoute un travail sur le son tout aussi porteur. Ce découpage couplé au son contribue à la mise en forme d'un texte découpé en séquences réparties dans le temps et l'espace et presque détaché des acteurs, au point que l'un pourrait-être l'autre et inversément selon la séquence, tout en restant cohérent et compréhensible. Ca reste malgré tout bien joué et captivant, mais je suis resté un peu sur ma faim, parce qu'il aurait suffit simplement de plus de franchise pour donner lieu à quelque chose de surprenant.
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24/11/2003
laurence
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La paix d'Aristophane par la compagnie Biloxi 48
Monté par Christine Delmotte au Théâtre des Martyrs, cette pièce d’Aristophane ne laissera pas de grands souvenirs dans les esprits.
Trop d’ingrédients, pas encore mélangés, sont jetés en vrac à la tête du spectateur.
Des chants (soit musique du monde, soit chorale "pop"), de la danse ("jazz, niveau moyen de 12 à 16 ans"), plusieurs types de jeu, dont deux ressortent particulièrement, celui de Bruce Ellison (divine "star" déjantée) et de Eric De Staercke (fermier lourdeau et potache), les autres acteurs laissés au rang de figurants, des costumes (font-ils tous partie du même spectacle?) et un décor "d’accessoires" dans une esthétique rouille-madmaxienne du pauvre.
Face à ce melting-pot surgit une question: "Mais où se cache la mise en scène?"
De plus, à ne vouloir que survoler ces influences, sans prendre la peine de creuser un peu plus ne fut-ce que dans une seule, on en arrive à une sorte de divertissement sans plus de fond qu’un "Sacrée Soirée", les pantoufles en moins.
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08/11/2003
laurence
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Lolita au Grand manège de Namur
Rares sont les spectacles où, en sortant, la question "Pourquoi avoir choisi de monter cette pièce" se pose.
"Lolita, le scénario" fait partie de ces spectacles où le fond pose plus de problèmes que la forme. Adapté du célèbre roman de Nabokov, cette mise en scène de Dominique Serron se perd dans une froide mécanique.
Mécanique du processus qui poussera Humbert Humbert au crime, mécanique du décor, qui par un jeu de pans verticaux et horizontaux découpe l'image en "flashs", mécanique du son, où la voix est amplifiée et transmise par haut-parleurs, mécanique du jeu, où l'acteur passe de personnages en personnages, changements de costumes compris en moins de 5 minutes.
Bref, "Lolita, le scénario" est malheureusement une création trop intelligente qui s'enferme dans une froideur, dans laquelle, en tant que spectateur, je n'ai pas eu envie de rentrer.
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25/10/2003
laurence
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Le roi Arthus à la Monnaie
Selon moi, cette production présente tous les clichés de l'opéra, du jeu de scène (chiant et risible) au décor (lourd et cher), sans oublier l'opéra en lui-même qui est loin d'être un bon exemple du genre.
("Luuuuuuuuiiiiiii, Vivaaaaaaaaant?").
La scénographie et les costumes puisent allègrement dans l'univers des préraphaélites et tombent dans du symbolisme à deux balles. Un décor très "épuré", d'où surgissent des paons mécanisés, dignes des automates du 18ème siècle, un peu de vidéo, histoire de dire, que, quand même c'est moderne, le tout baigné de tons bleutés.
"La dimension mystique de l'oeuvre la rattache au courant symboliste alors en vogue à l'époque.(Fernand Khnopff réalisa les costumes pour la création de l'oeuvre à la Monnaie!)..."
Est-ce une raison pour en faire une pâle copie "historique" de ce qui pouvait éventuellement se faire à l'époque?
Créée en 1903 et très rarement jouée depuis, ce "Roi Arthus" de Chausson SENT tellement l'opéra, qu'il en devient indigeste.
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27/09/2003
laurence
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Pina Bausch: Masurca Fogo
Quand l'occasion se présente de voir un spectacle de Pina Bausch, icône de la danse contemporaine, peu importe le prix, et la place à laquelle on sera, c'est un devoir d'enfin découvrir le travail de cette grande dame.
Mais quelle déception, quand après avoir payé 12 euros et s'être retrouvé à la dernière rangée du pigeonnier de La Monnaie, on assiste à une suite de sketches dansés, sensés être drôles, montrant la bêtise de la séduction et le rapport de pouvoir hommes-femmes, entrecoupés de solos de danses chiants, fades et sans énergie, sur fond de musique pop et"latino".
Malgré l'ennui, j'ai quand même découvert que pour avoir des scènes émouvantes où le mouvement prend une dimension réellement intéressante, rien de tel qu'un bon petit bout de musique un peu plus profonde, un peu plus "Godspeedienne".
Comme quoi, la musique fait tout...
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27/09/2003
laurence
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Hamlet au Martyrs par le théâtre en liberté
Amateurs de théâtre contemporain, passez votre chemin, Hamlet mis en scène par Daniel Scahaise n’est pas pour vous.
Sauf si vous découvrez le texte pour la première fois, alors l’intrigue est assez forte pour maintenir l’attention durant 2h30.
Je perçois Scahaise comme un artisan de théâtre, quelqu’un qui ne cherche pas le contemporain à tout prix, et qui se contente de mettre en scène gentillement un texte dit classique.
Aucune prise de risque mais un travail honnête qui montre à quel point Shakespeare peut encore être proche de nous dans sa manière de raconter une histoire.
De plus, pour la première fois, j’ai vu un combat à l’épée et de la pluie sur scène. Manque juste la fille toute nue et ça aurait été parfait...
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26/09/2003
laurence
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Meg Stuart-Damaged Goods: Visitors Only
Pour moi, c’est toujours une joie d’aller voir un spectacle de Meg Stuart. Effectivement, j’adore voir des danseurs révulser leurs yeux et être pris de convulsions. Dès l’entrée en salle, le ton est donné, tremblements et volume au maximum, dans un splendide décor faisant penser aux maisons "hantées" des séries B américaines des années 70.
Durant 20 minutes, l’imagination joue à fond. Puis, petit à petit on perd l’attention (ben, oui, je n’aurais jamais cru pouvoir dire ça , mais je me suis ennuyée), pour la retrouver dans quelques moments magiques, malheureusement trop courts.
Peut-être était-ce un peu présomptueux de faire un spectacle de 2 heures, avec si peu de "matière". Par matière, j’entends chorégraphique.
Le mélange des genres marche, on le sait, mais peut-être faudrait-il alors y ajouter un texte "théâtral", pour donner une cohésion à la forme, et pas seulement des bouts d’idées ou d’images collées les unes à la suite des autres.
Malgré tout, Visitors Only reste un régal d’un point de vue esthétique.
Le genre de théâtre que j’aimerais voir plus souvent...
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24/02/2003
ivan
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Gustave Marcel : It's good to be a king! par Benoît Maljean
Vu au Centre Culturel des Riches Claires. Touchant ce Gustave Marcel, seul en scène, entre théâtre, clown et spectacle de rue, il s’adonne à construire un petit spectacle basé sur un échange, avec un public malheureusement clairsemé. Mais cela fonctionne bien, beaucoup de spectateurs se prennent au jeu les enfants comme les autres.
La configuration d’une salle classique gradins / scène n’est pas, à vrai dire, la plus appropriée à un tel spectacle,Gustave trouverait sa vraie grandeur au coeur de la ville, dans la rue, près des gens.
J’aime bien ce cirque théâtralisé.
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07/01/2003
laurence
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La Cerisaie au Varia
Un tchekhov, pourquoi pas?
La Cerisaie, pourquoi pas?
Le Varia, pourquoi pas?
Ces trois choses, prises séparement, peuvent parfois être de bonnes idées. Le tout mis ensemble est à éviter.
Une mise en scène plate et un jeu épouvantable en "dents de scie" (surtout celui de Janine Godinas, qui nous surjoue le texte: quand elle est triste, elle est vraiment triste, quand elle est joyeuse, elle est vraiment joyeuse, mais tout ce jeu n’est que pour nous tromper, car, en fait elle est triste, car, voyez-vous, le spectateur comprend plus de choses quand plusieurs émotions se contredisent...).
Soit.
Peut-être suis-je trop sensible à ce genre de jeu qui a le don de me hérisser les quelques poils de bras. Ou, au contraire, peut-être suis-je complètement insensible à la Beauté du Théâtre.
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26/11/2002
laurence
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De koopman van Venetië par le Toneelgroep Amsterdam
Ah, ces Hollandais! Au plus, j’ai l’occasion de voir des pièces néerlandophones, au plus j’apprécie et au plus je me morfonds de n’être qu’une misérable francophone, devant me farcir des pièces de merde, sans réappropriations du texte, sans inventivité, bref je ferai peut-être aussi bien de me casser une jambe quand je décide d’aller au Théâââââtrre (francophone, s’entend).
Donc,Le marchand de Venise, du Shakespeare, genre 1594-1598, et avec ça extraordinairement vivant, univers branché années 80, tripot et cuir. Une Portia (la gentille), non pas jouée par une ado blonde aux yeux bleus, mais bien par une femme, la quarantaine(?), frustrée et vulgaire, un Shylock (le méchant) drôle et un peu à coté de la plaque doté d’une fille de seize ans ne jurant que par Britney Spears (ah, le fossé des générations!), et du coup tout ça prend sens, un autre sens, ou une autre vision que celle jouée et rejouée par la Comédie Française et autre Théâtre National.
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14/10/2002
laurence
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Carmen par le Toneelgroep Amsterdam
D’un mot d’un seul, je pose ma critique sur Carmen:
juste.
Carmen, ou l’histoire à l’eau de rose d’une jeune femme, libre et belle, vulgaire et violente. Voilà.
Et c’est très justement que Ivo van Hove se réapproprie cette histoire. En faisant appel à Stef Kamil Carlens (Zita Swoon) pour la musique, qui lui donne des airs de pop-rock flamboyant, kitch au possible, mais tellement juste par rapport au concept. Tout nous renvoie au concert de rock, ses lumières, son jeu d’acteur et ses costumes (petit côté madonnien pour Carmen).
Bref, du tout bon théâtre de répertoire réactualisé, qui ne tombe pas dans le misérabilisme du théâtre francophone, qui ose et n’a pas peur du too much.
Splendide.
Pour ceux qui seraient intéressés, il y a encore 2 dates au Vooruit de Gand le 18 et 19 octobre.
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Plus loin dans le temps....
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