 |
 |
05/09/2006
vincent
|
 |
Paris, je t'aime
de 20 réalisateurs différents
20 courts-métrages différents réalisés par 20 réalisateurs confirmés. Les deux seules constantes sont la durée imposée de 5 minutes et le thème de l’amour- au sens large du terme -à Paris.
C’est vraiment sans surprise. Tout le monde se contente sagement de confirmer les espoirs ou les craintes qu’on avait. Les 15 réalisateurs dont on n’attendait rien prouvent qu’on avait raison de rien espérer d’eux. Isolons parmi eux un Gus Van Sant ennuyeux (comme à l’accoutumée, diront certains), un Oliver Assayas affichant son côté jet-set décadent et un court à la gloire de Dieu avec Juliette Binoche. Les 12 autres ne sont pas franchement mauvais, mais n’arrivent pas à dépasser le niveau d’un enième court-métrage sans intérêt. Dans les 5 bons, on trouve Walter Salles qui s’est fait connaître avec Central Do Brasil, Diarios De Motocicleta et en produisant Cidade de Deus et qui fait ici démonstration de son sens de la vision. Comme espéré, Joel & Ethan Coen (qui sortent tout de même de la grosse bouse puante qu’est The Ladykillers) profitent de l’occasion pour se refaire une santé avec un court-métrage arborant un désopilant Steve Buscemi. Tom Tykwer retrouve l’énergie de Lola Rennt. Sylvain Chomet et Alexander Payne qui nous avaient éblouis avec respectivement Les Triplettes de Belleville et Sideways confirment qu’on avait eu raison de miser plein d’argent sur eux.
Au final, la question qu’on se pose après la vision d’un tel exercice est celle-ci : qui a eu la prétention de mettre des réalisateurs moyens au même niveau que des réalisateurs qu’on savait doué? C’est comme si en Belgique, quelqu’un osait sortir des compilations musicales mêlant nos désespoirs locaux à la crème de la scène internationale.
|
 |
 |
 |
 |
23/08/2006
ivan
|
 |
Selon Charlie
de Nicole Garcia
Si certains pensent que le cinéma français ne peut uniquement engendrer que de mièvres comédies plates et truffées de comiques télévisés et one man show-esques, c’est peut-être une nouvelle fois l’occasion de changer de point de vue.
Selon Charlie est un film touchant. Il est ambitieux, trop ambitieux même, et cela le rend quelque peu inégal: Nicole Garcia aborde un nombre de sujets mêlés et liés qui pourraientt chacun un à un faire l’objet d’un film, et elle ne parvient pas à tout raconter de front avec la même qualité. Et pour cause, elle traite de l’homme, du masculin. Elle met en parallèle la vie de quelques hommes adultes, et d’enfants. des personnages principaux qui ont chacun leur vie, leur faiblesse, leurs soucis, leurs trahisons. Et pour incarner ces hommes, elle rassemble quelques fleurons parmi les acteurs français: Vincent Lindon en père foireux, Jean-Pierre Bacri en maire blasé, Benoit Poelvoode (touchant) en homme perdu, et Benoit Magimel (parfait) en homme incapable d’accepter ce qu’il est et ce qu’il a, rongé par le souvenir d’une pseudo vocation ratée. Chacun joue son rôle, sans réellement renouveler son jeu, on les voit, tel qu’on les connaît, mais ils sont juste dans la représentation d’un "type" d’homme. On est promené de l’un à l’autre, et au gré des morceaux de vies, chaque personnage se construit (ou se déconstruit). Selon Charlie est fort de cette impeccable caractérisation des personnages. Et on se laisse agréablement porter.
Ce qui déçoit, c’est que l’ampleur du propos est telle, que lorsque le film s’arrête, on aurait encore envie de savoir ce qu’il advient de ces hommes. La musique du film passe de Nick Cave à Sidsel Endresen. On peut reprocher à Nicole Garcia de tomber parfois légèrement dans l’esthétisme facile, certains plans à deux francs cinquante sont superflus face à la vérité du jeu. Et puis certains personnages sont clairement inutiles, et ne trouvent pas leur juste raison d’exister face au charisme des autres, ils passent au second plan, voir ne parraissent que pour du remplissage (je pense à ce jeune sportif par exemple dont l’intérêt m’a complètement échappé). Mais le film est réussi, c’est juste qu’on en voudrait plus, sur un peu moins. Nicole Garcia a le ton juste, jamais trop noir, teinté d’humour, touchant.
|
 |
 |
 |
18/07/2006
laurent
|
 |
DVD: Paradise Now
de Hani Abu-Assad
Ce film du palestinien Hani Abu-Assad raconte l’histoire de deux kamikazes, et des 24 heures qui précédent leur acte censé les emmener au paradis... Le film offre de belles images, se laisse parfois voir comme un documentaire sur la vie à Naplouse, et donne, bien sûr, à réfléchir, car il donne la parole - sans la juger - à "l’autre" côté. Très intéressant.
Il faut en outre savoir que ce film a été sujet à de nombreuses polémiques, car il était cité dans la catégorie films étrangers pour la cérémonie des oscars, au grand dam de certains israéliens, à l’origine d’une pétition visant à bannir le film des écrans. Il était d’ailleurs présenté à l’époque comme favori. C’est le sud-africain Totsi qui l’a finalement emporté .
|
 |
 |
 |
22/06/2006
vincent
|
 |
The Road to Guantanamo
de Michael Winterbottom
Il y a quelque temps, un ami m’a dit que ce qui était écoeurant dans la série 24 heures, c’est qu’elle prônait un discours qui légitimait la torture. On ne peut pas lui donner tort. Dans 24 heures, tous les moyens sont bons pour soutirer les informations qui pourront éviter un acte terroriste dégueulasse. Personnelement, en tant que parfait spectateur neuneu que je suis, je n’avais jamais noté ce message caché, car dans 24 heures, on torture jamais des innocents. C’est toujours des crapules qui n’hésitent pas à mettre en danger la vie de centaines d’innocents. Bref, c’est normal d’en arriver là!
Sous ses airs de docu-fiction, The Road to Guantanamo reconstitue les conditions de détention inhumaines de la prison de Guantanamo. Ce qui est marrant, c’est que toutes les techniques de déstabilisation vues au fil des saisons en 24 heures apparaissent. Certes, c’est beaucoup moins technologique. Si dans 24 heures, on fait perdre le repère et le sens de l’orientation du détenu à coup de gadgets électroniques, à Guantanamo, de simples casques anti-bruits et lunettes de chantier opaques suffisent.
Le problème de The Road to Guantanamo est qu’il est complètement biaisé. Dès le départ, on sait que les détenus que l’on va suivre dans cette reconstitution sont innocents. Alors, d’office, on se doit d’être choqué par ce qui leur arrive. Quand en aurait-il été si Michael Winterbottom nous avait montré des détenus que l’on sait coupables, qui juste avant leur arrivée à Guantanamo, avait fait sauter un building avec 250 innocents? Là, je suis sûr que 90% des spectateurs n’aurait pas été choqué et aurait trouvé normal que ces salopards se fassent traiter comme des chiens. Ils l’ont bien mérité. Seuls ceux qui ont une conscience aiguë de la justice n’auraient pas tenu un tel discours. Que quelqu’un ose me prétendre le contraire...
|
 |
 |
 |
17/05/2006
vincent
|
 |
13 (Tzameti)
de Gela Babluani
Avec son abus d’un noir et blanc fauché et sa direction d’acteurs plus qu’approximative, le début film donne l’impression d’être l’oeuvre d’un nostalgique de la Nouvelle Vague. On est sur nos gardes. On se demande finalement si on a bien fait d’écouter les critiques dithyrambiques qui ont précédé la sortie du film. Et puis, vient le moment limite prodigieux qui justifie tout.
13 (Tzameti) conte l’histoire d’un jeune paumé qui va accepter une invitation qui ne lui était pas destinée. Il ne le sait pas encore, mais cette invitation en fait le participant numéro 13 d’un jeu simple dont l'issue peut-être fatale. Malheureusement pour lui, il ne pourra pas faire marche arrière et sera contraint de se joindre à la partie.
Ce sont ces scènes tournant autour de cette longue partie qui sont vraiment d’anthologie. Le reste n’est finalement que remplissage déforçant quelque peu le film. Pour ces scènes, Gela Babluani, dont c’est le premier film, fait preuve d’une dextérité qui laisse admiratif. Tout est bien chronométré et tous les effets sont bien calculés. Rien n’est à jeter. On pourrait parler technique et sensations des heures. Cela n’apporterait rien de plus. C’est de l’excellent ouvrage qui en fait un des meilleurs films à l’affiche actuellement.
|
 |
 |
 |
20/04/2006
ivan
|
 |
L'ivresse du pouvoir
de Claude Chabrol
Si la prestation d’Isabelle Huppert dans L’ivresse du pouvoir est remarquable, le film quant à lui n’est pas à la hauteur.
Lors d’une interview de l’actrice au Bozar à l’occasion de la projection du très beau La Dentellière de Claude Goretta datant de 1976, le journaliste, Jean-Louis Dupont (RTBF) -qui n’a aucun talent d’interviewer soi doit en passant- faisait la remarque que le dernier Claude Chabrol était comme un film sur l’actrice. Je ne l’avais point encore vu, mais là, au sortir du film, c’est effectivement la première chose qui m’est venue à l’esprit. Chabrol se sert d’un scénario qui aurait pu être un autre, comme prétexte pour faire un film pour et avec Isabelle Huppert. C’est une forme de simplicité qui permet à l’actrice en laquelle il a toute confiance, et pour cause, de déployer tout son talent, mais qui en dehors de la prestation d’acteur déçoit par la légèreté dans le traitement du propos qui est loin d’être simpliste.
La trame, une juge qui se bat contre des moulins à vent -des gros bonnets qui dilapident l’argent du contribuable français sous le couvert de malversations et autres détournements habiles- aurait pu aboutir dans le meilleur des cas, à un pamphlet contre un système capitaliste dans son plus misérable coté, mais je ne sais pas si Chabrol est un agitateur? En tout cas ici, le coté polémique est absent, et le film se limite à une série de mise en examens de personnalités dont l’incarnation est très caricaturée, avec pour seul effet, et c’est ce qui sauve le film, de permettre à Isabelle Huppert d’approfondir son personnage de femme avide d’un pouvoir très sous-estimé et non moins dangereux, dont disposent les juges qui peuvent facilement détruire un homme et le réduire à rien. Et c’est, pour moi, l’unique point de vue du film. On a l’impression que Chabrol manque d’ambition et ne prend aucun risque. C’est un peu léger sur la longueur même si l’exercice de style de l’actrice principale est jouissif. A moins d’être un grand amateur du jeu d’Isabelle Huppert - que je suis- le film ne doit pas être un incontournable.
|
 |
 |
 |
03/04/2006
vincent
|
 |
Brokeback Mountain
d'Ang Lee
Qu’est-ce qu’un grand film? Pour moi, il y a 3 catégories de grands films. La catégorie la plus facile est celle des films inoubliables qui contient son lot de scènes marquantes et qui m’ont fait passer un excellent moment dans la salle. Chose rarissime, les derniers mois en comptaient deux: Good Night, And Good Luck (souvenez-vous) et Munich (souvenez-vous). La deuxième catégorie est celle des films qui à défaut d’être inoubliables, m’ont tout simplement fait passer un excellent moment, mais aucune image n’est restée gravée dans ma mémoire. Les meilleurs exemples de l’année dernière sont Batman Begins et The Machinist (souvenez-vous) et la semaine dernière, il y a cette surprise qu’est V For Vendetta (je m’étendrai dessus prochainement). Enfin, la troisième catégorie est celle que je préfère. C’est celle des films dont l’image bonifie dans ma tête. Sur le moment même, je sors mitigé, mais au fur et mesure, dans les semaines ou mois qui suivent la vision, je me rends compte que certaines images ou idées sont restées insidieusement dans ma tête. En début d’année, il y avait Jarhead qui rentrait dans cette catégorie. L’année dernière, le plus marquant était It’s all Gone Pete Tong (souvenez-vous).
Tout cela pour dire que selon ces critères, Brockeback Mountain n’est pas un grand film. C’est un beau film, qui avant d’être une histoire d’amour homosexuel au pays des cowboys, est surtout un film très juste sur le refoulement des sentiments et la solitude qui en découle. C’est fort bien fait et très agréable à regarder, mais celui-là, dans même pas un mois, je n’en aurais pas retenu la moindre minute.
|
 |
 |
 |
 |
22/01/2006
vincent
|
 |
Good Night, And Good Luck
de George Clooney
Il y a quatre ans, George Clooney épatait tout le monde avec Confessions of a Dangerous Mind. C’était une première réalisation et pourtant George Clooney imposait déjà un style qui lui était propre et une volonté de filmer des histoires que l’on n’imaginait pas contées par quelqu’un d’autre. Bref, on se disait que s’il continuait comme cela, le George Clooney réalisateur allait devenir quelqu’un de très fréquentable. Et bien, il n’aura même pas fallu attendre trois au quatre films, car son deuxième film, Good Night, And Good Luck, est déjà le chef d’oeuvre qui le place dans le peloton de tête des auteurs à suivre!
Il y a peu, Laurence et moi crachions notre venin sur Lord Of War d’Andrew Niccol, un film à message estimant le spectateur bien trop con pour comprendre un message s’il ne lui est pas délivré sous la forme d’un divertissement pour décérébrés. Good Night, And Good Luck est justement un film dénonçant cette recherche du divertissement à tout prix qui transforme le média télévisuel en outil bancal ne servant qu’à asservir le spectateur. Ce n’est même pas alarmiste, car son film conte le parcours du combattant d’Edward R. Murrow, un présentateur vedette qui osait dénoncer la chasse aux sorcières orchestrée par le sénateur Joseph McCarthy au début de la guerre froide. L’intelligence de Clooney est de laisser la liberté aux spectateurs d’estimer si la situation a évolué depuis les années 50 et si nos médias sont plus libres et plus clairvoyants qu’avant.
Pour arriver à cette conclusion, George Clooney nous balance un film qui est loin des divertissements dans lequel il a l’habitude de jouer. Il filme cliniquement comment cela fonctionnait à l’époque avec un souci du détail, un style et des acteurs qui respirent la classe. C’est remarquable et on sort de la salle en se disant qu’on vient de regarder un film majeur.
|
 |
 |
 |
24/12/2005
vincent
|
 |
Manderlay
de Lars Von Trier
C’est vraiment Dogville numéro 2, mais il ne soutient pas la comparaison avec le premier opus. L’histoire ne laisse plus place à la libre interprétation et peut facilement être vue comme un pamphlet gratuitement provocateur. Le casting est largement inférieur au premier opus. Exit Nicole Kidman, Grace est ici jouée par la bien faible Bryce Dallas Howard que l’on a découvert dans The Village et son père est interprété par Willem Dafoe, trop théâtral et qui paraît bien pâle par rapport à James Caan. Seul Danny Glover tire son épingle du jeune. Décidément, le bonhomme se fait une seconde jeunesse depuis Saw.
Reste que le savoir-faire de Lars Von Trier est toujours intact. C’est toujours un metteur en scène et un conteur hors pair. Manderlay n’est donc pas un mauvais film. Il déçoit juste énormément.
|
 |
 |
 |
 |
28/11/2005
vincent
|
 |
Caché
de Michael Haneke
Je ne me revendique pas comme un spécialiste de Michael Haneke. Je n’ai vu qu’un film sur deux de lui. Toujours est-il que malgré cette lacune, je me permets de penser que Caché est son film le plus pertinent depuis Funny Games.
J’ai justement découvert Michael Haneke avec ce dernier. Funny Games était un film gratuit qui contait l’histoire de deux sales gamins qui s’amusent à séquestrer et violenter une petite famille pendant toute la durée du film. Rythmé sur le free-hardcore-jazz de John Zorn période Naked City, Funny Games valait par son côté expérimental qui reposait sur l’idée de ne jamais montrer la violence et laisser le spectateur se l’imaginer. Pour beaucoup, l’expérience s’est avérée insoutenable. On était en plein dans la période post-Pulp Fiction et Natural Born Killers. Les journaux regorgeaient de dossiers-chocs genre "Faut-il montrer la violence au cinéma?". Michael Haneke prouvait par la pratique que ne pas la montrer était bien pire...
Entre Funny Games et Caché, il y a eu 3 films, si je ne m’abuse. Je n’ai vu que La Pianiste, mais ce que j’ai lu ou entendu des autres me conforte dans l’idée que le cinéma de Michael Haneke abandonnait cette intéressante facette expérimentale et devenait simplement narratif. Certes, il contait toujours des histoires-chocs à la philosophie absconse, mais vu que la forme n’était plus conceptuelle, on pouvait facilement lui reprocher d’être simplement gratuit. Caché n’a donc pas ce défaut et c’est son seul et unique intérêt.
Caché conte l’histoire d’un homme (Daniel Auteuil) qui reçoit subitement des cassettes vidéo filmant sa maison et les mouvements qui l’entourent. L’homme va se sentir de plus en plus mal à aise et se sentir persécuté. Inutile d’en dire plus. L’intérêt de Caché est sa forme. Pour nous montrer cet homme observé, Michael Haneke nous place la plupart du temps en position d’observateur. Les caméras sont le plus souvent placées à l’extérieur de la scène et on a sans cesse l’impression que nous observons cet homme et qu’à la limite, c’est nous qui envoyons ces mystérieuses cassettes vidéo. Hélas, pour une fois, Michael Haneke oublie d’être gratuit et rapidement on se rend compte qu’il y a un but derrière ces cassettes et que donc, ce n’est pas nous qui en sommes les auteurs. En plus, très rapidement, le film a la naïveté de laisser croire que Daniel Auteuil a ce qu’il mérite. On n’éprouve donc aucune compassion envers lui et on ne s’en veut même pas de l’observer froidement face à ses propres démons.
|
 |
 |
 |
 |
 |
 |
 |
 |
 |
 |
 |
 |
04/05/2005
émilie
|
 |
Million Dollar Baby (II)
de Clint Eastwood
"Avant d’aller voir ce film, ne lis rien, ne te renseigne pas sur le film, vas-y sans aucune idée à priori, sinon tu risques d’être déçue." "Quand on connaît l’histoire avant d’aller voir le film, on apprécie moins." "Ce film est super beau tu vas pleurer pendant 2 heures : pendant et après, c’est magnifique."
Voilà quelques commentaires entendus avant d’avoir l’occasion de m’asseoir devant Million Dollar Baby. Après la vision de ce film, je les partage en partie. Oui, c’est joli, tendre, inattendu, beau, bien fait, propre, blablablablablabla….
Mais, si ce film était réellement un chef d’œuvre, ne devrait-il pas résister à la connaissance préalable du scénario ? ? ?
En outre, au-delà de la surprise à la moitié du film, on peut quand même dire que la mise en scène reste classique, vraiment classique. A mon sens, la vraie qualité de ce drame réside dans le rôle de Morgan Freeman, le récit vécu en voix off au travers son œil et la relation qu’il entretient avec le personnage de Clint Eastwood. Mais à choisir, Mystic River me semble quand même plus percutant.
|
 |
 |
Plus loin dans le temps....
|
 |
|