Zabladowski.org



Source: L’espresso de Télérama

Google or not Google?

Après l’obligation de purger de son portail d’information Google News tous les articles des journaux belges, le moteur de recherche américain s’est vu également contraint, par la justice bruxelloise, de publier l’intégralité du jugement sur sa page d’accueil. Une victoire pour les éditeurs ? Pas si simple : si l’Association mondiale des journaux (AMJ) se montre franchement anti-Google, les éditeurs français sont moins catégoriques. Beaucoup y voient une source de revenus publicitaires supplémentaires lié à un plus grand référencement de leurs articles sur le web. Vu la crise actuelle que traverse la presse, peuvent-ils s’en passer ?


Source: Clubic

Google se venge

Google s'est vengé en retirant carrément du moteur de recherche (et non pas que de Google News) les liens pointant directement vers les sites des journaux ayant entamé cette action.

Test facile:
- tapez "Le Soir" dans google.com: renvoie vers www.lesoir.be
- faites la même chose dans google.be: n'indexe pas le site


Source: Google.be

Google.be (23/09/2006)

Après l’audience du 5 Septembre 2006, le Tribunal de Première Instance de Bruxelles a publié le jugement suivant. TRIBUNAL DE PREMIÈRE INSTANCE DE BRUXELLES N° 2006/9099/A du rôle des référés Action en cessation En cause de: La société civile sous forme d’une société coopérative â responsabilité limitée COPIEPRESSE, inscrite dans la SCE 0471.612.218, dont le siège social est établi à 1070 Anderlecht, boulevard Paepsem, 22, partie demanderesse, représentée par Me Bernard MAGREZ avocat à 1180 Bruxelles, avenue Winston Churchill, 149; contre: La société de droit américain GOOGLE Inc., dont le siège social est établi à Mountain View, 94043 California, USA, 1600 Amfitheather Park Way, partie défenderesse, défaillante; Dans cette cause, il est conclu et plaidé en français à l’audience publique du 29 août 2006; Après délibéré le président du tribunal de première instance rend l’ordonnance suivante: Vu : - la citation introductive d’instance signifiée le 3 août 2006; OBJET DE LA DEMANDE La demande portée devant le tribunal de céans est fondée sur l’article 87 de la loi du 30 juin 1994 relative aux droits d’auteurs et aux droits voisins. Elle vise à - constater que les activités de Google News et l’utilisation du « cache » de Google violent notamment les lois relatives aux droits d’auteurs et aux droits voisins (1994) et sur les bases de données (1998); - condamner la défenderesse à retirer de tous ses sites (Google News et « cache » Google sous quelque dénomination que ce soit), tous les articles, photographies et représentations graphiques des éditeurs belges de presse quotidienne, francophone et germanophone représentés par la demanderesse à dater de la signification de l’ordonnance, sous peine d’astreinte de 2.000.000,-€ par jour de retard; - condamner en outre la défenderesse à publier, de manière visible, claire et sans commentaire de sa part sur la home page de ‘google.be’ et de news.google.be’ pendant une durée ininterrompue de 20 jours l’intégralité du jugement à intervenir à dater de la signification de l’ordonnance, sous peine d’astreinte de 2.000.000,- € par jour de retard.


Source: CASACOSMANI

Le buzz du Landernau

Le Livre Noir du Journaliste Indépendant, petit buzz du moment, se définit comme une arme de campagne visant à sensibiliser le citoyen et le politique au problème de l’immense précarité d’une majorité de journalistes indépendants.

L’auteur du Livre Noir évoque plusieurs fois dans le bouquin l’ultralibéralisme du secteur, la grande concurrence entre pigistes, blablabla… Ca me fait doucement rigoler : non seulement, c’est assez osé de parler d’ultralibéralisme dans un secteur aussi dépendant des aides à la presse gouvernementales mais c’est surtout cocasse de se rappeler que dans des pays réellement libéraux –USA ou UK-, le genre de conneries que je pondais du temps de Jean-Charles Bronson, par exemple, m’auraient sans doute payé une piscine, pas simplement des clopes et un peu de pain.

Le topo est effroyablement simple : nous avons affaire à un secteur financièrement exsangue qui réduit les coûts aux maximum. Ce qui a mené à cette situation, au bord de ce gouffre, ce n’est pas le libéralisme, c’est une suite d’erreurs éditoriales et structurelles, d’évolutions retardées (vis-à-vis du net, des blogs, de Google…), de révolutions ratées… Pour résumer assez crûment, j’ai envie de dire qu’avant d’exiger de meilleurs soins, la presse et les journalistes feraient peut-être d’abord mieux d’arrêter de se tirer dans le pied.


Source: Clubic

MySpace va vendre la musique de 3 millions d'indépendants

MySpace.com va se lancer dans la vente de musique en ligne. D'ici la fin de l'année aux Etats-Unis, MySpace proposera en téléchargement les oeuvres de 3 millions de groupes indépendants. Les titres seront proposés au format MP3 depuis les pages personnelles des groupes inscrits sur la plate-forme. Cette musique pourra être téléchargée sur la plupart des baladeurs numériques du marché, dont l'iPod d'Apple. Les tarifs seront fixés par les groupes eux-mêmes. Ces derniers devront reverser une commission, dont le montant n'a pas été communiqué.

Snocap, société fondée par le créateur de Napster, Shawn Fanning, a été chargée de la gestion des droits numériques du futur kiosque ouvert par MySpace. A terme, MySpace entend vendre en ligne les titres des catalogues des grandes maisons de disques. Le réseau communautaire aurait déjà entamé des pourparlers avec EMI.


Source: Ars Technica

Jack Bauer appelle au bon sens sur Internet

News Corp a annoncé qu’elle comptait lancer une nouvelle campagne publicitaire autour de l’usage responsable d’Internet. La campagne, qui impliquera l’agent secret Jack Bauer,  promeut CommonSense.com, un site sans but lucratif  qui n’offre... rien d’autre que du bon sens.

Avec approximativement 92 millions d’utilisateurs enregistrés, dont beaucoup de mineurs, le service MySpace de News Corp est devenu la cible de tous les contentieux. Le mois dernier, la mère d’une fille de 14 ans a intenté un procès contre MySpace réclamant 30 millions $  de dommages et intérêts. La fille aurait été prétendument violée par un homme qu’elle aurait rencontré sur MySpace. En réponse au procès, MySpace a commencé à réévaluer ses politiques de sécurité. Reste que selon Hemanshu Nigam de MySpace, les dispositifs additionnels de sécurité ne seront efficaces que si les utilisateurs sont responsables: "Nous pouvons appliquer les meilleures technologies et les meilleurs dispositifs de sécurité, mais tant que nous ne conscientisons et n’éduquons pas les gens à utilisation d’Internet, ils ne serviront à rien."

Une meilleure connaissance des risques liés à l’utilisation irresponsable de MySpace aiderait probablement à réduire les exemples d’abus. James Stayer, responsable de CommonSense.com, précise que "beaucoup de parents n’ont aucune idée de ce que font leurs gosses sur Internet." 

CommonSense.com fournit des trucs et astuces autour la sécurité et détaille les différents risques liés à l’utilisation d’une variété de services Internet. Quand j’ai visité le site pour la première fois, je m’attendais à quelque chose de totalement inconsistant , mais j’ai été agréablement surpris de constater  le contraire. Tandis que certains sites essayent de faire peur et appel à éloigner les enfants d’Internet, CommonSense.com adopte une approche plus équilibrée et mets en avant les profits que peuvent tirer les enfants des technologies liées à l’Internet  tout en décrivant également les risques d’une manière raisonnable et précise. La seule exception est la section concernant les logiciels P2P qui implique incorrectement qu’ils sont catégoriquement illégaux . C’est décevant de voir CommonSense.com régurgiter la rhétorique de la RIAA/MPAA. Ceci explique certainement pourquoi News Corp a choisi ce site pour sa campagne.

Je suis généralement sceptique sur ce genre de choses, mais je pense que ce programme est un pas dans la bonne direction, et ce, même si c’est clair que News Corp cherche uniquement à améliorer son image de marque. Est-ce que cela fonctionnera? Bien que cette campagne publicitaire soit une bonne manière d’aborder ce genre de problèmes, elle ne peut remplacer la responsabilité parentale.  Peu importe ce que News Corp fait pour informer des parents, il y aura toujours ceux qui choisiront de ne pas mettre en cause la responsabilité des parents et il y aura  toujours des politiciens opportunistes prêts à légiférer aveuglement sur ce sujet.  News Corp a encore beaucoup de  travail devant elle si elle veut éviter de nouvelles lois et davantage de procès, mais avec l’aide de Jack Bauer, la tâche devrait être déjà moins laborieuse.


Source: FRANCE 2

Un champagne boycotté par le rappeur Jay-Z

L'influent rappeur a annoncé jeudi que sa chaîne de clubs 40/40 installée notamment à New York, ne servirait plus le champagne Louis Roeder et sa prestigieuse cuvée Cristal très prisée dans le milieu hip-hop et qu'il allait lancer son boycott.

C'est un article publié dans The Economist, dans lequel le directeur général de Roeder était interrogé, qui a provoqué sa colère.

Interrogé sur le succès de sa marque auprès des rappeurs et sur la possibilité que cette association nuise à son image, le directeur général François Rouzaud avait répondu "C'est une bonne question, mais que puis-je y faire ? Nous ne pouvons empêcher les gens de l'acheter".

Pourtant, il semble que ce soit surtout l'expression "attention malvenue", utilisée par l'auteur de l'article dans les commentaires et non pas les propos rapportés du directeur général de Roeder, qui aient mis le feu aux poudres.

La marque Roeder a affirmé vendredi qu'il s'agissait "d'un mauvais procès" et s'est défendue en se disant "ouverte" et "tolérante à toutes les cultures et à toutes les formes d'art jusqu'aux créations musicales et aux modes les plus contemporaines qui, comme le hip-hop, nous permettent d'accéder sans cesse à la modernité."

La maison de champagne reconnaît toutefois avoir été "un peu irritée de voir notre champagne utilisé comme prétexte à des +arrosages+ (rite par lequel des sportifs ou des vedettes de la chanson projettent sur la foule le contenu de bouteilles de champagne, ndlr) inattendus pour les artisans du vin que nous sommes avant tout".


Source: Le Journal de Claire Chanel

Les Ardentes vs Dour

Beaucoup de jeunes camés se plaignent de l’accueil qu’ils ont reçu au nouveau festival liégeois les Ardentes, le week-end passé. Le service d’ordre, particulièrement zélé, y pratiquait en effet des fouilles minutieuses à l’entrée, en quête de substances illicites. A contrario, le Dour Festival est traditionnellement, pendant quatre jours, l’une des plus grandes zones de non-droit d’Europe. La consommation massive et le trafic de drogues (et pas que douces, je n’ai jamais vu au autant d’ecstasy et de LSD que dans le camping de Dour) y sont plus que tolérés, et ce n’est donc pas un hasard si des milliers de jeunes en proie aux assuétudes s’y rendent chaque année sans même savoir qui est à l’affiche ni s’en soucier. Je me souviens d’un ami dealer qui me disait qu’on pouvait presque devenir millionnaire en travaillant quatre jours à Dour, tant les organisateurs sont laxistes en cette matière.


Source: Le Monde

Le foot, industrie sans frontières

Avec le Mondial 2006 on constate à nouveau que le football est le sport le plus populaire de la planète ; c'est aussi la profession la plus mondialisée. Il serait inconcevable que des médecins, des informaticiens, des "cols bleus" ou des employés de banque brésiliens, camerounais ou japonais passent d'un pays à un autre comme le font les joueurs de foot.

Le football donne un aperçu de la manière dont la vraie mondialisation du travail pourrait fonctionner. Longtemps, dans le foot, une réglementation interdisait aux clubs de faire jouer plus de deux joueurs étrangers à chaque match. L'arrêt Bosman, du nom d'un joueur belge qui a défié avec succès cette réglementation, a tout changé à partir de 1996. Les clubs les plus riches d'Europe ont conquis la liberté de recruter les meilleurs joueurs, quelle que soit leur origine.

Quand l'offre et la demande jouent à l'échelle mondiale, on assiste à une concentration des talents et à des succès. La raison de cette concentration au sommet est évidente : les clubs les plus riches sont désormais capables d'attirer les meilleurs joueurs du monde. Et cela s'est accompagné d'une amélioration de la qualité de jeu, due à ce que les économistes appellent un "rendement d'échelle croissant". Lorsque les meilleurs joueurs évoluent ensemble, la qualité de chacun, et de toute l'équipe, augmente de façon exponentielle.

La libre circulation des travailleurs dans d'autres secteurs produirait sans doute le même résultat. Si des médecins, des informaticiens ou des ingénieurs (sans parler des légendaires plombiers polonais !) étaient autorisés à se déplacer librement, la concentration de talents dans les pays les plus riches serait susceptible d'augmenter. L'inégalité dans la distribution des talents entre pays serait plus grande, mais la production totale des biens et des services dans le monde, ainsi que leur qualité moyenne, augmenterait, comme dans le cas du football aujourd'hui.

Mais alors que les inégalités se creusent entre clubs, l'inverse se vérifie quand ce sont des équipes nationales qui s'affrontent. La marge moyenne de victoire parmi les huit meilleures équipes nationales de la Coupe du monde n'a fait que décroître, passant de plus de 2 buts dans les années 1950 à environ 1,5 but dans les années 1960, 1970 et 1980, et à seulement 0,88 but pour la Coupe du monde de 2002.

C'est vrai aussi pour tous les matches de finale, et pas seulement ceux entre les huit meilleures équipes nationales. La diminution des marges de victoire est d'autant plus impressionnante que la Coupe du monde est passée de 16 à 32 équipes nationales, dont beaucoup sont nouvelles et plutôt inexpérimentées. Curieusement, elles ne se font pas écraser par les équipes vedettes. Au contraire, les huit meilleures équipes des quatre dernières Coupes du monde comprenaient des "nouvelles venues" qui ne s'étaient jamais qualifiées en quarts de finale auparavant, comme la Turquie et la Corée du Sud en 2002.

Cela s'explique. Tout d'abord, la libre circulation signifie que les bons joueurs issus d'équipes nationales de second plan s'améliorent bien plus qu'ils ne l'auraient fait s'ils étaient restés chez eux. Un bon joueur danois ou bulgare s'améliore bien plus vite s'il rejoint Manchester United ou Barcelone. Ensuite, cette amélioration de la qualité est "captée" par les équipes nationales grâce à la règle de la FIFA, qui demande que les joueurs ne jouent que pour leur équipe nationale.  En d'autres termes, la FIFA a introduit une règle institutionnelle qui permet aux petits pays (dans le sens footballistique) de capter certains des bénéfices du jeu de haute qualité d'aujourd'hui, inversant en partie le processus de "fuite des jambes."

La même règle pourrait s'appliquer à d'autres activités. La libre circulation des travailleurs qualifiés pourrait s'accompagner de conditions internationales qui exigeraient, par exemple, que les émigrants des pays pauvres travaillent au moins un an sur cinq dans leur pays d'origine. Le monde devrait tirer des leçons de la Coupe du monde.


Source: 404 Brain Not Found

Les candidats à la candidature se clonent entre eux

Après Sarkozy, après Galouzeau, après Fabius, après Strauss Kahn, après Hollande, après Ségolène, après Chirac lui-même et comme si ça ne suffisait pas, Jospin entre dans la course, suivi de près par Martine Aubry, dans la course ou plutôt dans la ronde des belles effarouchées qui pourraient éventuellement se présenter à la tête de la république bannière de France (80% en 2002, faut-il le rappeler ?).

C’est devenu comme une mode, avant les élections, il faut se faire désirer. Dé-si-rer. D’abord, il s’agit de dire que pourquoi pas, on serait bien candidat (pour passer le temps). Ensuite, que finalement non (on est trop bien pour ça). Puis, attendre que tout le monde en parle (si vous insistez, mais c’est bien pour vous faire plaisir). Constater que tout le monde s’en fout (saloperie de Coupe du monde). Et se présenter quand même (’y a pas de raison que les autres y aillent et pas moi).

Si Strauss Kahn n’a pas eu besoin de Coupe du monde pour constater que, dans son cas, on risque de rester au stade où tout le monde s’en fout, Sarkozy, lui, est bloqué dans la phase "si vous insistez, je veux bien dépanner".

L’objectif ? Outre faire les beaux devant la caméra (c’était ça ou présenter le Kéno avec le fils de Jacques Martin), il s’agit surtout de reculer au maximum le moment compliqué du débat d’idée. Voire même pourquoi pas l’éviter totalement, comme ça a été le cas en 2002. Eviter à tout prix de parler de programme, de bilans, de projet, de politique. Parce que ça, si on savait faire, ça se saurait.

Alors, on va continuer à s’amuser mollement entre candidats à la candidature. En attendant désespérément que quelqu’un ait une idée dont on pourrait débattre. Sinon, on va faire comme d’habitude. On va voter pour celui qui a la plus jolie cravate. C’est déjà ça.


Source: Le Monde

Mondial 2006 : Money, money, money...

L’indice IFO, qui mesure le moral des entrepreneurs allemands, a atteint (avec 106,8 points) son plus haut niveau depuis février 1991, période du boom économique qui a suivi la réunification allemande. Le Mondial, et les bonnes performances de la Mannschafft, attise les spéculations d’une remontée plus rapide que prévu des taux directeurs.

Adidas a déjà  réalisé un chiffre d’affaires de 1,2 milliard d’euros cette année avec ses articles de football.  L’équipementier sportif allemand, partenaire officiel de la FIFA, a déjà vendu 15 millions de ballons "Teamgeist" du Mondial (6 millions en 2002), et écoulé 3 millions de maillots, dont 1,5 million pour la seule équipe  d’Allemagne (contre 250 000 en 2002).

 


Source: CASACOSMANI

Pour en finir avec le rock belge (I)

L’intérêt pour le rock local en Belgique francophone est une mode, le public est avant tout adolescent, les groupes n’ont pour la plupart sorti qu’un seul et unique album. Les modes, ça meurt, les ados, ça devient adulte, les deuxièmes albums, ça ne prend pas toujours. Quant aux médias qui soutiennent ce rock wallon plus que de raison, certains sont en très grande difficulté : qui dit que Pure FM a un avenir avec ses 50.000 auditeurs ? Qui dit, surtout, qu’il n’y a pas un nouveau mouvement musical et social qui se prépare, un truc tout à fait neuf et étonnant, comparable au punk et à la house et qui désintéresse tous ces gens de ce rock lambda pas fort aventureux ?


Source: Courrier International

Mondial : Pas la fête pour tout le monde

Les Marocains aussi pourront voir les stars du ballon rond, puisque, "grâce à l'intervention personnelle de Sa Majesté le roi Mohammed VI auprès du président des chaînes de radio et télévision arabes ART, le Maroc a obtenu le droit de retransmettre gratuitement sur les chaînes publiques le match d'ouverture, les demi-finales et la finale de la Coupe du monde de football 2006", se réjouit Aujourd'hui le Maroc.

Mais est-il bien normal d'en arriver ainsi, tout roi qu'on est, à quémander la gratuité des matchs ? "La Coupe du monde à l'œil est une ère bel et bien révolue. Le Mondial passe par la désormais incontournable lucarne de la sacro-sainte logique du monde des affaires", note La Tribune d'Alger. Et El-Watan de regretter le fait que "de nombreux peuples du tiers-monde ne pourront suivre, comme ils le font d'habitude, les péripéties de la compétition sur les stades allemands".

Le quotidien algérien relève que, autrefois, "la FIFA mettait en avant les vertus du football en tant que facteur de rapprochement entre peuples et permettait aux populations économiquement démunies de capter l'image à moindres frais. C'était le temps où l'instance internationale cherchait à populariser la pratique du ballon rond dans les zones les plus reculées. Ce n'est plus le cas aujourd'hui : le profit a pris le pas sur la noblesse des principes véhiculés autrefois, battus en brèche par les droits télévisés faramineux que la FIFA va engranger grâce à la Coupe du monde." Le Financial Times révèle d'ailleurs que ces droits vont rapporter à la FIFA "plus de 1 milliard d'euros".


Source: L’espresso de Télérama

Jamie Foxx is "Bob"

Après Ray Charles dans Ray, Jamie Foxx devrait incarner une seconde légende de la musique : Bob Marley. I shot the sheriff retracera la vie de l’icône du reggae. Ce biopic sera réalisé par Rachid Bouchareb, qui a récemment fait sensation à Cannes avec Indigènes.


Source: Clubic

EMI mise sur le P2P financé par la publicité

La maison de disques EMI vient de nous communiquer son intention de se lancer sur la commerciailisation de morceaux de musique via technologie Peer To Peer. EMI proposera ainsi son catalogue sur le service P2P "Qtrax" attendu pour la fin de l'année.

Ce service permettra de télécharger des morceaux de musique "limités" de façon légale, gratuitement après avoir visionné quelques publicités servant de base de financement. Une option payante permettant de s'abonner et de s'affranchir des publicités sera également proposée aux internautes.

Le montant de l'accord financier passé entre EMI et "Qtrax" n'a pas été dévoilé. EMI reste toutefois la première maison de disques à se lancer dans un tel service. Les fichiers téléchargés gratuitement sur "Qtrax" seront proposés dans un format propriétaire " .mpq", ils pourront être lus cinq fois, après quoi l'utilisateur pourra éventuellement passer à la caisse pour acheter le morceau. Il sera également possible de commander en ligne le morceau ou l'album de l'artiste écouté au format CD.

Qtrax que Vivendi Universal Music, Sony BMG et Warner Music signeront bientôt un partenariat similaire à celui adopté par EMI.


Source: L’espresso de Télérama

Les fuites organisées

L’événement rock en Angleterre, c’est la tournée annoncée du groupe Radiohead, cet été. Retour via quelques festivals, après trois années d’absence. Le nouvel album n’arrivera qu’à l’automne, mais le groupe veut en tester quelques chansons sur scène. Seulement, à l’heure d’Internet, cela entraîne de sérieux risques de fuite : quiconque enregistrera ces chansons inédites pendant le concert pourra être tenté de les mettre à disposition sur le web. Problème ? Non, car Radiohead a trouvé la solution : les "fuites", Thom Yorke et ses amis les organiseront eux-mêmes, par le biais de quelques sites choisis (voire le leur), et les fans seront encouragés à s’en mettre plein les oreilles gratuitement. On n’est jamais mieux piratés que par soi-même… Dans un même registre, des dizaines de "démos" anciennes des Libertines sont apparus ces derniers jours sur Internet. On a cru un temps que Pete Doherty, le déglingué ex-leader du groupe, s’était fait voler son ordinateur et son contenu, mais il s’avère que c’est son meilleur ami qui a procédé à la distribution gratuite, avec l’aval de Doherty. Côté gratuité, on n’arrête pas le progrès. Ce sont les maisons de disques qui vont être contentes…


Source: 404 Brain Not Found

Bientôt dans tous les bacs

Les experts de l'industrie musicale (oui, il y en a) estiment qu'en 2010, le marché de la musique mobile devrait atteindre plus de 7,7 milliards de dollars dans le monde. 7,7 milliards de dollars, à 2$ la musique ou la sonnerie, c'est plus de 3,3 milliards de raison de vouloir défenestrer son voisin de bureau qui attend, pour faire profiter tout le monde de ses goûts musicaux approximatifs, la fin du couplet pour décrocher.


Source: Clubic

iDon't

Il semblerait que la suprématie de l’iPod d’Apple sur le marché des baladeurs ait fini par irriter les responsables de communication de chez SanDisk, qui viennent de mettre en ligne un site dédié à la promotion du Sensa e200, leur alternative. Baptisé I don’t (je ne fais pas), il prétend lutter contre l’hégémonie de l’iPod et compare les adeptes de la marque à la pomme à des moutons.

La propagande de SanDisk passe par une déclinaison de la structure I + verbe sur tous les tons, et sous toutes les formes : affiches, fonds d’écran, ou avatars potentiels reprennent un thème récurrent. Les utilisateurs d’iPod sont des moutons (iSheep), des ânes tout juste bon à suivre une carotte (iFollow), des marionettes (iPuppet) ou des vaches (iHerd, herd signifiant troupeau).

"Maintenant, il est temps de se lever contre l’iDictature", clame le site, qui appelle à l’ouverture des formats et prône la multiplication des plateformes de téléchargement. A voir sur idont.com.


Source: L’espresso de Télérama

Quaero, le moteur de recherche européen

Aujourd’hui, pour effectuer ses recherches sur le Net, l’internaute européen a pris l’habitude d’utiliser Google ou Yahoo!, des moteurs américains. On le sait: les classements hiérarchiques que proposent ces outils peuvent avoir une incidence sur notre façon de voir le monde. C’est pourquoi l’Europe a décidé de réagir avec un projet franco-allemand baptisé Quaero ("Je cherche", en latin). Plus qu’un super moteur de recherche furetant à la fois texte, son, image et vidéo, il s’agit d’un vaste programme qui promet de développer des "outils intégrés de gestion des contenus multimédias" (sic). Pour lancer son "Airbus de l’Internet", l’Europe n’a pas fait dans la simplicité. L’organisation de ce consortium franco-allemand a l’allure d’une usine à gaz regroupant une poignée de grosses entreprises européennes (Thomson, France Télécom, Thalès...), une flopée de PME et une myriade d’organismes publics spécialisés dans la recherche (INA, Ircam...). Cette vaste synergie public-privé, qui aspire à mettre en commun toute la matière grise européenne- c’est assez rare pour être signalé -, va-t-elle au contraire nous surprendre ? En tous cas, l’Agence de l’innovation industrielle, qui mise gros sur Quaero, dévoilait cette semaine sa part de financement: une enveloppe de 90 millions d’euros sur un budget total de 250 millions.


Source: L’espresso (Télérama)

Mp3 payant dépasse le disque!

Le disque qui s’est le mieux vendu en Grande-Bretagne la semaine dernière n’en est pas un. Pour la première fois, un MP3 payant, admis depuis peu à batailler contre les galettes en dur, a pris la tête des "charts". Le titre du morceau - Crazy - est à l’image de son succès fou. Ce stimulant mélange mi-Moby mi-Marvin Gaye, servi par le duo Gnarls Barkley, s’est vendu à 31 000 exemplaires, directement téléchargés sur Internet. A l’origine, le tube accompagnait une publicité qui tournait en boucle sur la BBC. Il a suffi de le mettre en ligne pour que les ventes explosent, le propulsant dans un même souffle numéro 1 du Top 50, loin devant Michael Jackson ou Depeche Mode. La nouvelle ravit les chantres du téléchargement légal, dont les recettes ont globalement triplé en un an. En France, 20 millions de morceaux ont ainsi été vendus en 2005 sans croiser le bac d’un disquaire. 


Source: L’espresso de Télérama

Le référencement sur le net

 Lorsqu’il écrit un article, le journaliste consciencieux cherche d’abord à séduire son lecteur mais aussi le rédacteur en chef pointilleux qui relit sa copie. A l’ère de la presse en ligne, Steve Lohr pointe, dans les colonnes du New York Times, l’irruption d’un troisième larron: le programme informatique qui écume le web, analyse et classe les articles pour les faire remonter sur les moteurs de recherche comme Google, Yahoo et MSN. La tendance est au titre truffé de mots-clés basiques qui permettent de ratisser le plus large possible. Pour titrer un événement comme la mort de Gainsbourg,  à "Gainsbourg point barre", préférez "L’interprète de "Dieu fumeur de havanes" et "Sea, sex and sun", mentor de la comédienne Jane Birkin, est mort". Quand les moteurs apportent en moyenne, aux Etats-Unis, 30 %, voire plus, de l’audience sur les sites de presse, la bataille du référencement est de taille. «"e problème, regrette  Steve Lohr, c’est que ces logiciels ne sont pas des lecteurs ordinaires. Il n’y a pas d’algorithme pour reconnaître les jeux d’esprit, l’ironie, l’humour ou le style d’une écriture." Serait-ce la fin des titres chocs ?

 

 


Source: 404 Brain Not Found

Qui veut son bloggeur?

Parfois, le bloggeur est comme un vieux porno amateur. Mal fait, pas cher, mais tout le monde regarde.

"Une actrice incontournable de la blogosphère", "certainement le blogueur français le plus connu", "captive son public par son ton journalistique", "d'une grande réputation dans la blogosphère", "une star incontournable de la blogosphère", "éminent représentant de la blogosphère", "blogueur confirmé et engagé", "très connu dans la blogosphère", "un doux farfelu très apprécié de la blogosphère", "un blogueur expérimenté".

Tout ce glamour, c'est 600 euros par jour et c'est ici. Et pour ce prix-là, si vous avez un paquet de lessive (ou un parti politique) à vendre et un département marketing désespéré d'avoir l'air jeune, des bloggeurs sont là pour faire les reporters attachés de presse et de la complaisance pas cher. 12 "pros" (tous très connus, 'y a même un "expert de l'internet" - sic) et 11 "VIP" (tous stars incontournables - re-sic) et l'assurance de la branchitude molle pour couvrir la fête de l'oursin.


Source: L’espresso de Télérama

Brokeback Mountain

Brokeback, ou la montagne magique? Le triomphe du film d’Ang Lee ne se dément pas, comme si avoir raté l’oscar n’était qu’une péripétie sans conséquence : en France, il a déjà réuni 1,2 million de spectateurs, et, surtout, la belle nouvelle d’Annie Proulx qui l’a inspiré est un étonnant succès de librairie, avec plus de 80 000 exemplaires écoulés. Les recettes mondiales du film sont estimées à 160 millions de dollars, soit à peu près douze fois son budget - sans compter les futurs DVD et ventes aux télés. Ce jackpot fait des envieux... A commencer par Randy Quaid, l’acteur qui joue le patron d’Ennis et Jack, les deux vachers enamourés. Il intente un procès aux producteurs de Focus Features. Motif : arguant d’un budget ric-rac, ils lui avaient demandé de baisser substantiellement son cachet. Il leur réclame du coup la bagatelle de 10 millions de dollars de dommages et intérêts. Quaid n’a pas totalement tort : la notion de film "indépendant" est devenue, à Hollywood, bien floue, puisque Focus est une filiale d’Universal. Mais il exagère singulièrement en pensant que c’est son personnage de patron acariâtre et homophobe qui a fait déplacer les foules... Méchant dans le film, méchant dans la vie.


Source: L'espresso de Télérama

Radiohead a une idée en tête

Depuis quelques années, en coulisses, le groupe Radiohead et son chanteur-leader Thom Yorke se plaignent de la lenteur de l’industrie du disque. Une fois les chansons enregistrées en studio, déplorent-ils, il faut trop de temps pour les voir paraître en CD, puis en assurer la promotion à travers interviews, plateaux télés et tournées. Parfois près de deux ans pour boucler la boucle, alors que dans les années 60, on le sait, les Beatles pouvaient sortir deux albums la même année. Comment aller plus vite ? En vendant ses oeuvres directement sur Internet, pardi ! Sans passer par la case disque. Radiohead en rêve, et s’autorise désormais à le dire tout haut. Problème, le groupe est encore sous contrat avec la maison de disques Parlophone/EMI pour un album "classique", mais Thom Yorke a quand même déclaré, cette semaine, qu’il se sentait "de moins en moins en phase avec l’idée même d’un album, et de plus en plus tenté par la mise à disposition immédiate de chansons à mesure qu’elles nous viennent." Du coup, on chuchotte que l’opération "vente directe" (directement du fabricant au consommateur) pourrait commencer dès l’été prochain… Avec toutefois l’accord d’EMI, qui pourrait ensuite réunir toutes ses oeuvres spontanées sur un CD.


Source: The Economist / Courier International

CPE: les jeunes sont victimes d'un système corporatiste

Face aux manifestations contre le CPE en France, aux revendications des salariés du secteur public en Allemagne et au Royaume-Uni, et face au refus des candidats aux élections italiennes d’évoquer la nécessaire réforme du système, The Economist tente de comprendre "pourquoi les gouvernements européens sont si désespérément lents à réformer leurs économies". Les Européens ont en commun "la perception que le changement est douloureux et que les perdants potentiels sont toujours plus nombreux que les gagnants potentiels. Cela s’est vu récemment avec les manifestations contre les nouvelles réglementations du travail, la libéralisation de l’énergie, des services, l’ouverture des marchés aux travailleurs venus d’Europe de l’Est et le rachat des champions nationaux par des entreprises étrangères", remarque l’hebdomadaire britannique.

Le magazine économique pointe surtout du doigt un autre facteur d’immobilisme : "La protection excessive de ceux qui sont intégrés au marché du travail par rapport à ceux qui en sont exclus. En Europe, les ’protégés’ ont un emploi permanent quasi inattaquable, un salaire confortable, une retraite assurée, et vivent dans un Etat-providence encore généreux dont ils savent profiter. Ce sont plutôt des hommes, blancs, âgé d’une quarantaine d’années, que des femmes, des jeunes ou des personnes issues de minorités ethniques. Beaucoup travaillent dans le secteur public. D’autres, comme certains commerçants, les chauffeurs de taxi, les avocats ou les pharmaciens, sont protégés de la concurrence par un maquis de réglementations. Les ’exclus’ n’ont rien de tout cela", explique le journal. "Le pire, c’est que les réformes ne concernent que rarement ces ’protégés’. Le nouveau contrat proposé par le Premier ministre français ne vise que les jeunes, alors que les ’protégés’ gardent leur archaïque sécurité de l’emploi."

"Les réformes du code du travail ont créé un marché de l’emploi à deux étages, où il y a ceux qui restent préservés et ceux qui subissent les contrats temporaires ou de courte durée. Les réformes du système de retraite ont toujours été stoppées avant d’atteindre le secteur public. Et certains gouvernements ont tenté de réformer seulement la sécurité sociale et le code du travail, qui sont nécessaires pour réduire le chômage mais qui peuvent aussi faire naître un sentiment d’insécurité et faire baisser la consommation. Les gouvernements ont négligé d’accompagner ces réformes de l’ouverture à la concurrence des industries et des services publics, ce qui créerait des emplois tout en baissant les dépenses de l’Etat."

"Cette inégalité entre ’protégés’ et ’exclus’ rend les économies durablement inflexibles. Ce système ne peut pas fonctionner éternellement. Il faut le transformer maintenant, ou alors retarder ce moment jusqu’à ce que les économies soient complètement bloquées. Si les gouvernements européens continuent à vouloir apaiser la rue et retarder les réformes, c’est ce second cas de figure qui risque de se produire."


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