Zabladowski.org


 15/09/2006
 vincent

Rubrique nécrologique

C’est avec tristesse que nous vous annonçons que la 25ème édition du Festival du Film Fantastique de Bruxelles aura lieu du 5 au 17 avril sur le site de Tour & Taxis.

 05/07/2006
 laurent

L'exorcisme d'Emily Rose

de Scott Derrickson

Inspiré d’un fait divers en Allemagne, ce film se déroule pourtant aux USA et a pour cadre l’exorcisme raté d’une jeune fille bien sous tous rapports (jouée admirablement par Jennifer Carpenter). Cela commence par la fin (sa mort) et le procès pour négligence ayant entraîné la mort à l’encontre du prêtre. Petit à petit, au gré des témoignages à la barre, on découvre comment Emily Rose est emprise, puis prise en charge par le prêtre pour un exorcisme.

On a pas droit pour autant à des scènes du cacibre de L’Exorciste (vomi vert, tête qui tourne etc...) et, du coup, l’histoire se regarde plus comme un documentaire sur l’emprise dont on voudrait dépeindre toutes les facettes. D’un côté, la science pour qui tout s’explique, de l’autre, l’église, pour qui tout s’exlique aussi. Quelques scènes foutent les boules, mais on est plus proche de l’ambiance et du concept d’un Blair Witch Project (c’est plutôt ce qu’on ne voit pas qui fait peur) que de L’exorciste.

Le film se laisse voir, sans plus, et n’apporte pas grand chose au moulin. Si ce n’est la découverte de Jennifer Carpenter.

 25/06/2006
 vincent

The Omen 666

de John Moore

Honnête remake de La Malédiction. Si on le compare à l’original, il n’apporte strictement rien de plus, mais il a cependant le grand mérite de ne pas le déshonorer. Le seul truc qu’on pourrait lui reprocher est son parallèle foireux avec l’actualité qui n’hésite pas à faire le rapprochement entre la naissance de l’antéchrist et le 11 septembre.

 26/05/2006
 vincent

DVD: Wolf Creek

de Greg McLean

En matière de film d’horreur, je me sens tellement blasé que j’ai tendance à être bon public en me disant que si le film ne me fait pas peur ou ne me noue pas l’estomac, c’est parce que je connais trop tous les trucs et ficelles. Et puis, je tombe sur un film comme Wolf Creek qui remet en question cette manière de procédé.  Pourtant, ce film commence au plus mal et semble être l’énième variation sur le thème de la bande de jeunes fêtards qui s’en va faire une randonnée, là où elle ne devrait pas mettre les pieds.

Wolf Creek est un magnifique cratère situé en plein desert australien. 3 amis décident d’y faire un crochet en rentrant de vacances. Là, la voiture tombe mystérieusement en panne et un bouseux de la plus belle espèce leur vient en aide. On devine aisément la suite, mais Greg McLean nous a alors tellement hypnotisé avec ses splendides paysages désertiques australiens que l’on se laisse facilement avoir. Ces décors font vraiment office de personnages à part entière et incarnent mieux que quiconque la désolation à laquelle vont être confrontés nos jeunes amis. Ces derniers évitent de paraître pour les crétins amateurs de guindailles que les premières minutes nous promettaient pourtant. Le bouseux lui vaut vraiment le détour. Il sonne si vrai, loin des habituels dégénérés consanguins auxquels le genre nous a habitués, qu’on ne sait pas trop s’il est bien le tueur sanguinaire qu’il doit être.

C’est avec cette combinaison de personnages finalement attachants évoluant dans un magnifique environnement isolé que Greg McLean nous endort pour mieux nous délivrer le tant attendu moment où tout bascule comme un uppercut bien puissant. Là, Greg McLean réussit haut la main son examen de réalisateur. Il manie très bien la caméra et parvient à vous assener un long final d’une redoutable efficacité où on ne compte plus le nombre de plans immédiatement cultes . Même si par moment, il en fait trop, c’est réellement savoureux et Wolf Creek est sans conteste un des meilleurs films de genre de ces dernières années.


Source: Le blog au Gunz

Vampyros Lesbos

Vampyros Lesbos est un de ces objets filmiques non identifiables, inclassables, comme ils nous en arrivent une fois tous les dix ans quand les karmas sont bons. Comme un Massacre à la tronçonneuse, un Day of the dead, ou une Dernière maison sur la gauche, ils nous laissent comme deux rond de flan, démuni de tout appareil critique utilisable face à un film qui ne ressemble à rien d’autre qu’à lui même et semble venire de nulle part.

Vampyros lesbos est une de ces œuvres se situant à la frontière du navet kitch et du chef d’œuvre définitif, il est quelque part entre Zardoz (où John Boorman faisait courir Sean Connery en culotte rouge à bretelles derrière Charlotte Rampling), Phase IV de Saul Bass, La fièvre du samedi soir et Emmanuelle. Face à cette pâtisserie, certains auront envie d’en reprendre, d’autre se pinceront le nez.

Une certitude, l’histoire n’a aucune importance. Le scénario pompe plus où moins la trame classique du Dracula de Bram Stocker en changeant Dracula en une jolie brune et le pauvre Jonathan Harker en une blonde un peu boulotte. Le tout se passe en Turquie et ça parle allemand du début à la fin, coproduction oblige, ça aurait pu aussi bien se passer à la Costa-Brava et parler l’Anglais, ça n’aurait rien changé, le réalisateur se souciait autant de crédibilité de la situation, que Russ Meyer se souciait du bon goût. Justement, peut être par ce que Jess Franco, auteur de Vampyros Lesbos, est de la même famille d’allumés de la pellicule que le père de Supervixen.

Jess Franco, Dieu fou du cinéma alternatif, a écrit à lui seul une page entière de l’histoire du cinéma et sa place dans les encyclopédies, s’il ne la mérite pas toujours pour la qualité de ses films, il faudrait la lui donner pour avoir fait vivre les marchands de pellicules. 200 films, aux titres parfois aussi improbables que Barbys contre Dracula, Dark mission : Opération Cocaïne, les prédateurs de la nuit, La chambre de torture de Fu Manchu ou Les Exploits érotiques de Maciste dans l’Atlantide.
Héros hors la loi du cinéma bis, énergique, libidineux à souhait, Jess Franco reste avant tout un artisan agissant avec toute la liberté que lui permettent des moyens relevant souvent de la physique quantique. Il a eu le talent d’avoir su s’entourer, (Christopher Lee ou Klaus Kinski apparaissent dans certains de ses films), mais aussi d’avoir été un découvreur.

Vampyros Lesbos, nanard terminal et à la fois œuvre géniale de celui qui se servait du zoom comme Kandinsky se servait de la peinture, nous gâte une dernière fois avec une bande originale devenue classique : Sexadelic dance party de Manfer Hubler et Siegfried Schwab que les amateurs se repassent en boucle en se souvenant du corps nu de Miranda Soledad, jeune gitane à la beauté ultime qui se tua en voiture peu de temps après son premier rôle dans Vampyros Lesbos, allongée sur une plage de Cappadoce.


Source: Mad Movies

Happy Tree Friends

Il y a quatre ans, l’internaute interloqué puis rapidement conquis découvrait le destin infâme et sanguinolant de charmantes et niaiseuses petites créatures multicolores : les Happy Tree Friends. Très vite, le générique qui ne laisse pas franchement augurer le monument de gore jubilatoire qu’est cette petite série animée en flash s’installe dans toutes les cervelles dérangées avides de sang, de tripes et d’yeux jaillissant de leurs orbites.  Créé par deux joyeux lurons, Rhode Montijo et Aubrey Ankrum, des espèces de Trey Parker et Matt Stone sauce animation web, la série connut un tel succès qu’un merchandising très lucratif à base de badges, de mugs, de t-shirts, de peluches, de sacs et j’en passe fut dispo sur le net, à côté d’épisodes updatés régulièrement et, idée géniale, de petits voeux de noël, Saint-Valentin, Pâques à envoyer par mail, cartes virtuelles dans lesquelles une des mignonnes chair à canon animées mourait dans d’atroces souffrances selon l’option que l’on choisissait avec sa souris. Et joie ! Les DVD sortis proposaient toujours autant d’interactivités avec en prime une autre série inédite: les aventures d’un singe moine shaolin dont la réalisation fait penser aux Power Puff Girls version gore.

Qu’en est-il alors de la sortie ciné ? Autant vous le dire franco: cette démarche est complètement inutile ! D’une part parce qu’il s’agit d’une sorte de florilège des meilleurs épisodes que tout le monde aura déjà vu au moins une fois. Pas d’histoire inédite comme nous l’avait proposé Stone et Parker pour leur cultissime South Park. Fans, passez donc votre chemin. D’autre part, le format ciné ne convient pas à une série prévue pour être diffusée en brefs épisodes (trois minutes environ), à l’animation assez rudimentaire bien qu’efficace. Le côté répétitif de chaque sketch menace de lasser et d’agacer très rapidement, rendant pénible une expérience que tout le monde trouvait pourtant réjouissante à la maison.

 13/05/2006
 vincent

Slither

de James Gunn

Une bonne petite série B totalement décomplexée s’inspirant allègrement de The Blob, Society et divers films de zombies. Il est donc question d’une météorite porteuse de parasites avilissant les hommes s’écrasant près d’une petite bourgade américaine qui s’apprête à fêter l’ouverture de la chasse aux cerfs. Vous imaginerez sans problème la suite et son florilège de scènes gores sur fond de country et de musique de karaoké. On pointera aussi quelques clins d’oeil vers une série d’oeuvres culte comme Toxic Avenger, Shining et Predator.

L’auteur de ce petit plaisir coupable s’était déjà fait remarquer en écrivant le scénario du jouissif remake de Dawn Of The Dead (souvenez-vous).

 10/05/2006
 vincent

Silent Hill

de Christophe Gans

Adapté d’une série de jeux vidéo culte dont j’ai déjà parlé indirectement (souvenez-vous), Silent Hill conte l’histoire de Rose, mère angoissée, perdue dans les méandres d’une ville fantôme nommée Silent Hill. Très vite, elle va s’apercevoir que cette ville dévoile par intermittence un visage plus sinistre, semblant tout droit sorti des flammes de l’enfer.

Est-ce qu’on peut parler d’adaptation dans le cas de Silent Hill? Non, Christophe Gans filme une partie de Silent Hill. On suit donc l’héroïne marchant dans les décors tantôt fantomatiques, tantôt infernaux. Quelques fois, elle tombe sur des créatures informes et charnelles, échappées de tableaux de Francis Bacon.  Son parcours est parfois interrompu par des séquences (cinématiques a-t-on envie de dire) où Rose rencontre des personnages étranges parlant par énigmes. De temps en temps, quand elle a beaucoup de chance, elle tombe sur une lampe torche, une arme ou un indice cryptique. La seule liberté prise par Christophe Gans est l’insertion d’une histoire parallèle où l’on suit le mari de Rose partant à sa recherche. 

Est-ce efficace? Je n’en sais trop rien. Lorsqu’on a, comme moi, beaucoup joué à Silent Hill, le film est prévisible à souhait, mais on prend cependant énormément de plaisir à voir cette reconstitution parfaite de l’univers dans lequel on a passé des dizaines d’heures. Là où le bât blesse, c’est sans aucun doute au niveau de sa mise en scène. Si les jeux utilisent magistralement une grammaire cinématographique jouant sur des cadrages serrés qui empêchent le joueur de voir où il met les pieds, le film, lui, abuse de plans larges ou de travelings aériens dévoilant tout à l’avance. Un tel procédé ne permet pas de profiter de l’exceptionnelle bande-son oppressante et suggestive (soit dit en passant, extraite directement des jeux). C’est dommage, car s’il y avait  bien un concept à reprendre aux jeux, c’était bien ses ambiances sonores. D’ailleurs, on ne compte plus les films d’horreur qui s’en sont largement inspirés. On comprend donc difficilement comment Christophe Gans n’a pas joué sur cette spécificité.

 27/04/2006
 vincent

Stay

de Marc Forster

Le problème de tous ces sous-David Lynch comme Stay est qu’ils se contentent d’être bêtement incompréhensibles et étranges et de terminer sur un twist débile qui explique tout. L’art de David Lynch est de gangrener une histoire a priori cartésienne en plongeant le spectateur dans des zones d’ombre bizarres et de terminer son film comme une énigme non résolue. C’est donc nettement plus subtil, mais apparemment nombreux sont les réalisateurs qui n’ont pas encore saisi le concept.

 26/04/2006
 vincent

Frissons

de David Cronenberg

Un film de zombies où les morts-vivants sont des humains décadents, pervertis par un parasite ressemblant à une déjection inventé par un savant fou qui trouvait que l’homme était trop cérébral et pas assez viscéral. Un tel message me fait réfléchir.

 14/04/2006
 vincent

Final Destination 3

de James Wong

Sans surprise, Final Destination 3 n’arrive pas à succéder aux deux premiers opus qui vous clouaient à votre fauteuil mieux que quiconque. Pour ceux qui ne connaissent pas Final Destination, le principe est très simple. Cela commence toujours comme un bon film catastrophe où un groupe de personnes échappe à la mort de justesse grâce aux soudains talents de médium d’un des membres du groupe. Comme La Faucheuse n’aime pas trop que des petits malins déjouent ses plans, elle va passer le restant du film à trouver des stratagèmes machiavéliques pour que les survivants trépassent tout de même. La bonne idée de cette trilogie est de faire du personnage de La Faucheuse une menace invisible qui transforme les scènes du quotidien en véritable montagne russe à l’issue fatale. C’est particulièrement jouissif, car les scénaristes de Final Destination arrivent toujours à vous surprendre et à rivaliser d’ingéniosité pour imaginer de telles scènes. Je crois que l’on peut dire sans hésiter que la suite était vraiment un cas d’école tellement elle était diablement efficace (souvenez-vous).

C’est donc sans surprise que Final Destination 3 n’arrive pas à la cheville de ces deux aînés. La plus grosse déception est sans aucun doute de s’adresser à nouveau à un public d’adolescents. La premier Final Destination était sorti à la fin de la vague post-Scream et reposait sur un casting de lycéens comme toutes les productions de l’époque. Le deuxième tranchait et nous faisait suivre une belle pyramide des âges. C’était un choix particulièrement judicieux qui  lui conférait une allure plus mature, mais visiblement pas assez payant vu que les héros de ce troisième épisode sont de nouveau une bande d’ados stéréotypés. On regarde donc leurs tragiques destinées dans l’indifférence totale. "Crève nigaud!" a-t-on même envie de crier. Pour le reste, si les scènes de mises à mort sont toujours largement au dessus de la moyenne, il y a un côté prévisible fort déplaisant que l’on ne trouvait pas dans les deux précédents. 

Final Destination 3 est vraiment la suite de trop et si vous n’avez pas vu encore les deux premiers, il est temps pour vous de les louer.

 07/04/2006
 vincent

Underworld: Evolution

de Len Wiseman

J’avais fort apprécié le premier opus d’Underworld, un film racontant une guerre shakespearienne entre une société secrète de vampires et à une société secrète de loups-garous (souvenez-nous).

Pour ce deuxième opus, je n’ai qu’un seul mot: youppie! C’est assurément un film 0-neurone, mais quel film! Ayant dit tout ce qu’il avait à dire dans le premier épisode, Len Wiseman ne cherche pas à s’embarrasser d’un scénario et vous propose juste la meilleure montagne russe qu’on ait pu voir depuis King Kong. Après quelques flashbacks inutiles, deux ou trois dialogues donnent un nouveau but aux différents protagonistes et c’est parti pour 1h30 où vampires, loups-garous et hybrides se dégomment à coeur joie. Cela gicle, troue, explose, décapite, transperce dans tous les sens. C’est admirablement bien foutu et on en a vraiment plein la vue! On n’en oublie même de macher ses pop-corns. On n’a plus vu film d’actions aussi décomplexées depuis bien longtemps. Que du bonheur!

Cerise sur le gâteau, Kate Beckinsale, l’héroïne, est plus sexy que jamais et fait figure d’icône qui enterre tous les nouveaux super héros de ces dernières années. Oubliez les Neo, Lara Croft et Cie. Faites place à Selene!

 30/03/2006
 vincent

Hostel

de Eli Roth

Eli Roth est un parvenu en puissance.  Pour son premier film, Cabin Fever, il était parvenu à associer son nom à celui de David Lynch et promettait un film glauque qui renverrait le cultissime The Texas Chainsaw Massacre aux oubliettes de l’histoire du cinéma d’horreur. Au final, Cabin Fever était une bonne série B à côté de la plaque qui, par son humour involontaire, était particulièrement jouissive (souvenez-vous).  

Pour Hostel, Eli Roth a convaincu Quentin Tarantino de mettre son nom au générique et nous promettait  le film le plus affreux de la décennie. A nouveau, c’est complètement à côté de la plaque, mais contrairement à Cabin Fever, rien ne vient sauver le film du désastre. C’est tout simplement à chier. Avant de réaliser un film, Eli Roth devrait s’acheter un cerveau. C’est petit comme critique, mais à petit film, petite critique.

La première partie du film s’adresse à public de binoclards attardés en manque de fesses et nibards. Eli Roth est très généreux en la matière. La deuxième partie, la soi-disant gore et glauque, n’est susceptible que d’impressionner les mouches. Apparament, Eli Roth a plus facile à se la jouer lubrique que malsain. Bref, une belle carrière comme réalisateur de téléfilms érotiques bon marché se profile pour lui. 

 27/03/2006
 vincent

BIFFF 2006: Palmarès

C'est Adam's Apples qui a raflé la mise. L'excellent film d'Anders Thomas Jensen s'est vu attribuer le Corbeau d'Or (Compétition internationale),  le Mélies d'Argent (Compétition européenne) et Le Pégase (Prix du public). Bref, il a mis tout le monde d'accord.

 26/03/2006
 vincent

BIFFF 2006: Minotaur

de Jonathan English

Cette série B sans le sou s'inspire du mythe du Minotaure pour donner un résultat situé quelque part entre Hercule (La série télé pré-Xena La guerrière) et Alien. C'est franchement nul et soporifique. 

 25/03/2006
 vincent

BIFFF 2006: 2001 Maniacs

de Tim Sullivan

Remake de 2000 Maniacs, un des premiers films gores de l'histoire du cinéma, 2001 Maniacs se différentie peu de l'original datant de 1964. Ce n'est pas plus folichon et même si les effets spéciaux se sont nettement améliorés depuis, ce n'est pas spécialement plus gore. La grosse différence- évolution des moeurs oblige -est sa tendance à accumuler les plans qui visent en dessous de la ceinture.

 24/03/2006
 vincent

BIFFF 2006: Mortuary

de Tobe Hooper

C’est marrant de constater que si la jeune génération s’échine à rendre hommage aux films que les maîtres du genre ont pu pondre durant les années 70, les maîtres du genre, eux, accumulent les productions pour adolescents que pourrait signer n’importe quel réalisateur d’aujourd’hui.

Tobe Hooper, le réalisateur qui a changé à jamais le genre en signant The Texas Chainsaw Massacre en 1974, confirme cette triste tendance. Mortuary est un film d’horreur ridicule à mi-chemin entre un film de zombie du niveau du clip Thriller de Michael Jackson et The Blob. Reste que si l’on met son cerveau en mode veille, le film est bêtement fun. 

 24/03/2006
 vincent

BIFFF 2006: Headspace

de Andrew Van Den Houten

Particularité du film: Andrew Van Den Houten a 25 ans. Ce n’est pas tous les jours que l’on trouve quelqu’un d’aussi jeune à la tête d’un long métrage et le moins que l’on puisse dire, c’est que le jeune homme affiche une certaine maturité. Là où le bât blesse, c’est au niveau du scénario. Le film commence comme un ersatz modernisé de L’exorciste. Ensuite, en tournant autour de troubles de la mémoire, il rappelle The Butterfly Effect (souvenez-vous). Plus tard, il laisse à nouveau cette impression qu’il lorgne bien du côté de ces histoires de démons et de possessions. C’était sans compter son final qui vous fait finalement dire qu’il a essayé de faire un truc viscéral et métaphysique à la David Cronenberg. Bref, on ne sait pas trop où il a voulu en venir. 

 23/03/2006
 vincent

BIFFF 2006: Adam's Apples

d'Anders Thomas Jensen

On avait découvert Anders Thomas Jensen avec The Green Butchers lors de l’édition 2004 de ce festival. The Green Butchers était une comédie noire fort sympathique, mais parfois trop mélodramatique (souvenez-vous). Avec Adam’s Apples, il corrige le tir et nous offre un des meilleurs moments de ce festival. A partir du postulat sonnant comme l’énoncé d’une mauvaise blague "Un terroriste islamiste, un néonazi, un alcoolique et un prêtre se retrouvent dans la même maison, lequel va semer la zizanie en premier?", Anders Thomas Jensen  nous signe une comédie noire délicieusement absurde qui s’impose comme une des meilleures de ces dernières années.

 22/03/2006
 vincent

BIFFF 2006: Reeker

de Dave Payne

Avec son tueur puant s'amusant à étriper une bande de jeunes dans un motel fantôme, Reeker est une petite série B, visiblement destinée au marché des video-clubs, à mi-chemin entre Vendredi 13 et Destination Finale. C'est prévisible, mais le film ne se prend tellement pas au sérieux que l'on se prend facilement au jeu. On regrettera cependant l'abus d'effets numériques putrides rendant certaines scènes illisibles.

 20/03/2006
 vincent

BIFFF 2006: Wilderness

de Michael Basset

On avait découvert  Michael Basset lors d’une précédente édition du festival avec DeathWatch (souvenez-vous), un film d’horreur qui, en situant l’action dans les tranchées pourries de la guerre 14-18, anticipait Un long dimanche de fiançailles (souvenez-vous). C’était foireux à souhait, mais la réalisation de Michael Basset affichait un certain potentiel. Avec Wilderness, Michael Basset nous signe un film à mi-chemin entre Battle Royale et Delivrance. Il compte l’histoire de jeunes délinquants se retrouvant dans un camp de redressement situé sur une ïle déserte. Pas de chance pour eux, un allochtone inattendu a décidé que leur camp de redressement allait se transformer en camp de survie. C’est peut-être la fatigue, mais toujours est-il que le film n’est jamais parvenu à me captiver. Il contient cependant quelques effets gores du meilleur aloi qui valent le coup d’oeil.

 20/03/2006
 vincent

BIFFF 2006: Godzilla: Final Wars

de Ryuhei Kitamura

Comme c’est fun! Il faut voir un vrai Godzilla une fois dans sa vie tellement cela constitue un parfait ovni pour l’Occidental moyen que nous sommes. Ici, c’est d’autant plus ludique que le film célèbre les 50 ans de la bête, règle ses comptes avec le remake américain du même nom et plagie allègrement des productions occidentales comme Matrix et Star Wars.

 19/03/2006
 vincent

BIFFF 2006: Isolation

de Billy O' Brien

On comprend facilement pourquoi Isolation est précédé d’une réputation aussi flatteuse. Si Billy O’Brien arrive à signer avec un budget rikiki une déclinaison plus que réussie d’Alien en milieu rural, et ce, sans jamais sombrer dans le ridicule, on est vraiment curieux de voir ce que le bonhomme sera capable de produire avec plus de moyens.

 19/03/2006
 vincent

BIFFF 2006: Fragile

de Jaume Balaguero

Oh non... Encore un film de fantômes! On ne comprend pas trop pourquoi Fragile est précédé d'une réputation aussi flatteuse. Le film n'est qu'un mélange insipide de la série The Kingdom de Lars Von Trier, Shining et des films de fantômes asiatiques. A noter la présence au générique de Calista Flockhart qui ne relève absolument pas le niveau.

 17/03/2006
 vincent

BIFFF 2006: The Devil's Rejects

de Rob Zombie

Le film est précédé d’une réputation sulfureuse et est taxé d’insoutenable. Comme d’habitude, il n’en est rien. Le film n’est même pas gore pour un sou, mais reste que The Devil’s Rejects est bien un des films de genre le plus classe de ces dernières années.

Ils sont nombreux à revendiquer être des hommages à ces films cultes des années 70.  Dans cette optique, The Devil’s Rejects est largement au dessus de la moyenne. On aurait difficile de dater la chose tellement le mimétisme est parfait. On est quelque part entre l’inévitable The Texas Chainsaw Massacre et l’exubérance des productions lubriques de Russ Meyer, mais là n’est pas l’intérêt.

En faisant de l’habituelle famille de dégénérés consanguins les héros de son film au lieu des classiques pauvres victimes innocentes qui vont de toute façon finir zigouillées avant  la fin du film, Rob Zombie répond à une demande que formulent pas mal de fans du genre et nous offre un florilège de tronches pas possibles (tout ce qu’Hollywood compte comme freaks doit figurer au générique) et de répliques instantanément cultes. Bref, c’est jouissif de la première à la dernière minute. La bande-son vous fout sur votre derrière et à la fin de projection, vous en redemandez!


Plus loin dans le temps....


 14/03/2006

BIFFF 2006: Late Bloomer

de Go Shibata

 14/03/2006

BIFFF 2006: Rampo Noir

Film collectif

 12/03/2006

BIFFF 2006: Evil Aliens

de Jake West

 21/02/2006

Sheitan

de Kim Chapiron

 19/02/2006

24ème Festival du Film Fantastique de Bruxelles

 03/02/2006

Gerardmer - Palmares 2006

 12/01/2006

DVD: The Descent

de Neil Marshall

 10/01/2006

MADPREVIEWS 2006

 31/12/2005

Saw 2

de Darren Lynn Bousman (ce n'était pas gagné d'avance avec un nom pareil)

 19/12/2005

King Kong

de Peter Jackson

 24/11/2005

Mad Asia Numéro 1

 16/11/2005

The Exorcism of Emily Rose

de Scott Derrickson (qui a réalisé Hellraiser V pour situer le bonhomme)

 06/11/2005

The jacket

de John Maybury

 03/11/2005

Tim Burton's Corpse Bride

de Tim Burton & Mike Johnson

 02/11/2005

Destination Trilogie

 27/10/2005

Wallace and Gromit: The Curse of the Were-Rabbit

de Nick Park

 26/10/2005

The Brothers Grimm

de Terry Gilliam

 17/10/2005

DVD: Constantine

de Francis Lawrence

 15/10/2005

Skeleton Key

de Iain Softley

 14/10/2005

The Descent

 29/09/2005

Night Watch

de Timur Bekmambetov

 10/09/2005

Dark Water

de Walter Salles

 26/08/2005

Made in Belgium

 22/08/2005

La petite boutique des horreurs

de Roger Corman

 30/07/2005

DVD: The Grudge

de Takashi Shimizu

 27/07/2005

War of the Worlds (II)

de Steven Spielberg

 22/07/2005

Charlie et la chocolaterie

de Tim Burton

 18/07/2005

War of the Worlds

de Steven Spielberg

 17/07/2005

Charlie et la chocolaterie

de Tim Burton

 13/07/2005

Plan 9 From Outer Space

 12/07/2005

DVD: Old Boy

de Chan-wook Park

 11/07/2005

The Amytiville Horror

d'Andrew Douglas

 01/07/2005

A Dirty Shame

de John Waters

 28/06/2005

Batman begins VS Les poupées russes

de Christopher Nolan / de Cédric Klapisch

 28/05/2005

House of Wax

de Jaume Serra

 28/04/2005

The Machinist

de Brad Anderson

 21/04/2005

Kinsey

de Bill Condon

 26/03/2005

BIFFF 2005: Rottweiler

de Brian Yuzna

 23/03/2005

BIFFF 2005: The Ring Two

de Hideo Nakata

 23/03/2005

BIFFF 2005: Vanity Serum

d'Alex Infascelli

 21/03/2005

BIFFF 2005:Boogeyman

de Stephen T. Kay

 21/03/2005

BIFFF 2005: Satan's little helper

de Jeff Lieberman

 20/03/2005

BIFFF 2005: Do you like Hitchcock?

de Dario Argento

 20/03/2005

BIFFF 2005: Creep

de Christopher Smith

 20/03/2005

BIFFF 2005: Paul Schrader's Exorcist : The Original Prequel

de Paul Schrader

 15/03/2005

BIFFF 2005: Cold & Dark

d'Andrew Goth

 14/03/2005

BIFFF 2005: Trouble

de Harry Cleven

 14/03/2005

BIFFF 2005: Jennifer's shadow

de Pablo Parés & Daniel De La Vega

 11/03/2005

Calvaire

de Fabrice Du Welz

 06/03/2005

Hide and Seek

de John Polson

 05/03/2005

Seed of Chucky

de Don Mancini

 03/03/2005

Constantine

de Francis Lawrence

 01/03/2005

The Grudge

de Takashi Shimizu

 21/11/2004

Open Water

de Chris Kentis

 21/10/2004

Resident Evil: Apocalypse

de Alexander Witt

 29/07/2004

Atomik Circus, Le Retour de James Bataille

de Thierry & Didier Poiraud

 22/07/2004

Dawn Of The Dead

de Zack Snyder

 07/06/2004

DVD: Willard

de Glen Morgan

 18/05/2004

Van Helsing

de Stephen Sommers

 24/04/2004

Gothika

de Mathieu Kassovitz

 01/04/2004

Feux Rouges

de Cédric Kahn

 01/04/2004

Big Fish de Tim Burton

 25/03/2004

BIFFF 2004: Dark Woods

de Pal Oie

 23/03/2004

BIFFF 2004: A Tales Of Two Sisters

de Ji-woon Kim

 22/03/2004

BIFFF 2004: The Butterfly Effect

de J. Mackye Gruber & Eric Bress

 22/03/2004

BIFFF 2004: The Green Butchers

d'Anders Thomas Jensen

 22/03/2004

BIFFF 2004: Acacia

de Ki-Hyung Park

 25/02/2004

Jeepers Creepers 2

de Victor Salva

 09/02/2004

The Texas Chainsaw Massacre

de Marcus Nispel

 22/11/2003

Freddy VS Jason

de Ronny Yu

 19/11/2003

DVD: Final Destination 1 & 2

de James Wong & David R. Ellis

 03/11/2003

Underworld

de Len Wiseman

 03/11/2003

Haute Tension

d'Alexandre Aja

 30/10/2003

Kill Bill Volume 1

de Quentin Tarantino

 20/10/2003

Tais-toi!

de Francis Veber

 13/08/2003

Wrong Turn

de Rob Schmidt

 02/07/2003

The Hulk

d'Ang Lee

 14/06/2003

Jeepers Creepers

de Victor Salva

 14/06/2003

Jason X

de James Isaac

 30/03/2003

BIFFF 2003: Zombie Plage Mutante Zone

de Pablo Pares & Hernán Sáez

 30/03/2003

BIFFF 2003: Ju-On (The Grudge)

de Takashi Shimizu

 30/03/2003

BIFFF 2003: DeathWatch

de Michael Basset

 27/03/2003

BIFFF 2003: Cabin Fever

d'Eli Roth

 27/03/2003

BIFFF 2003: Cypher

de Vincenzo Natali

 23/03/2003

BIFFF 2003: Macario

de Roberto Gavaldón

 16/03/2003

BIFFF 2003: My little eye

de Marc Evans

 16/03/2003

BIFFF 2003: Three

 15/03/2003

BIFFF 2003: 28 days later

Danny Boyle

 11/03/2003

The ring

de Gore Verbinski

 25/02/2003

21ème Festival du Film Fantastique de Bruxelles (BIFFF 2003)

 07/01/2003

Irreversible

de Gaspard Noé

 19/10/2002

Blanche

de Bernie Bonvoisin

 06/10/2002

The Texas Chainsaw Massacre

de Tobe Hooper

 30/07/2002

La fiancée de Dracula

de Jean Rollin


Rubrique nécrologique
L'exorcisme d'Emily Rose
The Omen 666
DVD: Wolf Creek
Vampyros Lesbos
Happy Tree Friends
Slither
Silent Hill
Stay
Frissons
Final Destination 3
Underworld: Evolution
Hostel
BIFFF 2006: Palmarès
BIFFF 2006: Minotaur
BIFFF 2006: 2001 Maniacs
BIFFF 2006: Mortuary
BIFFF 2006: Headspace
BIFFF 2006: Adam's Apples
BIFFF 2006: Reeker
BIFFF 2006: Wilderness
BIFFF 2006: Godzilla: Final Wars
BIFFF 2006: Isolation
BIFFF 2006: Fragile
BIFFF 2006: The Devil's Rejects
BIFFF 2006: Late Bloomer
BIFFF 2006: Rampo Noir
BIFFF 2006: Evil Aliens
Sheitan
24ème Festival du Film Fantastique de Bruxelles
Gerardmer - Palmares 2006
DVD: The Descent
MADPREVIEWS 2006
Saw 2
King Kong
Mad Asia Numéro 1
The Exorcism of Emily Rose
The jacket
Tim Burton's Corpse Bride
Destination Trilogie
Wallace and Gromit: The Curse of the Were-Rabbit
The Brothers Grimm
DVD: Constantine
Skeleton Key
The Descent
Night Watch
Dark Water
Made in Belgium
La petite boutique des horreurs
DVD: The Grudge
War of the Worlds (II)
Charlie et la chocolaterie
War of the Worlds
Charlie et la chocolaterie
Plan 9 From Outer Space
DVD: Old Boy
The Amytiville Horror
A Dirty Shame
Batman begins VS Les poupées russes
House of Wax
The Machinist
Kinsey
BIFFF 2005: Rottweiler
BIFFF 2005: The Ring Two
BIFFF 2005: Vanity Serum
BIFFF 2005:Boogeyman
BIFFF 2005: Satan's little helper
BIFFF 2005: Do you like Hitchcock?
BIFFF 2005: Creep
BIFFF 2005: Paul Schrader's Exorcist : The Original Prequel
BIFFF 2005: Cold & Dark
BIFFF 2005: Trouble
BIFFF 2005: Jennifer's shadow
Calvaire
Hide and Seek
Seed of Chucky
Constantine
The Grudge
Open Water
Resident Evil: Apocalypse
Atomik Circus, Le Retour de James Bataille
Dawn Of The Dead
DVD: Willard
Van Helsing
Gothika
Feux Rouges
Big Fish de Tim Burton
BIFFF 2004: Dark Woods
BIFFF 2004: A Tales Of Two Sisters
BIFFF 2004: The Butterfly Effect
BIFFF 2004: The Green Butchers
BIFFF 2004: Acacia
Jeepers Creepers 2
The Texas Chainsaw Massacre
Freddy VS Jason
DVD: Final Destination 1 & 2
Underworld
Haute Tension
Kill Bill Volume 1
Tais-toi!
Wrong Turn
The Hulk
Jeepers Creepers
Jason X
BIFFF 2003: Zombie Plage Mutante Zone
BIFFF 2003: Ju-On (The Grudge)
BIFFF 2003: DeathWatch
BIFFF 2003: Cabin Fever
BIFFF 2003: Cypher
BIFFF 2003: Macario
BIFFF 2003: My little eye
BIFFF 2003: Three
BIFFF 2003: 28 days later
The ring
21ème Festival du Film Fantastique de Bruxelles (BIFFF 2003)
Irreversible
Blanche
The Texas Chainsaw Massacre
La fiancée de Dracula