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05/07/2006
laurent
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L'exorcisme d'Emily Rose
de Scott Derrickson
Inspiré d’un fait divers en Allemagne, ce film se déroule pourtant aux USA et a pour cadre l’exorcisme raté d’une jeune fille bien sous tous rapports (jouée admirablement par Jennifer Carpenter). Cela commence par la fin (sa mort) et le procès pour négligence ayant entraîné la mort à l’encontre du prêtre. Petit à petit, au gré des témoignages à la barre, on découvre comment Emily Rose est emprise, puis prise en charge par le prêtre pour un exorcisme.
On a pas droit pour autant à des scènes du cacibre de L’Exorciste (vomi vert, tête qui tourne etc...) et, du coup, l’histoire se regarde plus comme un documentaire sur l’emprise dont on voudrait dépeindre toutes les facettes. D’un côté, la science pour qui tout s’explique, de l’autre, l’église, pour qui tout s’exlique aussi. Quelques scènes foutent les boules, mais on est plus proche de l’ambiance et du concept d’un Blair Witch Project (c’est plutôt ce qu’on ne voit pas qui fait peur) que de L’exorciste.
Le film se laisse voir, sans plus, et n’apporte pas grand chose au moulin. Si ce n’est la découverte de Jennifer Carpenter.
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26/05/2006
vincent
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DVD: Wolf Creek
de Greg McLean
En matière de film d’horreur, je me sens tellement blasé que j’ai tendance à être bon public en me disant que si le film ne me fait pas peur ou ne me noue pas l’estomac, c’est parce que je connais trop tous les trucs et ficelles. Et puis, je tombe sur un film comme Wolf Creek qui remet en question cette manière de procédé. Pourtant, ce film commence au plus mal et semble être l’énième variation sur le thème de la bande de jeunes fêtards qui s’en va faire une randonnée, là où elle ne devrait pas mettre les pieds.
Wolf Creek est un magnifique cratère situé en plein desert australien. 3 amis décident d’y faire un crochet en rentrant de vacances. Là, la voiture tombe mystérieusement en panne et un bouseux de la plus belle espèce leur vient en aide. On devine aisément la suite, mais Greg McLean nous a alors tellement hypnotisé avec ses splendides paysages désertiques australiens que l’on se laisse facilement avoir. Ces décors font vraiment office de personnages à part entière et incarnent mieux que quiconque la désolation à laquelle vont être confrontés nos jeunes amis. Ces derniers évitent de paraître pour les crétins amateurs de guindailles que les premières minutes nous promettaient pourtant. Le bouseux lui vaut vraiment le détour. Il sonne si vrai, loin des habituels dégénérés consanguins auxquels le genre nous a habitués, qu’on ne sait pas trop s’il est bien le tueur sanguinaire qu’il doit être.
C’est avec cette combinaison de personnages finalement attachants évoluant dans un magnifique environnement isolé que Greg McLean nous endort pour mieux nous délivrer le tant attendu moment où tout bascule comme un uppercut bien puissant. Là, Greg McLean réussit haut la main son examen de réalisateur. Il manie très bien la caméra et parvient à vous assener un long final d’une redoutable efficacité où on ne compte plus le nombre de plans immédiatement cultes . Même si par moment, il en fait trop, c’est réellement savoureux et Wolf Creek est sans conteste un des meilleurs films de genre de ces dernières années.
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Source:
Le blog au Gunz
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Vampyros Lesbos
Vampyros Lesbos est un de ces objets filmiques non identifiables, inclassables, comme ils nous en arrivent une fois tous les dix ans quand les karmas sont bons. Comme un Massacre à la tronçonneuse, un Day of the dead, ou une Dernière maison sur la gauche, ils nous laissent comme deux rond de flan, démuni de tout appareil critique utilisable face à un film qui ne ressemble à rien d’autre qu’à lui même et semble venire de nulle part.
Vampyros lesbos est une de ces œuvres se situant à la frontière du navet kitch et du chef d’œuvre définitif, il est quelque part entre Zardoz (où John Boorman faisait courir Sean Connery en culotte rouge à bretelles derrière Charlotte Rampling), Phase IV de Saul Bass, La fièvre du samedi soir et Emmanuelle. Face à cette pâtisserie, certains auront envie d’en reprendre, d’autre se pinceront le nez.
Une certitude, l’histoire n’a aucune importance. Le scénario pompe plus où moins la trame classique du Dracula de Bram Stocker en changeant Dracula en une jolie brune et le pauvre Jonathan Harker en une blonde un peu boulotte. Le tout se passe en Turquie et ça parle allemand du début à la fin, coproduction oblige, ça aurait pu aussi bien se passer à la Costa-Brava et parler l’Anglais, ça n’aurait rien changé, le réalisateur se souciait autant de crédibilité de la situation, que Russ Meyer se souciait du bon goût. Justement, peut être par ce que Jess Franco, auteur de Vampyros Lesbos, est de la même famille d’allumés de la pellicule que le père de Supervixen.
Jess Franco, Dieu fou du cinéma alternatif, a écrit à lui seul une page entière de l’histoire du cinéma et sa place dans les encyclopédies, s’il ne la mérite pas toujours pour la qualité de ses films, il faudrait la lui donner pour avoir fait vivre les marchands de pellicules. 200 films, aux titres parfois aussi improbables que Barbys contre Dracula, Dark mission : Opération Cocaïne, les prédateurs de la nuit, La chambre de torture de Fu Manchu ou Les Exploits érotiques de Maciste dans l’Atlantide. Héros hors la loi du cinéma bis, énergique, libidineux à souhait, Jess Franco reste avant tout un artisan agissant avec toute la liberté que lui permettent des moyens relevant souvent de la physique quantique. Il a eu le talent d’avoir su s’entourer, (Christopher Lee ou Klaus Kinski apparaissent dans certains de ses films), mais aussi d’avoir été un découvreur.
Vampyros Lesbos, nanard terminal et à la fois œuvre géniale de celui qui se servait du zoom comme Kandinsky se servait de la peinture, nous gâte une dernière fois avec une bande originale devenue classique : Sexadelic dance party de Manfer Hubler et Siegfried Schwab que les amateurs se repassent en boucle en se souvenant du corps nu de Miranda Soledad, jeune gitane à la beauté ultime qui se tua en voiture peu de temps après son premier rôle dans Vampyros Lesbos, allongée sur une plage de Cappadoce.
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Source:
Mad Movies
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Happy Tree Friends
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Il y a quatre ans, l’internaute interloqué puis rapidement conquis découvrait le destin infâme et sanguinolant de charmantes et niaiseuses petites créatures multicolores : les Happy Tree Friends. Très vite, le générique qui ne laisse pas franchement augurer le monument de gore jubilatoire qu’est cette petite série animée en flash s’installe dans toutes les cervelles dérangées avides de sang, de tripes et d’yeux jaillissant de leurs orbites. Créé par deux joyeux lurons, Rhode Montijo et Aubrey Ankrum, des espèces de Trey Parker et Matt Stone sauce animation web, la série connut un tel succès qu’un merchandising très lucratif à base de badges, de mugs, de t-shirts, de peluches, de sacs et j’en passe fut dispo sur le net, à côté d’épisodes updatés régulièrement et, idée géniale, de petits voeux de noël, Saint-Valentin, Pâques à envoyer par mail, cartes virtuelles dans lesquelles une des mignonnes chair à canon animées mourait dans d’atroces souffrances selon l’option que l’on choisissait avec sa souris. Et joie ! Les DVD sortis proposaient toujours autant d’interactivités avec en prime une autre série inédite: les aventures d’un singe moine shaolin dont la réalisation fait penser aux Power Puff Girls version gore.
Qu’en est-il alors de la sortie ciné ? Autant vous le dire franco: cette démarche est complètement inutile ! D’une part parce qu’il s’agit d’une sorte de florilège des meilleurs épisodes que tout le monde aura déjà vu au moins une fois. Pas d’histoire inédite comme nous l’avait proposé Stone et Parker pour leur cultissime South Park. Fans, passez donc votre chemin. D’autre part, le format ciné ne convient pas à une série prévue pour être diffusée en brefs épisodes (trois minutes environ), à l’animation assez rudimentaire bien qu’efficace. Le côté répétitif de chaque sketch menace de lasser et d’agacer très rapidement, rendant pénible une expérience que tout le monde trouvait pourtant réjouissante à la maison.
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13/05/2006
vincent
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Slither
de James Gunn
Une bonne petite série B totalement décomplexée s’inspirant allègrement de The Blob, Society et divers films de zombies. Il est donc question d’une météorite porteuse de parasites avilissant les hommes s’écrasant près d’une petite bourgade américaine qui s’apprête à fêter l’ouverture de la chasse aux cerfs. Vous imaginerez sans problème la suite et son florilège de scènes gores sur fond de country et de musique de karaoké. On pointera aussi quelques clins d’oeil vers une série d’oeuvres culte comme Toxic Avenger, Shining et Predator.
L’auteur de ce petit plaisir coupable s’était déjà fait remarquer en écrivant le scénario du jouissif remake de Dawn Of The Dead (souvenez-vous).
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10/05/2006
vincent
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Silent Hill
de Christophe Gans
Adapté d’une série de jeux vidéo culte dont j’ai déjà parlé indirectement (souvenez-vous), Silent Hill conte l’histoire de Rose, mère angoissée, perdue dans les méandres d’une ville fantôme nommée Silent Hill. Très vite, elle va s’apercevoir que cette ville dévoile par intermittence un visage plus sinistre, semblant tout droit sorti des flammes de l’enfer.
Est-ce qu’on peut parler d’adaptation dans le cas de Silent Hill? Non, Christophe Gans filme une partie de Silent Hill. On suit donc l’héroïne marchant dans les décors tantôt fantomatiques, tantôt infernaux. Quelques fois, elle tombe sur des créatures informes et charnelles, échappées de tableaux de Francis Bacon. Son parcours est parfois interrompu par des séquences (cinématiques a-t-on envie de dire) où Rose rencontre des personnages étranges parlant par énigmes. De temps en temps, quand elle a beaucoup de chance, elle tombe sur une lampe torche, une arme ou un indice cryptique. La seule liberté prise par Christophe Gans est l’insertion d’une histoire parallèle où l’on suit le mari de Rose partant à sa recherche.
Est-ce efficace? Je n’en sais trop rien. Lorsqu’on a, comme moi, beaucoup joué à Silent Hill, le film est prévisible à souhait, mais on prend cependant énormément de plaisir à voir cette reconstitution parfaite de l’univers dans lequel on a passé des dizaines d’heures. Là où le bât blesse, c’est sans aucun doute au niveau de sa mise en scène. Si les jeux utilisent magistralement une grammaire cinématographique jouant sur des cadrages serrés qui empêchent le joueur de voir où il met les pieds, le film, lui, abuse de plans larges ou de travelings aériens dévoilant tout à l’avance. Un tel procédé ne permet pas de profiter de l’exceptionnelle bande-son oppressante et suggestive (soit dit en passant, extraite directement des jeux). C’est dommage, car s’il y avait bien un concept à reprendre aux jeux, c’était bien ses ambiances sonores. D’ailleurs, on ne compte plus les films d’horreur qui s’en sont largement inspirés. On comprend donc difficilement comment Christophe Gans n’a pas joué sur cette spécificité.
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14/04/2006
vincent
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Final Destination 3
de James Wong
Sans surprise, Final Destination 3 n’arrive pas à succéder aux deux premiers opus qui vous clouaient à votre fauteuil mieux que quiconque. Pour ceux qui ne connaissent pas Final Destination, le principe est très simple. Cela commence toujours comme un bon film catastrophe où un groupe de personnes échappe à la mort de justesse grâce aux soudains talents de médium d’un des membres du groupe. Comme La Faucheuse n’aime pas trop que des petits malins déjouent ses plans, elle va passer le restant du film à trouver des stratagèmes machiavéliques pour que les survivants trépassent tout de même. La bonne idée de cette trilogie est de faire du personnage de La Faucheuse une menace invisible qui transforme les scènes du quotidien en véritable montagne russe à l’issue fatale. C’est particulièrement jouissif, car les scénaristes de Final Destination arrivent toujours à vous surprendre et à rivaliser d’ingéniosité pour imaginer de telles scènes. Je crois que l’on peut dire sans hésiter que la suite était vraiment un cas d’école tellement elle était diablement efficace (souvenez-vous).
C’est donc sans surprise que Final Destination 3 n’arrive pas à la cheville de ces deux aînés. La plus grosse déception est sans aucun doute de s’adresser à nouveau à un public d’adolescents. La premier Final Destination était sorti à la fin de la vague post-Scream et reposait sur un casting de lycéens comme toutes les productions de l’époque. Le deuxième tranchait et nous faisait suivre une belle pyramide des âges. C’était un choix particulièrement judicieux qui lui conférait une allure plus mature, mais visiblement pas assez payant vu que les héros de ce troisième épisode sont de nouveau une bande d’ados stéréotypés. On regarde donc leurs tragiques destinées dans l’indifférence totale. "Crève nigaud!" a-t-on même envie de crier. Pour le reste, si les scènes de mises à mort sont toujours largement au dessus de la moyenne, il y a un côté prévisible fort déplaisant que l’on ne trouvait pas dans les deux précédents.
Final Destination 3 est vraiment la suite de trop et si vous n’avez pas vu encore les deux premiers, il est temps pour vous de les louer.
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07/04/2006
vincent
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Underworld: Evolution
de Len Wiseman
J’avais fort apprécié le premier opus d’Underworld, un film racontant une guerre shakespearienne entre une société secrète de vampires et à une société secrète de loups-garous (souvenez-nous).
Pour ce deuxième opus, je n’ai qu’un seul mot: youppie! C’est assurément un film 0-neurone, mais quel film! Ayant dit tout ce qu’il avait à dire dans le premier épisode, Len Wiseman ne cherche pas à s’embarrasser d’un scénario et vous propose juste la meilleure montagne russe qu’on ait pu voir depuis King Kong. Après quelques flashbacks inutiles, deux ou trois dialogues donnent un nouveau but aux différents protagonistes et c’est parti pour 1h30 où vampires, loups-garous et hybrides se dégomment à coeur joie. Cela gicle, troue, explose, décapite, transperce dans tous les sens. C’est admirablement bien foutu et on en a vraiment plein la vue! On n’en oublie même de macher ses pop-corns. On n’a plus vu film d’actions aussi décomplexées depuis bien longtemps. Que du bonheur!
Cerise sur le gâteau, Kate Beckinsale, l’héroïne, est plus sexy que jamais et fait figure d’icône qui enterre tous les nouveaux super héros de ces dernières années. Oubliez les Neo, Lara Croft et Cie. Faites place à Selene!
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30/03/2006
vincent
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Hostel
de Eli Roth
Eli Roth est un parvenu en puissance. Pour son premier film, Cabin Fever, il était parvenu à associer son nom à celui de David Lynch et promettait un film glauque qui renverrait le cultissime The Texas Chainsaw Massacre aux oubliettes de l’histoire du cinéma d’horreur. Au final, Cabin Fever était une bonne série B à côté de la plaque qui, par son humour involontaire, était particulièrement jouissive (souvenez-vous).
Pour Hostel, Eli Roth a convaincu Quentin Tarantino de mettre son nom au générique et nous promettait le film le plus affreux de la décennie. A nouveau, c’est complètement à côté de la plaque, mais contrairement à Cabin Fever, rien ne vient sauver le film du désastre. C’est tout simplement à chier. Avant de réaliser un film, Eli Roth devrait s’acheter un cerveau. C’est petit comme critique, mais à petit film, petite critique.
La première partie du film s’adresse à public de binoclards attardés en manque de fesses et nibards. Eli Roth est très généreux en la matière. La deuxième partie, la soi-disant gore et glauque, n’est susceptible que d’impressionner les mouches. Apparament, Eli Roth a plus facile à se la jouer lubrique que malsain. Bref, une belle carrière comme réalisateur de téléfilms érotiques bon marché se profile pour lui.
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24/03/2006
vincent
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BIFFF 2006: Mortuary
de Tobe Hooper
C’est marrant de constater que si la jeune génération s’échine à rendre hommage aux films que les maîtres du genre ont pu pondre durant les années 70, les maîtres du genre, eux, accumulent les productions pour adolescents que pourrait signer n’importe quel réalisateur d’aujourd’hui.
Tobe Hooper, le réalisateur qui a changé à jamais le genre en signant The Texas Chainsaw Massacre en 1974, confirme cette triste tendance. Mortuary est un film d’horreur ridicule à mi-chemin entre un film de zombie du niveau du clip Thriller de Michael Jackson et The Blob. Reste que si l’on met son cerveau en mode veille, le film est bêtement fun.
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17/03/2006
vincent
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BIFFF 2006: The Devil's Rejects
de Rob Zombie
Le film est précédé d’une réputation sulfureuse et est taxé d’insoutenable. Comme d’habitude, il n’en est rien. Le film n’est même pas gore pour un sou, mais reste que The Devil’s Rejects est bien un des films de genre le plus classe de ces dernières années.
Ils sont nombreux à revendiquer être des hommages à ces films cultes des années 70. Dans cette optique, The Devil’s Rejects est largement au dessus de la moyenne. On aurait difficile de dater la chose tellement le mimétisme est parfait. On est quelque part entre l’inévitable The Texas Chainsaw Massacre et l’exubérance des productions lubriques de Russ Meyer, mais là n’est pas l’intérêt.
En faisant de l’habituelle famille de dégénérés consanguins les héros de son film au lieu des classiques pauvres victimes innocentes qui vont de toute façon finir zigouillées avant la fin du film, Rob Zombie répond à une demande que formulent pas mal de fans du genre et nous offre un florilège de tronches pas possibles (tout ce qu’Hollywood compte comme freaks doit figurer au générique) et de répliques instantanément cultes. Bref, c’est jouissif de la première à la dernière minute. La bande-son vous fout sur votre derrière et à la fin de projection, vous en redemandez!
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Plus loin dans le temps....
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