Zabladowski.org



Source: Le Monde, 3 Octobre 2006.

Nuages à l'horizon pour l'Internet de 2020

 A Washington, le Pew Research Center, un des instituts d’enquête les plus respectés des Etats-Unis, prend régulièrement le pouls de la planète Internet.

Entre novembre 2005 et avril 2006, ce programme de recherche a ainsi demandé à 742 spécialistes de la Toile - entrepreneurs, chercheurs, intellectuels... - d’évaluer " le futur de l’Internet " à l’horizon 2020, soit trente ans après les premiers balbutiements du réseau mondial. L’image qui ressort de ce sondage est pour le moins contrastée.

Les sondés sont ainsi partagés sur l’état dans lequel sera en 2020 une société où " tout sera de plus en plus visible par chacun ", notamment à l’aide des techniques de surveillance et de pistage. 49 % pensent que les atteintes à la vie privée feront que le " monde ne sera pas meilleur ", alors que 46 % pensent l’inverse. Certains sondés comme Michael Dahan, professeur au Sapir Academic College en Israël, sont particulièrement pessimistes. " Avant 2020, on implantera une puce RFID, ou équivalente, sur tous les nouveau-nés dans les pays industrialisés. Prévues pour fournir d’importantes données personnelles et médicales, ces puces pourront être utilisées pour le traçage et la surveillance ", dit-il. Pour Marc Rotenberg, directeur de l’Electronic Privacy Information Center aux Etats-Unis, " nous sommes en train de construire des architectures de surveillance sur lesquelles nous perdrons le contrôle. Il est temps de penser avec soin aux films Frankenstein, Matrix et Gattaca ".

 26/09/2006
 vincent

Zabladowski (24/07/2002 - 18/09/2006)

Après plus de 4 ans de bons et mauvais services, Zabladowski s’arrête pour mieux renaître. Dans 2 ou 3 semaines, une toute nouvelle version verra le jour, qui, à défaut de faire peau neuve, fera table rase du passé et proposera une toute nouvelle formule qui poussera le format "lu ailleurs" plus loin. Cette nouvelle version sera guidée par l’envie de proposer un truc différent et complémentaire à tout ce qui se fait déjà dans ce petit microcosme qu’est l’univers des webzines, blogs et Cie. Nous signalons d’ores et déjà que nous ne sommes pas Google et que si cela ne vous plaît pas d’être cité dans nos colonnes, envoyez-nous un e-mail et nous nous ferons un plaisir de vous rayer de nos références. J’espère juste que vous aurez juste un peu plus de clairvoyance que la confrérie des quotidiens belges et comprendrez qu’être lié sur Internet n’est généralement pas dommageable. Cela dit, je profite tout de même de l’occasion pour dire que cela m’amuse quand même fortement de voir cet ogre sans vision qu’est devenu Google égratigné par ces intercommunales que sont les quotidiens de la presse belge.

En attendant que cette nouvelle version voie le jour, la rubrique "lu ailleurs" continuera à être mise à jour avec tous ces articles que nous trouvons intéressants ou qui nous débectent.


Source: D'Uccle à pied

Je parlé français mieux que vous

Extrait de l’imprimé d’un candidat: "Ses réalisations sont nombreuses et la rigueur de sa gestion ont permis de garantir des services et un environnement de qualité(...)"

LA rigueur de sa gestion ONT permis ?

Cette jolie phrase a été trouvée dans la brochure d’un candidat FDF. OK, vrienden van de TAK, ’t is plus la peine de perdre vos dimanches à s’attaquer à la francophonie. Le FDF s’en charge tout seul, merci !

Accessoirement, la même brochure présente d’autres candidats de la liste MR, dont un incertain Emmanuel De Bock: "Licencié en sciences politiques et collaborateur de Didier Reynders, Manu est avant tout un pote à moi." Ah, si c’est avant tout pour cette raison qu’il faut voter pour lui, on aurait tort d’hésiter...


Source: Pignon sur rue

Phobie du cycliste: mythe ou réalité ?

Selon John Forester, "la quasi totalité des adultes américains croit de façon superstitieuse à l’infériorité du cycliste", avec le sentiment que la chaussée est réservée aux voitures et pas aux vélos. L’auteur détaille cette superstition : "Les voitures sont mortellement dangereuses et le cycliste doit soigneusement rester à l’écart de leur trajectoire. Le cycliste qui circule dans le trafic ralentit les voitures, ce qui est un péché. Il peut finir écrasé si elles choisissent de ne pas ralentir. Car le salaire du péché est la mort ".

Cette affirmation volontairement poussée à l’extrême, et empreinte d’une culpabilité judéo-chrétienne toute américaine, soulève néanmoins un vrai problème. Ce sentiment d’infériorité correspond pour l’auteur à une phobie, c’est-à-dire une maladie psychiatrique. Elle prive les cyclistes d’une confiance en eux indispensable pour s’intégrer tranquillement dans le trafic. Elle affecte également les automobilistes, qui considèrent les vélos comme hors la loi sur la chaussée.

Le regard de la société sur la place des cyclistes est déformé par cette phobie. Pour preuve, le programme gouvernemental américain de création de pistes cyclables ne vise qu’à débarrasser la chaussée des vélos. Nous rencontrons en France le même problème, sous-jacent à l’éternel débat bande / piste. La bande cyclable permet de faire coexister plusieurs usages de la voirie, et contribue ainsi à pacifier le trafic. Le fait qu’elle ait longtemps été décriée prouverait la prégnance de la phobie dépeinte par Forester.

Cette phobie rend également l’enseignement de la conduite du vélo plus ardu. Le cycliste ressent un danger qui ne reflète pas la réalité. Ce n’est qu’après s’être débarrassé de ce sentiment d’infériorité qu’il pourra circuler normalement dans le trafic. Dans ce contexte, "convaincre le cycliste qu’il doit se comporter comme un simple conducteur de véhicule est difficile. Le public pense que les pistes cyclables rendent le vélo plus sûr et épargnent le cycliste de se comporter comme un véritable conducteur". Cette aberration rend évidemment le vélo moins sûr et les programmes cyclistes gouvernementaux inadaptés. Les chiffres corroborent cette hypothèse : traverser un carrefour comprend 3 fois plus de risques à partir d’une piste cyclable que sur la chaussée (et 12 fois plus de risques à partir d’une piste à double sens quand le cycliste roule à contresens du trafic !).


Source: 404 Brain Not Found

Homicide professionnel

En février 2005, une partie du personnel de l'aéroport de Roissy clouait les avions au sol pour protester contre la mise à pied d'un des leurs. L'agent de piste en question avait pris la malheureuse initiative de retirer un escalier d'avion alors qu'une hôtesse se trouvait dessus, projetant cette dernière dans une chute qui devait lui être suffisamment fatale.

Un peu plus d'un an plus tard, l'agent est mis en examen pour homicide involontaire. Ce qui, étant donné les circonstances, pourrait paraître plutôt dans la logique des choses même pour le plus star-académicien des juristes. Mais voilà, s'il ne fait pas de doute sur son implication dans le décès un brin prématuré de l'hôtesse, l'agent conteste néanmoins toujours son licenciement de l'aéroport.

C'est que chez Air France, on trouve que tuer des hôtesses, même sans faire exprès, c'est quand même un peu grave. Et a licencié son employé pour "faute lourde". L'agent de piste, lui, conteste son licenciement, qu'il juge "sans cause réelle et sérieuse". La famille de l'hôtesse appréciera.

Quant aux autres, ils seront ravis d'apprendre que oui, en 2006, on peut tuer quelqu'un dans le cadre de sa profession et prétendre bien faire son travail. Après tout, les militaires le font bien chaque jour.


Source: CASACOSMANI

Brêve de comptoirs

En fait, j’ai un gros problème avec l’humour politique en Belgique. D’abord, ça ne m’intéresse plus trop d’en faire. Ensuite, c’est pas assez trash, pas assez corrosif et beaucoup trop connoté : quand ça charrie le PS, t’as toujours l’impression que ça roule pour le MR et inversement. Je n’ai pas l’impression qu’il existe en Belgique de véritables francs-tireurs dont le grand plaisir serait de renvoyer dos à dos les médiocrités de ce qui est tout de même l’un des pires paysages politiques au monde avec notre droite la plus bête de l’univers, notre gauche qui sert simplement de couverture à la Mafia et pour couronner le tout, un quatrième Reich essentiellement composé de paysans à vélo. On en est restés à Stéphane Steeman, comme si les Guignols n’avaient jamais existé. D’ailleurs, les Guignols belges étaient de la merde en tube, preuve que personne ne sait ici faire pareil (ou a le droit de faire pareil, c’est une autre histoire).


Source: 404 Brain Not Found

Lexus invente le 4X4 qui pollue comme une voiture

Les amoureux du 4x4 vont être contents. Grâce à Lexus, ils vont enfin pouvoir rouler dans leur voiture préférée avec la conscience tranquille. Parce que Lexus, qui n’est pas à une innovation près, vient de lancer son premier 4X4 à moteur hybride. Pour ceux qui n’ont pas suivi les magnifiques évolutions de l’automobile de 1923 à nos jours, les moteurs hybrides fonctionnent en partie à l’essence et en partie grâce à l’électricité qu’on a accumulée en roulant à l’essence. Bref, on consomme moins et pour un peu, on pourrait presque se sentir écolo au point de trier ses déchets et voter vert.

Jusqu’à maintenant, les technologies hybrides étaient réservées aux voitures dont on ne se servirait pas décemment pour aller écraser des enfants africains. Les voitures, donc, polluaient moins que des voitures normales, et ça, l’environnement, il en était content. Un peu, mais content quand même.

Grâce à Lexus et son 4X4 hybride, on a produit la première voiture hybride qui pollue autant qu’une voiture normale. Moins qu’un 4X4, certes, mais autant qu’une voiture normale, sans moteur hybride.

On peut donc enfin acheter des moteurs écologiques tout en continuant à polluer. Parce que oui, il fait bon rouler en ville avec une voiture de deux tonnes. Et vu qu’on pollue autant que les autres, pourquoi se priver. C’est vrai, acheter un moteur hybride pour polluer moins, ça aurait été idiot. Des fois qu’on donne le bon exemple. En tout cas, Lexus a particulièrement bien choisi son slogan pour cette voiture : "Changez le monde sans changer la planète". C’est vrai, changer, ça serait des coups à ce que ça aille mieux. Faut se méfier.


Source: Metula News Agency

Les gens les plus hypocrites de la terre

De fait, notre pays était devenu une extension de l’Iran, et notre soi-disant pouvoir politique servait, de surcroît, de paravent politique et militaire aux islamistes de Téhéran. Nous avons découvert soudain que Téhéran avait stocké plus de 12000 missiles, de tous types et de tous calibres, sur notre territoire et qu’il avait patiemment, systématiquement, organisé une force supplétive, avec le concours des Syriens, qui s’appropriait, davantage jour après jour, toutes les chambres de la Maison-Liban. Figurez-vous que nous hébergeons des missiles sol-sol sur notre territoire, les Zilzal, et que le tir de tels engins à notre insu a le pouvoir de déclencher un conflit stratégique régional et, potentiellement, l’anéantissement du Liban.

Victime ? Le Liban ? Quelle plaisanterie !

Avant l’attaque israélienne, il n’y avait plus de Liban, ce n’était plus qu’un hologramme. A Beyrouth, des citoyens innocents comme moi se voyaient interdire l’accès de certaines zones de leur propre capitale. Mais notre police, notre armée et nos juges aussi en avaient été exclus. C’était le cas, par exemple, du périmètre de commandement du Hezbollah et des Syriens dans le quartier de  Haret Hreïk (en rouge sur la carte satellite). Un carré d’un kilomètre de côté, une capitale dans la capitale, gardé en permanence par une armée de Horla, possédant ses institutions, ses écoles, ses crèches, ses tribunaux, sa radio, sa télévision et surtout... son gouvernement. Un "gouvernement" qui a décidé seul, à la place des potiches de celui du Liban - dans lequel le Hezbollah a également ses ministères ! - d’agresser un Etat voisin, avec lequel nous n’entretenons aucun différent substantiel ou fondé, et de NOUS plonger ainsi dans un conflit sanglant. Et si attaquer un Etat souverain sur son territoire, assassiner huit de ses soldats, en kidnapper deux autres et, simultanément, lancer des roquettes sur neuf  de ses villes ne constitue pas un casus belli, il faudra alors revoir sérieusement la définition de ce principe juridique.

Alors ils en sont presque tous, ces politiciens lâches, y compris de nombreux leaders et religieux chiites eux-mêmes, à bénir chaque bombe qui se détache d’un F-16 juif et qui vient réduire à l’état lunaire l’insulte à notre souveraineté que constituait  Haret Hreïk, en plein coeur de Beyrouth. Sans les Israéliens, comment aurions-nous fait pour recevoir une nouvelle chance - que nous ne méritons en aucune façon ! - de reconstruire notre pays ?

Chaque fortin irano-syrien que Jérusalem détruit, chaque combattant islamique qu’elle élimine, et c’est le Liban qui se remet proportionnellement à revivre ! Les soldats d’Israël font, une nouvelle fois, notre travail. Car, bien évidemment, à force de nous être souciés du Liban-Sud comme de notre dernière chemise, d’avoir laissé l’étranger se saisir des privilèges qui nous appartenaient, nous n’avions plus la capacité de recouvrer notre indépendance et notre souveraineté. Si, à l’issue de cette guerre, l’armée libanaise reprend le contrôle de son territoire et se débarrasse de l’Etat dans son Etat, qui oeuvrait à la mort par asphyxie du dernier cité, ce sera uniquement grâce à Tsahal, et cela, tous ces poltrons de politiciens, de l’escroc Fouad Siniora, à Saad Hariri, le fils du pilleur du Liban, et au général Aoun-le-droit, le savent parfaitement.

Quant aux destructions causées par les Israéliens... que voilà une autre imposture ! Les parties de ma capitale qui ont été détruites par Israël. Il s’agit de Haret Hreïk - en totalité - et des demeures des chefs du Hezbollah, situées dans la grande banlieue chiite de Dayaa (comme ils l’écrivent) .

En plus de ces deux zones, Tsahal a fait sauter un immeuble de commandement du Hezbollah de 9 étages, dans la city de Beyrouth. Un entrepôt d’armes syriennes dans le port, deux radars de l’armée, que des officiers chiites avaient mis à la disposition du Hezb, et un camion suspecté de transporter des armes, dans le quartier chrétien d’Achrafieh.

De plus, les infrastructures routières et aéroportuaires ont été mises hors d’état de fonctionner : elles servaient à nourrir le Hezbollah en armes et en munitions. Hors ceci, Tsahal n’a rien touché, rien abîmé, et tous ceux qui parlent de la "destruction de Beyrouth" sont soit des menteurs, soit des Iraniens, soit des antisémites, soit des absents. Même les maisons situées à une ruelle des objectifs que j’ai mentionnés n’ont pas été touchées, pas même n’ont-elles subi une égratignure ; c’est, en regardant ce travail, que l’on comprend la signification du concept de "frappes chirurgicales" et que l’on peut s’extasier devant la dextérité des pilotes juifs.

Tout le reste de Beyrouth, 95 % de Beyrouth, vit et respire mieux qu’il y a deux semaines. Tous ceux qui n’ont pas fait cause commune avec le terrorisme savent qu’ils n’ont strictement rien à craindre des avions d’Israël, bien au contraire ! A titre d’exemple, hier soir, le restaurant où je suis allé manger était plein à craquer et j’ai dû attendre 21h 30 pour pouvoir m’attabler. Les gens sont tout sourire, détendus, mais personne ne les filme : drôle de destruction de Beyrouth, n’est-il pas ? Bien sûr, il y a les quelques 500’000 réfugiés du Sud, qui vivent une véritable tragédie et qui ne sourient pas, eux. Mais Jean (Tsadik. Ndlr), qui a les yeux rivés sur Kfar Kileh, et dont j’ai appris que l’on pouvait croire chaque parole, m’assure que la quasi-totalité des maisons desdits réfugiés sont intactes. Ils pourront donc y revenir dès que le Hezbollah aura été vaincu.   La défaite des intégristes chiites d’obédience iranienne est imminente.  

Comme l’immense majorité des Libanais, je prie pour que personne ne mette fin à l’attaque israélienne avant qu’elle n’ait fini de désosser les terroristes. Je prie pour que les soldats hébreux pénètrent dans tous les recoins du Sud-Liban et en chassent, à notre place, la vermine qui s’y accroche. Comme l’immense majorité des Libanais, j’ai mis le Champagne au frais pour fêter la victoire des Israéliens.  Mais, au contraire d’eux, je sais admettre, pour paraphraser Michel Sardou, qu’ils combattent également pour notre liberté, une autre bataille "où toi tu n’étais pas" ! Et, au nom de mon peuple, je veux exprimer ma reconnaissance infinie aux parents des victimes israéliennes, civiles et militaires, dont les êtres aimés sont aussi tombés pour que je puisse vivre debout dans mon identité. Qu’ils sachent que je les pleure avec eux. Quant à la clique de minables qui fait florès à la tête de mon pays, il est temps qu’ils comprennent qu’après cette guerre, après que nos alliés naturels nous auront débarrassé de ceux qui nous empêchaient de reconstituer un Etat, un cessez-le-feu ou un armistice ne suffiront pas. Pour assurer l’avenir du Liban, il faudra qu’ils comprennent qu’il est temps de faire la paix avec ceux contre qui nous n’avons aucune raison de faire la guerre. Il n’y a, en effet, que la paix qui assure la paix. Il faut bien que quelqu’un le leur dise, car dans ce pays, on n’a pas appris ce qu’étaient les lapalissades


Source: Le Figaro.fr

Les illusions calamiteuses d'une géopolitique surréaliste par André Glucksmann

L'indignation de beaucoup d'indignés m'indigne à mon tour. Pour l'opinion publique mondiale, certains morts musulmans pèsent le poids d'une plume, d'autres des tonnes. Deux poids, deux mesures. Le meurtre terroriste d'une cinquantaine de civils chaque jour à Bagdad est relégué à la rubrique des faits divers, tandis que le bombardement qui tue vingt-huit habitants à Cana est élevé au rang de crime contre l'humanité – seuls quelques rares esprits comme Bernard-Henri Lévy et Magdi Allam, rédacteur en chef du Corriere della Sera, s'en étonnent. Pourquoi les deux cent mille massacrés du Darfour ne suscitent-ils pas le quart de la moitié des réactions horrifiées qu'éveillent les victimes deux cents fois moins nombreuses du Liban ? Lorsque des musulmans tuent d'autres musulmans, faut-il croire que cela ne compte pas, ni pour les autorités coraniques ni pour la mauvaise conscience occidentale ? L'explication est boiteuse, car lorsque l'armée russe, chrétienne et bénie par les popes, rase la capitale des musulmans tchétchènes (Grozny, 400 000 habitants) et tue les enfants par dizaines de milliers, cela ne compte pas davantage. Le Conseil de sécurité ne tient pas alors réunion sur réunion, et l'Organisation des États islamiques détourne pieusement les yeux. Force est de conclure que seul le musulman tué par des Israéliens vaut indignation universelle.


Source: Le Monde

La guerre vue d'Israël, par Bernard-Henri Lévy

C’est, aujourd’hui, lundi 17 juillet, l’anniversaire du déclenchement de la guerre d’Espagne. Cela fait soixante-dix ans, jour pour jour, qu’eut lieu le putsch des généraux qui donna le coup d’envoi à la guerre civile, idéologique et internationale voulue par le fascisme de l’époque. Et je ne peux pas ne pas y penser, je ne peux pas ne pas faire le rapprochement, tandis que j’atterris à Tel-Aviv. La Syrie dans la coulisse… L’Iran d’Ahmadinejad à la manœuvre… Ce Hezbollah dont chacun sait qu’il est un petit Iran, ou un petit tyran, qui n’a pas hésité à prendre en otage le Liban… Et puis, en fond de décor, ce fascisme à visage islamiste, ce troisième fascisme, dont tout indique qu’il est à notre génération ce que furent l’autre fascisme, puis le totalitarisme communiste, à celle de nos aînés... Dès mon arrivée, oui, dès les premiers contacts avec les vieux amis que je n’avais, depuis 1967, jamais vus si tendus ni si anxieux, dès ma première conversation avec Denis Charbit, militant du camp de la paix qui ne doute pas de la légitimité de cette guerre d’autodéfense imposée à son pays, dès mon premier entretien avec Tzipi Livni, la jeune et brillante ministre des affaires étrangères qui contribua si puissamment à convaincre Ariel Sharon d’évacuer Gaza et que je trouve, là, tout à coup, étrangement désemparée face à cette géopolitique nouvelle et à bien des égards indéchiffrable pour les entendements formés aux catégories répertoriées du conflit "israélo-arabe" traditionnel, je sens que quelque chose de nouveau, d’inédit dans l’histoire des guerres d’Israël, est en train de se jouer. Comme si l’on n’était plus très sûr, justement, d’être dans le seul cadre d’Israël. Comme si le contexte international, le jeu de cache-cache entre acteurs visibles et invisibles, le rôle, encore une fois, de l’Iran et de son bras armé Hezbollah donnaient à toute l’affaire un parfum et des perspectives inédits.

(...)


Source: Le Monde

Salzbourg digère l'année Mozart

En cette année commémorative, lancée le 27 janvier à Vienne et à Salzbourg, on s’attendait à crouler sous les emblèmes mozartiens créés à sa mémoire défendante. Certes, tout est à l’effigie du divin enfant, depuis l’aéroport, qui n’a pas attendu 2006 pour s’appeler "Wolfgang Amadeus Mozart", jusqu’à la vitrine du principal magasin de disques de la ville où l’on peut acheter, pour 35 euros, un vin rouge italien "Don Giovanni" et un disque du baryton Thomas Hampson (Don Giovanni sur scène cet été). Mais nulle indigestion n’est à craindre si l’on évite les circuits touristiques, les magasins de chocolats (l’écoeurant Mozartkugeln y règne toujours) et les boutiques de "souvenirs" pour touristes où Mozart se réincarne en autant de formes que le fait la Très Sainte Vierge à Lourdes et où l’on est certain de le trouver transformé en allume-gaz ou en marcel à porter comme le maillot au nom de Zidane.


Source: CASACOSMANI

Dear Mister Jolcon

Tiens, revoilà Thierry Coljon qui s’illustre dans Le Soir comme le gland sidéral qu’on est nombreux à décrier mais qui malgré quasi 30 années de boulettes (a)variées, n’est toujours pas prêt d’être viré. Le fils de Kojak nous parle cette fois de Poni Hoax, un groupe parisien qui lui fait affirmer qu’ "on dirait vraiment que nos voisins s’inspirent enfin de la qualité des productions belges... et internationales."

Monsieur Jolcon (ça claque), il se fait que je connais un peu les Poni Hoax. Les Poni Hoax, ils aiment l’acid-house, la disco italienne, les rockeurs déglingués des seventies, Paris Hilton et Pier Paolo Pasolini. Ils n’ont jamais entendu parler ni de Rudy Coclet, ni de Sharko… Faudrait donc arrêter de croire (ou de tenter de faire croire) que la terre entière nous envie "la qualité des productions belges". D’ailleurs, les Poni Hoax, ils sont produits par Joakim de Tigersushi et soutenus par Agnes B. Ce qui, niveau pedigree et crédibilité internationale, est autrement plus bandant que Malibu Stacy.

En fait, moi, je vais même jusqu’à dire que Poni Hoax, c’est le meilleur groupe français actuel. Très personnel, gros bagage musical, dandy, lose, rock, electro, acid. Sous influence mais pas formaté radio. Le pari d’oser de grands écarts stylistiques. Poni Hoax, comme Primal Scream ou Sonic Youth, ce sont de vieux sagouins qui en imposent aux bambins niveau venimosité, mouillage de maillot et décadence toute rock & rollesque.

En bref : va te pendre, Coljon! Broquet et Manche se débrouilleront très bien sans toi, pauvre bête type pathétique imbécile couillon imbu de sa propre ignorance !


Source: Le Soir

Le Mondial va-t-il voler au secours des tricheurs?

Victoire en coupe du monde oblige, le débat a repris sur un possible acte de clémence pour les clubs italiens impliqués dans le scandale des matchs truqués du Calcio, un ministre ayant demandé que l’on tienne compte de l’exploit des Azzurri dans la sentence.

Clemente Mastella, le ministre de la Justice, a demandé que "les juges du tribunal disciplinaire évaluent avec sérénité, en tenant compte de la victoire" qui a donné une quatrième Coupe du monde à l’Italie.

"La cour doit rendre sa décision en tenant compte d’un système qui, malgré ses côtés négatifs, a fait gagner l’Italie. Les joueurs sont fils de ce système, notre football est l’expression de ce qui existait", a ajouté le ministre.


Source: Le Monde

Amalgames et erreurs sur l'origine des joueurs

La liste des 23 sélectionnés par Raymond Domenech pour disputer le Mondial comporte trois joueurs nés à l'étranger - Jean-Alain Boumsong (Cameroun), Claude Makelele (Congo) et Patrick Vieira (Sénégal) -, et cinq joueurs nés en France de parents étrangers : Zinédine Zidane, Alou Diarra, Sidney Govou, Vikash Dhorasoo, David Trezeguet, respectivement nés de parents algériens, maliens, béninois, mauriciens et argentins.

On ne peut donc, dans ces conditions parler d'une équipe majoritairement composée de joueurs issus de l'immigration... sauf à considérer que la couleur de la peau déterminerait l'appartenance nationale, et que les départements antillais (dont sont originaires 9 de ces 23 joueurs) ne font pas partie de la France.

Avocat du Collectif DOM, Me Jean-Claude Beaujour dénonce un "amalgame quasi-systématique", qu'il a relevé dans certains médias ainsi que dans des conversations tenues au sein de "milieux sociaux élevés". "La France ne montrant pas sa population d'outre-mer, on a fini par l'oublier", déplore Me Beaujour.


Source: 7 sur 7

L'enquête du dépeceur de Mons relancée?

Le service judiciaire de Huy a découvert des "éléments sérieux" susceptibles de relancer l'affaire du "dépeceur de Mons", qui a fait 5 victimes à la fin des années 1990.

Lors d'une enquête de routine, les enquêteurs hutois sont en effet tombés sur des éléments que, à bonne source, on qualifie comme étant "intéressants pour une relance de l'enquête sur le dépeceur". Ces éléments ont été transmis aux enquêteurs montois mercredi.

La cellule d'enquête Corpus tente maintenant de recouper ces éléments, qui ont été étoffés par la saisie de documents mardi à la Maison de la poésie d'Amay. Les enquêteurs de Huy se sont particulièrement intéressés à un poète montois, qui ne fait à l'heure actuelle l'objet d'aucune demande de mise à disposition de la part du parquet de Mons.

 29/06/2006
 laurent

Les rats d'égout dégoutent

Nul besoin de vous rappeler la triste nouvelle apparue hier concernant la disparition des deux fillettes à Liège. Je rentre à la maison et le dis à ma femme, qui n’était pas encore au courant. Vu l’heure, elle allume RTL TVI (chaîne qui brille, avec la RTBF, par sa nullité extrême). Affligeant. Je savais que ça ramait au niveau des rats d’égout, mais enfin, à ce point-là s’en est surréaliste. Surtout quand Lejeune, l’un des papas des fillettes de l’affaire Dutroux, demande expressément, sur le plateau, qu’on laisse les proches tranquilles, et que, comme seule réponse, on passe à l’équipe siégeant au domicile des parents pour savoir s’il y a du neuf. Du neuf ? Et les micro trottoirs ? (qui a inventé cette connerie monumentale ?) "Vous avez peur dans votre quartier maintenant ?". Mais qu’est-ce que c’est que ce journalisme de bas étage ? "Avec toutes les dernières affaires (et de rappeler Joe ou les faits divers à Anvers), la Belgique traverse une période de violence extrême". Après ça, on s’étonne que l’extrême droite fait des ravages…Dégoûté.


Source: Le blog au Gunz

Vivement mon cancer

Et voila, c’est l’été depuis quelques jours, un jour fait beau, un jour fait moche. L’année scolaire est terminée, les examens sont corrigés, les chroniques du soir vont s’intérompre pendant l’été et on est en congé de jeu du dico. Je devrais avoir plein de temps pour bosser sur la fin d’une pièce, le début d’un roman avec des illus de Boucq et un autre avec une histoire triste de loup garou, de slogans, de télé, de vie dans de petits appart’ cher, de centre commerciaux, de job débile... Enfin, pas le genre de bouquin qui va se vendre. Le pire, c’est que je m’en fout. Enfin, non, je m’en fout pas... Ca m’énerve... J’aimerais avoir d’en coup 70 000 000 d’euros et m’acheter une grande maison avec un grand jardin et passe mon temps à glandouiller. Mais pour avoir cette maison, faudrait que je bosse, mais là en fin d’année, en bout course, j’ai plus un gramme d’énérgie, je passe mon temps à classer mes listes de lectures itunes sans les écouter, à descendre piquer un bonbon à ma fille, à payer une facture d’eau. Je ne fait même plus de sport. Je pèse 68 kilos pour un mètre quatre vingt. C’est pas assez. Je devrais faire 73. A 73 je ressemble à quelque chose. A 68 j’ai l’aire maigre. Rien de plus nul qu’un type maigre. Et je perd mon temps sur ce blog que je devrais fermer histoire d’avoir le temps de bosser sérieux. Je devrais boire moins de vin australien, je me réveil avec mal à la tête.

Enfin... Dans 2 semaines tous le monde part dans le sud. Il va faire tellement chaud que ce qui me reste de cerveau va fondre et j’aurai un gros truc mou et gris à l’intérieur de la tête. Avec les gris des enfants au bord de la piscine et les appéros, ça ne va pas être propice au travail. Et puis ce sera septembre et il recommencera à pleuvoir.

Vivement mon cancer, tiens, que j’ai enfin une bonne excuse pour rien foutre...


Source: 404 Brain Not Found

Aujourd'hui, c'est (encore) fin du monde

Aujourd'hui est le 6 juin 2006, soit 06/06/06, soit en enlevant les zéros 6/6/6 et en supprimant aussi les barres de travers 666.

Soit le chiffre de la bête. Alors normalement, aujourd'hui, on devrait tous mourir. D'autant que si on multiplie 6 fois 6 fois 6, on obtient 216 et que 2+1+6 est égal à 9. Et qu'en additionnant la place dans l'alphabet des lettre du chiffre neuf, on obtient 46, et 4+6 égal 10, soit 1+0, soit 1, chiffre du commencement. Tout le monde l'aura déduit de lui même.

Or, il es totalement déraisonnable de penser qu'un lien entre le 6 juin 2006 et le chiffre 1 soit pur hasard.

Le 6 juin 2006 sera un jour de renouveau pour l'humanité. Mieux vaut s'y faire et profiter de la journée, le chiffre de la bête est formel, nous allons y rester. Enfin, on espère.


Source: CASACOSMANI

MADAME FADILA

Fadila Laanan (Ministre de la Cutlure et de l’Audiovisuel de la Communauté Française de Belgique) commence à sérieusement me courir.

Je ne la connaissais pas, je l’ai croisée pour la première fois dans cette émission filmée dans un tram, sur Télé-Bruxelles. Elle causait avec Jean-Jacques Deleeuw sur l’attribution des fréquences radio en Communauté Française. Deleeuw, son pitch était clair et cohérent: les Flamands qui chipotaient les arrêtés royaux existants viennent d’être baisés par le Conseil d’Etat, RTBF, RTL et indépendants sont quasi sur la même longueur d’onde (haha) et c’est donc le moment où jamais de clôturer le dossier (on en parlait déjà quand j’étais à Radio Panik en… 1987 !!!). Et elle : méééé wéééé, méééé neuuuun, chaipa, véréfléchirrrr… Tout ça avec un air de pétasse à ravager les nerfs des boutiquières de la Toison d’Or.

La voilà maintenant à Cannes, en train de vendre le bon litron de soupe qui a été tourné en Communauté Française de Belgique, cette année. Et vas-y que je te déblatère que "les films américains, c’est pas bien, que nos films d’auteurs, c’est mieux". Et vas-y que, selon elle, un film d’auteur EU est obligatoirement intelligent alors qu’un film d’action US est foncièrement con. Bref, du vent marketing doublé d’un discours 3 trains en retard puisque la dernière tendance hollywoodienne, c’est justement de saupoudrer tout ce qui sort de l’usine d’un brin de personnalité et d’inattendu (Il y a ainsi plus de critique sociale vacharde et pertinente dans The Island, la dernière production Buckenheimer, que dans l’entièreté de la filmo des Dardenne).

Madame Fadila nous refait donc le coup de Balladur, dans le temps, avec son « exception culturelle française » qui semblait vouloir aider à trouver de nouveaux Truffaut mais, dans les faits, n’a fait qu’accoucher de Boulet, Brice de Nice, Blueberry, Rivières Pourpres et autres infamies pour les yeux. Ici en Belgique, la filière "je scénarise mon film comme un reportage pour Strip Tease" a donc encore de beaux jours devant elle… A la caisse du cinoche, vépa véréfléchirrrr beaucoup, moi.


Source: JEAN-CHARLES BRONSON

Peter Hook (élan poujadiste)

Le 17 juin au Bozar, c’est Vert Pop, la soirée dansante du Parti Ecolo. Peter Hook en vedette : bassiste chez New Order, bassiste chez Joy Division, patron à temps partiel de la mythique Hacienda de Manchester. Les Ecolos se veulent branchés, ils doivent être fiers d’avoir ferré ce gros poisson qu’on ne savait pas DJ, mais bon…

Le problème –sans atteindre celui posé à la crédibilité du MR qui invite Ariel Wizman – DJ attitré des Fêtes communistes de l’Huma- c’est que la légende veut que si on tend un paquet d’ectasy modifié aux OGM ou de la coke de Tchernobyl à Peter Hook, Peter Hook ne va pas hésiter : en beaucoup moins de temps qu’il ne faut à notre pays pour sortir du nucléaire, Peter Hook bouffera le paquet. Sucera ses doigts et ceux de celui qui le tendait, ce paquet. Aspirera la moquette avec ses narines. Peter Hook, les seules plantes dont il s’inquiète de la disparition, elles sont dans le jardin de Pablo Escobar. Peter Hook, les SUV, il en démonte les pots d’échappement pour s’en servir comme paille, il n’irait jamais appeler à leur interdiction. Peter Hook, les vols de nuit, ça ne l’empêche pas de dormir, Peter Hook ne dort pas, il s’écroule. Et quand il est écroulé, il peut en passer au-dessus de sa tièsse embrumée, des cargos DHL. Voilà donc le produit d’appel de la campagne Ecolo : un néon publicitaire humain pour l’industrie chimique. Peter Hook.


Source: le journal de jldm

Où le consommateur explique les raisons de son énervement aux caisses de son grand magasin habituel

Mademoiselle T. devait avoir dans les vingt ans il y a environ trente ans. Elle était à l’époque (et bien que l’expression n’ait été créée que bien plus tard) un canon de la balle de chez : une grande demoiselle à la taille fine et à l’allure racée, avec un visage souriant et des yeux pétillants entre deux rangées de cheveux châtains clairs mi-longs tombant nonchalamment sur ses épaules graciles. Elle était caissière au grand magasin le plus proche de mon domicile (ou plutôt : de celui de mes parents que je squattais avec persistance étant donné mon jeune âge), et à chaque fois que je m’y rendais, j’espérais secrètement la voir et j’allais payer chez elle, expérimentant ainsi pleinement le concept de la relativité de la durée de la file d’attente (ça fait beaucoup de "de") : lorsque je faisais la file à sa caisse (donc à chacune de mes visites, soit 100% ou 1), c’était toujours chez elle qu’il y avait le plus de monde, et pourtant le temps filait (remarquez l’adéquation parfaite du choix du verbe avec le propos) toujours trop vite.

Elle illuminait de sa présence radieuse la totalité de l’espace immense du magasin, rayonnant à travers les alignements de rayons de poudre à lessiver et de nourriture pour animaux. La perspective proche de la revoir à la sortie me rendait presque agréable le sinistre spectacle du rayon poissonnerie où des cadavres de thons et de morues gisaient sur un lit de glace, l’oeil glauque et ouvert sur rien. Quand elle levait la tête pour me dire bonjour, en faisant cligner ses yeux malicieux et en m’envoyant un vrai sourire, je rougissais comme une pivoine et manquais de tourner de l’œil, sans que le temps ne fasse rien à l’affaire, tant son charme était intemporel. Quand elle se levait de sa caisse pour aller vérifier le prix d’un article arrivé jusqu’à elle sans son étiquette (quel professionnalisme !), le temps suspendait son vol et, ô miracle, c’était un orchestre symphonique à cordes qui l’accompagnait sur son parcours tandis qu’elle se déplaçait dans l’air (au ralenti, évidemment) avec l’exquise légèreté d’une elfe coquine et l’indicible grâce d’une nymphe éthérée. Bref, elle fut l’un des plus beaux spécimens de la race humaine catégorie non-mâles qu’il m’ait été donné de contempler lors de mon séjour ici-bas (séjour dont j’espère en passant qu’il durera longtemps encore et, sauf complications graves heureusement plutôt improbables dans un futur proche tant ma pratique assidue et conjointe du sommeil et du foutage de rien du tout me conservent en bonne santé, jusqu’ici tout va bien).

Cela a duré des années et des années, et toujours le même ravissement...

Et puis je suis parti faire ma vie et habiter ailleurs pendant une très longue période, le temps a passé passé passé… et je suis revenu vivre récemment pas loin de l’ancien domicile de mes vieux. Reprenant mon carnet d’adresse et mes habitudes d’antan, je suis tout naturellement redevenu client (nettement moins assidu, vu qu’il y a maintenant un marché matinal et un magasin bio encore plus près) du même grand magasin qui, malgré le rachat de la chaîne par un grand groupe français (que je nommerai pas ici par souci de discrétion, dont le nom finit par –four et commence par Car-), n’a pas beaucoup changé. Je ne pensais plus du tout à elle quand soudain je revis celle qui était désormais devenue Madame T. Le choc ! Moi qui gardais le souvenir d’une pimpante demoiselle gracieuse et primesautière issue d’un conte de fées, j’avais sous les yeux une femme usée, vieille, éteinte, qui avait doublé de volume, dont le visage bouffi avait perdu son sourire, sa pétillance et pas mal de cheveux, et qui était restée caissière alors que d’autres, plus jeunes, avaient pris du galon (ce qui leur conférait l’immense privilège de devenir détentrices d’un gros trousseau de clés leur permettant de pénétrer dans les bureaux fermés à double tour, vous vous rendez compte ?)

Je me dis que pour expliquer son état de délabrement, anormalement précoce à mes yeux, il y avait sûrement de bonnes raisons : un mari alcoolique, des enfants insupportables, des problèmes de santé, ou bien un énorme chagrin d’amour dont elle ne s’est jamais remise, ou plus grave encore… Le plus triste, c’est ce regard qui a changé du tout au tout. Avant, il disait "Bonjour ! Comment allez-vous ? Vous avez une mine superbe ! Vous ne trouvez pas que la vie est merveilleuse ? Je suis ravie de vous compter parmi nos clients et d’avoir l’honneur de préparer votre petite addition avec zèle et élégance, et le sourire en prime. Alors, nous avons donc… ". Aujourd’hui, il dit: "Bof. Vous êtes mon deux cent trente cinquième client aujourd’hui, après vous il y en aura encore sept cent quarante neuf. Et même s’il y en avait deux fois plus, je toucherais le même salaire". C’est ça le plus triste : ce regard devenu vide et éteint sous les coups de la vie.

Du coup je ne fais plus que très rarement la file à sa caisse, j’évite son regard, je sors plus vite du magasin... mais le délai d’attente pour payer mes achats m’énerve.


Source: Le Monde

Nicolas Sarkozy: "Êtes-vous tous fascinés à ce point par le Front national"

Vous avez dit, il y a quelques jours, que les étrangers qui n’aiment pas la France "ne se gênent pas pour la quitter". Ces propos ne font-ils pas le jeu du Front national ?

Êtes-vous tous fascinés à ce point par le Front national pour vous interdire tout bon sens ? Si Jean-Marie Le Pen dit : "le soleil est jaune", devrais-je dire qu’il est bleu ? Le premier devoir de quelqu’un qui est accueilli est de respecter celui qui l’accueille, et donc d’aimer la France ou au moins de la respecter. Je n’accepte pas les textes et les libelles qui insultent notre pays et nos compatriotes. On est libre d’avoir son idée sur nos lois et nos coutumes, mais, quand on demande à vivre en France, il faut comprendre que l’on habite dans une démocratie. Cela signifie que la presse a le droit de publier des caricatures, y compris religieuses; qu’on ne peut interdire à une femme d’aller voir un médecin au prétexte que celui-ci est un homme; qu’une femme ne peut être voilée sur des papiers d’identité et qu’on ne peut la contraindre à rester enfermée chez elle. Celui qui est accueilli doit respecter ces principes. C’est pourquoi je veux imposer le contrat d’intégration qui sera une obligation pour celui qui veut demeurer en France. C’est un minimum que d’exiger que l’on apprenne le français. Jamais le besoin d’ordre, d’autorité et de fermeté n’a été aussi présent dans la société française.


Source: The Guardian / Courrier International

Un millier de détenus libérés par erreur des prisons britanniques

L’affaire fait grand bruit de l’autre côté de la Manche. Le ministre de l’Intérieur, Charles Clarke, a dû reconnaître "une erreur inacceptable de ses services" après que plus de 1 000 détenus étrangers libérés pour être expulsés du Royaume-Uni ont été, en réalité, relâchés dans le pays sans aucun contrôle. Parmi ce millier d’anciens détenus figurent 5 pédophiles, 57 personnes incarcérées pour violences graves, plus de 200 délinquants liés au trafic de drogue et, peut-être, 5 assassins et 9 violeurs.


Source: Nil Aramis

Leur art est aisé mais la critique semble difficile

Dans mon royaume il y a quelques années, à la suite d’une remise en question des subsides, notamment pour le secteur rock, une pétition circulait sur le net avec pour titre choc "Olivier Chastel (ministre alors en charge de la culture) aime-t-il le Rock and Roll ?" Une pétition que presque tous nos brillants artistes se sont empressés de signer. Pardonnons-leur car ils ne savent pas ce qu’ils font car franchement, tout cela est-il bien sérieux? Déjà "des subsides pour le rock", ça sonne comme "Je fais la révolution dès j’ai l’autorisation de maman" .

Et puis pourquoi faudrait-il que le ministre de la culture aime le rock ? Et le Roi, pourquoi il viendrait pas au concert, le Roi ? Il peut quand même, il n’a pas tant que ça a faire et on le paye, le Roi. Moi, je ferai du rock, je m’arrangerais pour en faire qui , c’est un MINIMUM, n’aurait aucune chance de plaire à quelque ministre que ce soit

"Maman, je peux faire des doigts à ces gens ?"
"Oui, mon tout beau"


Source: L'express

Les racines de la révolte

La guerre des nerfs s’exacerbe sur les campus, entre ceux qui veulent torpiller le CPE en faisant le siège des facs - le 27 mars, une soixantaine d’universités et 600 lycées étaient perturbés ou bloqués - et ceux, toujours plus nombreux, qui clament sur tous les tons la "liberté d’étudier". On n’avait jamais vu, dans un mouvement étudiant, une telle poussée des "antibloqueurs". Dans les bâtiments de Tolbiac, à Paris, grévistes et non-grévistes se sont affrontés, lundi matin - avec, à l’horizon, un avis de gros temps sur les examens. La jeunesse des facs est devenue un vaste mouvement de résistance. Mais à chacun la sienne. Tandis que les uns réclament la tête de Villepin, les autres montent ou réactivent des associations - Liberté chérie, Stop Blocage, SOS Facs Bloquées ou encore Halte au blocage. Le 26 mars, ils étaient 3 000 - 1 000, selon la police - à défiler sous leur bannière à Paris. "Il est interdit d’interdire aux étudiants d’étudier", pouvait-on lire sur une banderole. On prend le credo de Mai 68 et on le met à l’envers, pendant que sur Internet fleurissent les blogs d’étudiants "pris en otages". Ni pour ni contre le CPE: "a-po-li-ti-ques". Telle Ségolène, en deuxième année d’histoire de l’art à Nanterre (Hauts-de-Seine), qui en a "marre d’être un dommage collatéral" des anti-CPE. "La fac est devenue une zone de non-droit!" peste-t-elle. Pas de quoi démoraliser les contestataires, dont les rangs n’ont cessé d’enfler depuis que Villepin a dégainé le CPE en urgence à la mi-janvier. Le 7 février, entre 218 000 et 400 000 personnes battaient le pavé dans toute la France. Le 7 mars, ils étaient de 400 000 à 1 million. Le 10, la Sorbonne était prise d’assaut par quelques centaines d’étudiants et évacuée dans la nuit. Le 18, entre 530 000 et 1,5 million de personnes défilaient. Et le 28 s’annonçait plus fort encore. De plus de 1 million à 3 millions de personnes ont manifesté dans toute la France, selon les estimations. D’après les instituts de sondage, de 68 à 80% des 15-24 ans veulent désormais le retrait du CPE. Même si la grève n’a pas été massive, les enseignants ont largement débrayé: à 42,72% dans les collèges et à 36,83% dans les lycées.


Plus loin dans le temps....


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