Zabladowski.org



Source: Pinkushion

Paris Hilton - Paris

Le monde musical contemporain est relativement prévisible. 99% des albums sortis ne sont que des resucées de ce qui a déjà été fait, en mieux, des années auparavant. Heureusement, on assiste encore parfois à d’heureuses surprises provenant d’artistes inconnus mais talentueux. 

C’est dans ce contexte peu favorable qu’arrive le premier album de Paris Hilton, très simplement titré Paris. Avant de parler de l’album, nous nous devons de mentionner le parcours exceptionnel de cette jeune demoiselle de 25 printemps. D’origine modeste (maman était femme de chambre au Waldorf-Astoria, papa livreur de pizzas), Paris se destinait à accumuler des petits boulots sans avenir. C’était sans compter sur sa pugnacité et son talent. A l’âge de 8 ans, papa Hilton offre à Paris une guitare laissée par un de ses clients (il était alors taximan). Comme un électro-choc, la six-cordes bon marché allait déclencher chez la petite Paris la passion de la musique. Elle commença par étudier attentivement ses brillantes aînées (Joan Jett, Joan Baez et surtout Patti Smith) avant de commencer à composer et à écrire ses propres textes.

Paris ose, et joue ses compositions dans le métro dès l’âge de 12 ans. Les quelques dollars qu’elle obtient permet à sa famille d’aider à payer les notes de chauffage. L’adolescence arrive, et Paris remarque bien vite qu’elle ne ressemble pas à ses copines de l’école élémentaire de Harlem. Blonde, grande, talentueuse : Paris commence déjà à faire tourner les têtes, et c’est tout naturellement qu’elle et sa famille (qui a vendu la Ford familiale pour se payer le trajet) émigre vers Hollywood. Après avoir essuyé quelques échecs, elle finit par décrocher un premier rôle dans un film indépendant, retraçant l’histoire d’une jeune américaine en visite... à Paris ! Le film, titré One Night In Paris et produit par l’actrice Shannen Doherty, a connu un succès d’estime, mais suffisant pour lui ouvrir quelques portes, dont celles du producteur américain Scott Storch, qui lui offre un album.

Magré les prouesses instrumentales de Paris (qui outre la guitare, maîtrise également la batterie, le saxophone et l’ukulélé hawaïen à 5 cordes), l’album est résolument électronique. On pourrait sans doute le rapprocher de ce mouvement récent issu des rues des quartiers défavorisés américains : le "hip-hop". La voix de Paris est parfois manipulée par des effets, mais elle reste facilement reconnaissable via son timbre et son souffle murmuré. Ceci dit, les producteurs ont compris qu’il fallait aussi utiliser le talent de musicienne de Paris : "Fighting Over Me" est emmené par quelques accords de piano de style music-hall, qui permet de rapprocher Paris d’autres chanteuses à la voix superbe, telle Aretha Franklin...

Ce morceau permet d’ailleurs de découvrir une nouvelle facette du talent de la miss : les paroles. Ici, elle nous explique que, vu ses multiples talents, elle créait nécessairement des jalousies chez les autres filles envieuses. Paris attirait naturellement la gent masculine, toujours prête à l’écouter réciter ses poèmes munie d’une simple guitare acoustique. "Jealousy" est un autre morceau sur le même thème, mais emmené par de grosses guitares électriques. Plus loin, le superbe "Stars Are Blind" nous ramène aux meilleures heures de la "new-wave", tout comme "Heartbeat" qui nous ferait presque penser à Cyndi Lauper, icône des années 80. Enfin, preuve ultime du talent de la belle : Rod Stewart lui-même lui a personnellement écrit un titre, appelé "Da Ya Think I’m Sexy", qui clôture l’album d’une bien belle manière.

Paris nous permet de découvrir les immenses talents de Paris Hilton, et ce n’est sans doute qu’un début. Un bien bel album, frais et original. Que demander de mieux ?


Source: L'espresso de Télérama

Charlotte Grainsbourg - 5:55

 27/06/2006
 vincent

22ème Fête de la Musique sur la Place des Palais

La grande fête populaire qu’est la Fêtes de la Musique aurait pu être sous-titrée cette année: "Fêtons la musique mollement". Plus que jamais, on passait plus son temps à boire des bières qu’à regarder des concerts. Cette année, la Place des Palais accueillait un panel de has-beens ou futur never-was. En ouverture, Le Peuple de l’Herbe faisait peine à voir tellement leur musique abuse de styles poussiéreux comme la jungle. La variété mièvre d’Eté 67 sonnait encore plus pathétique que sur CD. Seul le chanteur adaptant des poses à la Johnny Hallyday sauvait quelque peu la mise. Babylon Circus confirmait que le ska est définitivement une musique soûlante. Enfin, Fun Lovin’ Criminals, version alternative fauchée de Santana, clôturait et était visiblement heureux de jouer, car c’est sûrement une des dernières fois de leur carrière que ses membres joueront devant autant de monde.

Enfin, je n’aurais pas été pour rien, car j’ai appris que selon les Incas, la fin du monde est prévue pour 2012. La prédiction ne dit pas si ce sera avant ou après la 28ème édition des Fêtes de la Musique.

Erratum: Un lecteur bien informé me signale que la date de la fin du monde est connue et est prévue pour le 21/22 décembre 2012 (selon décalage horaire), soit exactement 6 mois après la Fête de La Musique. Ce lecteur a eu également la gentillesse de mentionner sa source. Si cela vous intéresse d’en savoir plus, c’est ici.


Source: L’espresso de Télérama

Les mésaventures de Damon

Pas toujours évident d’être un pionnier. Tellement en avance sur son temps que parfois, le temps, justement, vient à vous manquer... Prenez Damon Albarn. Ci-devant leader de Blur et de Gorillaz. Un type courageux, aventureux, capable de mener de front deux projets artistiques (et deux sacrés succès). En avance sur son époque, Albarn a pensé Gorillaz comme un groupe du futur, un OMNI (objet musical non identifiable), à la fois métissage entre les genres (soul, pop, reggae, electro) et aventure visuelle, avec moult invités derrière des instruments, des micros de chant et des logiciels de graphisme. Un truc si neuf et alambiqué que, du coup, monter un concert de Gorillaz est devenu une entreprise collossale! Il y a quelques jours, Damon Albarn et sa bande ont pourtant tenté l’aventure, en version intégrale, à New York (à l’Apollo, la mythique salle d’Harlem). Au menu, la musique, avec 85 garçons et filles sur scène, et des images géantes sur des écrans de scène, le tout synchronisé via un système informatique extrêmement high-tech. Sauf que pour la première de ce spectacle total, les écrans ont refusé de fonctionner ! Malheureux Albarn, obligé de monter sur scène expliquer que non, désolé, archi-désolé, ça ne marchait pas comme prévu... Pas de chance, des dizaines de journalistes étaient présents pour cette grande première.


Source: Pinkushion

Stereolab - Fab Four Suture

Stereloab a vu le jour en 1991, année durant laquelle le courant noisy entamait sa dernière ligne droite avec la sortie de Loveless de My Bloody Valentine qui allait changer l’histoire de la musique. En tant que parfait petit électron libre biberonné au krautrock et à la pop mélodique des années 60, Stereolab allait mieux que quiconque motiver l’ajout du suffixe pop au mouvement noisy en ajoutant aux habituelles guitares aériennes de l’époque, sa collection de sonorités vintages et le chant monocorde de l’inimitable Laetitia Sadier. Déclamant sa poésie socialiste en français ou en anglais, le groupe allait imposer sa touche et séduire un public qui allait lui rester fidèle.

Au fil des années, Stereolab a fort logiquement laissé tomber l’influence noisy et est devenu un modèle de pop rétro-futuriste luxueuse qui a inspiré des groupes comme Air. La recette du son Stereolab est simple et abuse des structures répétitives sur lesquelles vient se superposer une couche de sonorités sentant bon la pop mélodique ou psychédélique des années 60.

Fab Four Suture est une compilation concept de singles sortis cette dernière année. Elle s’ouvre et se termine sur un morceau au titre évocateur de Kybernetcika Babicka Pt 1. & Pt 2, un exemple de musique répétitive hypnotique où Leatitia Sadier utilise sa voix comme couche de cuivres. C’est du Philip Glass sans la prétention qui va avec. On se plairait à remonter une séquence du cultissime Koyaanisqatsi avec cette musique. Après une entrée en matière aussi prometteuse, on est inévitablement déçu de retrouver le Stereolab que l’on connaît et qui enchaîne ses morceaux de pop aux mélodies multicouches. Chaque piste pourrait se retrouver sans problème sur un précédent opus du groupe.

Cependant, contrairement aux très monotones Margerine Eclipse, Fab Four Suture a le grand mérite de ne jamais se reposer. A l’exception du soporifique et bien nommé Whisper pitch, tous les morceaux possèdent un groove certain propice aux déhanchements et abusent des variations de rythmes. A ce titre, Get A Shot Of The Refrigerator, Excursions Into "oh, a-oh", Widow Weirdo bénéficient de la promotion "deux morceaux pour le prix d’un".

Même si ce n’est pas un véritable nouvel album, Fab Four Suture affiche une cohérence qui lui permettrait d’être considéré comme tel. En tous cas, il constitue finalement une sympathique surprise et augure d’un futur prometteur pour Stereolab que beaucoup ont déjà voulu enterrer à maintes reprises.


Source: Pinkushion

Mike Patton is Peeping Tom

Mike Patton sortira son énième projet "pop" fin mai, Peeping Tom, du nom du film du même nom de 1960. Selon une interview donnée à MTV, "It’s very slick - it’s a groove record.". La guestlist est en tout cas impressionante: Odd Nosdam, Rahzel and Dan the Automator, Amon Tobin, Kool Keith, Jel and Odd Nosdam, Massive Attack, Bebel Gilberto, Kid Koala, Doseone, Norah Jones et Dub Trio.

Mike Patton bosse, comme d’hab, aussi sur d’autres projets: avec Nakamura (avec qui il avait sorti l’easy listening Music To Make Love To Your Old Lady By), avec Tomahawk, et on parle aussi d’une participation sur le prochain Massive Attack. Last but not least, il a composé - enfin - des bandes originales de deux films (dont Pinion de Melanie Lee). Enfin, il a évoqué un disque de musique classique reprenant des tubes des années 60 et aussi une nouvelle collaboration avec Eyvind Kang.


Source: Pop-Rock.com

Madonna - Confessions on a dance floor

On se calme, on respire un grand coup, et on reprend à zéro. Confessions on a dance floor n’est pas tout à fait le désastre. Comme on l’a dit, techniquement, le boulot est irréprochable (72 dollars la nano-seconde, mon vieux, que ça coûte !). Produit et co-composé par toute une meute de seigneurs de la guerre de studios (notamment Stuart Price des Rythmes Digitales et Mirwais), l’album est aux chaînes hi-fi ce que certains jeux sont aux nouvelles cartes graphiques G-Force : des trucs sans grand intérêt sur le fond mais tellement bluffants techniquement qu’on se fait avoir avant d’avoir eu le temps de réfléchir. L’album est bourré de samples dans tous les coins (Abba bien sûr, mais aussi les Jackson Five, Donna Summer, voire Madonna elle-même avec une réutilisation de Papa don’t preach sur Let it will be), et il se dégage bon gré mal gré une relative fraîcheur de ce que l’icône pop a commis cette fois. Il faut retourner pas mal de temps en arrière pour retrouver un album de la Ciccone qui restait à sa juste place, à savoir des mélodies enjouées et sans prétention déplacée. A la base, il y avait sans doute un réel désir de retourner à quelque chose de plus modeste. Ce qui choque est davantage la production d’usine à gaz, et l’aspect bassement racoleur de ces 12 morceaux qui devraient faire les beaux jours de toutes les soirées mousse du bas-Condroz pendant un bon bout de temps. Je vous fiche aussi mon billet qu’on va retrouver une tripotée de ces nouveaux titres dans des pubs pour la téléphonie mobile, des cosmétiques, des assurances bancaires, ou du camembert au bon beurre de Normandie.


Source: Télérama

Kate Bush est de retour après douze ans de silence

Kate Bush : Avec Peter Gabriel, on a fait le concours de celui qui mettrait le plus de temps à réaliser un disque.

 10/12/2005
 laurent

Daniel Hélin & the Velvet Sisters au Botanique

Daniel Hélin souffre d’une chose: il chante en français des textes que l’on écoute avec la plus grande attention, tant ils collent à l’actualité et son absurdité. Du coup, il est trop rapidement relégué au rayon chanson française (lire : réservé aux couillons attardés). Et pourtant... Entouré de ses trois Twisted Sisters - Cloé Defossez (aux claviers, guitares, basse et chant), Isabel Rocher (batterie, basse et chant) et  enfin Murielle Hérion à la contrebasse, l’ambiance ira du jazz le plus innovant au rock le plus foutraque. Acteur à la base, Daniel Hélin sait y faire pour chauffer une salle, avec ses nombreuses interventions humoristiques et piquantes. Bref, c’est un punk dans l’âme qui sait donner un véritable spectacle, ce qui est de plus en plus rare, avec en filigrane une poésie et une invitation à la réflexion pas piquée des hannetons qui fait plaisir à voir et à entendre.

 06/12/2005
 vincent

Stars au Botanique

Du pop-rock canadien architypé et joué par des professionnels prenant trop la pose que pour avoir l’air honnête.


Source: 404 Brain Not Found

Le monde musical a une bonne nouvelle et trois mauvaises

Ca avait bien commencé, ça avait presque même failli être un grand jour pour les terminaisons auditives d’une bonne partie de l’humanité.  C’est officiel, Kyo se sépare. Avant de commettre un quatrième opus de leur niaiseries décérébrées, la groupe s’est fait Hara-kiri pour (et on ne rigole pas) "prendre un peu de recul", "trouver de nouvelles idées" (sic) et "se perfectionner et prendre des risques ailleurs" (re-sic).

Tant il est vrai que les quatre jumeaux de Lorie version rock à la ramasse ont de la marge pour se perfectionner.

Tout allait donc pour le mieux dans le meilleur des mondes jusqu’à ce qu’on apprenne que la séparation ne devrait pas être définitive et qu’ils "sont toujours copains" (d’ailleurs, Ben doit toujours rendre à Niko le coffret de DVD de Dragon Ball qu’il avait lui même chouré à Flo qui, le rebelle, l’avait tapé à Fab, le méchant).

On n’est donc pas débarrassé de Kyo. Et comme un malheur ne vient jamais seul, Madonna a décidé de se faire un coup de nostalgie pré ménopausique en sortant un album revival 80’s sur le mode "Dance Music", style musical dont l’humanité avait pourtant eu beaucoup de mal à se débarrasser.

Bref, manquerait plus que Steve Estatof (le Kurt Cobain Français, pouf pouf) sorte un nouvel album pour que le drame soit complet. Pour l’instant, pas de risque, faudra juste penser à éviter le centre culturel de Chavanoz le 20 janvier 2006, ça devrait suffire.

 11/11/2005
 vincent

Antony & The Johnsons à l'Ancienne Belgique

En s’appuyant sur un accompagnement quasi exclusivement acoustique, la musique d’Antony & The Johnsons perd son apparente sophistication. Que reste-t-il alors? Le plaisir de voir ce gros nounours efféminé doté de cette voix unique d’extra-terrestre larmoyant.

 17/07/2005
 vincent

Dour 2005: Bright Eyes

Le son est tellement infâme qu’il est difficile de se faire une opinion sur la qualité du concert néanmoins le jeune homme à l’air d’être aussi bon en concert que sur album, si pas plus! En tout cas, il occupe vraiment bien la scène.

 15/07/2005
 vincent

Dour 2005: Vive la fete

Me dit-on dans l’oreille: "Je me demande s’ils gagneraient l’Eurovision".

 11/07/2005
 laurent

U2 au Stade De France (9 Juillet 20005)

Y a rien à faire : le son pourri a largement eu raison de ce concert tant attendu. Si le son avait été bon, ce concert aurait pu être génial : le choix des titres (quoique, deux fois Vertigo, on se demande pourquoi...), le public gagné à leur cause, le BONO (même si, c’est vrai, sa sempiternelle petite tirade politico-philosophique altermondialiste a de quoi agacer, mais a l’avantage de faire parler de "ces choses-là")... Bono, parlons-en, qui devant un public aussi nombreux à ses pieds ne peut QU’avoir un égo surdimensionné. Le public et l’ambiance aux concerts de U2 sont bel et bien impressionnants.

Un peu déçu donc. Pas par la prestation. Pas par leur grandeur. Par le son, tout bêtement... Mais vu qu’il s’agit de musique, c’est vraiment bête.

 12/05/2005
 ivan

Keren Ann & Le Mons Orchestra aux Nuits Botanique

La soirée commençait mal: on va pour s’asseoir (Cirque Royal oblige) et quel n’est pas notre étonnement de voir que nos places sont situées juste derrière la -monstrueuse- table de mixage (±5m de long...). je ne sais pas si vous avez déjà passé un concert assis derrière un tableau de bord d’avion, avec en arrière plan, si vous vous dressez bien sur votre siège, des musiciens qui jouent, mais que vous avez du mal à discerner vu que vous avez les lampes de la table qui clignotent devant vous...? (Nouveau au Cirque Royal , l’achat de votre place vous donne droit à un stage comme ingénieur du son... ). Point positif, c’est vrai que c’est là que le son est le meilleur... mais bon. Donc le premier groupe de la soirée, Bazbaz, je ne sais pas trop quoi en dire, vu que je n’ai rien vu, j’étais énervé et je n’ai rien écouté. Petit message à caractère hostile envers la tournure pour le moins déplaisante que prennent les choses de la vie: Je suis quand même sidéré de voir comment on nous prend pour des cons! On nous vend des places (dont le prix ne cesse d’augmenter) où n’importe quel débile aurait pu remarquer qu’on ne voit rien, et on nous laisse nous y installer, voir même une ouvreuse nous y conduit, sans d’office nous proposer une autre place. Si on ne se plaint pas, on a payé pour ne rien voir, mais ce n’est pas grave. On est de vulgaires consommateurs envers qui les organisateurs n’ont aucun respect, des pigeons qui remplissent les poches de commerçants irrespectueux. La doctrine du "client est roi" est bel et bien passée aux oubliettes et si on est pas content, on a qu’à se plaindre. Et si on ne se plaint pas, tant pis pour nous, le commerçant, lui, il a son argent, le reste, c’est accessoire. Après une visite au bureau des réclamations (aussi vendus avec la place de concert, le droit et la joie d’aller réclamer. Chouette non? quelle variété de plaisirs), nous voici replacés ailleurs, où plus rien ne clignote devant nos yeux. Notez que la dame qui vendait les places était tout à fait au courant du fait que d’où nous étions, on ne voyait rien... preuve en est qu’ils n’en ont rien à foutre! (J’insiste, mais ça m’énerve vraiment) malheureusement, c’est pour suivre un concert de Mr JP Nataf (le père de Malaury?) alias Les Innocents, concert un rien pathétique - "je ne suis pas un vrai musicien, ceux qui suivent sont meilleurs, mais j’ai joué dans un groupe connu, mais je suis un homme comme vous" - d’un chanteur atteint du syndrome du "j’ai un micro et j’en profite" c.-à-d. que les instants de respiration sans voix sont très rares. Bref, il chante, il chante, il chante et quand il ne chante pas, il pousse des cris larmoyants. C’est sans faire allusion aux paroles illusoires qui sont là pour remplir. Du texte à rime quand même, de la Poésie s’il vous-plaît...et vas-y que je te fais rimer flûte avec parachute... . Il termine par un très poli "à bientôt!"...auquel je me permets ici de répondre:".non, merci, je ne crois pas!".

Puis vient Keren Ann, on est un peu apeuré au vu de ce qui a précédé, mais on tient bon. Et là, enfin quelqu’un qui a quelque chose à montrer. Mëme si c’est assez inégal, et que ça reste très propret, elle a une voix agréable et musicalement il y a quelques bons morceaux. Avec même une utilisation intelligente -comprenez subtile- de l’orchestre de Mons, qui ne sert pas qu’à remplir les morceaux de nappes mélancoliques. Non, ici l’orchestre faisait partie intégrante des compositions. Je ne connaissais pas les morceaux originaux, mais cette version est tout à fait convaincante. Seul petit bemol à mon en enthousiasme, les quelques mots de Keren An entre les morceaux: elle prend un air emprunté de pseudo-artiste qui sussure et passé les 40 secondes où c’est drôle, sur la durée du concert, c’est un rien saoûlant. Mais sa prestation reste quand même appréciable, la dame, elle (j’insiste...), faisant en sorte que le public prenne plaisir à l’écouter, même lorsque la technique devient capricieuse. Et voilà, heureusement que Keren An et ses musiciens on su relever le niveau et sauver une soirée qui avait tout pour finir dans le top des flops. Le Botanique, ou l’organisation qui... (j’arrête là).

 10/05/2005
 vincent

Camille aux Nuits Botanique

Chanteuse jouette parfaitement dans son temps, parfois limite excentrique, mais toujours bon enfant... Camille est une chauffeuse de salle hors pair.

 29/03/2005
 ivan

Kylie Minogue au SPA

Pas une once de spontanéité pour un spectacle très conventionnel. La pauvre Kylie enchaîne robes et chansons. Du pain et des jeux...

 24/03/2005
 ivan

Emiliana Torrini au Botanique

Une belle voix, de belles mélodies, mais un petit manque d’énergie. Rendez-nous des sièges pour le contemplatif.

 24/12/2004
 laurent

Live aid en DVD : retour ves le futur!

J’ai regardé le quadruple DVD du live aid, 1985... J’ai pris un pied intégral. J’avais 16 ans à l’époque (oui, je sais, je ne suis qu’un vieux schnock). La prestation de Queen (un Freddie Mercury au top de sa forme, un stade enflammé qui accompagne superbement Radio Gaga ou We will rock you) , d’Ultravox (sapés avec ces vestes de costard dont on retournait les manches et d’imperméables), de U2 (avec un Bono en bottes style chat botté, une prestation d’anthologie qui fera la répuation des irlandais sur scène...), d’Eric Clapton (avec Phil Collins à la batterie), de Bryan Ferry  (pété à la coke comme c’est pas permis), de Dire Straits (méga ringards avec les bandana sur la tête et les poignets façon Bjorn Borg...) avec Sting, de Neil Young (pas vieilli le gars!), des Who, même Madonna (toute jeune et rondelette)... mais quel coup de vieux aussi dans les dents...

C’est clair que ce DVD est très intéressant pour quiconque veut faire un petit voyage dans le temps.

 01/12/2004
 ivan

Zita Swoon aux Halles de Schaerbeek

Stef Kamil Carlens confirme qu’il est un réel artiste plein de talent. Zita Swoon est un groupe à voir sur scène. Plein d’énergie, plein de chaleur et d’humanité, SKC donne tout ce qu’il a, il partage son art avec fougue et générosité. On ne peut qu’être conquis par une telle prestation.

J’y allais un peu avec les pieds de plomb, n’ayant pas écouté l’album, ayant entendu parler de choristes, d’album le plus calme de Zita Swoon,... Bref j’avais peur de ce que j’allais voir. Le début du concert ne m’a pas vraiment rassuré, SKC donnant parfois l’air de vouloir jouer au guitar hero en avant du groupe. Et puis, la claque, tout s’est mis en place, et là, toutes mes excuses, monsieur Carlens, pour avoir pensé du mal de votre petit dernier. Les choristes ne sont pas des pièces annexes, elles font partie intégrantes de la prestation, SKC en chef d’orchestre parvient à donner aux morceaux une cohérence rare, jouant sur les ambiances, les rythmes, les mélodies, et mettant en exergue la richesse de ses compositions. Petit bémol, la première fin du concert (ils sont revenus quelques fois, jouant même un vieux Moondog Jr) est arrivée alors que la prestation arrivait à son paroxysme. Dommage, parce que la coupure a un peu refroidi l’ambiance alors qu’on aurait aimé que ça dure un peu. Mais ça reste un tout bon concert (c’est le début de la tournée, il doit y avoir moyen de les voir quelque part encore), et je me suis empressé d’aller acheter l’album a song about a girl, le lendemain.

 20/10/2004
 geoffroy

Austin Lace - Easy to Cook

62TV Records (2004)

Loin de la pop nostalgique, triste, voire dépressive, le nouvel album d’Austin Lace fait du bien en ce début d’automne tant il évoque le printemps, le soleil, les oiseaux... Pop à souhait, électro parfois, leur musique est inventive et pleine d’influences diverses qui lui confèrent un style propre et sans complexe.  En tout cas, moi j’aime beaucoup...

 16/07/2004
 laurent

George Michael : Patience (tu parles!)

Sony Music (2004)

Cela commence par une ballade... Rappelez-vous Careless Whisper. Aïe Aïe Aïe ! Sa carrière solo a été ponctuée de chansons doucereuses, utilisées à tort et à travers par les Roméo d’un jour, sûrs qu’à l’écoute du barbu la mademoiselle répondrait à la question de devenir madame par un OUI. Le problème c’est qu’ici c’est plutôt d’un NON que Roméo écoperait…

Qui n’a pas déjà dansé sur I want your sex ? J’en connais même un qui l’écoutait en boucle sur sa chaîne, tentant dans ses rêveries de mettre un visage sur ce sex. Listen Without Prejudice, Vol. 1 le propulsera dans la cour des grands (George, pas mon pote), avec Freedom, son clip, où il brûle sa veste comme pour mettre fin à son image, vue, revue et corrigée depuis Wham, mais qui, à partir ce cet instant précis, va disparaître pour laisser la place aux mannequins. En effet, c’était l ’époque où il avait décidé de ne plus se montrer dans ses clips (et personne ne s’en plaignait d’ailleurs). Remarquez que ses clips sont bien, souvent des simulacres de défilés de mode, avec des mannequins arpentant une scène, ou se cachant, faiblement vêtues, tout en s’affairant dans des occupations bien anodines (qui de prendre un bain, qui de faire un café etc...).

Plus tard, star adulée, le grec (Yorgos Kyriatou Panayioutou est son vrai nom) a décidé de faire de certaines de ses chansons des pamphlets plus "engagés". Mais si, rappelez-vous, on a parlé de lui parce que sur un clip il dansait déguisé en flic homo américain (shocking !) et encore plus tard il a même écopé du triste persona non grata aux Etats-Unis pour son clip singeant Bush et Blair, pendant que Powell s’évertuait à montrer à l’ONU des petits camions qui transportaient des trucs interdits et dangereux, qu’il montrait par le détail, une fiole à la main.

On parlera de lui également pour la gue-guerre qu’il entamera avec sa maison de disques, leur reprochant en gros de ne pas assez le promouvoir. C’est un rebelle le George!

Bon, tout ça c’est le passé. Qu’en est-il du présent album ? Et puis d’abord, comment a-t-il atterri dans mes mains ce disque ? Ma femme a cette faiblesse qui est celle d’aimer autant les comédies romantiques (ah, Bridget Jones quand tu tiens nos femmes !) que la musique qui va avec (en gros, de Michael Jackson à George Michael). Ayant connu les boums à l’époque des Wham, elle a encore cette nostalgie qui relègue la raison on ne sait trop où : le voyant invité à la table de Tout le monde en parle, elle me demande si je peux me procurer la galette. Bizarrement, je n’ai eu aucun mal à le faire... Dans un moment d’égarement, j’ai même proposé de mettre ledit CD (gravé, mais ne le dites à personne...) dans le lecteur de ma voiture.

Passés les deux premiers titres (dont le single, pas mal), nous sommes rentrés dans un maelström que l’on pourrait qualifier de guimauve, le ton est monté, la dispute a pointé le bout de son nez, les mots qui dépassent la pensée ont fait leur apparition, les noms d’oiseaux ont fusé, j’ai évité de justesse plusieurs accidents, voire même de prendre l’autoroute en contresens... jusqu’à ce que l’on comprenne que c’était notre énergumène, qui, de son chant plaintif, nous tapait littéralement et viscéralement sur les nerfs. Le calme est revenu, et le CD a retrouvé son étui pour l’éternité... Et dire qu’il a osé appeler son disque patience...

 16/06/2004
 ivan

Jean-Louis Murat - A Bird on a Poire

Labels (2004)

Le nouvel album du prolifique Jean-Louis Murat devrait sortir le 31 août prochain. Un an à peine après la sortie de Lilith, son précédent album, il revient avec A Bird on a Poire un opus pour lequel la chanteuse de Elysian Fields, Jennifer Charles, a prêté sa voix.

C’est Fred Jimenez qui signe toutes les compositions de cet album qui sera apparement pop.

Et qui dit album dit tournée... en espérant qu’il sera mieux luné que l’année passée.

Notons qu’il y a peu sortait un DVD live : Parfum d’acacia au jardin, moments capturés lors de répétitions de morceaux. Je ne l’ai pas vu.

 11/05/2004
 ivan

Thomas Fersen au Cirque Royal (Il y a peu)

Le concert de Thomas Fersen se trouve quelque part entre théâtre et chanson, chanson parce que Thomas Fersen est avant tout un chanteur, théâtre, parce que ses chansons sont des histoires, des contes, et qu’au-delà de la simple répétition de ses morceaux sur scène, il y a une véritable mise en scène, une interprétation, une mise en espace, où la lumière, les ombres et les musiciens structurent l’espace scénique. C’est sûr que le concert est préparé, et que de ce fait, on perd un peu en spontanéité, mais ça ne m’a pas dérangé, si tout est planifié, à aucun moment il n’essaie de nous prétendre le contraire, comme c’est souvent le cas dans bien des concerts (un exemple parmi d’autres: le concert de M il y a peu à l’AB). Son concert ne vire pas en une sorte de bal populaire, il nous livre un spectacle de qualité préparé et abouti.

Il joue son dernier album la pièce montée des grands jours aux morceaux à la structure plus rock (entendez à la structure chant-guitare-basse-batterie mais ce n’est pas non plus les Whites Stripes) mais puise aussi dans tout son répertoire des albums précédents, aux morceaux plus apaisés, entre ritournelle et chanson paillarde. Le concert  évolue donc alternant tantôt morceaux enlevés, tantôt posés accompagnés au yukulélé, contrebasse orgue et autre mandoline; la constante reste les textes, cette manière simple qu’a Thomas Fersen de nous émouvoir avec ses métaphores animales ou alimentaires où il ne fait que parler de lui, de nous de la vie de tous les jours.

Encore une chose, il m’a semblé que le guitariste prenait un pied pas possible lorsqu’il jouait et l’accordéoniste aussi d’ailleurs, et ça faisait plaisir à voir.


Paris Hilton - Paris
Charlotte Grainsbourg - 5:55
22ème Fête de la Musique sur la Place des Palais
Les mésaventures de Damon
Stereolab - Fab Four Suture
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Madonna - Confessions on a dance floor
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Dour 2005: Bright Eyes
Dour 2005: Vive la fete
U2 au Stade De France (9 Juillet 20005)
Keren Ann & Le Mons Orchestra aux Nuits Botanique
Camille aux Nuits Botanique
Kylie Minogue au SPA
Emiliana Torrini au Botanique
Live aid en DVD : retour ves le futur!
Zita Swoon aux Halles de Schaerbeek
Austin Lace - Easy to Cook
George Michael : Patience (tu parles!)
Jean-Louis Murat - A Bird on a Poire
Thomas Fersen au Cirque Royal (Il y a peu)
M à l'Ancienne Belgique
Que de la daube!
The Beatles - Let it be...Naked (money money money)
JL Murat version "guitarautiste" à l'Ancienne Belgique
Thomas Fersen - La pièce montée des grands jours
François Spi