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Source:
Autour de la musique
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La lie, la poussière qu’on trouve au fond du vin.
En 2004 c’était la tournée de reformation, en 2006 qu’est ce que c’est ?
La lie, la poussière qu’on trouve au fond du vin.
Quelle est l’actualité des Pixies ?
Un film va sortir, ça a pris du temps car il y a eu beaucoup de galères au montage. Nous ne sommes pas à 100 % ravis du résultat, nous trouvons que le film montre trop les conflits du groupe alors qu’il n’y a pas que ça entre nous. En août sort un DVD live d’un set acoustique que nous avons réalisé l’an dernier au festival de Newport. Le concert acoustique a déplu à certains, on voit dans le film des spectateurs partir avant la fin. C’était un challenge pour nous de jouer en acoustique. C’est super dur, je respecte maintenant profondément les groupes folks.
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Source:
Pinkushion
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Zita Swoon en route pour rassembler le monde
Pinkushion: Prochainement, Zita Swoon va participer avec dEUS à 0110 (ndlr : concerts contre l’extrême droite organisés à l’initiative de Tom Barman, chanteur de dEUS, et qui s’étaleront dans 3 grandes villes belges). Tu crois vraiment que cela pourrait avoir un effet ? Le public de Zita Swoon et dEUS n’est pas à proprement parler l’audience susceptible de voter extrême droite, non ?
Stef Kamil Carlens: Oui, c’est vrai, mais il n’y aura pas que Zita Swoon et dEUS. Là, Zita Swoon va un peu fonctionner comme un "All stars band". Zita Swoon va accueillir d’autres artistes. On sera le "backing band". On accompagnera Hooverphonic, Axelle Red, Lais, Arsenal et plein d’autres. Il y aura donc plein d’artistes différents qui s’adressent à des publics différents. Il y aura un groupe marocain qui va aussi jouer avec des invités et il y aura aussi Clouseau. Je ne sais pas si tu connais, mais c’est un groupe flamand énormément populaire (ndlr : En 2003, Clouseau est parvenu à aligner 14 concerts complets dans la plus grande salle de Belgique). Donc, l’affiche vise large et s’adresse à tout le monde.
Et donc Zita Swoon va jouer en tant que "Backing Band" ?
On commencera le set avec des morceaux à nous pour chauffer le public. J’essaierai de jouer des chansons liées au thème du jour. Après, on accueillera les gens. On ne va pas faire un concert de Zita Swoon. dEUS va faire la même chose d’ailleurs. Cela ne sert à rien de faire des concerts normaux. Les gens peuvent nous voir autre part. Il faut que cela soit quelque chose de spécial.
Ce sera improvisé ?
Non. On va bien préparer. C’est beaucoup de travail d’ailleurs.
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Source:
Pinkushion
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Elli Medeiros - EM
Elli Medeiros, admettons-le, on la connaît surtout pour son tube de 86 et sa carrière de comédienne, au théâtre et au cinéma. Normal finalement, puisque c’est l’art dramatique qui l’a d’abord attiré dans son cursus. Me souvenant du refrain et du clip de Toi mon toit mais pas vraiment du décor sonore, je suis allé (re)voir la chose. Etonnant, car je ne me souvenais pas d’une qualité indéniable de ce petit tube, que de véritables cuivres viennent agrémenter, à une époque où le faux était pourtant la norme, tous synthés en avant. On retiendra de cette période sa personnalité festive et son sourire pétillant.
Les années ont passé, et musicalement parlant cela fait 20 ans qu’on n’entendait guère plus la désormais maman quarantenaire. On l’avait oublié. A tort.
L’album renoue avec ses racines punk, et ce dès le titre d’ouverture assez proche du style d’une autre actrice que l’on voit fouler les scènes des festivals : Juliette Lewis. Les titres qui suivent sont un méli mélo de toutes ces influences passées (reggae, rock, latin) et elle jongle avec les langues (anglais, français, espagnol). Quant aux paroles mélodramatiques, elle les tient probablement de ses origines latines soulignées par un accent du cru (elle a également vécu en Argentine). On se surprend à se laisser amadouer par des mélodies efficaces et un band talentueux, avec un son crade qui souligne un côté rock assumé et sincère. More Than Me, par exemple, semble avoir été chipé à Iggy Pop (que la pochette peut également évoquer - période American caesar). La qualité exécutoire - un son en prise live - de plusieurs titres enlevés est assez remarquable. C’est le format ballade qui prédomine cependant, sans jamais tomber ni dans la facilité ni dans le larmoyant (et ce, dirons les mauvaises langues, malgré les compositions signées Dimitri Tikovoï - à qui l’on doit le dernier Placebo).
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Source:
Pinkushion
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Pukkelpop 2006
Le Pukkelpop est le deuxième plus gros festival belge. Dédié au rock alternatif, l’audience du festival a crû au même rythme que celles de groupes comme Sonic Youth ou Nick Cave & The Bad Seeds, qu’il a accueillis très tôt dans son existence riche de déjà 21 éditions. C’est donc, aujourd’hui, des centaines de milliers de spectateurs qui rallient la pleine de Kiewit, petite bourgade néerlandophone du pays. D’alternatif donc, il n’a plus que le genre auquel il se rapporte, mais cela ne l’empêche pas de se distinguer par la qualité exceptionnelle de son organisation qui permet d’écouter des musiciens dans d’excellentes conditions, bien souvent supérieures aux salles auxquelles la plupart des groupes présents sont habitués. Dans ces conditions, les seuls qui peuvent décevoir, ce sont les artistes eux-mêmes.
Vendredi 18 Août
(...)
Nous reprenons quelques bières pour nous préparer à nous farcir cette supercherie qu’est Dirty Pretty Things. Derrière Dirty Pretty Things, on trouve Carl Barât, ex-The Libertines, ex-groupe de Pete Doherty, ex-petit ami de Kate Moss (pas sûr nous dit-on...). Dès les premiers accords, on se dit que Carl Barât serait plus inspiré de partager ce goût de l’annulation qu’a son ex-compagnon de scène. Il épargnerait ainsi nos oreilles de cette parodie de groupe minable qui croit que pour faire de la bonne musique punk, il suffit d’être attifé comme un plouc, jouer bourré des riffs bancals appris la veille. C’est royalement lamentable et plus le concert avance, plus on se met à prier Dieu pour que Pete Doherty et toute sa clique crèvent d’une overdose et débarrassent les scènes une fois pour toutes ! Ce sont des bien trop mauvais exemples pour les jeunes d’aujourd’hui. Il ne faudrait pas que de potentiels artistes de demain soient influencés par de tels désastres sur jambes. Hélas, à juger le succès qu’a Dirty Pretty Things, nous avons bien peur qu’il ne soit déjà trop tard.
Sur ces pensées - qui nous rappellent que Dominique A chantait "Il ne faut pas souhaiter la mort des gens, ça les fait vivre plus longtemps" - nous nous dirigeons ves la grande scène afin d’oublier ses idées négatives en se trémoussant sur les néo-Bee Gees que sont les Scissor Sisters. Il faut avouer que cela a beau être insipide à souhait, ça marche à merveille et constitue une bien belle récréation dans un festival comme le Pukkelpop.
Deux heures après ce mauvais exemple qu’était Dirty Pretty Things, Be Your Own Pet monte sur la scène du Club pour donner une lueur d’espoir laissant entrevoir la possibilité que tous les jeunes ne veulent pas devenir des épaves à la Pete Doherty. Ce trio de très jeunes américains (on leur donnerait une moyenne d’âge de 18 ans) joue un punk frénétique et spontané absolument ravageur. Le groupe mené par une chanteuse sous stéroïdes, ne tient pas en place et est doté d’un trop-plein d’énergie communicatif. On demande à voir où ils en seront dans 10 ans, mais pour l’instant, on ne peut que les encourager à profiter de leur fraîcheur tant qu’ils en ont.
(...)
Samedi 19 août
La grosse attraction du jour est la venue de Daft Punk dont les échos entendus au sujet de leur prestation aux dernières Eurockéennes laissaient entendre que les français étaient les auteurs du "show of ze year".
(...)
On attend donc patiemment "ze show of ze year", et ce, même si Laurent anticipait la supercherie en prévenant que deux couillons qui font les mariolles sous des casques de moto n’étaient pas trop son trip.
Démarre enfin le show qui nous fera fuir comme du gibier en temps de chasse. Après les notes de Rencontre du Troisième Type, le rideau tombe et Daft Punk apparaît au centre d’une soucoupe volante pyramidale placée au centre d’un feu d’artifice de lumières. Bref, un show "Bigger and Louder" digne de ces ouvertures de Jeux Olympiques, susceptibles de n’impressionner que les lymphatiques derrière leurs télévisions. La musique du duo est fidèle à elle-même et repose toujours sur cette incapacité à stopper une boucle à temps. Grandeur et somnolence...
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Source:
Thierry Coljon (Le Soir)
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Poni Hoax a tout d'un groupe belge mais il est français
La jolie demoiselle nue de la pochette de ce premier album de Poni Hoax ne doit pas nous distraire. D’abord parce qu’elle chouette, la chouette, ensuite parce qu’il n’y a pas de fille dans le groupe... français.
On dirait vraiment que nos voisins s’inspirent enfin de la qualité des productions belges... et internationales. Ce disque est réellement enthousiasmant, en plus d’être puissant et original.
Poni Hoax chante en anglais et adore les envolées lyriques, les transes explosives, les finesses mélodiques, les structures complexes mais toujours accessibles. Nicolas Ker et Laurent Bardainne signent un album ambitieux, un peu délirant, fondamentalement rock, sans être simpliste.
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Source:
Pinkushion
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Dour Dour d'être chroniqueur à Dour
La 18ème édition du festival de Dour s’est à nouveau vue couronner de la mention "soldout". Dans de telles conditions, les organisateurs respectent l’adage "Never change a winning team" à la lettre et tous les défauts rendant Dour détestable étaient encore présents cette année. Heureusement, il reste toujours la musique et cette ambiance hors-la-loi sans commune mesure qui doit vraiment être vécue une fois dans sa vie.
Avec 128 000 spectateurs en 4 jours, Dour se rapproche doucement, mais sûrement, des chiffres de fréquentation du Pukkelpop, deuxième plus gros festival Belge. Si sa programmation éclectique y est pour quelque chose, Dour doit surtout son succès à son prix démocratique et son laxisme légendaire qui vous permettra d’adopter un comportement souvent répréhensible au nez et à la barbe des policiers. Dour, c’est 4 jours de déconnexion totale sur fond de décibels en tous genres. La réalité du monde et ses conflits israélo-libanais vous sembleront bien loin. Hélas, vu qu’une majeure partie du public a une perception altérée ne lui permettant pas d’avoir une vision très critique, les organisateurs se permettent beaucoup de choses. Le site est des plus crasseux et certains endroits feraient passer des camps de réfugiés pour des hôtels 4 étoiles. Last but not least, le son est souvent approximatif, voire carrément crapuleux (l’un de nous partira d’ailleurs par deux fois avant l’heure prévue pour cette raison). C’est dommage, car la programmation pharaonique de Dour est unique en son genre. Tous les styles s’entrechoquent et s’il ne fallait pas les écouter dans des conditions aussi extrêmes, Dour pourrait devenir un festival encore plus fédérateur que le festival Couleur Café.
Cependant, ces regrets d’amoureux de la musique que nous sommes sont sans doute loin d’être partagés par la majorité du public. Celui-ci est surtout composé de gens venus à Dour pour se plonger dans un univers sans interdits et offert aux pulsions les plus diverses. Ceci explique certainement la paradoxale aisance avec laquelle on trouve une place confortable sur les devants des scènes tandis qu’à l’arrière se massent des curieux venus butiner au gré de leurs errances quelques morceaux de bruits avant de changer de crèmerie. Aussi, il ne sont pas rares les concerts où quelques inconnus du public (dont les références du programme ou le bouche à oreille n’ont sans doute pas assez vanté les obscurs mérites) prestent devant à peine quelques centaines de curieux. Dès lors, est-il surprenant que face à un tel public, qui semble se satisfaire de sa seule présence à l’évènement, Dour reporte d’année en année les mêmes tares ?
(...)
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Source:
Pinkushion
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Peter Bjorn and John - Writer's block
Etonnant, tout de même, cette capacité qu’a la Suède d’offrir depuis quelques années des groupes apportant réellement un vent nouveau au rock, voire d’en écrire son futur. The Knife, José Gonzalez, et ce nom hybride et a priori point vendeur de Peter Bjorn and John. Mais n’est-ce pas là une belle façon de faire un petit pied de nez aux us et coutumes en vigueur dans le milieu ? Car à part une rencontre entre trois potes au détour d’un pub, ce nom n’évoque absolument rien, s’il n’y avait ce Bjorn ne venant réveiller de lointains souvenirs d’un certain Borg...
Troisième disque déjà pour cette formation, qui avec ses précédents opus (un disque éponyme en 2002 et Falling out en 2004) a déjà écopé de critiques très élogieuses. On parie (tout comme le label qui les lance à présent mondialement) sur leur succès plus que mérité.
Comme les briques qui illustrent le dos du disque, les titres s’imbriquent les uns dans les autres, offrant une lecture nouvelle du passé du rock briton essentiellement (Beatles, My Bloody Valentine (dieu que ces gars seraient riches s’ils touchaient des royalties à chaque fois qu’on cite leur nom...), punk, madchester), américain accessoirement (Beach Boys). On serait tenté de les comparer à Gorillaz, tant la nouveauté est flagrante, mais ne tient pourtant qu’à la maîtrise de savoir mélanger des ingrédients ne l’ayant jamais été auparavant.
Le chant (des trois) est constamment calqué - décalqué - sur n’importe quel groupe bien briton, avec l’accent bien marqué et limite désabusé. Mais bon dieu qu’est-ce qu’on prend son pied à l’écoute de ce disque ! On en revient tout simplement pas. On en fait profiter un ami, puis deux, puis trois : « mais c’est incroyable ! » disent-ils tous en chœur. On ne s’est pas trompé : ce disque est prodigieux, magique, ensorcelé. Les mots manquent pour décrire les émotions qui traversent l’auditeur. Résumons par le mot "joie".
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30/06/2006
vincent
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Notre jeudi dans l'industrie du bonheur
Maintenant que le décor a été si bien planté par Laurent, venons-en à la musique.
Le premier groupe qu’on a pu voir est Deftones, une bande d’adultes en short et chaussettes à la mine vaguement patibulaire jouant du métal pour adolescent qui pourrait faire éventuellement peur à votre gand-mère. On a un peu l’impression de voir les grands frères de Linkin Park. Dès ce premier set, on remarque directement le plus grand problème de Werchter, festival de la démesure où tout est plus grand et plus élevé qu’ailleurs. C’est bien joli une super-méga-géante grande scène qui pourrait accueillir tous les groupes de l’affiche de Dour en une fois, mais encore faut-il que les groupes aient une stratégie pour occuper un espace aussi grand. Des 4 groupes que nous aurons vus, personne n’est parvenu à trouver la solution à ce problème obtus. Ils ont beau gesticuler, sauter ou rouler sur eux-mêmes, rien n’y fait, on a un peu l’impression de regarder 4 microbes perdus dans un corps sans vie. Au final, on est bien content de suivre la prestation sur les grands écrans jouxtant la scène, car les caméras cadrent mieux l’effort et le montage donne un semblant de rythme.
On continue dans le métal avec Tool. La musique se fait plus crépusculaire, le chanteur en jette nettement plus et son timbre est plus mature. Hélas, on découvre vite le nouveau piège tendu par cette industrie du bonheur. Werchter attirant un public exclusivement néerlandophone, celui-ci comprend les subtilités de l’anglais et se plaît à montrer cette connaissance en entonnant systématiquement les paroles des chansons qu’il préfère. Vous vous retrouvez donc dans un karaoké géant comptant près de 30.000 voix. Le résultat est insupportable et sonne comme la défunte émission dédiée à la discipline, La Fureur du Samedi Soir.
Ensuite, vient Manu Chao celui qui, espérions-nous, allait un peu tirer l’ensemble vers le haut. Las, accompagné d’un groupe de manchots vraisemblablement rescapés de la scène punk française des années 80, Manu Chao, coiffé très Yannick Noah, nous livre une soupe aussi subtile que ce qui se produisait justement sur cette scène punk française. Quelque part, l’idée d’un son fauché dans un festival brassant des millions d’euros aurait pu être séduisante si seulement Manu Chao accompagnait ses mélodies à deux balles par des textes joyeusement débiles ou revendicatifs comme le faisait si bien les Ludwig Von 88 ou autre Elmer Food Beat. Mais c’est bien trop demander! Manu Chao nous infantilise avec son espagnol de guide touristique qui ressemble plus à des onomatopées des Teletubbies qu’à des textes construits et réfléchis. Enfin, le public est content. Il peut continuer à crier et frapper dans les mains. C’est tout ce qu’il demande. "Manu Chao a mis le feu" lira-t-on sûrement dans la presse.
Pour terminer, passons sous silence la prestation sans rythme de Red Hot Chili Peppers qui fait définitivement passer la plaine de Werchter pour l’émission d’Arthur. "Red Hot Chili Peppers a enflammé la foule" lira-t-on sûrement dans la presse.
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30/06/2006
laurent
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L'industrie du bonheur
Une véritable industrie, dont le public de plus en plus jeune fait pousser des soupirs de lassitude aux plus pessimistes quant au futur. Une organisation tip top, un service d’ordre à la garde, une foule impénétrable, un ramassis de gueulards chantant faux sur chaque parcelle du pré, un brouhaha nauséabond entre les deux scènes, des concerts qui se succèdent comme autant de numéros rôdés pour club de premier âge en vacances (ou comment faire une colonie avec 60000 personnes - Yo, yo, yo avec Manu!), une bière qui coule pour autant qu’on ait les moyens, de même pour toute cette junk food dont on nous prévient pourtant à longueur d’année les méfaits sur la santé, un son impeccable entre les deux colonnes de baffles et entre 15 et 30 mètres de la scène – on a calculé pour vous - et exécrable ailleurs, des flaques de vomi parsemant le sol, des chiottes qui feraient passer les toilettes d’autoroute française pour des summums de propreté…
J’ai nommé : Werchter !
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Source:
L’espresso de Télérama
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La fille de Cash
Lundi dernier, 26 juin, à Paris, tandis que les très hype losers du Brian Jonestown Massacre jouaient devant une salle comble, une foule très clairsemée investissait le New Morning. L’artiste qui s’y produisait n’était pourtant pas une jeune chanteuse de jazz délavée en showcase. Il s’agissait, au contraire, d’une figure majeure de la country musique. Son nom ? Rosanne Cash. Oui, la fille de son légendaire père, une femme au caractère aussi trempé que celui de son illustre géniteur. Cette chanteuse intense, doublée d’une remarquable parolière, a largement contribué, par sa plume alerte et acérée, à déringardiser une country féminine, trop souvent pétrie de niaiserie. Mais il faut croire que Rosanne Cash qui, il y a encore peu, attirait quelques centaines de fanatiques à ses rares concerts français, ne fait plus recette. Et ce, malgré la surmédiatisation (méritée) de son père disparu à travers le succès du biopic Walk the Line. Johnny Cash, dont un cinquième volume posthume de ses poignantes American Recordings (V : A Hundred Highways) paraîtra le 10 juillet, ferait-il plus d’ombre à sa fille mort que vivant ? Ce serait trop injuste. Car, hormis son groupe d’accompagnateurs qui ne casse pas trois pattes à un canard, rarement Rosanne n’a semblée aussi en voix et épanouie. Et son tout dernier CD, Black Cadillac, fait honneur au nom de Cash.
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Source:
Pinkushion
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Jason Lytle, une seconde jeunesse après Grandaddy ?
Pinkushion: Qu’est-ce qu’à ton avis une carrière solo pourrait t’apporter de plus que Grandaddy?
Jason Lytle: Je n’ai pas de projet de carrière solo. Je n’essaie pas de me débarrasser de mon groupe. Je veux m’assurer que chacun ait des perspectives. Ce n’est plus comme si on était des gamins. Ca a toujours été difficile, nous n’avons jamais été riches, nous n’avions pas de carrière comme filet de sécurité. Nous n’étions pas comme beaucoup de ces groupes indie d’université. Ils vont à la fac, ils décident d’être dans un groupe pendant un petit moment, et ça ne marche pas, donc ils reprennent leurs études et ils deviennent docteurs, chiropracteurs, ou je ne sais quoi d’autre.
Pinkushion: Est-ce que le calendrier sessions d’enregistrement, pause, puis tournée, et ainsi de suite vous rendait dingues?
Jason Lytle: Oui, moi particulièrement. Pour moi c’était sans fin, il n’y a jamais eu de pause, jamais. C’est devenu vraiment épuisant. Et puis, dans le groupe, ce sont mes amis. Et ces amis ont besoin de payer leurs factures, et ils doivent rester vivants... C’est beaucoup de responsabilités pour moi, de devoir être le leader de ce groupe, de s’assurer que tout le monde va toujours bien, qu’ils sont là quand j’enregistre les disques, puis faire les concerts, préparer la setlist, leur apprendre les morceaux, puis les interviews... Ca ne s’est jamais vraiment terminé. Je savais que ça serait du travail, mais c’était probablement beaucoup plus amusant pour certaines personnes que pour moi. J’ai essayé de m’amuser, mais c’était trop... Je suis seulement un être humain.
Pinkushion: David Gilmour déclarait récemment à Mojo qu’il ne supportait plus les tournées de Pink Floyd, car trop de responsabilités lui incombaient sur scène. J’ai l’impression que Grandaddy était dans la même situation.
Jason Lytle: La seule raison pour laquelle j’ai commencé à faire tout ça est que je suis tombé amoureux avec le fait de faire des disques. Cela me procure encore un sentiment magique. C’est pour ça que ça a commencé, et c’est comme ça que ça se terminera. Tout le reste, c’était seulement de l’aventure. Il y a eu des moments assez incroyables, mais après c’est devenu autre chose : c’est devenu vraiment énorme, et c’était difficile de tout tenir ensemble. Et pour tout cela, nous avions à peine assez d’argent. Les tournées étaient vraiment épuisantes, parce qu’on ne peut pas prendre une journée de congé quand c’est une journée perdue pour gagner de l’argent... Il faut s’occuper de 15 personnes qui ont besoin d’une chambre d’hôtel, d’être nourries... C’est devenu vraiment inefficace. J’ai vraiment hâte de ne plus être responsable d’autant de personnes.
Pinkushion: Je vous ai vu pendant la tournée "The Sophtware Slump" à la Maroquinerie, puis pendant la tournée "Sumday" au Bataclan, et c’était très différent, avec des guitares beaucoup plus heavy, plus artificiel aussi peut-être.
Jason Lytle: Je crois que je vois ce que tu veux dire. Ca fait aussi partie des choses qui m’ont frustré. Les concerts sont devenus plus gros, les scènes aussi, le public. C’est devenu moins intime, et il y avait davantage la pression de faire du spectacle. C’est plus marrant pour les musiciens s’ils sont sur la scène et occupés à faire des choses, mais moi je ne peux pas monter sur scène et faire le showman. Je suis déjà très nerveux, et pas à l’aise au départ. Je n’ai jamais aspiré à monter sur scène devant beaucoup de monde. Ce que je fais bien, c’est d’être seul à la maison, écrire des chansons, faire des albums. Jouer à la bête de scène est une chose complètement artificielle pour moi. Une grande part de ce dont tu parles était juste une tentative pour qu’il se passe plus de choses sur scène, en bougeant, en jouant les chansons de manière plus énergique.
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04/05/2006
delphine
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CocoRosie + Silver Mount Zion aux Nuits Botanique
En première partie, Tarantula... Autant d’originalité et de raffinement dans leur musique que dans leur nom pseudo-quelque-chose.
CocoRosie suit. C’est déconcertant. J’avais craqué pour leur album et c’est ce qui m’avait poussé (comme la majorité du public apparemment) à venir à ce concert. Mais, dès l’entrée en scène, le choc: de gros malabars affublés de tutus, des chefs indiens et des rappeurs francophones pas très doués... Euh, qu’est ce que ça fait là??
La projection n’est pas très réussie non plus. Cela fait genre, mais c’est beaucoup de n’importe quoi, tendance coolitude à outrance (avec force danses lascives et surtout chansons rap qui déconcertent au milieu de ces ballades adorables et étranges) et non-culture américaine.
Si l’on fait abstraction de cette somme de choses très déconcertantes, les voix sont sublimes. La chanteuse principale passe de l’aigu au grave avec un timbre très spécial, et elle n’a pas besoin d’attirail à la Emilie Simon pour ce faire. Les ballades sont séduisantes, habitées et excentriques, avec ce qu’il faut de mélancolie enfantine. Pas froid aux yeux les CocoRosie... Mais épargnez-nous les rappeurs la prochaine fois, sous peine de devenir une caricature du n’importe quoi...
Silver Mount Zion clôture. C’est sans doute lié à ma personne. En tout cas, je vais m’attirer les foudres de tous ceux qui sont restés et ont aimé (sauf s’ils sont partis) mais tant pis. Je n’ai pas du tout aimé. Si les CocoRosie ne se prennent pas encore tout à fait au sérieux (mais cela ne saurait tarder), pour les Silver Mount Zion c’est sans conteste. Je n’ai pas du tout accroché. Mes sentiments oscillaient entre l’ennui et l’agacement (le violon, ils auraient pu en jouer sur mes nerfs, l’effet aurait sans doute été pareil), en passant par une déprime totale. Pourtant, ils sont doués et passionnés. Ils ont de belles voix notamment... Pourtant, ils sont beaux et engagés. Pourtant, leurs morceaux ont l’air magnifique. Mais en fait, non. Car cette avalanche de trop parfait en tout, mâtiné d’une attitude d’enfants de choeur aux jolies boucles, croyant dur comme fer en la beauté l’égalité et la réalisation des plus beaux rêves qu’ils en postillonnent, à travers leurs musiques dignes d’un chemin de croix, m’a profondément dégoûté en fin de compte... Mais, ce n’est probablement que moi...
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Plus loin dans le temps....
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Jet - Shine On
Poni Hoax: Marrons-nous les uns les autres
La lie, la poussière qu’on trouve au fond du vin.
Zita Swoon en route pour rassembler le monde
Elli Medeiros - EM
Pukkelpop 2006
Pukkelpop 2006
Poni Hoax a tout d'un groupe belge mais il est français
Dour Dour d'être chroniqueur à Dour
Peter Bjorn and John - Writer's block
Notre jeudi dans l'industrie du bonheur
L'industrie du bonheur
La fille de Cash
The Flaming Lips au Vooruit
The Black Heart Procession au Botanique
Spoon à l'Ancienne Belgique
Jason Lytle, une seconde jeunesse après Grandaddy ?
Howe Gelb aux Nuits Botanique
Dominique A + Katerine aux Nuits Botanique
CocoRosie + Silver Mount Zion aux Nuits Botanique
José Gonzalez + Architecture In Helsinki aux Nuits Botanique
Jaga Jazzist aux Nuits Botanique
Calexico dans un café bruxellois (il y a quelque temps)
Arkon/Family + Mogwai à l'Ancienne Belgique
Nouvelle Avalanche de son pour Sufjan Stevens
Clap Your Hands Say Yeah Yeah Yeahs
Bell Orchestre au Botanique
Un sonic diabolique?
Juliana Hatfield à l'Ancienne Belgique
Calla au Botanique
The Magic Numbers au Botanique
Larsen - Rever
Clap Your Hands Say Yeah à l'Ancienne Belgique
Film School - Film School
Sonic Youth - Koncertas Stan Brakhage Prisiminimui
Il était une foi en Amérique
Sonic Youth prépare un nouvel album et quelques rééditions
Un coup d'oeil dans le rétro musical
Sufjan Stevens - Come On Feel The Illinoise
Why? au Botanique
Les Liars veulent réhabiliter la batterie
The Decembrists au Botanique
CobSOn - Wasted?
Rock et Cinéma - La bande son du rock
Un EP Bowie/Arcade Fire en téléchargement
John Parish à l'Ancienne Belgique
Gravenhurst - Fires In Distant Buildings
Elysian Fields au Botanique
Bell Orchestre - Recording A Tape The Colour Of The Light
Supergrass au Botanique
Slowdive reédité
The White Stripes vend Coca-Cola
Black Rebel Motorcycle Club au Botanique
Dirty three à l'Ancienne Belgique
Animal Collective à l'Ancienne Belgique
Animal Collective - Feels
Lift to Experience enterré, le prêcheur Josh Pearson est de retour
Nouvel album pour Jackie-O Motherfucker
Etrange line-up autour d'Halloween
The Silver Mt Elegies au Botanique
Hangedup au Botanique
Ceci n’est pas un ’Greatest Hits’ de Cat Power
Jim O'Rourke quitte Sonic Youth
Sufjan Stevens - Come on feel the Illinoise
DVD: Pixies - Sell out
Un premier album live pour Bright Eyes
L’esprit indocile du Black Rebel Motorcycle Club
Stephen Malkmus à l'Ancienne Belgique
Black rebel motorcycle club - Howl
Stephen Malkmus à l'Ancienne Belgique
CocoRosie à l'Ancienne Belgique
Mick Harvey au Botanique
Mice Parade - Bem-vinda vontade
Pukkelpop 2005: Pixies
Pukkelpop 2005: The Jimmy Chamberlin Complex
Pukkelpop 2005: The National
Pukkelpop 2005: Little Barrie
Pukkelpop 2005: The Coral
Dour 2005: The Levellers
Dour 2005: Giant Sand
Dour 2005: Scout Niblett
Dour 2005: Help she can't swim
Dour 2005: Devendra Banhart
Dour 2005: Electrelane
Dour 2005: Experience
Sigur Ros au Cirque Royal
17ème Dour Festival
Devendra Banhart à l'Ancienne Belgique
Girls in Hawaii au Verdur Rock
Mud Flow aux Fêtes de la musique
Why? à l'Ancienne Belgique
Après Funeral, Six Feet Under
Mercury Rev au Cirque Royal
Broken Social Scene au Botanique
Metric au Botanique
Arcade Fire aux Nuits Botanique
Panico aux Nuits Botanique
I Am Kloot, The National & Bacon Caravan Creek aux Nuits Botanique
Bright Eyes - I'm wide awake, it's morning & Digital ash in a digital urn
Archive Electric aux Nuits Botanique
M. Ward aux Nuits Botanique
Archive & Le Mons Orchestra aux Nuits Botanique
Mud Flow à EuroCiné 25
Engineers au Botanique
Iron & Wine : 2 albums et un EP
The Silver Mount Zion - Horses In The Sky
Jaga Jazzist à l'AB
Le glas pour 16 Horsepower
HOOD à l'Ancienne Belgique
David Kitt - The black and red notebook
David Kitt au Botanique
The Arcade Fire - Funeral
Kasabian - Kasabian
The Dears - No cities left
The Dears - Protest
Cocorosie à l'Ancienne Belgique
Smog au Botanique
Sonic Youth à la Feest in het park
Deerhoof – Milk Man
Ghinzu au Café Central
Tortoise – It’s All Around You
Elysian Fields – Dreams That Breathe Your Name
PJ Harvey – Uh Huh Her
Sonic Youth – Sonic Nurse
Blonde Redhead aux Nuits Botanique
Blonde Redhead – Misery Is A Butterfly
Pixies – Minneapolis (13 avril) / Winnipeg (14 avril)
Dominique A – Tout sera comme avant
The Animal Collective – Here comes the indian
Stereolab – Margerine Eclipse
Led Zeppelin DVD : Patrimoine rock!
The Twilight Singers – Blackberry Belle
Ghinzu / Sharko / Girls in Hawaii à l'Ancienne Belgique: Le réveil wallon
Finishing School – Destination Girl
Kinski - Airs Above Your Station
Matmos – The Civil War
Jet – Get Born
The Silver Mt. Zion - This is our punk rock
Muse à Foret National
Grandaddy à l'Ancienne Belgique
Les nullissimes de cette fin d'année...
Muggs - Dust
Britta Phillips And Dean Wareham - L'Aventura
Sandy Dillon - Nobody's Sweetheart
Do Make Say Think à l'Ancienne Belgique
Damon Albarn en solitaire
The Strokes - Room On Fire
Frank Black and The Catholics - Show me your tears
Shaun Ryder - Amateur Night in the Big Top
Les Girls in Hawaii sur la bonne voie
Spiritualized, Guided By Voices, ... aux Nuits Botanique
Japancakes - If I could see Dallas
Ativin, Explosion in the sky, Yume Bitsu
Damon Albarn: Sa vie, son oeuvre
Nicolaï Dunger - Tranquil Isolation
Papas Fritas - Pop has freed us
Peaches - Fatherfucker
Broadcast - HaHa Sound
Fog - Ether Teeth
Mon dimanche à Dour
Mogwai - Happy songs for happy people
Goldfrapp à l'Ancienne Belgique
The Kills à l'Ancienne Belgique
Howe Gelb au Botanique (Il y a peu)
Yo la tengo à l'Ancienne Belgique (II)
Cat Power au Botanique
Yo La Tengo à l'Ancienne Belgique
Vous aimez Sonic Youth ? Aidez-les !
The Kills - Keep on your mean side
Radiohead - Hail To The Thief
Smog - Accumulation: None
Stephen Malkmus - Pig lib
The White Stripes - Elephant
Mary Timony au Botanique (Il y a peu)
Woven Hand à l'Ancienne Belgique (Il y a peu)
Beth Gibbons and Rustin' Man au Cirque Royal
Nick Cave and The Bad Seeds - Bring It On
Nick Cave and The Bad Seeds - Nocturama
Massive Attack - 100th Window
Derrière Godspeed You! Black Emperor
Derrière Constellation
Tickets à -50% (Acte III)
Tickets à -50% (Acte II)
Tickets à -50% (Acte I)
Daan aux Halles de Schaerbeek
The Black Heart Procession - Amore del tropico
Barry Adamson - King Of Nothing Hill
Beck - Sea Change
Dead Man Ray - Cago
The Cure plus long que jamais
Stereolab - abc music - the radio 1 sessions
Godspeed You! Black Emperor - Yanqui u.x.o
Girls in Hawaii à la Fnac d'Anvers
Un nuit en A
Une nuit dans un moulin
Nuits inégales
Mes nuits commencent bien
The Flaming Lips - Yoshimi battles the pink robots
Death in Vegas - Scorpio Rising
Rudy Trouvé - 1999-2002
2 many dj's - as heard on radio soulwax pt. 2
Sonic Youth - Murray Street
David Bowie - The rise and fall of Ziggy Stardust and the spiders from Mars
Hope Sandoval & The Warn Inventions - Bavarian Fruit Bread
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