Zabladowski.org



Source: 404 Brain Not Found

Newsweek et la couverture qui arrange

Il en est peu qui peuvent ce vanter de ce titre, mais Newsweek est un des rares magazines d’information à connaître une diffusion vraiment mondiale. USA, Europe, Asie, Amérique du sud. Il n’est encore que l’Afrique qui n’ai pas son édition à elle.

En général, ce qui change d’une édition à l’autre de Newsweek, outre quelques détails éditoriaux, c’est la pub.

Reste que dans son édition à sortir le 2 octobre, Newsweek change son fusil d’épaule: 
- Edition Asie, couverture: "Perdre l’Afghanistan, cinq ans après l’invasion, les talibans sont de retour et laissent le champ libre à Al-Qaeda"
- Edition Europe, couverture: "Perdre l’Afghanistan, cinq ans après l’invasion, les talibans sont de retour et laissent le champ libre à Al-Qaeda"
- Edition Amérique du Sud, couverture: "Perdre l’Afghanistan, cinq ans après l’invasion, les talibans sont de retour et laissent le champ libre à Al-Qaeda"
- Edition USA, couverture: "Annie Leibovitz, ma vie en photos".


Source: L’espresso de Télérama

Du neuf avec du vieux

My Space est-elle vraiment une plate-forme gouvernée par les 13-18 ans ? A première vue, oui : chaque site ressemble à une chambre d’ado avec posters au mur, ouverte à ses potes pour partager ses coups de coeurs musicaux ou des fragments de journaux intimes via un blog... Sauf qu’un sondage, surprenant, publié par le magazine Fortune nous apprend que parmi les 100 millions d’utilisateurs de My Space, 52% ont plus de 35 ans, dont de nombreux comédiens, réalisateurs ou musiciens en mal de notoriété. My Space, ne serait-il pas devenu le royaume des "adulescents" et des professionnels du spectacle ?


Source: Big Bang Blog

Mon week-end avec Alain Duhamel... par Daniel Schneidermann

Depuis qu’il m’arrive, occasionnellement, de côtoyer des gens connus, et que je suis moi-même un peu connu, il y a une difficulté que je parviens pas à résoudre : c’est de savoir, quand je m’adresse à eux, si je m’adresse à l’être humain, ou à son double, le personnage public. Ca n’a l’air de rien, mais c’est très troublant. Le plus souvent, je tends la main à l’être humain. Et à sa réaction, à ses mouvements, à son sourire ou à son rictus, je vois que c’est le personnage public qui répond. Et qui répond au personnage public que je suis

Alain Duhamel à Malagar, près de Bordeaux, invité par Jean-Claude Guillebaud, nouveau président des amis de Malagar, pour parler de l’Etat-spectacle,

 

Dès mon arrivée vendredi soir dans l’hôtel où sont réunis les intervenants, le premier sur lequel je tombe, dans le petit salon de télé, c’est Alain Duhamel, en train de regarder Mauresmo à la télé. Je dis bonsoir, il tourne à peine la tête, grogne quelque chose, et se replonge dans son match. Moi, je pense que c’est juste à cause du match. C’est vrai, si on aime le tennis, ce n’est pas drôle d’être dérangé pendant Mauresmo.

Mais quand Jean-Claude m’accueille, je vois bien qu’il s’agit d’autre chose. Il parait que Duhamel n’a pas du tout aimé que je sois invité. Qu’il fait la tête. Et là je comprends : en fait, la bouderie duhamelienne à mon arrivée est un signe adressé par un personnage public à un autre personnage public (un peu comme Sarko, par exemple, avec les ministres qu’il embrasse, et ceux à qui il serre seulement la main, ou encore la durée des entretiens des chefs d’Etat). C’est le personnage Duhamel, avec tout ce qu’il représente, qui manifeste sa réticence à se commettre avec le personnage Schneidermann, avec tout ce qu’il représente.

Mais je me dis : pas grave. D’autant que je passe tout de suite à autre chose. Je ne suis pas long à comprendre qu’en arrivant avec une demi-journée de retard j’ai raté l’événement du week-end : une conférence de l’historienne Anne-Marie Cocula, sur le voyage de vingt-sept mois du roi Charles IX (treize ans) et de sa mère Catherine de Medicis, sur les routes de France, au seizième siècle. Vingt-sept mois sur de mauvaises routes sans aucune carte, une caravane de vingt mille personnes, tout ça pour présenter le roi à ses sujets : si ce n’est pas de l’Etat-spectacle, ça ! La petite troupe des conférenciers de Malagar ne parle que de cette intervention. Il faudrait en faire une émission, un film, un DVD. Il faudrait donner ça à Scola. Non non, à Tavernier. Ah oui, Tavernier le ferait très bien, vous avez vu Que la fête commence, c’est tout à fait ça. Anne-Marie, qu’est ce que tu attends ?

Le lendemain matin, visite-exprès de Malagar en compagnie de Duhamel et déjà il est l’heure de monter à la tribune, et hop, c’est à mon tour de parler.

J’ai improvisé un laïus dans le TGV, politique et image, je maitrise à peu près le sujet, un peu de Ségo, un peu de Sarko, un peu d’Ardisson, un mot sur les journalistes tétanisés quand ils interviewent Chirac le 14 juillet, et là, je vois tous les regards du public converger vers Duhamel, au deuxième rang, qui devient tout rouge. Croyez-moi ou non : je ne pensais même pas à lui. Je n’ai pas pensé à lui un seul instant en écrivant, et même en parlant. Je pensais plutôt à Schoenberg et à PPDA, plus généralement commis à ce genre d’exercice. Mais évidemment, le public est trop content : l’incident en direct, l’escarmouche, frisson général. Et ça ne rate pas : quand il prend à son tour la parole, Duhamel me mouche gentiment, alors, il parait que je ne sais pas poser les questions ? Etc. Avant de faire, à son tour, son numéro duhamelien sur la communication de Chirac, débordant de formules brillantes, on a l’impression de lire sa chronique dans Libé, mais en plus long.

Bref.

Tout ça ne vaudrait même pas que je vous en parle si, lisant Sud-Ouest Dimanche à la gare, je n’avais découvert ce titre : "l’affrontement à distance entre Alain Duhamel et Daniel Schneidermann a dominé les vendanges de Malagar" (l’article est payant dans l’édition en ligne). "L’affrontement à distance" ! "Dominé" ! Et puis quoi encore ? Et le voyage de Charles IX, alors ? Ce n’est pas ça, le moment qui a dominé Malagar ? Cette fresque historique, cette grande évocation d’un événément inouï et méconnu de l’Histoire de France, qui dans deux ans donnera peut-être lieu à un film de Tavernier ? Hé ! Les confrères de Sud-Ouest ! Vous trouvez vraiment que cet échange de piques un peu réchauffées entre deux journalistes descendus de Paris a "dominé" les deux jours ?

Accessoirement, je comprends parfaitement la stupéfaction, parfois, des héros involontaires (et même volontaires) de l’actualité, quand ils découvrent la médiatisation d’un événement dans lequel ils ont été impliqués. Vous sortez une vanne, on vous tacle en retour, et les grandiloquentes trompettes des medias transforment le tout en "affrontement à distance" entre deux personnages publics.


Source: L'espresso de Télérama

Jean-Pascal signé Jean-Louis Murat

Il était une fois un show de téléréalité doublé d’un radio crochet qui voyait ses lauréats les plus chanceux devenir des vedettes lisses d’une variété aseptisée. Il y avait bien une candidate malheureuse, Olivia, qui tentait de se faire un nom en dehors de la sphère balisée des interprètes sans saveur mais ses disques se vendaient peu. Et puis, un beau jour, tandis que le sirop des vainqueurs de la Star Academy ou de Nouvelle Star commença à lasser, la piquante Olivia Ruiz vit son obstination payer. Son deuxième album, enregistré avec l’aide des Têtes Raides, de Dyonisos ou Juliette, devint un succès. Et soudain, les artistes issus de la télé se mirent en quête de crédibilité. En lieu et place d’insipides rengaines r’n’b, ils firent appel à des auteurs respectés, se mirent à imiter des chanteurs aux styles bien identifiés. Bref, à se repositionner comme véritable "artiste". C’est ainsi qu’en cette rentrée, le jeune Patxi s’est métamorphosé en clone de Raphaël, Elodie Frégé, avec l’aide de Benjamin Biolay, en Carla Bruni à guitare ou Thierry Amiel, en porte-voix de Daniel Darc. On attend maintenant avec impatience un Jean-Pascal signé Jean-Louis Murat ou un Jonathan Cerrada composé par Camille...


Source: Wired

L'effet Pitchfork

En 2001, Ryan Schreiber, rédacteur en chef de Pitchfork, croyait que son site avait la plus grande audience qu'il pouvait espérer atteindre. Mais au cours des 5 dernières années,  celle-ci a quintuplé. Des modestes 30.000 visiteurs par jour, Pitchfork est passé à 150.000 visiteurs quotidiens. 

Si le succès de Pitchfork a étonné la rédaction, elle-même, elle a complètement dérouté certains vétérans de la ruée vers l'or digital. David Hyman a passé ces années révolues en lançant des sites musicaux comme Addicted to Noise et, plus tard, SonicNet qui après avoir été revendus à MTV Networks, ont disparu avec l'explosion de la bulle Internet. Aujourd'hui, il ne fait pas partie des admirateurs de Pitchfork. "J'ai le sentiment que beaucoup de leurs chroniqueurs n'ont jamais écrit avant" dit Hyman, qui est maintenant le CTO de Mog, un site de rencontres centré sur la musique. "Vous devez avoir étudié le journalisme pour avoir de la crédibilité." 


Source: Télérama

Costa del rock

Des tentes blanches, quelques palmiers en pots, des parasols aux couleurs d’une boisson énergétique, une vingtaine de transats. Et une piscine. A ce détail aquatique près, l’espace VIP du Festival international de Benicàssim (FIB), près de Valence, en Espagne, ressemblerait à n’importe quel autre. Mais ce bassin d’eau fraîche de 5 mètres sur 8 en a fait le "backstage" le plus célèbre et le plus couru de tous les festivals rock de l’été. Du 20 au 24 juillet derniers, on y aura vu défiler la crème de la scène indie-pop, de Franz Ferdinand à Placebo en passant par Morrissey, dEUS, Pixies et tous les groupes en "The" du moment (Kooks, Strokes, Rakes). Au moment où nous entrons dans le fameux espace, c’est au tour de Julian Casablancas, le chanteur Apollon des Strokes, quintessence de la branchitude new-yorkaise, de barboter dans la piscine, en un improbable ballet avec Shane MacGowan, l’inimitable voix tourbée des Pogues, légende du rock irlandais. Inutile de préciser que les deux baigneurs nocturnes sont aussi imbibés à l’intérieur que mouillés à l’extérieur.

Il fait beau sur Benicàssim. C’est qu’à la différence des autres festivals européens majeurs – Werchter et Dour, en Belgique ; Reading et Glastonbury, en Angleterre ; Sziget, en Hongrie ; Belfort, Saint-Malo –, trop souvent tributaires d’une météo aléatoire, le FIB offre un climat et une ambiance également torrides. Si ailleurs la plupart des groupes passent en coup de vent, à Benicàssim, ils arrivent habituellement la veille de leur prestation pour profiter du soleil et de la fête espagnols. Certains choisissent même d’y rester toute la durée du festival.

Côté festivaliers, le FIB est également une réussite. Pour la première fois en douze éditions, il affichait complet deux mois avant l’événement. Pareil succès (120 000 tickets vendus, soit 35 000 par soirée) confirme l’engouement du public pour les festivals ibériques, alternative idéale aux aînés boueux d’Europe du Nord, où l’on a moins l’habitude d’enfiler les tongs. Les Britanniques l’ont compris, qui affluent par milliers vers la cité balnéaire de la Costa del Azahar. A eux seuls, ils représentent 70 % des festivaliers étrangers, qui composent eux-mêmes 40 % du public du FIB.  

Depuis que le rock a fait son come-back en s’imposant à la une des magazines non spécialisés, les festivals sont devenus des passages obligés dans la tournée d’été des groupes, qu’il s’agisse des dinosaures, des têtes d’affiche ou des petits nouveaux. Interviewé par Matthieu Culleron, journaliste au Mouv’ et, au bord de la fameuse piscine, Alex Kapranos, le chanteur-guitariste de Franz Ferdinand, confirme son goût pour les gros raouts : "Les festivals sont pour nous les seules occasions de voir d’autres groupes en concert", et relativise la fatigue des tournées :  "On ne va pas se plaindre. C’est moins fatigant de parcourir l’Europe en business class que de faire deux heures de métro par jour."

Franz Ferdinand, Placebo et dEUS sont justement les trois groupes qu’Arte a choisi de suivre, pendant leur  "summer tour", au gré des festivals. Pour composer son film, Arte rachète les captations des concerts réalisées par les festivals, et complète par des images tournées par son équipe, au cœur du public, à l’aide d’un minuscule appareil photo numérique vissé au bout d’une perche télescopique. Le résultat, inédit, garantit une immersion totale du spectateur. Le réalisateur Arnaud Le Goff, explique sa démarche : "Au-delà de l’originalité technique qui s’inspire d’une nouvelle habitude du public consistant à filmer avec son téléphone portable, on a voulu appliquer à la captation du réel les codes de la fiction. Et ne pas se contenter de faire un concert filmé de plus. C’est pourquoi on a fait appel à un scénariste pour “raconter une histoire”."

L’enjeu du film tournera donc autour de la rencontre potentielle de Franz Ferdinand et Placebo, et, partant, des conditions de vie des rock stars en tournée. Alors, quid du face-à-face tant attendu ? A partir des rushs visionnés à Benicàssim, dans le bus d’Arte, on est en mesure de répondre à la question. Mais pour garder un peu de suspense, on vous laisse la surprise… Une chose est sûre néanmoins : avec ces impressionnantes images saisies à la volée dans la foule hystérique, dont le gros grain rappelle l’antique pellicule 16 millimètres, ce documentaire a déjà réussi à faire se croiser une forme et une attitude, deux éléments mythiques de l’increvable esprit rock.


Source: Le Soir

Les jeux téléphoniques envahissent le petit écran

Il est près d'une heure du matin. Une jeune femme s'agite, billets de 500 euros en main. "Si vous n'a pas besoin d'argent tant pis. Pour les autres, appelez maintenant." Puis elle meuble l'antenne, encore et encore. Evoque sa famille, la pluie, le beau temps. En direct.

Cette jeune femme pétillante, c'est Maud Vanlancker. Dans Jeu de Nuit, une émission diffusée en fin de soirée sur RTL-TVI. On a, par exemple, le choix entre Pékin, Paris, Florence ou Rome pour découvrir la capitale de l'Italie. "Il ne faut pas oublier que c'est la nuit, que les gens n'ont pas forcément envie de réfléchir à ce moment-là et qu'on est obligé de prendre un gagnant, précise Maud Vanlancker. Puis, malgré la simplicité des questions, il reste beaucoup d'erreurs. Car il y a parfois des pièges."

 31/07/2006
 fabrice

DVD : Jenifer (Masters Of Horror)

de Dario Argento

La recrudescence, tant quantitative que qualitative, des films dit d’horreur n’a sans doute rien de hasardeux à une époque où celle-ci frappe un peu plus chaque jour à notre porte. Certains sceptiques ne verront là qu’un filon juteux revenu au goût de la  mode, mais on est tout de même en droit de dépasser ce seul argument mercantile pour essayer de déceler ce qui se cache sous le sang et les cris. La série télévisée Masters Of Horror, sortie en DVD aux Etats-Unis et dont on attend avec impatience une version française, est un bel exemple de la bonne santé du genre et des possibilités de regard en contrebande qu’il offre à des auteurs subversifs. Composée de treize films d’une heure environ, elle rend hommage à la série B d’antan, où le manque de moyens démultipliait l’inventivité formelle. Parmi les réalisateurs conviés figurent des spécialistes de l’horreur et du fantastique, comme John Landis, John Carpenter, John McnaughtonJoe Dante, dont certains ont même réalisé dans ce cadre qui pourrait paraître restreint ni plus ni moins que leur meilleur film depuis des lustres. C’est le cas notamment de Dario Argento, le maître italien du giallo, qui avec le cronenbergien Jenifer (le quatrième volet de la série) revient au sommet de son art. Jenifer, c’est une plastique superbe de jeunne femme sur laquelle est greffée une tête au visage difforme que des cheveux blonds peinent à masquer. Une pulsion incarnée, un corps de chair sensuel qui vous donne du plaisir tout autant qu’il vous dévore sans remords. Jenifer ne pense pas, elle baise comme une déesse et se nourrit de vos petits voisins qui jouent innocemment au ballon dans leur jardin. Et en tomber amoureux ne peut que vous conduire à votre perte (le flic Franck en subira les conséquences désastreuses). Toute la force du film est de faire de ce personnage une aporie vivante qui questionne notre animalité refoulée, un bloc de mystères à la fois attirant et repoussant, sans que la frontière entre ces deux sentiments antagonistes ne soit parfaitement définie. Tout le talent de mise en scène d’Argento réside quant à lui dans la rigueur de cadrages dénués d’esbroufe, le savant jeu avec la lumière qui révèle petit à petit les différentes facettes du physique de Jenifer, et la description patiente et minutieuse du glissement régressif de son personnage masculin (Franck) qui, gouverné par ses seules pulsions libidinales, finira reclus dans une cabane au fond d’un bois. Sans jamais poser un regard moralisateur, Dario Argento excelle à rendre troublante et ambiguë une histoire d’amour impossible qui devrait logiquement nous dégoûter, mais qui finit pourtant par nous fasciner et nous émouvoir.   

 27/07/2006
 laurent

nip/tuck - Saison 3

Cette série m’a définitivement réconcilié avec les séries et donné envie d’en connaître d’autres, en ces temps de séries en tueurs.

La première saison, extraordinaire.
La deuxième, haletante.
La troisième, absolument géniale, jusqu’au dernier épisode (double), bourré d’invraisemblances, d’exagérations et de cul de sac en série…

Les thèmes relayés par la série ne peuvent qu’aguicher le téléspectateur lambda, ouvert a priori à l’art disséquant du bistouri, et bien au courant de ce qui fait le monde actuel peaufiné au scalpel. Critique acerbe de notre société menée par le fric et les modèles de pensée, la mode en mode esclavage, le bonheur artificiel dicté par autrui, l’intolérance face à la différence, la recherche à tout prix de la ressemblance, mais aussi de l’originalité. La série fait clairement appel - et le crie haut et fort – à notre côté vil, à savoir voyeuriste et sado-masochiste, mais ce n’est que pour mieux dénoncer ses dérives.

On suit les aventures des deux chirurgiens, Christian Troy et Sean McNamara, avec une véritable passion. Problèmes conjugaux (avec un réalisme époustouflant) , familiaux (le fiston Matt pète littéralement toutes les cases), amicaux, financiers, dépendances et déviances au sexe, à la drogue ou à l’alcool,  j’en passe et des meilleurs, tout ou presque y passe, et c’est ce qui fait son charme. Vivement la saison 4!

Une des scènes qui m’ont le plus frappé : la femme de Sean, qui se dispute avec sa mère (ignoble sur ce coup-là d’ailleurs), croyant trouver, après un accident d’avion, sa mère parmi les vicitimes, en fait au propre comme au figuré son deuil. Elle se sent par la suite comme libérée.  Fausse joie : sa mère n’a pas pris l’avion en question, et est bel et bien vivante. Bouh!

 21/07/2006
 vincent

Invasion - Saison 1

de Shaun Cassidy

Injustement conspuée par certaines critiques spécialisées, Invasion est pourtant une des meilleures séries de cette année. Produite par ABC qui, avec Lost, nous a prouvé à quel point elle ne misait que sur la surenchère d’effets pouvant appâter le spectateur lambda, Invasion étonne par sa volonté d’avancer lentement et de réfléchir sur son scénario. Stratégie judicieuse, car elle a permis à la série de faire évoluer une histoire qui sentait pourtant bon le réchauffé visiblement inspirée par L’invasion des profanateurs (Body Snatchers).

Invasion conte la destinée d’une petite bourgade des Etats-Unis ravagée par le passage récent d’un ouragan. De nombreux habitants portés disparus réapparaissent petit à petit. Ils afficheront rapidement un comportement légèrement altéré. De fil en aiguille, on s’apercevra qu’ils ne sont plus entièrement humains.

Avec un tel propos, difficile de crier à l’originalité, mais Invasion évite soigneusement d’emprunter l’habituel chemin qui va réduire le concept à une bête confrontation entre humains et extraterrestre. Non, contrairement à ce que le titre de la série suggère,  ces humains modifiés ne sont pas guidés par un envahisseur suprême. Ils doivent trouver et dompter leurs changements eux-mêmes. Si certains vont se contenter d’essayer vaille que vaille de reprendre une ville normale, d’autres vont interpréter ce changement comme un message divin ou comme un nouveau pas majeur dans l’évolution de l’humanité. Les scénaristes vont bien entendu habilement éviter de confirmer ou informer une de ces hypothèses.

On se laisse donc facilement avoir et la réalisation de la série largement au-dessus de la moyenne qui se rapproche sans problème du niveau d’une série HBO nous ne donne pas l’impression que nous regardons un énième X-Files. Le seul gros bémol est son casting très lisse qui pourrait laisser croire qu’Invasion est une vulgaire série familiale. Seul William Fichtner (photo), un habitué des seconds rôles au cinéma, parvient à tirer son épingle du jeu et l’ensemble vers le haut.


Source: CJC

Accueillir l’émotion

Mercredi 28 juin. 16h56 sur La Première, fréquence d’information de la RTBF Radio. L’animateur de l’émission en cours annonce, la voix grave, "les programmes seront interrompus prématurément aujourd’hui en raison du fait que l’on a retrouvé les deux fillettes disparues à Liège depuis plusieurs semaines." L’émotion est au rendez-vous ; les auditeurs aussi, probablement humainement touchés par l’événement. Mais voilà ! Quelques secondes à peine après cette invitation au respect pour les familles endeuillées : la pub !!! "Neckerman pour vos vacances", "Brico vous aide à tout réussir". Un rouleau compresseur passe sur nos élans d’empathie et notre tendance au recueillement.

 06/07/2006
 vincent

Alias - Saison 5

Une dernière saison permet toujours de faire le point avec soi-même. Si vous avez regardé toutes les saisons d’Alias comme je l’ai fait, cela signifie que vous avez consommé 105 épisodes de cette soupe située quelque part entre Tomb RaiderSuper Jaimie  et James Bond (souvenez-vous).  A raison  d’un épisode par semaine avec une interruption d’environ 15 semaines entre chaque saison, vous avez vécu 187 semaines en compagnie de Sidney Bristow et sa petite famille. Il y a 187 semaines, je ne vivais pas au même endroit, je pensais me diriger vers une vie de couple peinarde et je croyais que ma vie professionnelle allait être enrichissante. 187 semaines plus tard, je suis célibataire et travaille dans une boîte virtuellement en faillite. Maigre consolation: je vis dans un appartement moins pourri et si j’en crois ce que j’ai vu durant ces 187 semaines, j’ai échappé à 2 fins du monde grâce au travail de Sidney Bristow, son père, sa mère et son petit ami. 

Alias est une chouette série comme on les aime, car dès le premier épisode de la 1ère saison, on savait qu’on avait déjà regardé l’épisode de trop et qu’on n’allait donc jamais être déçu. Pour résumer, Alias conte l’histoire tarabiscotée et abracadabrantesque d’agents secrets, d’agents doubles et de terroristes à la recherche d’artefacts, sorte de jouets Fisher Price, qu’une sorte de Nostradamus ingénieux aurait cachés à travers le monde 500 ans plus tôt. Assemblés par les mains expertes de l’élue, ces jouets donnent accès à la puissance ultime qui vous transformera en maître du monde. Pour découvrir quelle était cette puissance ultime, il aura fallu 88 épisodes qui nous auront appris qu’au final, être maître du monde, c’est avoir la faculté de transformer les gens en zombies et de les faire évoluer dans une version ultra-fauchée de 28 days later (souvenez-vous). 

Les 3 premières saisons  valaient cependant leur pesant de coupures publicitaires. L’histoire- aussi débile soit-elle -était suffisamment alambiquée pour vous donner l’impression que vous ne donniez pas simplement du temps de votre cerveau aux annonceurs. Rajoutez à cela, un casting bien sympathique qui faisait souvent appel à des guest-stars de luxe (Quentin Tarantino et David Cronenberg en tête) et a permis Jennifer Garner de souiller les draps de pas mal d’adolescents et Terry O’Quinn de s’échauffer avant son grand rôle de John Locke dans Lost.  Et puis, il y avait surtout ce côté série Z absolument irrésistible où un bête bic était soi-disant un appareil photo ultra-sophistiqué, le resto pakistanais du coin était le QG de vendeurs d’armes en Afghanistan, une carrière californienne était un dessert moldave...  Bref, on s’amusait bien dans Alias. On ne pouvait hélas pas en dire autant de la 4 ème saison et son final "28 days laterien" qui, en abandonnant ses intrigues alambiquées, devenait simplement bête.  

Alors, que dire de cette 5ème saison? On peut déjà dire qu’elle était inattendue vu que la 4ème saison dévoilait enfin quelle était la finalité derrière cette course aveugle à l’artefact. C’était bien sûr sans compter sur la bonne mémoire des scénaristes qui se sont souvenus que dans la deuxième saison, ils avaient sous-entendu qu’il était aussi question d’un truc susceptible de donner la vie éternelle sans pour autant vous transformer en zombie. Bref, nous revoilà partis pour de trépidantes courses à l’artefact! Cela tombe mal, car on commençait à en avoir vraiment marre de cette histoire à la con et on était vachement heureux que la 4ème saison la clôture.

En plus,  le hic, c’est que Jennifer Garner était enceinte lorsqu’ils ont tourné les 9 premiers épisodes de cette 5ème saison.  Donc, outre le fait qu’elle ne porte plus jamais de déguisements mettant sa plastique de rêve en avant, cela ne le fait vraiment pas de la voir distribuer des coups de tatanes avec son gros ventre portant le fruit de son accouplement avec Ben Affleck. Alors, pour mieux faire passer la pilule, les producteurs ont préparé une surprise qui a laissé les spectateurs américains dans l’indifférence la plus totale, mais qui produit un bien bel effet sur le francophone que je suis: ils nous ont sorti le joli minois d’Elodie Bouchez. On se demande bien comment elle a échoué là, mais bon, on ne va pas faire la fine bouche, car cela fait du bien de revoir la mignonne Elodie même si elle a l’air vraiment conne en espionne marginale. 

Contrairement à ce qu’on pouvait espérer, la série n’a pas été vers un mieux, une fois fois que la belle Jennifer avait accouché. Là, ils en profitent pour multiplier les scènes cucul où l’on voit Sidney Bristow découvrir les joies de la maternité avec son laideron de bébé. Elodie Bouchez, n’ayant  pas éveillé l’intérêt de l’américain moyen, se fait égorger en cours de parcours et remplacer par une blondasse fade et clichée. Bref, c’est absolument dispensable. Apparement, les producteurs l’ont bien compris et ont décidé d’écourter cette dernière saison de 5 épisodes. Autant vous dire, qu’on ne voit pas la différence et que lorsque vient enfin le générique de fin du 105ème épisode, on est limite soulagé que cette grostequerie soit terminée une fois pour toutes.


Source: La Blogothèque

Jour 8

Je reviens du futur, et je vous l’annonce: le MP3, c’est terminé. La guerre contenant/contenu s’est achevée par le triomphe du premier sur le second et ce sont quelques opérateurs futés qui ont raflé la mise en passant très vite des accords avec The Major (dans le futur dont je reviens, il n’y a plus qu’une seule major du disque, qui gère les droits des catalogues de Sony-BMG, Warner, EMI et Universal. Par ironie autant que par état de fait, elle a choisi de s’appeler « The Major »). Il est désormais possible, à partir de n’importe quel écran, de se connecter 24 heures sur 24 à une base de données regroupant toute la musique enregistrée, mais aussi tous les films, toutes les archives des chaînes de télévision, tous les livres, tous les jeux vidéos. Le tout via un système de forfaits s’adaptant aux habitudes de consommation et calqué sur celui de la téléphonie portable.

Le téléchargement, c’est terminé : tout se passe désormais en superstream, la formule accélérée du streaming qui rend chaque contenu immédiatement disponible à partir de n’importe quel appareil mobile comme fixe. C’est évidemment sur les dépassements de plafond que les opérateurs se sont fait leur beurre : devant le côté inépuisable de l’offre, beaucoup s’y sont engouffrés pour ne plus jamais remonter à la surface. Des psychologues ont commencé à s’intéresser au phénomène de ceux que la presse éléctronique a surnommé les "culture junkies" : des jeunes consommateurs, assoiffés de connaissances, perdant leurs repères dans la réalité à force de vivre dans une fiction numérisée dont ils font une consommation abusive, quand elle n’est pas permanente.


Source: 404 Brain Not Found

La vache est-elle le pire ennemi du poulet?

Ca fait maintenant quelques mois qu’on n’en a plus entendu parler, alors même qu’elle devait mettre fin à toute humanité sur la planète juste avant la printemps: la grippe aviaire est définitivement un has-been médiatique de la plus pure espèce. Mais est-ce pour autant que le virus volatile a définitivement déserté nos contrées ? Presque. La maladie a déserté la Malaisie, les cas de contamination d’homme à homme ne sont même pas impressionnants à filmer.

De l’autre côté de la basse-cour, la vie n’est pas aussi rose puisqu’on découvre cette semaine que la maladie de la vache folle prendrait plus de 50 ans à incuber chez l’être humain. Chacun pourra évaluer avec un certain bonheur la date de son dernier hamburger pas assez cuit de vache qui avait mangé de la vache qui avait mangé de la vache.

 27/06/2006
 laurent

Les gladiateurs du nouveau millénaire

Une fois n’est pas coutume, on va parler de foot sur Zabladowski. Pourquoi ? Et pourquoi pas? Sincèrement, parce que je passe mes soirées à ne regarder que ça, et que hier soir j’ai vraiment regretté d’avoir passé tant de temps devant cet écran alors qu’il ne se passait absolument rien sur le terrain. J’aurais mieux fait de rejoindre ma femme qui regardait Nip/Tuck, car de la chirurgie esthétique il n’y en a point eu autour du ballon...

D’abord, Australie-Italie, nada. Ensuite le plus qu’insipide Suisse-Ukraine. S’il y a bien un quart de finale qui n’intéressera pas grand monde pour la beauté des gestes, c’est Italie-Ukraine. L’Italie n’est plus que l’ombre d’elle-même (mais toujours aussi forte dans la commedia dell Arte), l’Ukraine semble être une flopée de repris de justice qui joue comme des patauds...mais sans la bagarre.

Ah, que l’on regrette un match bourré de mauvais esprit/jeu et de disputes comme l’était ce Pays-Bas-Portugal, devenu peut-être un moment pitoyable pour le foot en général - ô que ça fait bien de le dire (hypocrite) - mais ô combien divertissant pour le téléspectateur, à l’image de ce qui se passait dans les amphithéâtres romains. Certains disent que le France-Espagne de ce soir, que la presse et les joueurs/sélectionneurs interposés se plaisent à chauffer au fer blanc, pourrait lui aussi virer à l’empoignade. A ne pas rater donc.

 16/06/2006
 vincent

24 Heures - Saison 5

de Joel Surnow & Robert Cochran

Au fil des saisons, le monde décrit dans la série 24 Heures est devenu un peu la cité obscure des Etats-Unis, une sorte d’univers parallèle ressemblant comme deux gouttes d’eau au modèle original, mais qui diffère par ses représentants politiques. Alors que cela fait bientôt 8 ans qu’on trouve la même tête dans le bureau ovale, dans 24 heures, les citoyens de cette Amérique parallèle ont déjà connu pas moins de 3 présidents qui, étrangement, auront  vécu pas mal d’événements faisant écho à la réalité. 

La 2ème saison faisait un parallèle intéressant avec la guerre en Irak. Même si on tombait très rapidement dans l’insupportable théorie du "Grand Complot", elle avait le mérite de trancher avec les discours américains de l’époque.  La 3ème saison s"intéressait au financement des campagnes présidentielles et démontrait bien à quel point les présidents sont les marionnettes d’obscurs mécènes. La 4ème saison faisait l’impasse sur ce second niveau de lecture. Visiblement les scénaristes ne bénéficiaient plus de la même liberté et au final, cette saison faisait vraiment figure de parent pauvre et de bête film d’action interminable. La 5ème saison continue dans cette lignée qui tend à transformer 24 heures en pur produit aseptisé. Il y a certes une intrigue politique "osée", mais celle-ci tient tellement de la grosse conspiration aussi subtile qu’un gros pet puant qu’on ne cherche plus à lui accorder un quelconque crédit. 

Cette 5ème saison a cependant le mérite de faire meilleure figure. Si la précédente souffrait d’un scénario cumulant les rebondissements téléphonés, cette saison est, à défaut d’être haletante, pas ennuyeuse. C’est souvent prévisible, mais il y a le léger degré d’imprévisibilité qu’il faut pour qu’on soit motivé à regarder la suite. En prime, pour la première fois de l’histoire de la série, la saison est vraiment bien équilibrée. Il n’y a pas ces périodes plus creuses ou  misant trop sur la surenchère de rebondissements. Bref, cette 5ème saison se laisse voir, mais n’est pas indispensable.

Alors est-ce que je regarderai la 6ème saison? Oui, car le "cliffhanger" final promettant  un hommage aux bons vieux films de Chuck Norris a réveillé l’amateur de démastiquage de vietcong qui sommeillait en moi.


Source: Télérama

Loana chez les Papous

Les caméléons, une nouvelle émission de téléréalité commandée par France 2 fait grincer les dents. Les candidats devront s’immerger dans la vie de tribus authentiques, africaines notamment. A quelques jours du début du tournage, chronique d’un dérapage annoncé.

Ils vont s’installer dans une tribu du bout du monde, enfiler un pagne, piler du mil, dormir par terre, chasser, pêcher, etc. Ils ne sont pas ethnologues, mais... candidats d’un jeu provisoirement intitulé Les caméléons. L'émission est prévue pour la rentrée sur France 2 : six gentils occidentaux civilisés qui, pendant six semaines, et sous l’oeil des caméras, vivront successivement la vie follement exotique de tribus authentiquement authentiques : Les Hadzabe de Tanzanie, des Papous de Nouvelle-Guinée, des cow-boys du Montana, des Aymaras du Lac Titikaka... le chef de chaque village élira celui qui s’adaptera le mieux, notamment dans le cadre d’épreuves préparées par l’équipe de production.

Des candidats mis en une situation , filmés au quotidien, avec des épreuves à réussir ? Encore une émission de téléréalité, vous dites-vous... Raté : "C’est un jeu documentaire d’aventures", explique sans rire Jean-Baptiste Jouy, directeur des programmes de France 2, "une course autour du monde revisitée". Sauf que dans la célèbre "course" les candidats n’étaient pas filmés: ils filmaient. Sauf qu’on ne leur demandait pas de singer leurs hôtes, lors d’improbables épreuves. Sauf que l’émission n’était pas produite par Extra box, une filiale d’Endemol plus connue pour ses productions de téléréalité que pour ses documentaires... Mais bon, on ne se battra pas sur sur les mots. Téléréalité ou pas, le "jeu", dont le tournage commence ces jours-ci en Afrique, fait déjà grincer des dents.

 07/06/2006
 vincent

Lost - Saison 2 (2/3)

de J.J. Abrams

Voilà le deuxième tiers de cette deuxième saison passé (pour tout avouer: la deuxième saison est terminée, mais j’ai dû mal à trouver la motivation pour regarder les autres épisodes), l’heure d’un deuxième bilan a donc sonné (souvenez-vous du premier) .

Au cas où vous en douteriez encore, les scénaristes de Lost n’ont foutrement aucune idée de comment avancer ou clôturer certaines pistes. Alors au lieu de tenter de trouver une raison à tous les indices éparpillés durant la première saison et le premier tiers de la deuxième, ils ont décidé d’aller de l’avant et de trouver une nouvelle cause n’ayant rien à voir avec les précédentes. Maintenant, on nous promet un crescendo vers une bataille épique avec à ma droite: le clan des disparus méné par Jack et entraîné par Ana-Lucia et à ma gauche: le clan des Autres mené par un barbu et entraîné par on ne sait pas encore qui.  Mais bon, n’avançons pas trop vite non plus. Ce crescendo sera lent et interrompu par plein d’histoires inutiles dignes de La petite maison dans la prairie (et de temps en temps X-Files), d’impondérables (ben oui, il y a des acteurs clés de la série qui, devant exercer leurs talents ailleurs, disparaissent ou meurent). On s’ennuie ferme donc et on attend que cela se passe sans être plus sûr que les scénaristes ne vont pas changer d’idée entre-temps et finir par ne pas tenir cette promesse de confrontation ultime.

Alors, on se console avec le seul véritable intérêt de la série: le Sawyer show.  Sawyer, vous savez, ce salopard grunge au grand coeur et aux longs cheveux blonds qui a été élu l’homme le plus beau de la série. Sawyer, maître de la réplique et du don de surnoms qui tuent. On se surprend à éclater de rire plus d’une fois par épisode.  Je ne sais pas si la version française rend justice aux dialoguistes responsables de ces purs moments de bonheur. Si pas, je vous invite à essayer la version originale, car cela vaut vraiment le détour et finit par excuser pas mal de choses.


Source: L’espresso de Télérama

Current TV: le consommateur se fait publicitaire

Et si Current TV, la chaîne américaine imaginée par Al Gore, montrait la voie d’une convergence (enfin) possible entre télévision et Internet ? Entre un média de flux, dont une partie des programmes est réalisée par les téléspectateurs, et une plateforme contributive, type Dailymotion, qui permet aux internautes de poster leurs vidéos perso ? Originalité : la chaîne diffuse sur son antenne ses premiers « V-CAMs » (Viewer-created ad messages), des spots de pub sélectionnés au préalable sur son site Internet, et réalisés par les consommateurs-internautes eux-mêmes. Prenez Jerry, qui « travaille » pour Sony : « Mon camescope Handycam m’a conduit au-delà de mes rêves les plus fous ! », dit-il à sa caméra tel un slogan, avant d’envoyer des images de nature de ses plus beaux films, sur fond de guitares électriques : un ours friand de poissons, un caribou qui s’enfuit en courant, une baleine, un iceberg qui s’écroule... Jerry espère récolter le maximum de voix pour que son film soit retenu (et empocher un chèque de 1000 dollars). Les premières contributions, proposées par des amateurs de mieux en mieux équipés, ont déjà séduit des grandes marques comme Toyota ou L’Oréal qui, à leur tour, publient en ligne leurs cahiers des charges destinés aux candidats. La bonne affaire : le consommateur est prêt à encenser une marque en échange d’un peu d’argent de poche et d’une notoriété, somme toute bien dérisoire. Bienvenue dans la société d’hyperconsommation, émotionnelle et individuelle.

 01/06/2006
 vincent

Podcasts professionnels

Le podcast a le vent poupe. Même notre pauvre RTBF s’y est mise avec succès.  Certes, les fonctionnaires de la RTBF ne semblent pas avoir compris  parfaitement la raison de ce succès et prône un discours "digital lifestyle" à la Steve Jobs laissant entendre que si l’auditeur télécharge ses podcasts, c’est parce qu’il aime se constituer ses propres grilles de programmes dans l’ordre qui lui plait. En pratique, il n’en est rien. Si vous sondez les adeptes des podcasts de la RTBF autour de vous, vous constaterez vite que nombreux étant ceux qui n’ont pas la possibilité d’écouter une radio (que ce soit en FM ou en streaming) durant les heures où les émissions qui les intéressent passent, ils utilisent les podcasts de la RTBF comme d’autres utilisent un magnétoscope pour enregistrer l’épisode de Desesperate Housewives qu’ils rateront parce qu’ils doivent se rendre à un barbecue organisé par d’anciens camarades d’école ou des collègues de bureau.

Alors, cher Rudy Leonet, si tu me lis... Je parie que si ce truc de podcast avait existé à l’époque où Tyan donnait un peu de couleur à la programmation de ta "radio-boutons" si désespérément dédiée à tes amis de Placebo et d’Indochine, tu aurais eu la grande surprise de remarquer que nombreux sont ceux qui crevaient d’envie d’écouter Tyan, mais n’en avaient plus la possibilité.

Le podcast a le vent en poupe. Même Jérôme Colin, animateur déchu de la "radio-boutons", s’y est mis dans l’espoir d’en faire son gagne-pain. Je ne pourrais pas dire si c’est avec réussite, car Belgacom, le sponsor derrière cette reconversion a désormais l’habitude de dépenser de l’argent sans le compter vu que son offre télé doit engloutir plus d’argent en un week-end de fonctionnement que ce que vous pouvez espérer gagner en 10 ans de votre vie (et dire que s’ils en sont là, c’est grâce à notre argent... Enfin, c’est une autre histoire.) .

Jérome Colin... C’est un peu le Patrick Sebastien belge, en plus jeune, plus cool et avec cette délicieuse voix de canard qui le rend crispant. J’écris "Patrick Sebastien" parce qu’à l’instar de ce tenancier de cabaret, Jérôme Colin trouve tout le monde génial et extraordinaire. Bon, il ne va jamais utiliser de termes si démodés, il va utiliser des termes qui déchirent plus grave comme "taré". Dans le podcast que j’ai entendu matin, il a utilisé ce terme pour décrire Matmos. Matmos, une bande de tarés? Je suis sûr que ces deux perfectionnistes à la démarche hautement intellectuelle seraient heureux de l’entendre.  Enfin, là n’est pas le reproche que j’ai à formuler...

C’était donc la première fois que j’écoutais son podcast et cela m’a consterné de constater à quel point il n’y a aucune différence entre le Jérôme Colin de la radio et le Jérôme Colin du podcast. Il y a toujours cette désagréable impression d’écouter une émission radio traditionnelle purement promotionnelle où quelqu’un vend la soupe que des attachés de presse lui ont préalablement transmise (impression renforcée par la pub imbécile ouvrant son podcast). Alors, pour mieux faire passer la sauce, il enrobe tout cela dans une coolitude crétine qui me rappelle une vieille pub Belgacom (encore eux)  lançant  leur numéro de téléphone permettant de réserver des places de concerts. Pour vous inciter à mémoriser ce numéro indispensable, l’agence derrière cette pub s’était creusé la tête pour pondre des slogans affligeants comme "Tatoue-le toi sur la peau" ou encore "Grave-le sur ta mobylette".

Alors, cher Jérôme Colin, si tu me lis... A l’heure où ils sont des dizaines à faire des podcasts bénévolement pour partager honnêtement leur passion, toi, qui dispose de moyens que les autres n’ont pas (j’ai entendu ce matin que tu disposais même d’une régie qui te forçait à passer du Nina Hagen en t’appelant au préalable sur ton GSM dont la sonnerie ressemble étrangement à l’hymne de ton sponsor (serait-ce du placement de produit?)), pourrais-tu me dire si tu vois un avenir à ta manière de procéder?  Tu me fais penser au site des Inrockutibles (qui, à ce que j’ai entendu, sont depuis longtemps sous respirateur artificiel) qui ressemble tellement à un portail infâme qu’il n’a plus aucun poids par rapport aux dizaines de webzines dont les auteurs ne cherchent rien à gagner.


Source: L’espresso de Télérama

Le Buzz: une chaîne de télévision faite de vidéos proposées par les internautes

L’information est encore confidentielle mais la décision est prise: TF1 va lancer une chaîne de télévision faite de vidéos proposées par les internautes. Nom de code: Le Buzz. Cette chaîne serait diffusée sur le câble et le satellite, mais aussi sur iPod, console PSP et téléphone portable. L’idée d’une télévision collective reprend un filon qui a déjà fait ses preuves sur Internet: celui du journalisme participatif, comme sur AgoraVox, où chaque citoyen peut relayer l’information dont il a été témoin. Sauf qu’avec Le Buzz, il s’agirait non pas d’informer — le travail de vérification serait bien trop complexe — mais de divertir, un créneau où TF1 n’est pas manchot. Le but de la chaîne ? Offrir une forme de télé à la demande à ceux qui désertent les grandes messes cathodiques et fonder une communauté d’internautes aussi influente que celle de MySpace ou celle de Skyblog, le premier hébergeur de blogs en Europe, dont le rachat est passé sous le nez de TF1 le mois dernier. L’heure de la contre attaque aurait-elle sonné ?


Source: CASACOSMANI

Oussama Ben Fox Mulder

Déjà qu’avec les blogs n’importe qui pouvait écrire n’importe quoi sans la moindre éthique, voilà qu’avec les vlogs (vidéo-blogs), même les films trop nuls que pour être exploités en salles ou en DVD peuvent eux aussi connaître un certain succès. Tout cela pour dire que cette nuit sur mon laptop, je me suis maté Loose Change, un duconmentaire sur le 11 septembre reprenant à son compte les théories de conspiration de Thierry Meyssan.

Bon allez, c’est vrai, j’avoue : j’adore ça, les théories de conspiration. Ma préférée, c’est l’Horrible Vérité, avec les extraterrestres prêts à l’attaque pour le 22 décembre 2012. Kennedy, je m’enfous, le vrai-faux alunissage aussi. Les soucoupes volantes, les Illuminati, j’adore, tout comme le 11 septembre… surtout le coup du passeport d’un pirate de l’air retrouvé intact sur un toit au milieu des décombres et des flammes.

Je suis moins parano que j’aime les bonnes histoires, racontées par des gens qui y croient réellement. Une bonne théorie de conspiration obéit à la construction d’une fable: il y a une morale rigolote (généralement le cosmos entier qui est là pour baiser l’honnête travailleur), le monde décrit est toujours bien huilé, sans place pour la connerie humaine ou l’acte manqué, vu que chaque détail compte. Of course, il y a de grosses couilles velues dans la version officielle de ce qui s’est passé ce matin là: il ne saurait en être autrement quand tout semble porter à croire que certains gros secrets d’état auraient pu être dévoilés. Mais pour faire bref, il m’étonnerait tout de même fort qu’un président américain donne l’ordre d’une vraie/fausse attaque sur New-York pour justifier une guerre contre des talibans dont même Amnesty International rêvait de botter le cul et un Saddam Hussein dont le règne était condamné depuis 12 ans, y compris par les pays arabes.

C’est pourtant ce que laisse sous-entendre Loose Change. Des millionnaires texans ont rêvé d’un pouvoir absolu genre celui des méchants de James Bond. Ils agitent au peuple des croquemitaines voleurs de poules, ont plastiqué le WTC, y ont encastré des drones peinturlurés en boeings, ont fait tirer un missile sur le Pentagone... Bref, pendant plusieurs années et pour un coût exorbitant, Bush et sa clique ont utilisé des milliers de barbouzes tellement loyaux et bien payés qu’aucun d’eux n’a jamais eu l’idée de tout dévoiler à la presse ou aux gouvernements étrangers.

Dingue, non ? Tout s’explique, tout se tient, tout est compliqué et tortueux.

Pour rappel, à la base, c’est tout de même vachement limpide, le 11 septembre, pourtant : quelques types apprennent à piloter des avions de ligne, embarquent avec leurs potes kamikazes et des cutters, détournent les zincs, les crashent (ou tentent de les crasher) dans des buildings célèbres. Coût de l’opération : pas cher. Motif : le même qui fait que des gamins se font sauter dans des bus israéliens et mitraillent les touristes en Egypte. Degré de nuisance: fort. Fout en l’air le psychisme de l’ennemi, plombe son économie, fait voter des mesures cinglées aux dirigeants, boute des guerres de guérilla pour laquelle l’armée hi-tech des Etats-Unis est très mal préparée. On rappellera qu’avec pareil scénario, il a fallu moins de 50 ans aux Assassins de la Montagne pour faire sombrer l’Empire Turc.

 06/04/2006
 ivan

Allumez la TV! (sisi)

Le jeudi, c’est jour de fête. La TV a quelque chose à dire! Sur Arte il y a d’abord Tracks, une émission qui vaut parfois la peine que l’on allume son téléviseur (sans m’étendre sur La TV - lieu commun gros comme un camion) , et puis surtout jusqu’au 27 avril, Tracks est suivi  du cycle "Cinéma Trash", programmation assez alléchante, qui va de L’attaque de la moussaka géante à Rage de David Cronenberg en passant par Supervixens de Russ Meyer et j’en passe. Alors vive le jeudi (avec une voix douce et qui susurre)!

(C’est quand même très "hype-intello" de parler d’Arte non? Tant pis, de toute façon, je fais comme tout le monde, j’en parle, mais je ne regarde pas ça... Je regarde M6)


Source: L'espresso de Télérama

La ma(i)l-communication

S’il vous arrive de faire de l’humour par e-mail, prenez garde : il y a une chance sur deux que votre interlocuteur ne percute pas, comme le montrent une série d’études menées par quatre universitaires américains sur des cobayes étudiants. Certes, tout le monde sait que l’intonation, la mimique ou la gestuelle ne sont pas traduisibles à l’écrit. Dès lors, on pourrait penser que quiconque écrit un e-mail va essayer de se montrer plus explicite. Pas du tout: le courrier électronique est un médium de l’instantanéité et, du coup, on tape sur son clavier comme si on avait son correspondant en face de soi, dans un style assez proche de l’oral.  Pour résoudre ces ambiguïtés, il existe pourtant une solution bien connue: les émoticônes (smileys, en anglais), ces petits symboles typographiques censés représenter une face souriante lorsqu’on les lit en inclinant la tête vers la gauche. Un point-virgule, un tiret et une parenthèse esquissent ainsi une sorte de clin d’oeil ;-) qui permet de souligner le trait d’humour. Sauf que, par égocentrisme, on se croit tellement drôle qu’on juge inutile de rajouter ces précieuses indications. Erreur. Il faut savoir se montrer plus modeste et se vouloir moins subtil.


Source: Le Monde

Où sont passés les poissons ?

C’était, vendredi 3 mars, la soirée new-yorkaise du magazine "Thalassa", sur France 3. On nous avait promis du nouveau et de l’intéressant. "Le 3 mars, "Thalassa", une fois encore, innove et inaugure une nouvelle série exceptionnelle, une plongée dans une grande métropole maritime du monde, un "Thalassa" résolument urbain et nocturne", nous disait-on. On a envie d’inverser la formule. Ce qui était nouveau, vendredi soir, n’était pas intéressant, et ce qui était intéressant n’était pas nouveau. Et surtout cela manquait sévèrement de poissons !

Car enfin, nom d’un chien, si on peut se permettre, on ne regarde pas "Thalassa" pour entendre Sinatra ! Il y a mille autres occasions de réécouter Liza Minnelli !


Plus loin dans le temps....


 16/02/2006

Rome - Saison 1

de Michael Apted, Allen Coulter, Julian Farino ...

 14/02/2006

7 raisons d’aimer Septième Ciel Belgique

 09/02/2006

France 2 se lance dans la télé coaching?

 31/01/2006

La RTBF devrait être un service public

 04/01/2006

The Shield - Saison 4

de Shawn Ryan

 29/12/2005

Lost - Saison 2 (1/3)

de J.J. Abrams

 27/12/2005

Six Feet Under - Saison 5

d'Alan Ball

 22/12/2005

The 4400 - Saison 2

de Scott Peters et René Echevarria

 21/12/2005

Larmes & sourire aux lèvres

 04/12/2005

Alias - Saison 4

de J.J. Abrams

 17/11/2005

Un quart de siècle: adoubement radiophonique pour 4AD

 27/10/2005

TF1 pour Arte

 17/10/2005

JT à la charge des Belges

 22/09/2005

Petit écran, gros masos

 03/06/2005

La télé rend moins bête qu'avant.

 14/11/2004

Alias – Saison 3

de J.J. Abrams

 20/11/2003

Radiohead - music planet 2nite

 04/09/2003

24 Heures - Saison 2

de Joel Surnow

 14/02/2003

24 Heures - Saison 1

de Joel Surnow & Robert Cochran

 07/10/2002

WW3

de Robert Mandel

 03/08/2002

Oz

de Tom Fontana


Newsweek et la couverture qui arrange
Du neuf avec du vieux
Mon week-end avec Alain Duhamel... par Daniel Schneidermann
Jean-Pascal signé Jean-Louis Murat
L'effet Pitchfork
Costa del rock
Les jeux téléphoniques envahissent le petit écran
DVD : Jenifer (Masters Of Horror)
nip/tuck - Saison 3
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Alias - Saison 5
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